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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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jeudi 10 novembre 2011

Papeete - Polynésie française

Nous sommes partis à 21 h de l’Ile de Pâques pour 6 h de vol.
Nous avons atterri à Faa’a l’aéroport de Tahiti, à 22 h., en reculant nos montres de 5 heures. A l’entrée de l’aéroport, une danseuse robe à fleurs et cheveux longs, exécute une danse de bienvenue devant 3 musiciens. Déhanché, rythme langoureux, le ton est donné. Colliers à fleurs, embrassades, le «tu» est de rigueur. La température de 27° à 10 h du soir nous convient bien. Nuit agitée avec les différents décalages horaires (2 h. pour l'île de Pâques + 5 heures maintenant, donc 7 heures, cela commence à se ressentir).
Après un bain matinal dans une eau claire à 25°, nous profitons de la journée, pour faire nos derniers préparatifs et refaire nos bagages, car nous laissons les grosses valises à l’hôtel.
Demain, nous prenons l’avion pour Apataki (1 h 40), un atoll de l’archipel des Tuamotu. Au bout de la piste d’atterrissage, les Biquets nous attendrons sur leur catamaran. Vous pouvez regarder leur site sur : http://www.biquets.net/
Nous resterons 14 jours à bord à visiter cet archipel à l’est de Tahiti, composé de 78 îles.
Au programme, snorkeling (plongée masque et tuba), pêche aux coquillages et aux crustacés, cuisine, et navigation.
Après cette croisière, les Biquets nous laisseront à Fakarava, un autre atoll de l’archipel, pour prendre un avion pour Faa’a à Tahiti, ou deux heures après nous repartirons pour Huahine, une île des Iles sous le Vent, une toute petite île à l’ouest de Tahiti. Là nous resterons cinq jours, dans un bungalow sur une plage.
Puis retour à Tahiti, le 29 novembre, pour repartir le lendemain en direction d’Auckland, en Nouvelle Zélande, mais cela sera une autre histoire.
Nous ne savons pas encore si nous aurons internet et si nous pourrons communiquer. Sachez que sitôt que nous aurons du réseau, nous vous enverrons quelques photos mais, malheureusement même à Papeete la wifi n'est pas de bonne qualité pour charger les galeries des jours précédents.
Nos photos sur :

mercredi 9 novembre 2011

Les Moais - Ile de Pâques - Chili


Ils sont là, debouts, couchés, enterrés, le nez pointu ou arrondi, grandes ou petites oreilles, abîmés ou en bon état, regardant la terre pour protéger les habitations ou face au coucher du soleil pour les équinoxes, et beaucoup plus nombreux que nous pensions.
Ils sont au nombre de 838, répertoriés, et pour la plupart, façonnés dans la roche du volcan Rano Raraku. Ce matériau composé de cendres volcaniques compactées et de petits morceaux de basalte, est malléable. Ils étaient entièrement réalisés dans la carrière et les détails formés, une fois érigés.

Le site fantastique de Tongariki se voit de loin, où l’alignement de moais est surprenant.
Ils sont installés sur leur plateforme, énigmatiques et à la fois rassurant. Un tsunami en 1960 les a tous fait tomber, et en 19.., ils ont été de nouveau érigés, avec des moyens modernes.

Nous faisons le tour du cratère du volcan, complètement inondé. Par chance, nous découvrons un site archéologique en cours. Les scientifiques déterrent deux moais enfouis depuis des centaines d’années, sous terre. Les différents séismes et l’érosion les ont recouverts de terre. Seules leurs têtes dépassent, comme la plupart des autres moais de la carrière. Les imaginer tous debout est extraordinaire. Les chercheurs creusent, tamisent, prélèvent, analysent, depuis trois mois.
Nous nous apercevons que leurs dos sont entièrement gravés de signes. Nous ne voyons plus ces dessins sur ceux qui sont dehors, car l’érosion les a fait disparaitre. Nous profitons de l’absence des archéologues, pour nous approcher et découvrir encore plus de dessins merveilleux.

La plage d’Anakena est une réplique de plage paradisiaque. Du grand bleu, des palmiers et du sable blanc. Là quatre moais protègent le site, regardant un de leur confrère couché depuis des années, sur le sable.

Le Moai Te Paro est le plus haut érigé. Il est renversé, il mesurait 12 m. de haut pour 80 tonnes. Sa plateforme se situe à 6 km de la carrière. D’après les scientifiques, il aurait fallu un an et 30 hommes pour le sculpter, 2 mois et 90 hommes pour le déplacer, et 5 mois et 90 hommes pour l’ériger.
Le Te Tokanga, qui est dans la carrière, toujours couché, aurait pesé 200 tonnes.

Nous quittons ce minuscule triangle de terre, perdu au milieu du Pacifique Sud, d’une superficie de 16 628 hectares, pour atterrir cette nuit, à Papeete, mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.

Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/9-novembre







lundi 7 novembre 2011

L'Ile de Pâques - Chili

Ravis, nous sommes ravis et nous pensons que cela se voit.... Lever matinal, bon vol d’une durée de 5 h 40, nous sommes à 3 700 km des côtes chiliennes. A l'arrivée tous les passagers ont le sourire, et se prennent en photo, nous ne sommes pas les seuls à avoir ce regard d'enfant émerveillé. Colliers de fleurs fraîches dignes d'îles paradisiaques. Fantastique, nous sommes sur l’Ile de Pâques, nous n’en revenons pas. Nous avons quitté notre premier continent. La ville s’appelle Hanga Roa, c’est une succession de petites maisons où fleurs de toutes les couleurs et plantes envahissent tout. Un moai tourne la tête à la mer, des plongeurs rentrent en zodiac, des surfeurs s’amusent avec les rouleaux.  De courageux surfeurs car le Pacifique est froid. Les hommes sont tatoués, ils ont la peau noire, de longs cheveux noirs crépus, et un faciès caractéristique des îles. Les femmes sont en saourel imprimé et conduisent des pickup avec des fleurs dans les cheveux.... Dans la rue principale, on vent des excursions, des spectacles de danse traditionnelle, de l’artisanat du bois, des tissus à fleurs. Le rhum est bon surtout dans le mojito.
Demain balade en 4x4 autour de l’île, mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.
Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/7-novembre




