Hi,
Nous retrouvons avec beaucoup de plaisir l’Australie, ses zones piétonnes et ses mall clean, ses surfeurs musclés et bronzés, son eau du robinet potable pour se laver les dents, et ses magasins Rip Curl !!!
Après Bali et ses offrandes hindouistes, nous regardons les pick-up vrombissants, les esplanades le long de la plage, la désinvolture des australiens, mélange d’américains plus près de la nature et d’européens décomplexés. Certains portent la barbe longue, le chapeau et le gilet à la Crocodile Dundee, et tous abordent des tatouages sur le corps ou sur tout le corps, hommes et femmes. Dans la rue, ils se promènent en maillot de bain, tongs ou pied nus, bronzés et nonchalants. Nous croisons quelques aborigènes à la peau noire et au faciès particulier. Nous dormons dans un motel, où le barbecue est une religion. Darwin est une toute petite ville, 70 000 habitants, tournée vers la plage et ses vagues, très tranquille et très plaisante.
Aujourd’hui, laundry, courses et nouvelle configuration des valises, pub et pression.
Passage obligé à l’Information Center, pour affiner le programme de ces prochains jours, nous allons faire une boucle est, sud et retour au nord par l’ouest :
Vendredi, location de 4x4 pour se rendre au parc Kakadu, ses chutes d’eau et ses crocodiles
Samedi, visite des terres d’Arnhem avec sa culture et son art aborigène.
Dimanche, croisière sur les Yellow Waters et leurs oiseaux,
Puis, nous descendrons dans le sud à Katherine pour deux jours, lundi et mardi, promenades dans le parc national Nitmiluk et ses 13 gorges creusées dans la roche.
Mercredi nous remontons en direction de Darwin, arrêt de deux jours à Adélaïde River et son parc national Litchfield.
Vendredi, nous retournerons à Darwin et nous nous envolerons, samedi 25, à l’est de l’Australie, à Cairns et la grande barrière de corail.
Mais comme vous le savez, cela sera d’autres histoires.
Bye, Bye.
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jeudi 17 mai 2012
mardi 15 mai 2012
Balade en vélo à Gili - Bali
J- 73
Nous louons quatre vélos, plein de bonnes résolutions, mais les plages sont bien trop belles !!! Une, nous tend les bras avec ses transats et ses petites cabanes en bambou garnies de multiples coussins. La vue est superbe, le sable est blond, la mer bleu clair avec une légère écume, l’île en face dévoile ses plages sur fond de volcans. Le snorkeling est trop tentant avec les poissons et les tortues. Elles brisent avec leur bouche, qui ressemble plutôt à un bec, le corail, et une multitude de petits poissons se précipite pour fouiller. Elles les repoussent avec leurs pattes avant et attrapent ...dieu sait quoi. Elles se désintéressent complètement de ces drôles d’humains palmés qui les regardent. Quand elles remontent pour respirer, c’est le moment pour essayer de les caresser. Camille enlève le sable qu’elles ont sur leur carapace et passe sa main tout doucement, et les laisse libres de remonter à la surface. On pourrait les attraper, les prendre dans nos bras, mais nous ne voulons pas trop les déranger. Des picasso de multiples couleurs font des aller-retour incessants et semblent pressés de partir et de revenir. On rentre dans un mur de petits poissons argent qui quand ils se retournent deviennent bleus transparent, superbe ballet. Une masse sombre attire l’oeil, d’immenses poissons sont tapis au font du récif, dix bêtes trois fois plus grosses qu’un thon au moins, nagent à une vitesse impressionnante. Ils ont une sorte de bosse sur la tête et le corps habituel d’un poisson mais ils sont tellement gros, nous n’avons jamais vu ça !!!!
Les coraux sont toujours de toutes les couleurs et le soleil joue avec eux pour leur donner plus d’éclat. Le courant est fort et même pour rester stationnaire il faut donner de bons coups de palme.
Nous écoutons "What a wonderful world", la voix de Louis Amstrong s'accorde bien au paysage.
Faites vous plaisir, lancez la vidéo, c'est notre remède anti-grisaille.
Nous prenons en photo nos pieds sur fond de plage et de ciel bleu. À notre retour, c’est sûr, elles nous feront pleurer !
Courageusement, nous reprenons nos bicyclettes pour faire le tour de l’île. Le sable est épais à certains endroits et nous oblige à mettre pied à terre. Des plages plus sauvages au bout de l’île nous rappellent un peu celle que nous avons parcouru à Lombock.
Sur la face ouest, les vagues sont plus importantes et nous regardons les surfeurs se jeter dessus...ou dedans.
Demain, départ en calèche pour prendre le bateau rapide afin de rejoindre Bali et en voiture pour aller jusqu’à l’aéroport de Denpassar. Puis vol jusqu’à Darwin, en Australie, où nous arrivons de nuit, mais cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
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lundi 14 mai 2012
Snorkeling à Gili - Bali
Selamat pagi,
Le masque serre le visage et tire la peau, mais il faudra encore reprendre sa sangle afin qu’il soit étanche. Avec le tuba dans la bouche, on saute depuis le bateau. Les palmes sont plus faciles à mettre dans l’eau, mais gare à ne pas les lâcher. Pas besoin de mouiller la nuque, l’eau est presque à la même température que l’air, c’est-à-dire, chaude. Le snorkeling (masque+tuba+palmes) permet d’être léger et indépendant et de profiter rapidement de la beauté des fonds sous-marins.
Un coup d’oeil pour vérifier que nous sommes tous les quatre prêts, et c’est parti ! Le récif est à quelques coups de palmes, mais déjà le spectacle commence.
Une personne nous avait dit que les oiseaux étaient plus beaux que les poissons. Je pense que cette personne n’avait jamais mis la tête dans l’océan. La variété des formes et des couleurs est aussi importante. Et ce qui est sur, c’est que jamais nous ne sommes rentrés dans un vol d’oiseaux, alors que là, les poissons curieux s’approchent et s’écartent autour de nous. Les poissons clowns font frissonner l’anémone entière quand ils s’enfilent dans ses tentacules, alors qu’aucun arbre ne bouge quand un oiseau rentre dans ses frondaisons. Des poissons jaunes et verts traversent les coraux en bancs, des blancs et rouges se laissent porter par le courant et s’éparpillent. Deux perroquets se pourchassent et se glissent sous un corail, chacun repartira d’un côté différent. Les coraux sont gros et ronds, marrons ou blancs en général mais ils peuvent être roses, verts, jaunes ou bleus. Camille prend sa respiration et plonge pour s’approcher d’un «qui est comme un petit sapin avec des bouts d’épines bleues». Certains poissons ont leurs nageoires plus près de leur tête et leur donne un air drôle. D’autres ont des nageoires plus grandes ou trapézoïdales, ou presque transparentes pour ressembler à des danseuses. Des tout petits bleus, presque fluorescents, nagent à la queue leu leu. Chez nous, nous les voyons fréquemment dans les aquariums. Des débris de coraux jonchent le sol, mais pas de problème, le récif est très propre et les énormes «patates» sont en pleine forme !