dimanche 6 novembre 2011

Santiago - Chili

Nous partons pour un city tour de Santiago, ville tentaculaire de 35 km par 40 km abritant
7 000 000 d’habitants soit 1/3 du Chili. Cette ville comme beaucoup en Amérique du Sud est régulièrement marquée par des tremblements de terre, ceux de 1985 et de 2010 hantent encore les esprits ....et les murs. Notre guide nous raconte que celui de 2010 a duré 3 minutes pour une magnitude de 8,6 °, pourtant habituée elle a cru que cela ne finirait jamais. Une seule église a survécu à ses nombreux séismes et en visitant la cathédrale, un appel aux dons était affiché pour la reconstruction de 261 églises ou chapelles.... Certaines reconstructions avaient même commencé après celui de 1985, mais n’ont pas eu le temps d’être terminées avant le suivant, qui a fini de détruire le tout.
Le dôme de une des plus belles églises de la ville «la divine providence» a du être démonté menaçant  de rejoindre les fidèles quelques mètres plus bas.

Cela n’empêche pas les Santiaguinos de construire à tour de bras, mais maintenant suivant les normes sismiques Japonaises. Un nouveau quartier d’affaires a vu le jour, abritant une tour de 70 étages pour une hauteur de 300 mètres qui sera, une fois achevée, le plus haut building d’Amérique du Sud.

Nous roulons sur les vastes avenues quasi désertes, ce dimanche matin, magnifiques avec les jacarandas (bleus) et les ceibos (rouges) en fleurs. La relève de la garde a commencé sur la place du palais présidentiel. Les policiers au garde à vous, qui marchent au pas, au rythme de la musique militaire, nous impressionnent et cela nous met mal à l’aise connaissant la récente histoire du Pays. Tout à coup, la fanfare se met à jouer de la musique populaire, devant les militaires toujours immobiles et les touristes médusés et amusés.

En repartant, beaucoup de camions anti-émeute sont garés dans les rues adjacentes, une grande manif étudiante est prévue cet après midi, et souvent les casseurs se joignent à la fête.. Tous les monuments et places sont fermés par des barrières. Les étudiants réclament la gratuité des universités et plus d’égalité entre l’éducation publique et privée, le conflit dure depuis des mois, les universités resteront ouvertes cet hiver pour compenser les cours manqués.

Le parc Métropolitan (700 hectares) nous accueille en même temps qu’environ la moitié de la population de la ville et tous ont la même idée que nous : gravir les 6 km de  la colline Santa Lucia à pied, à vélo, en monocycle, funiculaire ou voiture pour admirer le point de vue sur toute la ville jusqu’à la Cordillère et ses 4 stations de ski toutes proches.
Nous arrivons péniblement au sommet et sommes récompensés par la vue dégagée de tous côtés.

Après avoir dégusté une araignée de mer, qui a ravi nos papilles, nous visitons la maison de Pablo Neruda, mais celle de Santiago. Très agréable avec beaucoup d’œuvres d’artistes sud américains, européens,russes et asiatiques, fruits de ses nombreux voyages de part le monde. C’est dans cette maison qu’il est décédé le 21 septembre 1973, 10 jours après le coup d’état de Pinochet. Ses funérailles ont été le moyen pour les opposants de l’époque de manifester leurs désapprobations au nouveau régime, sans succès malheureusement.

Nous découvrons plusieurs quartiers de la ville marqués par une forte influence des communautés immigrantes, l’influence française étant très importante au niveau de l’architecture du début du XXème siècle. 
Les quartiers des millionnaires sont appelés «hauts» par rapport à leur classe sociale, et par rapport aux habitations qui sont toujours dans la partie la plus haute de la ville, en exagérant, le plus proche de la cordillère.

Demain, lever matinal pour prendre l’avion pour l’île de Pâques,  mais cela sera une autre histoire.

Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/6-novembre

samedi 5 novembre 2011

Les collines de Valparaiso - Chili

Le musée Fonck à Vinas del Mar, nous ouvre ses portes, afin de mieux connaître l’île de Pâques avant de l’atteindre. Nous restons toutefois sur notre faim, toutes nos questions n’ont pas eu leurs réponses. Le mystère reste entier.
D’où venaient-ils ? du Chili, de la Polynésie, de la Nouvelle Zélande ?
Les moais sont en roche volcanique, taillés et creusés sur place, puis transportés sur des rondins. Pour les ériger, ils créaient des plans inclinés avec des cailloux et avec des cordes, ils devaient pousser des oh hisse. Une fois le moai débout, ils affinaient la sculpture, et «lui ouvraient les yeux» afin que la statue devienne vivante et qu’elle soit pénétrée par l’esprit d’un personnage important disparu. Les moais sont de différentes hauteurs, un peu moins qu’un homme et jusqu’à 22 mètres. Ils sont environ 400, installés tout autour de l’île, certains non terminés, attendent encore. D’autres étaient placés sur les axes importants, «prêts à marcher».
N’étaient-ils que des représentants d’ancêtres disparus ? ou des sentinelles ?

De petites statues en bois représentant un ancien disparu étaient taillées, conservées dans la case, et sorties les jours de fête afin qu’il participe à l’évènement.  Les hommes représentés debout, les femmes en position de travail !!!!!!
Certains font des grimaces pour faire peur. Les femmes s’appelaient : vi’e.  La vie mystique faisait entièrement partie de la vie de tous les jours.
Une «carte» polynésienne, représentant les îles et les courants, était fabriquée à l’aide de coquillages et de tiges de bois....

Une biodiversité unique qui a donné naissance à des espèces présentes exclusivement sur cette île.

Posée sur la plaque tectonique de Nazca, celle qui bouge le plus, l’île se déplace de quinze centimètres par an. Elle est en fait, le haut d’un volcan, la partie immergée de l’île représente 350 fois la partie visible.

Nous retrouvons dans le musée, des poteries et des bijoux des tribus indigènes australes, que nous avions pu admirer à Santa Cruz.

Une collection contemporaine de masques nous ravit.

La journée est magnifique, chaude, nous sommes au bord de mer, la promenade est belle, toute dallée, élégantes et hommes en costume. Les grands immeubles de standing, les hôtels, les terrasses, tout est blanc et propre. Les chevaux des calèches prennent leur repas-sandwich en attendant les clients. Les pélicans font le spectacle en se lavant avec frénésie. Les mouettes jalouses, tournoient au dessus de nos têtes en un ballet aérien. De courageux baigneurs se jettent dans les vagues. Des amoureux se bécotent sur la plage. Denis se fait cirer les pompes, en regrettant la séance de Mexico. Un homme en échasses fait son show aux feux rouges, pour quémander des pièces qu’il range au dessus du feu.

Nous retournons à Valparaiso pour le Musée à ciel ouvert, qui est une succession d’oeuvres de peintres chiliens, sur les murs d’une colline, comment dire, défavorisée. Le cheminement est sympa dans les escaliers. Différents petits bâtiments d’un ou de deux étages, un brin délabrés, ou repeints de couleurs vives, sales dans tous les cas. Le linge aux fenêtres, les chats, les chiens. Des graffitis recouvrent certaines oeuvres, en partie ou complètement. Quel dommage. Des kilomètres de fils électriques parcourent les rues pour s’accrocher sur les façades, à côté des nids de pigeons. Sur les trottoirs, vendeurs ambulants ou conversations animées, attroupements devant les nombreuses galeries de magasins. Les hommes sont tatoués.

Quelle différence avec Vinas del Mar, si proche mais si lointaine pourtant. Les collines de Valparaiso sont nombreuses, mais elles n’étaient pas assez grandes pour les deux populations !

Les fenêtres s’ouvrent sur le port, en contrebas, les porte-containers, les grues, la cale-sèche en mer, le bateau-croisière immense qui attend ses 200 clients. Une rangée d’immeubles sépare le port des petits bâtiments de la colline où nous étions. Nous continuons de nous promener dans le quartier du bas, à sentir l’ambiance de ce samedi ensoleillé. Les courses pour certains, les jeux du square sur les plazzas pour d’autres. Beaucoup de taxis, 5 500 noirs qui sont collectifs et effectuent des tournées et 500 autres noirs et jaunes, qui en sont réellement. De belles façades d’immeubles rappellent la belle époque de Valparaiso.

Nous rejoignons la gare routière pour prendre le car omnibus pour Santiago. La route est une succession de collines  qui se dorent au soleil couchant.

Demain, city tour le matin et musée l’après-midi, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/5-Novembre

vendredi 4 novembre 2011

Valparaiso - Chili


Après notre séjour dans le sud et une nuit dans le car, nous sommes agréablement surpris par la douceur de Valparaiso (qui veut dire Vallée Paradis).
Valparaiso est dominée par 42 collines formant une sorte d’amphithéâtre autour du port et donnant sur l’océan Pacifique. Les 400 000 habitants sont appelés «Portenos» et vivent dans les collines qui sont desservies par des ascenseurs ou funiculaires. Ils étaient au nombre de 30, mais par faute de travaux et de moyens, 5 seulement sont encore utilisés. Les gares complètement en bois, ont gardé leur charme et leur technicité. Le tourniquet est manuel, ainsi que la montée et la descente.

Historiquement, chaque communauté avait sa caserne de pompiers, et cette tradition a perduré et chaque camion porte le nom de son pays,  en tout une dizaine, une pour la France, une pour l’Angleterre, une pour l’Allemagne, 1 pour les Arabes, 1 pour les Juifs, etc...

Après l’indépendance, le port devint le plus important et surtout une escale obligée pour les navires allant de l’Atlantique au Pacifique en passant par le détroit de Magellan. En 1820, le principal négociant de la ville est un Français, Henry DuBern. Mais avec la construction du canal de Panamà, commence le déclin du port. En 1852, une première vague de colons est arrivée, principalement d'Allemagne.

Puis en 1906, un séisme de magnitude 8,2 cause la mort de milliers de personnes et anéanti la ville. Ses belles façades, ses palais, ses immeubles tout est effondré. La ville ne s’en remettra jamais. Des photos en noir et blanc nous retracent le prestige d’antan.

Son centre historique a été déclaré Patrimoine culturel de l’Humanité par l’Unesco en 2003, et nous prenons le funiculaire pour apprécier le quartier Cerro Concepcion, en pleine restauration. On découvre des ruelles avec des escaliers dignes de Montmartre, des maisons de couleurs, et une ambiance franco-italienne, avec des bâtisses allemandes et anglaises. Bref, une multitude de pays pour former quelque chose qui ne ressemblent pas à l’Amérique Latine, très insolite. Beaucoup de pizzerias même si les italiens sont moins nombreux qu’en Argentine. Beaucoup de fresques et une rencontre avec Mario Celestun, un artiste qui peint entièrement un bar (murs et plafonds).

Le séisme de février 2010 qui s’est étendu de Santiago à Concepcion (la ville) a détruit des bâtiments et laissé des traces sur les façades. Le palais Vergara, d’un style vénitien, doit subir des réparations pendant deux ans. Le tsunami qui a suivi a dévasté les plages sur 300 km de long.

Vinà del Mar (400 000 habitants) est la ville qui jouxte Valparaiso. Son casino, sa balade au bord de mer appelée «Promenade du Pérou», ses immeubles, tout est là pour une station balnéaire agréable, mais pour nous,  sans saveur.
La famille Vergara avait à l’origine deux fermes, l’une Vinà del Mar et l’autre Los Siete Hijas (les 7 filles). et les ont données pour bâtir la ville.
La ville est bondée 3 mois de l’année en été (décembre-janvier-février) par beaucoup d’habitants de Santiago qui ont leur résidence secondaire.