Les profondeurs sont plus sombres, une épave demeure et rappelle aux humains que nous sommes bien dans un autre monde. Sa porte avec sa bouée de sauvetage nargue les éventuels prétentieux. Sa forme est encore intacte, malgré les années.
On relève la tête de temps en temps pour voir si le bateau n’est pas trop loin, mais pas de problème il nous suit. Le courant est fort et tous les coups de palmes doivent être appuyés. Une vague d’un gros bateau à moteur passe par dessus nos tubas, beurk ! elle est vraiment salée.
La première tortue est là juste en dessous de nous, c’est une petite, qui rase les coraux pour ne pas se faire remarquer. Elle est gracieuse et légère. Nous essayons de la suivre, mais la puissance de ses pattes arrières est telle que nous n’arrivons pas à rivaliser. Bien qu’elle soit la plus petite, c’est la plus rapide. Nous nous rappelons celle que nous suivions très tôt le matin, à l’anse noire en Martinique (coucou Viviane & Claude et les enfants), elle était très grosse et allait très vite, mais en «lançant» les filles, elles avaient pu toucher sa carapace. Une deuxième se promène un peu plus loin, mais timide elle dévie sa route et s’enfonce dans les profondeurs noires. Nous suivons une troisième, un peu plus grosse, qui nage et remonte à la surface. Elle est à portée de main, mais à chaque fois elle accélère. De près, les dessins de sa carapace ressemblent à des plumes et son mouvement est gracieux comme un vol d’oiseau. Le contre-courant n’a aucun effet sur elle, mais beaucoup plus sur nous, et nous la regardons continuer son va et vient, paisible et sereine.
Les reflets du soleil éclairent le fond marin et permet de distinguer d’autres couleurs de coraux. Si nous rentrons c’est que nous sommes trop fatigués. Pour se reposer, il faut s’accrocher au bateau. On remonte et notre capitaine nous emmène sur un autre spot de plongée, et on recommence, jusqu’à l’heure du déjeuner.
Nous revenons à Trawangan, piscine, transat et ordi. Dîner à la trattoria d’à côté.
Demain, on ne sait pas encore, mais cela sera notre dernier jour en Indonésie, car après demain, nous reprenons l’avion pour Darwin, au nord de l’Australie, mais cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
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dimanche 13 mai 2012
Gili - Bali
Selamat pagi,
Ce dimanche matin, nous quittons notre petit paradis de Lombock pour l’archipel des Gilis, composé de trois îles, situé au nord-ouest entre Bali et Lombok. Nous traversons sur un bateau de pêcheurs pour nous rendre sur sur Gili Trawangan. C’est une toute petite île et un simple chemin en fait le tour. En vélo, il faut une heure pour la parcourir. Des petites carrioles attelées à des poneys sont les seuls véhicules, car il n’y a pas de voiture.
Demain, nous partons toute la journée en bateau découvrir les deux autres îles, Meno et Air, et plonger pour voir des tortues, mais cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
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samedi 12 mai 2012
Balades à Lombock - Bali
Selamat pagi
Nos journées ont un rythme d’enfer : piscine, snorkeling et balades sur la plage.
Le lendemain, expédition vers l’ouest cette fois-ci. Beaucoup moins de monde ! Un golf désert, avec des vaches qui broutent l’herbe tondue du parcours, quelques villas avec bungalows et un hôtel fermé. La saison n’a pas encore réellement commencé. Nous marchons cette fois environ sept kilomètres et ne rencontrons que quelques pêcheurs et une touriste avec ses deux filles en train de ramasser des coquillages (souvenirs, souvenirs).
Vers dix sept heures, nous saluons le soleil qui va passer de l’autre côté du globe. Les rouge, orange et or embrasent le paysage, les nuages enflamment le ciel en le striant à coup de rayons. La mer reflète le ciel et les vagues deviennent rouge sang. Turner a du séjourner ici pour s’inspirer.
Nous sommes dans un petit paradis, où la température extérieure avoisine les 30° avec une mer transparente, un tout petit peu plus fraiche. La barrière de corail est à quelques coups de palme avec ses poissons multicolores. Ajouter à cela quatre jours sans faire les valises, quelques soins au Spa pour avoir la peau encore plus douce, quelques tours en vélo dans l’arrière pays, les bons soins du chef local et de ses assistants, et des soirées aux chandelles les pieds dans le sable. Nous sommes conscients d’être en grand danger, Il est grand temps de reprendre notre route sous peine de nous ensabler ici.
Demain, nous quittons Lombock en bateau de pêche pour Gili, île réputée, entre autre, pour ses spots de plongée et de snorkeling, mais, comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
mercredi 9 mai 2012
Arrivée à Lombock - Bali
Selamat pagi,
A Klunklung, nous visitons l’ancien palais de justice. Ce n’est qu’une terrasse abritée au milieu d’un bassin vert anis. Les jardins sont fleuris et des déesses se cachent sous les bougainvillées. De magnifiques peintures à l’intérieur du toit, montrent la bataille du bien contre le mal et les châtiments qu’enduraient les mauvais gens en enfer. Les juges traditionnels rendaient leur verdict et les coupables n’avaient qu’une sanction morale !!! puisqu’ils allaient être châtiés après leur mort !!!
En redescendant jusqu’à Candidasa, nous nous arrêtons dans une exploitation de sel. La famille habite sur place dans une grande pauvreté. Le sable noir est ratissé et arrosé d’eau de mer. En séchant, il croute et les femmes (encore elles !) le cassent et le ramassent. Elles portent sur leur tête plus de cinquante kilos à chaque trajet, et pourtant elles nous sourient !! Après de multiples opérations de lavage et de séchage au soleil, la fleur de sel toute blanche apparaît dans des paniers en osier posés sur la plage noire.
Arrivés à notre hôtel, nous avons la surprise de voir des caméras. Un épisode d’une série germano-indo-coréenne se déroule sur la plage où un jeune couple se dispute !!! Les enfants du village ne loupent rien des scènes et des allées et venues des techniciens. Le bruit de la mer se fracassant sur la barrière de corail nous berce et nous endort. La barrière, à 2 coups de palme, est toujours aussi magique.
Le lendemain, mercredi 9, nous nous rendons à l’embarcadère de Padang Bai, pour quitter l’île de Bali. 3 moteurs de 300 cv nous éloignent de la rive balinaise. Nous mettrons 1 h 30 pour rejoindre Lombok au lieu de 5 h en ferry. Cette île se situe à l’est de Bali et propose encore des anses intactes, un vrai bain de nature après l’urbanisation de Bali.
Le tout petit port nous accueille au milieu des pirogues des pêcheurs, colorées avec des balanciers en bambou. Pour débarquer, nous marchons dans l’eau pour atteindre la plage, Denis porte notre valise sur la tête. Une majorité musulmane habite sur l’île, la route est étroite et traverse de petits villages mal entretenus, où des charrettes tirées par des poneys sont utilisées pour les transports locaux.
Notre hôtel paradisiaque se situe sur une immense plage de sable blanc, avec une vaste piscine, une mer bleu clair et des tas de poissons qui n’attendent que nous pour se mirer dans nos masques. La vie risque d’être trop difficile pendant quatre jours ! plage, piscine, snorkeling, jardins tropicaux et cuisine indonésienne, mais cela sera une autre histoire.
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dimanche 6 mai 2012
Snorkeling à Bali
Selamat pagi,
Samedi, départ pour l’île de Menjangan au nord-ouest de l’île. 1 heure et demie de route, la seule de cette région, quasi déserte jusqu’en 1963. Le volcan Agung avait choisit cette année pour se réveiller et chasser des milliers de familles du sud au nord. Depuis, le développement de l’industrie du tourisme draine une immigration de travailleurs javanais. La construction de l’aéroport dans cette partie de l’île va accélérer le mouvement, et de nombreux hôtels sont en projet ou en construction. Les mosquées aussi poussent comme des champignons, les Javanais sont presque tous musulmans et la population dans cette partie de l’île est déjà à 40 % musulmane.
Aujourd’hui, jour de pleine lune et de cérémonie dans beaucoup de temples hindouistes. Nous croisons de nombreux fidèles tout de blanc vêtus, ou avec un sarong jaune éclatant. Les femmes sont superbes dans leurs sarongs de fête et croulent sous les paniers d’offrande. Nous voyons passer un cortège avec des offrandes qui seront offertes à la mer. Une quarantaine de femmes avec des corbeilles de fruits sur la tête précèdent l’orchestre et les fidèles. Magnifique.
Nous arrivons en milieu de matinée au port. Le temps de prendre l’équipement de snorkeling, nous embarquons sur un petit bateau pour une courte traversée. Nous sommes dans un parc national et seule la mangrove borde le bassin naturel qui protège le port. Nous sommes sur un spot les plus renommés de Bali, sur le massif de corail. Dès que mettons le masque dans l’eau limpide, la magie commence. Nous nous croyons revenus en Polynésie. Des milliers de poisson de toutes les couleurs nous entourent, nous retrouvons beaucoup d’espèces déjà vues et en découvrons d’autres. Les étoiles de mer, les bénitiers, les concombres de mer, les anémones et leurs poissons clowns, les coraux de toutes les couleurs complètent le tableau. Nous prenons un poison boule dans la main (Sykes dans «Gang de requin» pour les initiés), apeuré, il se gonfle au maximum, nous le relâchons bien vite. Séquence émotion.

En changeant de mouillage, nous voyons des grottes remplies de chauve-souris et apercevons du large le temple de l’Île (seuls des prêtes vivent ici) dédié à Ganesh. C’est la cérémonie, ici aussi, et une flottille de bateaux amène les pèlerins chargés d’offrandes. Le deuxième spot est presque aussi beau que le premier, et nous repartons les yeux pleins de couleurs. L’art de la photo sous marine est assez délicat à maîtriser et nous avons peu de photos.
La soirée est animée avec l’anniversaire de Camille que nous fêtons. Elle souffle ses 16 bougies sans problème, c’est une grande fille maintenant, même si la majorité est à 17 ans ici. Il lui faudra revenir l’année prochaine pour pouvoir conduire.
Après une courte nuit de sommeil, nous embarquons dans une pirogue, bateau étroit, inconfortable et bruyant, en état souvent précaire, mais qui flotte et sur lequel les pêcheurs locaux passent plus de 10 heures par jour. Il est 6 heures du mat, nous partons pour observer des dauphins. Le ciel pâlit à l’est, petit à petit, le soleil monte dans le ciel dans une explosion de rouge, d’orange et de jaune. Après une heure de navigation, nous apercevons les premiers dauphins. Au départ nous ne voyons que leurs nageoires dorsales qui percent la surface de la mer à intervalles réguliers. Puis, ils se déchaînent, certains font des sauts impressionnants, d’autres des pirouettes, d’autres encore tournent sur eux mêmes. Le spectacle est assez court, une quinzaine de minutes, mais valait vraiment la peine.
Retour à l’hôtel, il est 8 heures et demi. Nous profitons de la matinée et de la piscine avant de rejoindre Amed à l’Est de l’île dans l’après midi. Nous longeons les volcans qui restent drapés dans une écharpe nuageuse. Tout le sol est noir ici, jusqu’au sable des plages, vestiges des coulées de lave qui ont souvent recouvert la terre. La route est magnifique en surplombant la côte escarpée, elle nous rappelle le Sud de Naples par endroit, non sans nostalgie.
Demain découverte de la région mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
La wifi a la nonchalance du pays, il faudra patienter pour les photos, en attendant profitez de celles de la Chine sur : http://81.56.253.141/worldwide/
Aujourd’hui, jour de pleine lune et de cérémonie dans beaucoup de temples hindouistes. Nous croisons de nombreux fidèles tout de blanc vêtus, ou avec un sarong jaune éclatant. Les femmes sont superbes dans leurs sarongs de fête et croulent sous les paniers d’offrande. Nous voyons passer un cortège avec des offrandes qui seront offertes à la mer. Une quarantaine de femmes avec des corbeilles de fruits sur la tête précèdent l’orchestre et les fidèles. Magnifique.