La plage est du style californien bordée par des immeubles résidentiels assez hauts, digne de Végas avec son Casino (seul casino du Chili jusqu’en 1960). Une vraie barre d’immeubles a été construite au bout de la plage, là où des dunes de sable existent encore, saccageant le point de vue et surtout la flore et la faune.
Les vagues sont belles, mais l’eau est assez froide, 14°, dû au courant d’Humbold, courant d’eaux froides qui remonte de l’Antarctique, avec très peu de marée. Ce qui n’empêche pas des baigneurs.

La Marine Chilienne a ses quartiers le long de la plage, avec son musée, son école, et des dizaines de canons exposés à même la plage. Nous avons droit à de beaux marins en costume, tout de blanc vêtus.

Nous visitons la maison-phare de Pablo Neruda, poète chilien (1904-1973) prix Nobel de la Littérature en 1971, avec une superbe vue sur le port. Nous apprécions une ancienne carte des Amériques réalisée en France en 1698, savoureuse par les explications sur les peuples indigènes.

Demain, on continue la visite mais cela sera une autre histoire...

Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/4-Novembre

jeudi 3 novembre 2011

Ile de Quinchoa - Chili

65 jours de beau temps par an sur l’ile de Chiloé. Et bien nous sommes bien tombés  !!
Et donc, par une belle après-midi ensoleillée, nous avons pris un bac (encore un) pour aller sur la petite île de Quinchao. Collines verdoyantes, talus bordés de genêts, petits troupeaux de vaches et de moutons, basse-cour et cochons (pas toujours roses) ... Tous les arbres fruitiers et les lilas sont en fleurs. La vue est superbe sur les différents îlots et bras de mer à Achao. A tel point, qu’on préfère manger un sandwich devant le paysage et de poursuivre par une petite sieste, au lieu de s’enfermer dans un restaurant.

Les villages sont assez décevants, il n’y a rien, mais vraiment rien, un restaurant, trois «mercado particular», une chapelle et aucun touriste. Une destination de rêve pour ceux qui recherchent le calme ! Nous pensions admirer l’artisanat local car les guides vantent le travail sur le bois, mais rien d’extraordinaire. Nous aurions bien aimé voir les fameuses ancres en bois lestées de pierre, originelles de ces régions, mais nous n’avons trouvé que de petites reproductions.

La région s’appelle «Araucarya» et ils sont nombreux, plantés dans les maisons ou sur les places publiques. Pour ceux qui ne connaissent pas le Désespoir du Singe, je vous conseille de vite googliser pour admirer cet architectural arbre. Des ibis y font leurs nids, et nous avons pu photographier une couvée toute de gris vêtue. Est-ce que c’est la couleur de leurs pattes oranges qui leur permet de marcher sur de si grosses épines ?

Toutes les maisons que nous avons vu pendant notre périple dans le Chili du Sud, sont sur pilotis. Celles qui sont installées en bord de mer, bien sûr, mais aussi celles qui sont en campagne, en montagne, les vieilles ou les récentes, et même les plus contemporaines.
Les pilotis sont plus ou moins hauts, parfois presque à ras du sol, mais les maisons n’ont aucune fondation, elles reposent sur un plancher en bois. Certaines ont même été déplacées !!! Des photos du siècle dernier, montrent une douzaine de boeufs tirant une maison qui roulent sur des gros rondins de bois.

Dans un petit village, nous prenons une route «voie d’évacuation en cas de tsunami», qui nous rappelle que le Chili est une terre de séisme. Dans le musée de Castro, nous avons vu des photos du tremblement de terre de 1960, avec une ville complètement dévastée.

Souvent des amoureux de tous les âges, se bécotent sur des bancs publics-bancs publics, dans le froid ou dans le vent. Nous les trouvons très réchauffés, ce doit être efficace !

Nous quittons le Sud du Chili, que nous avons visité souvent malheureusement dans de mauvaises conditions météorologiques, mais nous étions prévenus, il pleut beaucoup et la région n’est pas réputée pour ses plages paradisiaques.

Il y a de gros chantiers sur les routes, les voies sont agrandies, élargies, des ponts sont créés, on sent que le pays est en pleine évolution.

Nous retournons à Puerto Varras pour prendre le car de nuit pour Valparaiso, arrivée estimée à 10h demain matin, et cela sera une autre histoire.

Nos photos de la journée sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/3-Novembre



mercredi 2 novembre 2011

Chiloé - Chili


 En ouvrant les yeux, le volcan Calbuco a enfin voulu nous dévoiler son cône glacé, resté dans les nuages ces derniers jours. Nous quittons Puerto Varras pour visiter l’Ile de Chiloé, plus au sud. Nous reviendrons prendre le car de nuit pour Valparaiso, jeudi 3.
Nous passons le bac (pour Viviane une deuxième fois.....) (durée 30 mm). L’île est de forme rectangulaire avec 190 km du nord au sud, avec une superficie de 8 394 km2.  C’est la seconde plus grande île de l’Amérique du Sud, après la Terre de Feu.
Chiloé est l’île principale de l’archipel de Chiloé qui comprend aussi de nombreux îlots dont seuls quelques-uns sont habités.
Cette île est connue pour ses maisons multicolores sur pilotis, appelées palafitos, qui étaient les maisons des pêcheurs sous lesquelles ils rangeaient leurs barques. Mais dans tous les villages, on peut voir des maisons colorées, souvent avec des tavaillons en façades (petites planches de bois). Elles sont drôles et pourraient faire l’objet d’une étude en architecture, vu les nombreux détails.
Chiloé est réputée aussi pour ses nombreuses et caractéristiques églises en bois, datant pour certaines de 200 ans (et pour le Chili c’est beaucoup). 16 d’entre elles sont classées par l’Unesco au Patrimoine de l’Humanité. Construites par les jésuites arrivés de Bavière, elles respectent la forme des chapelles allemandes. Chaque bâtisseur ayant rajouté sa patte, elles sont toutes différentes, pas toujours en bon état, mais très belles à l’intérieur. Nous avons visité la cathédrale San Francesco à Castro, entièrement en bois elle est surprenante de part son volume.
Cette région est renommée également pour sa pluviométrie, et nous en profitons «largement». De plus, ils ne chauffent pas beaucoup, et on se gèle..........
On y construit encore des bateaux en bois pour la pêche et le transport. Nous avons vu beaucoup de petits chantiers navals artisanaux dans les villages.
L’industrie de la pêche est importante et du saumon en particulier.
La terre et la mer se mélangent sans cesse, de nombreux bacs relient les îles à la terre, et les îles entre elles. L’île est vallonée et maintenant au printemps toute jaune, remplie de genets en fleur.
Demain sera une autre histoire.

Les photos du jour sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/2-Novembre

mardi 1 novembre 2011

Petrohué - Chili

Puerto Varras est une jolie ville touristique de 32 000 habitants, au bord du lac Llanquihue et face aux volcans Osorno et Calbuco. Elle a été fondée par des colons allemands et l’on retrouve des mots germaniques comme Kuchen sur les enseignes, parfois en lettres gothiques, et au restaurant, on déguste des Torte ou des Strudel. Toutes les maisons traditionnelles sont en bois, avec des tavaillons (petites planches en bois) sur les façades et les toits. Certaines ressemblent comme 2 gouttes d’eau aux grosses fermes bavaroises, tranchant avec les petites maisons chiliennes. La cathédrale surprend, immaculée et immense, ne laissant pas de doutes sur la nationalité de ses bâtisseurs. 

Le temps ne se prêtant pas à une balade sur le lac, nous choisissons les rapides de la rivière Petrohué à l’intérieur du Vincente Pérez Rosales National Parc. Les cascades sont soutenues par de la lave basaltique (andésite) découlant du volcan Osorno. Le débit d’eau moyen de ces chutes est de 270 m3 par seconde...., mais il peut être beaucoup plus important. L’eau a une teinte bleue verte qui nous rappele les icebergs.

Nous nous écartons sur le chemin des amoureux pour apprécier une petite cascade qui tombe dans un bassin tout en rondeur où l’on pourrait tourner un film romantique. Un peu plus loin, une ambiance toute verte dans le sous-bois et contre la roche, où l’eau presque immobile surprend après les tumultes des nombreuses cascades. Le calme après la tempête.

Le ciel reste désespérément bouché, vraiment dommage, nous sommes entre 2 lacs et 4 volcans, tant pis pour les photos. Les volcans ne daignent pas se montrer et la lumière est vraiment mauvaise.

A l’apéro, nous lisons un article sur l’activité sismique au Chili, pas très rassurant, 4 volcans sont actifs en ce moment. Cela ne gêne pas les autochtones qui vivent très bien avec leurs voisins, faisant même du ski sur leurs pentes comme sur l’Ossorno.

Nous espérons revoir le soleil demain, la route devrait être aussi magnifique, pour rejoindre Castro sur l’île de Chiloe, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Les photos de la journée sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/1-Novembre
Les vidéos sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/Videos/DSCN6707.MOV, http://crazyappfactory.com/worldwide/Videos/DSCN6713.MOV, http://crazyappfactory.com/worldwide/Videos/DSCN6765.MOV

lundi 31 octobre 2011

Puerto Varras - Chili

La laguna azul est comme son nom l’indique bleue. Quatre cascades tombent dans ce petit lac, tout à fait charmant, tout à fait rafraichissant. Pour le contourner, montées et descentes dans les racines des arbres.Très drôle.
Nous quittons Pucòn en ayant apprécié son côté station de ski, un peu comme nos stations des Aravis, sans mentionner aucun nom, nous ne voulons pas d’ennui.... Nous en profitons pour saluer tous nos amis de ces contrées là. Nous n’avions pas l’impression d’être en Amérique du Sud, dit Denis.
Nous avons rencontré M. Ducros, son arrière-arrière grand père avait embarqué à Bordeaux en 1873. Il conserve sous verre le passeport français, appelé Pasfe Port, tout écrit à la main bien-sûr avec de belles calligraphies. N’ayant pas de photo, il fallait mentionner dans la marge, la couleur des cheveux, des yeux, des sourcils, préciser la grandeur de la bouche, et la forme du menton et du nez. Un magnifique tampon recouvre une signature à la plume. Il a dû débourser 12 francs pour ce document et ce sésame.

Nous prenons l’autoroute pour Puerto Varras, à 30 km de Puerto Montt. Il fait très beau,26°, le ciel est bleu. Non au fait, il n’est pas tout à fait bleu. Un halo blanc le rend moins bleu. Nous nous approchons du volcan Puyehue toujours en éruption!!....Et pourtant, cultures, vignes, magnifiques champs de colza, grands troupeaux de vaches sont là. Quelles ont été les conséquences sur la population ? nous n’en savons rien.

Des collines entièrement rasées apparaissent, comme à côté de Concepcion, où nous avions vu des immenses usines de cellulose alimentées par d’énormes camions de bois. Et peut-être d’autres exploitations.... Après le passage des bucherons, il ne reste plus rien, rasé complètement, c’est un désastre pour la faune et la flore. Ils replantent une variété, on imagine plus profitable, plus rapide, et la colline ressemble alors à un damier, mais plus à une colline. Des centaines d’hectares de désolation. 