Nous arrivons en milieu de matinée au port. Le temps de prendre l’équipement de snorkeling, nous embarquons sur un petit bateau pour une courte traversée. Nous sommes dans un parc national et seule la mangrove borde le bassin naturel qui protège le port. Nous sommes sur un spot les plus renommés de Bali, sur le massif de corail. Dès que mettons le masque dans l’eau limpide, la magie commence. Nous nous croyons revenus en Polynésie. Des milliers de poisson de toutes les couleurs nous entourent, nous retrouvons beaucoup d’espèces déjà vues et en découvrons d’autres. Les étoiles de mer, les bénitiers, les concombres de mer, les anémones et leurs poissons clowns, les coraux de toutes les couleurs complètent le tableau. Nous prenons un poison boule dans la main (Sykes dans «Gang de requin» pour les initiés), apeuré, il se gonfle au maximum, nous le relâchons bien vite. Séquence émotion.
En changeant de mouillage, nous voyons des grottes remplies de chauve-souris et apercevons du large le temple de l’Île (seuls des prêtes vivent ici) dédié à Ganesh. C’est la cérémonie, ici aussi, et une flottille de bateaux amène les pèlerins chargés d’offrandes. Le deuxième spot est presque aussi beau que le premier, et nous repartons les yeux pleins de couleurs. L’art de la photo sous marine est assez délicat à maîtriser et nous avons peu de photos.
La soirée est animée avec l’anniversaire de Camille que nous fêtons. Elle souffle ses 16 bougies sans problème, c’est une grande fille maintenant, même si la majorité est à 17 ans ici. Il lui faudra revenir l’année prochaine pour pouvoir conduire.
Après une courte nuit de sommeil, nous embarquons dans une pirogue, bateau étroit, inconfortable et bruyant, en état souvent précaire, mais qui flotte et sur lequel les pêcheurs locaux passent plus de 10 heures par jour. Il est 6 heures du mat, nous partons pour observer des dauphins. Le ciel pâlit à l’est, petit à petit, le soleil monte dans le ciel dans une explosion de rouge, d’orange et de jaune. Après une heure de navigation, nous apercevons les premiers dauphins. Au départ nous ne voyons que leurs nageoires dorsales qui percent la surface de la mer à intervalles réguliers. Puis, ils se déchaînent, certains font des sauts impressionnants, d’autres des pirouettes, d’autres encore tournent sur eux mêmes. Le spectacle est assez court, une quinzaine de minutes, mais valait vraiment la peine.
Retour à l’hôtel, il est 8 heures et demi. Nous profitons de la matinée et de la piscine avant de rejoindre Amed à l’Est de l’île dans l’après midi. Nous longeons les volcans qui restent drapés dans une écharpe nuageuse. Tout le sol est noir ici, jusqu’au sable des plages, vestiges des coulées de lave qui ont souvent recouvert la terre. La route est magnifique en surplombant la côte escarpée, elle nous rappelle le Sud de Naples par endroit, non sans nostalgie.
Demain découverte de la région mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
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samedi 5 mai 2012
Lovina à Bali
Selamat pagi,
Ce matin, jeudi 3 mai, rendez vous avec Marcela et Haidjan, deux éléphants, pour une balade dans la forêt tropicale. Confortablement installés, nous avançons parmi la végétation luxuriante, bananiers, palmiers, lierres. L’arbre à cacao n’a pas encore ses carreaux de chocolat mais ses grosses graines sont allongées et vertes. D’effroyables araignées patientent au milieu de leurs toiles brillantes sous le soleil. Marcela essaye de casser avec ses pattes une noix de coco, mais renonce. Haidjan la reprend dédaigneusement, prouve que le mâle est plus lourd que la femelle et se régale d’un coup de trompe. Notre cornac est en couple avec Marcela depuis onze ans déjà, ils viennent tous les deux de Sumatra et rêvent tous les deux de venir en France et de se produire. Le petit village à l’orée de la forêt est bien animé, trois enfants partent à l’école sur le scoot de la maman, une vieille femme le regard perdu, marche, des hommes travaillent dans les champs, des femmes balaient les fleurs et les feuilles tombées de la nuit. Nous revenons au centre, pour le bain et nous apprécions de n’être pas trop arrosés. Nous arrivons en fanfare, nos montures jouant de l’harmonica. Photos souvenirs. Denis pose son chapeau et notre éléphant l'ébouriffe d’un grand coup d’oreille. Mais une autre surprise nous attend, un ours noir. Il est prêt à nous faire rire, à se faire prendre en photo, à monter sur nos genoux et prend Viviane dans ses bras. C’est Nanar qui va être jaloux.
Petite pause déjeuner et rafting. Quelle journée ! La rivière Ayung est fraîche et belle, nous embarquons dans notre navire puis défier les rapides, pagaie à la main.
Fin de journée à un spectacle de danse Kecak. Cette danse traditionnelle parle de l’épopée de Ramayana et de sa fidèle épouse Sita. Une petite centaine d’hommes torses nus et fleurs dans les cheveux chantent à capela et remplacent avantageusement un orchestre de percussions. Ils sont assis en tailleur, leurs corps ondulant au rythme saccadé de leurs chants. Ils se lèvent d’un bond et puis se couchent les uns sur les autres et se relèvent. Leur mélopée est lente et prenante et nous donne des frissons. Les jeunes filles sont couronnées de fleurs de frangipaniers et de bâtons d’encens et maquillées avec grand soin. Leurs gestes sont lents et souples, déliant leur corps jusqu’au bout de leurs ongles. Un gros feu de noix de coco est préparé au milieu de la scène, un homme arrive et danse autour avec un cheval en paille. Puis horreur, il avance au milieu du brasier, projetant les noix de coco rougeoyantes. Les braises volent jusqu’à ses genoux et nous font frémir. Il s’arrête sous les bravos et s’assoit. Ses pieds sont noirs, mais ne semblent pas brulés. Nous repartons chamboulés en partageant nos impressions.
Nous retournons chez l’italien, parler de son beau pays et déguster des calzones et son limoncello fabrication maison.