Demain, balade sur le Llanquihue immense lac à Puerto Varras, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Découvrez nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/31-Octobre

dimanche 30 octobre 2011

Les Mapuches - Chili

Très belle journée au soleil sous 30°. La région ressemble beaucoup à la nôtre, sapins rivières et lacs, sur fond de montagnes enneigées.
Les filles sont parties à cheval dans la montagne sacrée des Mapuches, et ont passé leur journée avec une famille. Ioa leur a expliqué les vertus des plantes et la souffrance de son peuple. Sa mère leur a préparé un bon repas, et ses enfants couraient et les aidaient à desseller leurs montures. Ioa , en plus de les guider dans la «cavalguata» est un des responsables Mapuches de la région. Le volcan Villarrica (2847 mètres) domine la région avec ses pentes enneigées et son panache de fumée. Pour les Mapuches il représente la maison du diable et quand le volcan fume, le dieu de l’équilibre se bat avec le diable, quand il ne fume pas (assez rare) le diable est vaincu. La montagne sacrée est le lieu de passage entre le monde terrestre et celui des esprits. Ioa explique qu’un projet de téléphérique touristique avec hôtel, cafétéria et en plus l'implantation d’un christ géant.... verra le jour l’an prochain. Cette terre est officiellement une terre Mapuche et bien sûr, toute la communauté est contre ce projet et veut laisser vierge la montagne sacrée...
Ioa dit que tous les ans une grande fête de la nature réunit pendant 2 jours 150 familles de la région. Chacun doit retourner à l'état naturel et vivre sans voiture, vélo, téléphone, lunettes et tout autre avancée portative de notre civilisation. Pendant 48 heures tous reprennent le rythme de vie ancestral. Ioa sera chef de cérémonie, qui ne s’arrêtera pas pendant ces 2 jours, les adultes ne dormiront quasiment pas mais auront de quoi tenir le choc, chaque famille doit apporter 2 gros animaux (chevaux ou vaches) comme sésame d’entrée. Ceux ci seront dégustés par l'assemblée. Les Mapuches essayent de conserver leurs traditions mais cela est de plus en plus difficile.    
Les moins jeunes sont allés à Curarehue, principal village Mapuche de la région, accueillis par une procession..... de l’Eglise Evangélique. Les habitants ne sont pour la plupart, plus très typés, presque tous ont beaucoup de sang espagnol, et le musée local est beaucoup moins intéressant que le musée privé que nous avons visité hier. Nous prenons un rapide déjeuner typique à base de légumes dont beaucoup sont inconnus sur notre continent. Très bon et très diet, après la viande argentine, ce n’est pas de trop..
Nous repartons sur Pucòn, sans se tromper de sens car la frontière Argentine n’est qu’à une quinzaine de kilomètres du village. Il y a énormément de monde partout, avec la fête de l’église évangélique lundi et la toussaint mardi, il y a un pont de 4 jours. Le soleil aidant, beaucoup de chiliens en ont profité pour partir des villes, et faire un break dans cette très belle région.

Nous reformons le groupe dans la piscine chauffée de l’hôtel, très agréable sachant que demain nous redescendons plus au Sud à Puerto Varas et que la pluie est annoncée pour les deux jours que nous allons passer dans la région......mais cela sera une autre histoire.

Les photos de la journée sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/30-Octobre

samedi 29 octobre 2011

Pucòn - Chili

Pucon est une ville à 780 km au sud de Santiago, au sud-est, contre la cordillère, d’ailleurs son nom veut dit «entrée de la cordillère». C’est une station balnéaire lacustre réputée pour ses nombreux thermes et une station de ski sur les pentes du volcan Villarrica.
Mais ce qui nous importe ici, ce sont les Mapuches.
Les Mapuches vivent en Patagonie argentine et chilienne. Ils sont environ 300 000 en Argentine et plus d'un million au Chili ce qui constitue 10 % de la population actuelle de celui-ci. Aujourd'hui, la plupart des Mapuches vivent à Temuco, Santiago du Chili et le tiers vit dans les campagnes.
C'est le seul peuple originaire d'Amérique latine à avoir stopper l'expansion Inca sur son territoire, et le seul aussi qui n'a pas été vaincu par la colonisation espagnole, obligeant celle-ci à signer avec ses autorités traditionnelles des traités reconnaissant les territoires  autonomes Mapuches.
Bien avant la conquête espagnole, ils eurent à se défendre de l’invasion des Incas et après l’arrivée des espagnols, la résistance fut très dure. En 1641, les espagnols n’arrivant pas à mettre en déroute ce peuple, signent un pacte, selon lequel tout le territoire au sud de la rivière Biobio appartient aux Mapuches. Et cette situation perdura jusqu’à la fin du XIX° siècle.
En 1810, l’Indépendance du Chili déclenche un formidable génocide qui fait passer la population Mapuche de 1 800 000 à 360 000 personnes en 20 ans. Les Mapuches sont alors enfermés dans des réserves et «pacifiés», leurs terres spoliées, leur culture niée, leurs traditions et leur langue interdites.
De 1870 à 1880, se firent deux expéditions génocidaires par les armées argentines et chilienne, avec comme résultat la confiscation des terres Mapuches et le meurtre de 800 000 d’entre eux. Par la suite, les miliciens et les propriétaires terriens se répartirent ces terres. En 1973, le coup d’état militaire du général Pinochet frappe, de nouveau, durement les Mapuches dont bon nombre sont alors, torturés, fusillés ou portés disparus.
En 1989, la transition démocratique n’apporte aucune amélioration spécifique à la condition de vie des Mapuches, les multinationales et les riches propriétaires chiliens, qui ont récupéré des milliers d’hectares sous Pinochet, continuent d’exploiter leurs terres spoliées et de les menacer dans leurs vies et dans leurs traditions.
En 1992, les premiers soulèvements Mapuches ont lieu, depuis, et sans que les gouvernements successifs n’apportent aucune autre réponse qu’une répression féroce, ils continuent de lutter contre la déforestation, les mégas projets de centrales hydroélectriques, la contamination de leurs sols par des décharges sauvages, les discriminations économiques, sociales et raciales dont ils sont l’objet, au quotidien.
Ils sont traités de terroristes et ils sont à ce titre plus de 200 chefs de communautés, autorités traditionnelles, mères de famille, étudiants, simple paysans, incarcérés, inculpés, torturés, ou assassinés, comme Alex Saavedra en 2002.
Demain, nous irons les trouver dans leur réserve, mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.
Les photos d'aujourd'hui sont disponibles sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/29-Octobre