Le lendemain, vendredi 4, nous traversons l’île de Bali en direction du nord-ouest. La route serpente en traversant de petits villages, les maisons balinaises sont toutes aussi jolies avec leurs frontons sculptés et leurs cours intérieures. Tous les temples aux divinités sont pavoisés de jaune et de blanc et leurs toits noirs aux fibres de palmier sont agrémentés de frises rouge et or. Les fleurs dans les jarres ou simplement dans les fossés, les tissus colorés des sarongs et les sourires des villageois continuent à nous charmer.
Les rizières sont toutes en eaux, nous marchons sur l’étroit talus, gare à ne pas tomber dans la boue ! On cultive le riz blanc, le noir et le rouge, le sauvage et le riz gluant. De loin, nous apercevons des chapeaux pointus. Les femmes ont commencé la récolte de riz. Elles sont une vingtaine, soigneusement couvertes pour se protéger de l’ardeur du soleil et sont regroupées pour la pause casse-croûte. Notre arrivée les interpelle, certaines ne veulent pas se faire photographier, d’autres reprennent leur travail. Une, à l’aide d’une serpe, fauche, une autre ramasse, puis une autre tape la gerbe de riz dans un grand sac blanc, un filet bleu protégeant les grains qui s’envolent. Le riz est très mûr, les grains se détachent facilement. L’activité est complètement repartie et toutes s’affairent à leur travail, les tâches sont bien définies et les gestes sont précis.
Nous reprenons notre marche au milieu de ce dédale de verts. L’irrigation est très précieuse et le moindre ruisseau est canalisé de pierres et retenu par des écluses. Le bruit de l’eau nous rafraîchit, il n’est que dix heures mais il fait déjà chaud. Nous arrivons à Jatiluwith, au coeur de superbes paysages de damiers de rizières en terrasses à perte de vue. Le patrimoine mondial de l’Unesco a reconnu cette beauté et la protège afin qu’aucun hôtel, entre autre, ne s’installe. Chaque colline est plus belle que les autres et certains détails ponctuent ce décor. Là, un petit autel pavoisé avec des offrandes fraîches, là, une plante rouge, là une cabane en bois, là, une autre en toit de chaume et plus loin, une ancienne maison hollandaise coloniale qui persiste à regarder ce paysage d'éden, malgré le départ précipité de ses propriétaires. Tout est sujet à peindre, nous imaginons les crayons de pastels ou les coups de couteaux sur l’huile fraiche. Cécile, tu peux être fière de tes élèves ! Les lignes se croisent, les épis légers s’agitent et s'emmêlent au moindre souffle du vent. Les nuages blancs dans le ciel bleu apportent du vert sombre dans les cultures, créant ainsi une nouvelle couleur et non pas de l’ombre. Nous goutons des petits gâteaux de riz auprès d’une marchande au bord de la route. Ils sont verts et doucereux rempli de caramel à la sève de bananier.
En voiture, nous arrivons à Batukaru et son temple. En ce début d’après-midi, le temple est vide. Le site est grand, adossé à la forêt tropicale et semble être prisonnier d’elle. Les oiseaux chantent, les singes crient. Toutes les sculptures en pierres sont recouvertes d’un épais tapis de mousse verte, jaune et ocre. Les démons sont ainsi figés dans leur posture. Malgré le végétal nous reconnaissons la grâce d’une déesse par son sourire et ses bijoux. Au milieu d’un petit lac, un autel se reflète à l’infini inversant l’image du ciel et de la terre. Des jacinthes d’eau, des nénuphars et bien sûr des poissons rouges l’ont colonisé. Comme partout, les offrandes sont fraîches et seul un prêtre surveille l’accès. Beaucoup de charme.
La route nous emmène à 1 200 m. d’altitude, au lac Bratan, deuxième plus grand lac de Bali, entouré de montagnes. L’esplanade ressemble à celle de Genève sans le jet d’eau, des beaux parterres d’iris, de bougainvillées et de frangipaniers. Des cars d’asiatiques ont déversé leur fret. Etonnés nous nous approchons de toutes petites chouettes, de chauve-souris suspendues, de toucans râleurs, d’un aigle et d’un énorme serpent endormi dans un aquarium ! Mais ce ne sont que pour des photos payantes d’attrape touristes. Les tee-shirts «I love Bali» sont disposés le long de la ruelle et les marchandes nous interpellent avec des carillons en bois, des sculptures diverses et des noix de coco évidées.
Ici la religion majoritaire est musulmane. Cela se voit, les femmes sont voilées et les maisons ne sont plus que des carrés de ciment sur deux étages sans frises et sans fioritures et bien sûr, sans temple pavoisé. Cela s’entend aussi, car le muezzin chante du haut de sa tour. On comprend qu’on sera réveillé à 5 h du mat !
La religion est obligatoire en Indonésie et portée sur la carte d’identité. Quatre castes sont encore présentes, comme en Inde. La première, les Brahmanes, la deuxième, les princes, la troisième, les commerçants et la quatrième, les paysans. Chaque caste a son propre langage, ses privilèges, son étiquette. Même si la vie moderne a émoussé les rangs et créé d’autres professions, il est encore difficile pour une fille de marier un garçon d’une caste inférieure. Les noms balinais sont codés afin de révéler à la fois la caste et le rang de naissance.
La route redescend et des dizaines de macaques à longues queues attendent l’arrêt d’une voiture ou d’un scoot pour quémander ou chaparder de la nourriture. Les tout petits sont agrippés à leur mère et les adultes patientent assis, avec des expressions humaines.
Nous arrivons à Lovina, notre hôtel nous attend au bord de la mer avec sa plage noire. Demain snorkeling et après-demain dauphins, mais ce seront d’autres histoires, car comme vous l’avez vu, nous sommes en vacances ici et nous rédigeons que tous les deux jours !!!
Sampai jumpa
La wifi a la nonchalance du pays, il faudra patienter pour les photos, en attendant profitez de celles de la Chine sur : http://81.56.253.141/worldwide/
Petite pause déjeuner et rafting. Quelle journée ! La rivière Ayung est fraîche et belle, nous embarquons dans notre navire puis défier les rapides, pagaie à la main.
Nous retournons chez l’italien, parler de son beau pays et déguster des calzones et son limoncello fabrication maison.
Les rizières sont toutes en eaux, nous marchons sur l’étroit talus, gare à ne pas tomber dans la boue ! On cultive le riz blanc, le noir et le rouge, le sauvage et le riz gluant. De loin, nous apercevons des chapeaux pointus. Les femmes ont commencé la récolte de riz. Elles sont une vingtaine, soigneusement couvertes pour se protéger de l’ardeur du soleil et sont regroupées pour la pause casse-croûte. Notre arrivée les interpelle, certaines ne veulent pas se faire photographier, d’autres reprennent leur travail. Une, à l’aide d’une serpe, fauche, une autre ramasse, puis une autre tape la gerbe de riz dans un grand sac blanc, un filet bleu protégeant les grains qui s’envolent. Le riz est très mûr, les grains se détachent facilement. L’activité est complètement repartie et toutes s’affairent à leur travail, les tâches sont bien définies et les gestes sont précis.
La religion est obligatoire en Indonésie et portée sur la carte d’identité. Quatre castes sont encore présentes, comme en Inde. La première, les Brahmanes, la deuxième, les princes, la troisième, les commerçants et la quatrième, les paysans. Chaque caste a son propre langage, ses privilèges, son étiquette. Même si la vie moderne a émoussé les rangs et créé d’autres professions, il est encore difficile pour une fille de marier un garçon d’une caste inférieure. Les noms balinais sont codés afin de révéler à la fois la caste et le rang de naissance.
La route redescend et des dizaines de macaques à longues queues attendent l’arrêt d’une voiture ou d’un scoot pour quémander ou chaparder de la nourriture. Les tout petits sont agrippés à leur mère et les adultes patientent assis, avec des expressions humaines.
Nous arrivons à Lovina, notre hôtel nous attend au bord de la mer avec sa plage noire. Demain snorkeling et après-demain dauphins, mais ce seront d’autres histoires, car comme vous l’avez vu, nous sommes en vacances ici et nous rédigeons que tous les deux jours !!!
Sampai jumpa
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Anniversaire de Camille
Camille aura seize ans
ce dimanche 6 mai
de l’autre côté de la terre, à Bali.
Si vous voulez lui laisser un message
vous pouvez utiliser les commentaires de notre blog, Facebook ou son adresse Yahoo.
Merci.
Merci à tous pour vos messages ils m'ont fais très plaisir.
Je vous embrasse tous très fort, je vous joint une photo pour vous prouver que j'ai bien soufflé mes bougies.
Camille.
mercredi 2 mai 2012
Ubud à Bali
Selamat pagi,
Mardi 1er mai, jour du muguet, nous quittons Jimbaran, en direction d’Ubud à 30 km au nord de Denpasar. La route est entourée de rizières et de cocotiers et la petite bourgade apparaît avec ses artistes sur les trottoirs, des sculpteurs sur pierre et sur bois, des peintres et des ferronniers.
Nous visitons une maison balinaise. A l’extérieur, une pancarte indique le nom du propriétaire, le nombre d’hommes et de femmes et la superficie. Un paravent en pierre entouré de sculptures, devant la porte d’entrée, rappelle le feng shui chinois, mais protège ici simplement l’intimité de la maisonnée. La cour spacieuse est entièrement pavée de cailloux de la rivière qui permettent un massage régulier de la plante des pieds. Différents bâtiments ont chacun leur vocation suivant leur direction, à l’ouest, la cuisine et les parcs pour les animaux (cochons, poulets...) à l’est, deux pièces pour le jeune couple marié, au centre la chambre pour les parents et au nord, en direction des volcans de l’île, des autels régulièrement fleuris, afin de se garantir la protection d’une kyrielle de divinités.
La journée se termine agréablement par une séance de massage d’où nous ressortons complètement stone, pour dîner chez un italien.
Ce mercredi, la journée commence par une balade à pied dans les rizières autour d’Ubud. Le riz est haut et bien vert, les rizières en terrasse sont magnifiques, c’est une mosaïque de verts doux et clairs ponctués par le vert sombre des cocotiers . Les femmes en chemise de couleur traversent les champs avec des paniers d’offrandes sur la tête, les hommes, pieds nus et la serpe à la ceinture nous saluent. Ils rient de leur peu de dents, quand ils entendent notre Selamat Pagi trop mal prononcé. Le calme de la campagne balinaise nous ressource après l’agitation des villes chinoises.
Nous traversons des villages où les habitants sont tous gentils, chaleureux et souriants. Leur nature est bienveillante, leur religion tolérante et le climat chaud toute l’année. Tous posent pour la photo sans problème, voire nous apostrophent. Nous sommes conquis et ravis. Une des premières destinations touristiques de notre planète, et cela ne doit rien au hasard.
La religion est très présente, Hindouiste a une écrasante majorité. Bali a mélangé les anciennes croyances animistes aux rites indiens. Il y a des temples partout, plusieurs par village, tout est prétexte à une nouvelle construction, un arbre centenaire, la rivière, un champ... A l’intérieur de chaque maison, des autels sont dédiés aux ancêtres, aux dieux et aux gardiens du lieu qui éloignent les mauvais esprits. Chaque matin, les femmes déposent des offrandes et allument des bâtons d’encens devant chaque temple et y consacrent une bonne partie de leur journée. Elles les préparent en tressant des petits paniers avec des feuilles de palmiers ou de bananiers dans lesquels elles déposent de la nourriture, du riz, des biscuits, des fruits et des pétales de fleurs. Elles font le tour de la maison, puis du quartier, pour déposer leurs offrandes et satisfaire les dieux. Aujourd’hui, c’est la «cérémonie» au temple d’un village que nous traversons. Chaque temple a deux cérémonies par an, un peu comme son anniversaire. A cette occasion les temples sont pavoisés de jaune et de blanc, couleurs de la pureté, et les offrandes sont impressionnantes. Les femmes arrivent, avec des coupes de fruits et de nourriture, d’une hauteur de plus d’un mètre, qu’elles portent sur leur tête. D’autres les calent comme elles le peuvent, juchées sur des mobylettes. C’est un défilé incessant de ces coupes d’offrandes plus belles les unes que les autres, que nous regardons ébahis et éblouis. Elles sont fières de nous les montrer et de se faire photographier.

Les coqs de combats attendent leur heure de gloire. Les combats sont aujourd’hui interdits sur l’île, sauf pour les cérémonies des temples, pendant lesquels le sang versé purifiera la terre pour l’année à venir. En attendant, ils restent sagement sous leur cage d’osier.