vendredi 28 octobre 2011

Musée Colchagua - Concepcion - Chili

Nous voulions partir tôt ce matin pour nous rendre au bord de l’océan Pacifique, à Concepcion, mais c’était sans compter sur le museo Colchagua à Santa Cruz.
Ce musée privé, excusez du peu, est immense et très intéressant. M. Cardoen a repris la collection de son père et a continué d’acheter des pièces uniques. Tout est bien exposé, bien éclairé et il faudrait trois jours pour le visiter comme il se doit. Une séance vidéo nous fait saliver en guise d’apéritif, ensuite on pénètre dans 4 000 m2 d’exposition où nous attendent 70 000 pièces d’une grande beauté !!!!
La salle paléontologique montre de magnifiques fossiles et une incroyable mâchoire (3 m. de haut) d’un immense requin, qui faisait 23 m. de long, et se nourrissait avec ses 5 rangées de dents, de loups de mer, de baleines et d’orques... Effrayant ! Des centaines d’ambres toutes aussi belles les unes que les autres et toutes aussi grosses sont présentées sous des loupes pour mieux les apprécier. Un squelette de l'ancêtre du cheval et un de l’immense ours avec une queue que nous avions vu en photo à Puerto Natales. Un squelette de tigre à dents de sabre nous fait sursauter, car sa vitrine s’allume à notre approche. «Le petit tigrounet à grandes quenottes».
La salle précolombienne est extraordinaire, on a retrouvé des poteries plus belles qu’au musée de Lima (Pérou), des crânes trépanés, une tête réduite d’un missionnaire dans un superbe état de conservation, des habits cérémoniels et une momie.
Nous continuons dans la partie coloniale, avec les conquistadors en habits, leurs meubles, leurs fusils, leurs documents officiels, puis la colonisation et toute la partie liturgique digne d’une cathédrale. Des photos des anciennes tribus indigènes australes, qui ont été toutes anéanties, nous montrent une peuplade soumise aux premiers blancs qu’ils vénéraient. Ils ont été tués sur place, parqués dans des réserves insalubres et volontairement rendus alcooliques. Avant l’arrivée des blancs, les hommes étaient nus, les pieds dans la neige, ou le corps entièrement peint en rayures blanches et noires pour les cérémonies.
Des centaines de soldats de plomb sur des maquettes, représentent les guerres d’indépendance et de la république. De magnifiques bureaux et écritoires des généraux avec les écrits historiques.
Puis, la salle moderne expose des anciennes machines à écrire, téléphones, tourne-disques, radios, imprimeries, machines à laver, sorbetières, machine à pop-corn etc... Les modèles les plus extraordinaires ont été sélectionnés, nous ne sommes pas aux puces, tout est dans un parfait état.
La salle far-West surprend avec des énormes éperons qui devaient blesser et tuer les chevaux. Une belle collection d’étriers en bois, des ponchos, une vingtaine de carrioles à faire pâlir nos amis helvétiques, grands spécialistes de ce genre d’attelage. Un spacieux cortège funèbre digne du carrosse de Cendrillon.
La salle d’armes regroupe une impressionnante collection qui va des couteaux en os, ivoire, ambres ou sculptés par les japonais, aux pistolets tous différents, de une à 6 balles, aux fusils de toutes les époques, jusqu’au canon. Un samouraï dans sa tenue guerrière nous fascine.
Nous prenons le soleil où chars à foin, machines à vapeur, pressoirs sont exposés à côté d’une gare reconstituée (chef de gare et bureau) avec une locomotive et son wagon-couchette dans lequel on peut monter !!
La salle des joyaux des Andes est toute noire avec ses vitrines éclairées, remplies d’or et d’argent sculptés. Des pectoraux, des boucles d’oreilles d’une grosseur inimaginable, des parures entières, des animaux miniatures en or, des pierres précieuses en tous genres ou encore l’habit et la parure d’un chef inca intact. Cette visite s’impose pour ceux qui aimeraient se lancer dans la bijouterie.
Une salle est consacrée à Darwin et à ses expéditions. Un mammouth (Mani) grandeur nature est piégé dans les sables mouvants par cinq courageux hommes préhistoriques.
Nous choisissons une voiture, parmi les ford T, les MG, les Chevrolet Bel Air, et autres bolides, toutes aussi exceptionnelles les unes que les autres. Une formule Indy rappelle qu’Edouardo Salazar, pilote chilien, a eu son heure de gloire en formule 1.

Le temps nous presse nous sommes obligés de passer rapidement devant tous ces trésors, nous pensons avoir terminé, mais une dernière salle avant la sortie, est consacrée aux 33 mineurs qui sont restés bloqués au fond d’une mine 69 jours.
Des pièces uniques : le tableau de présence avec ses petits volets rouges ou verts devant leurs noms, les messages des mineurs et des familles dans les petits tubes en plastique acheminés par les conduits, une reconstitution de leur refuge, le téléphone spécifique qui leur a permis de communiquer, et la fameuse fusée qui les a sortis de l’enfer. Tout cela avec photos grandeur nature, maquette du camp Espéranza, diffusion de toutes les images, dont bien sûr les plus émouvantes, les retrouvailles. Nous sommes émus et chamboulés.

Nous quittons Santa Cruz à 16 h, ravis de notre hébergement dans les vignes, de cette belle région viticole et de son musée, qui mérite à lui seul la visite.
L’autoroute est très fréquentée, camions, voitures, tracteurs, vélos... on double à droite, il faut beaucoup d’attention. La voie d’urgence est utilisée pour les pauses pipi, les arrêts de cars, les poules, ou pour vendre des gros poissons accrochés à des cannes à pêche... Des piétons avec enfants marchent et traversent les quatre voies sans arrêt, d’autres font même du stop....
Les vignes encore sur quelques kilomètres, puis des champs préparés pour la culture, (nous vous rappelons que nous sommes au printemps), et des plantations d’arbres.
Nous arrivons à Concepcion, que nous visiterons demain, mais cela sera une autre histoire.