Le 23 mars est sacré pour tous les balinais. La veille au soir, on promène dans les rues les statues des gardiens pour chasser les mauvais esprits et le silence s’abat sur l’île. Tout est fermé, plus de circulation, d’électricité, de téléphone et il est interdit de crier jusqu’au lendemain soir. Même les avions respectent la tradition, l’aéroport restera fermé toute la journée. Chapeau pour une île qui ne vit quasiment que du tourisme.
Demain, balade en éléphant et rafting, mais cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
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Nous visitons une maison balinaise. A l’extérieur, une pancarte indique le nom du propriétaire, le nombre d’hommes et de femmes et la superficie. Un paravent en pierre entouré de sculptures, devant la porte d’entrée, rappelle le feng shui chinois, mais protège ici simplement l’intimité de la maisonnée. La cour spacieuse est entièrement pavée de cailloux de la rivière qui permettent un massage régulier de la plante des pieds. Différents bâtiments ont chacun leur vocation suivant leur direction, à l’ouest, la cuisine et les parcs pour les animaux (cochons, poulets...) à l’est, deux pièces pour le jeune couple marié, au centre la chambre pour les parents et au nord, en direction des volcans de l’île, des autels régulièrement fleuris, afin de se garantir la protection d’une kyrielle de divinités.
La journée se termine agréablement par une séance de massage d’où nous ressortons complètement stone, pour dîner chez un italien.
Nous traversons des villages où les habitants sont tous gentils, chaleureux et souriants. Leur nature est bienveillante, leur religion tolérante et le climat chaud toute l’année. Tous posent pour la photo sans problème, voire nous apostrophent. Nous sommes conquis et ravis. Une des premières destinations touristiques de notre planète, et cela ne doit rien au hasard.
Les coqs de combats attendent leur heure de gloire. Les combats sont aujourd’hui interdits sur l’île, sauf pour les cérémonies des temples, pendant lesquels le sang versé purifiera la terre pour l’année à venir. En attendant, ils restent sagement sous leur cage d’osier.
Le 23 mars est sacré pour tous les balinais. La veille au soir, on promène dans les rues les statues des gardiens pour chasser les mauvais esprits et le silence s’abat sur l’île. Tout est fermé, plus de circulation, d’électricité, de téléphone et il est interdit de crier jusqu’au lendemain soir. Même les avions respectent la tradition, l’aéroport restera fermé toute la journée. Chapeau pour une île qui ne vit quasiment que du tourisme.
Demain, balade en éléphant et rafting, mais cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
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lundi 30 avril 2012
Jimbaran à Bali
Selamat pagi,
Les vols d’hier (9 h) et surtout l’arrivée tardive (2 h du mat) nous obligent aujourd’hui à profiter de l’hôtel et de sa piscine. A la sortie de l’aéroport, nous avons tout de suite apprécié les 25° ambiants.. Après le béton des villes chinoises, nous retrouvons le plaisir de marcher pied nus dans le sable. L’aéroport tout proche déverse par jumbos complets, des touristes du monde entier. L’accueil est charmant, les habitants sourient et rient pour rien. A quelques mètres de nos chambres, les balinais s’activent avec la même ferveur qu’en Polynésie, et cela nous plait bien. Les pêcheurs partent en fin d’après-midi pour une nuit en mer, sur de petites barques à balanciers, d’autres ramassent des coquillages. Les femmes vendent le poisson à même la plage et sont tout sourire devant notre objectif.
Nous dînons sur une plage à manger, les pieds dans le sable, à déguster de délicieux fruits de mer. Le bruit de la mer rivalise avec les danseurs traditionnels et les chansons des musiciens qui viennent près des tables jouer la sérénade.
Demain, nous rentrons dans l’île de Bali, pour Ubud et ses rizières, mais cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
La wifi a la nonchalance du pays, il faudra patienter pour les photos, en attendant profitez de celles de la Chine sur : http://81.56.253.141/worldwide/
Demain, nous rentrons dans l’île de Bali, pour Ubud et ses rizières, mais cela sera une autre histoire.
Sampai jumpa
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dimanche 29 avril 2012
La Chine - suite et fin
Ni Hao,
Nous quittons la Chine, après un mois de tribulations du sud au nord. Chaque jour, nous avons été étonnés ou abasourdis. Nous n’avons pas pu communiquer nos pensées, nos réflexions pendant notre séjour dans le pays du milieu, car nous avons craint pour nos mails. Quelques guides ont été plus loquaces que d’autres et nous ont fait part de leur réelle vie au sein d’un pays fermé qui s’ouvre petit à petit et ils nous ont demandé le silence et la discrétion. Un pays communiste qui vit comme un pays libéral où l’argent est omniprésent.
L’empire du milieu est vraiment bien nommé aujourd’hui. La mafia se confond avec les dirigeants en place. La corruption est partout. Quand nous voyons tous ces chantiers pharaoniques dans tout le pays, nous comprenons mieux pourquoi la Chine est le pays au monde où il roule le plus de Ferrari ou toutes autres marques de luxe. Il y a un immense fossé entre le discours officiel, qui évolue à la rapidité de la tortue et l’enrichissement des gens en place, qui rappelle plus la course du lièvre.
Le parti unique propose des élections mais il n’y a qu’un candidat, et quand il y en plusieurs, ils sont tous du même parti ! Une jeune guide, nous a dit que c’était plus pratique, qu’il n’y avait pas de tension dans le pays pendant ce temps, et que le parti s’occupait de tout ! Parfois, c’est vrai que cela peut faire rêver.
Sur la place Tian An Men, une autre jeune guide nous a répondu qu’elle ne savait pas pour les chars et de la révolte de 1978 et qu’elle ne connaissait pas la fameuse photo du jeune étudiant, qu’elle n’était pas née à ce moment-là, alors elle ne peut pas savoir.
Le Tibet, très religieux est séparé en deux zones, l’avant pays, dirigé par la Dalai Lama en exil et l’arrière pays guidé lui par la pancha lama. L’état, au lieu de respecter la méthode ancestrale de choix du nouveau Pancha lama, en a nommé un, qui reste à Pékin et non à Lhassa, aux ordres du parti bien sur. C’est un sujet de fort mécontentement au Tibet, en plus de toute les humiliations qu’ils ont subies et qu’il subissent encore.
Si, en Chine, vous tapez sur Google, Tibet, Révolution, etc..vous n’aurez pas de réponse. Facebook est inimaginable. Mais les chinois arrivent à contourner les obstacles électroniques et internet est et sera un outil majeur pour véhiculer des idées nouvelles et lutter contre la pensée unique.