Dans l'hôtel, un serveur passe avec une petite bouteille de champagne et 2 coupes, Isa lui dit "Gracias" et le serveur explique que c'est pour des mariés. Denis surenchérit en disant que nous aussi on est mariés et donne le n° de notre chambre. Joueur le serveur nous apporte tout sourire, le même plateau quelques minutes après "it's a gift". Parfait pour fêter ensemble, nos trois mois de voyage.

Regardez nos photos qui ont été prises à la dérobée dans le musée, sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/28-Octobre

jeudi 27 octobre 2011

Santa Cruz - Chili

Nous sommes dans la vallée de Colchagua qui assure la production de vins parmi les meilleurs du Chili, à 150 km au sud de Santiago. 20 000 hectares qui représentent 20 % des vignobles du pays connus pour la qualité de leurs domaines.
Nous avons visité le chais de Laura  Hartwig,petite propriété sur 80 hectares,  et dégusté ses vins aux cépages Cabernet Sauvignon, Chardonnet, Merlot  mais également le cépage Carménère, exclusivement chilien. Ces ceps originaires de France ont été plantés au début au début xx° siècle. Le phylloxéra ayant ensuite détruit les souches françaises, ce cépage a quasiment disparu d’Europe. Dommage car il est très bon ! Ils exportent beaucoup en Chine, dans toute l'Asie, au Canada et en Russie.
Pendant que nous dégustons, le propriétaire monté sur un magnifique cheval noir, en parfaite tenue anglaise, joue au polo avec un ami, sur le terrain de sport bordé par les vignes, en toute simplicité....
Notre hôtel est dans le vignoble, il fait 23° et on revit ! Nous avions froid depuis la Péninsule de Valdès, toujours habillés comme des oignons, et nous apprécions d’être en tee-shirts.
Ce matin, nous avons troqué l’Airbus contre une chevrolet qui,elle, ne craint pas les cendres du volcan.  Nous quittons Santiago, très perturbée par les manifestations qui ont lieu depuis plusieurs semaines, des revendications d’étudiants pour l’accès gratuit aux universités, mais qui ont amené beaucoup de casseurs. Des barrières sont installées de partout, des banderoles et des tags flottent sur les universités.
Des hommes font la manche aux feux rouges, en jouant de la trompette ou en faisant des acrobaties. Superbidon pour un fabriquant de bidons, Superpollo pour le poulet, Supercerdo pour le porc, ou Agrosuper, la mode des «super» perdure ici. De gros camions de primeurs croulant sous leur chargement de légumes, partent ravitaillés le sud.
Au dessus de l'autoroute, des avions de voltige vrillent, piquent, montent, lâchant leur panache de fumée blanche. Un peu plus loin, une immense aire d'autoroute avec un casino, oui un casino de jeux. Aux péages, une vingtaine de vendeurs proposent aux voitures des journaux, boissons fraîches, cacahuètes, biscuits, et autres....
Sur l'autoroute, il n’est pas rare de voir, des vélos et des piétons qui marchent le long de la route ou qui traversent les quatre voies, ou des chiens....
On aperçoit les premières vignes, on prend la route des vins, pour découvrir qu’il y a aussi beaucoup d’arbres fruitiers. Les récoltes doivent être abondantes car il y a de grands entrepôts de palettes et de caisses en plastique blanc. Des marques connues apparaissent sur des grandes usines au design moderne, entourées de pelouses et de compositions fleuries, Delmonte, Dôle....
On peut acheter au bord de la route, des pera (poire)  manzana (pommes) des naranja (orange) des kiwis, des mandarina, des frutillas (fraise), des franbuesa (framboises) et des légumes, des zapallos, des tomates, des cebollas (oignons) ....
La route est belle, bordée de palmiers et de rosiers qui croulent sous le poids de leurs fleurs tombant sur le goudron, des arums et de fins iris jaunes poussent dans les fossés. De nombreux drapeaux chiliens sont dressés dans les jardins, les maisons sont entourées de patios où plantes vertes, salons et hamacs sont disposés.
La vie doit être agréable ici, la météo clémente et l’activité économique florissante.
Nous partons demain pour la côte du Pacifique, mais, vous le savez déjà, cela sera une autre histoire.
Nos photos accessibles sur :http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/27-Octobre

mercredi 26 octobre 2011

Les péripéties d’un volcan - 2° épisode et fin - Santiago du Chili

La matinée a été consacrée a attendre la réunion de midi, qui n’a absolument rien donné. La compagnie Lan nous avise que tous ses vols en direction de Puerto Montt sont annulés aujourd’hui. Il nous change d’hôtel pour en trouver un avec restaurant. Nous n’avons pas gagné au change...... Et nous demande de rester à disposition (c’est-à-dire de ne pas sortir de l’hôtel !!) jusqu’à la réunion de 18 h. Et cette réunion n’a absolument rien donné non plus, aucun vol pour demain, jeudi.
Avec notre correspondant chilien, nous modifions le programme de notre voyage. Nous devions remonter de Puerto Montt  jusqu’à Santiago et bien nous descendrons de Santiago jusqu’à Puerto Montt !! Et au vu de tous les problèmes aériens, nous réservons un retour Puerto Montt/Valparaiso, par car (13 heures). Puis nous prendrons un autre car pour aller jusqu'à Santiago, afin de prendre notre vol en direction de l'Isle de Pâques.
La compagnie aérienne ne nous concède rien.
Ce soir, après la réunion, nous jouons les rebelles à refuser le diner de la compagnie et nous partons nous promener. Marcher nous a d’abord fait beaucoup de bien après cette journée cloitrée et nous dinons dans un restaurant charmant, avec de la musique soul.
Demain, départ pour Santa Cruz et ses vins, mais cela sera une autre histoire.

Les photos de la soirée sont disponibles sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/26-Octobre