Beaucoup d’injustices, il faut payer partout, dans toutes les administrations. Hôpitaux, police, mairie, écoles, etc... Les médecins voient officiellement 300 patients par jour, alors pour être vu réellement, l’enveloppe est de rigueur. L’accès aux médicaments, à priori gratuit, est payant lui aussi. Les médecins prennent les médicaments à l’hôpital et les revendent aux patients...Les meilleurs postes dans les administrations s’achètent, de plus en plus cher quand on monte dans la hiérarchie, alors il faut rentabiliser au plus vite cet investissement.
Un guide nous a dit avoir «loupé « le permis de conduire car il ne voulait pas ou ne pouvait pas payer. Il a compris, il le repassera cette année avec enveloppe et aura son précieux sésame. Un autre nous a dit que même à l’école, certains examens étaient truqués par des enveloppes.
Le regard des deux couples de grand-parents et du couple de parents pour l’enfant unique est rempli de satisfaction et d’attente. La politique de l’enfant unique a rendu des millions de chinois malheureux. Des milliers d’enfants sont morts avant et après leur naissance, surtout des filles, pour le bien être du pays. Nous qui sommes devenus si individualistes, nous n’arrivons pas à imaginer autant de tyrannie dans la vie personnelle des gens. Sachez que cette politique a été mise en place en 1978, le pays , à cette époque, a du mal à nourrir tout le monde, et la population est à 70% paysanne avec une tradition de famille nombreuse, synonyme de nombreuses famines. Sans cette politique, la Chine flirterait aujourd’hui avec les 2 milliards, mais le prix a été et sera très cher à payer. La Chine vieillit et la pyramide des âges actuelle a de quoi faire peur pour l’avenir proche. Ainsi, et seulement depuis 2010, il y a eu quelques aménagements :
Si les parents sont des enfants uniques, il est possible d’avoir un 2ème enfant, si le premier enfant est une fille.
Si les 2 parents sont paysans et qu’ils vivent à la campagne, il est possible d’avoir un 2ème même si le 1er est un garçon.
Si les 2 parents font partie de minorité et s’ils ne sont pas fonctionnaires, il est possible d’avoir 2 enfants.
Dans la période la plus noire du contrôle des naissances, avec un deuxième enfant ou une deuxième maternité, les parents perdaient leur travail et beaucoup de sanctions pouvaient toucher leurs familles. Aujourd’hui, l’argent fait la différence et les plus riches payent de lourdes amendes pour avoir plusieurs enfants, représentant trois fois leur salaire annuel. L’immense majorité n’a donc pas le choix. Un seul enfant pour deux familles, ils sont donc très gâtés, font souvent des caprices, sont habillés comme des princes et des princesses. On peut acheter des jouets dans n’importe quel lieu public. Que donnera plus tard, tous ces enfants , supporteront-ils les aléas de la vie. Une guide nous a fait la réflexion en voyant Viviane et Camille s’amuser que :»les familles nombreuses, c’est bien». Les yeux humides, elle a ajouté qu’elle était enfant unique, que sa maman aurait voulu un autre enfant mais qu’elle n’avait pas d’argent... Un autre nous raconte qu’un jour où il était enfant, ses parents ont trouvé un panier devant leur porte avec une petite fille. N’ayant pas suffisamment d’argent pour l’adopter, un couple de voisins, ne pouvant avoir d’enfant, a été trop heureux de la prendre avec eux. Une seule maternité étant possible, certain couples ayant une fille en premier et, voulant absolument un garçon, prennent le risque d’avoir un deuxième enfant. La femme va accoucher sans assistance hospitalière et ils ne déclareront pas la naissance aux autorités. Ces enfants sont alors sans papier et sans existence officielle. Il y en aurait plusieurs millions en Chine, dans l’impossibilité d’aller à l’école, et d’avoir accès aux services sociaux. Ils n’existent pas et pourtant ils vivent...
Les enfants sont, dès la crèche, une grosse dépense. Les structures sont insuffisantes, il faut soudoyer un responsable pour avoir une place. A l’école, les enfants peuvent être cinquante ou soixante par classe. Si vous voulez que l’instituteur s’occupe un peu de votre bambin, il faut lui donner régulièrement des enveloppes. L’enfant doit absolument réussir, les places sont peu nombreuses. Il y a peu de vacances scolaires et ils se retrouvent à travailler sans cesse sur leurs devoirs, tous les jours, dès leur plus jeune âge.
La pression exercée par les familles sur les enfants est terrible, ils doivent absolument réussir, et l’université est LE BUT, pour tous les parents et grand-parents. La compétition est partout, le moindre poste intéressant voit des centaines de candidats postuler. C’est la porte ouverte à tous les excès.
Après Hong-Kong, ville tonitruante ressemblant à New York, nous sommes partis dans des endroits très touristiques. Mais touristique ne veut pas dire adapté aux européens, non, les touristes ici, sont à 90 % des chinois. Nous avons rencontré peu d’européens et encore moins de français. Les chinois circulent en cars bondés, casquette de couleur vissée sur leur tête. Sitôt que le car s’arrête, ils sautent littéralement pour suivre le guide qui à l’aide d’un parapluie ou d’une perche, les harangue avec un micro fort et grésillant. Il est impossible de couper leur file, car les représailles peuvent être terribles, vous risquez d’être bousculés voire renversés sans que personne ne s’en préoccupe.
Le flux incessant de personnes a été très fatigant, ils sont nombreux, très nombreux et hurlent entre eux pour s’interpeler. Les trottoirs et les rues sont bondés. Sur les sites, ils prennent toute la place et ils ne conçoivent pas la file d’attente. Ils essayent de doubler, plus par principe, je pense. Ils vous doublent pour tout, essayent de s’infiltrer, interpellent la personne qui s’occupe de vous, ils ne peuvent pas attendre. Si la Chine a la première place de ce podium, nous l’avons vu dans toute l’Asie.
Mais le plus terrible, ce sont les crachats. Ils se raclent le nez et la gorge tout le temps et crachent partout, dans les sites, les rues et même à table dans les restaurants. Les WC sont repoussants, souvent sans portes, et quand il y en a, les femmes les laissent ouvertes pour discuter avec les copines accroupies sur les WC, convivial ! Les chasses ne sont pas tirées et je ne vous parlerai pas des petites poubelles. Pas de papier, soyez prévoyantes. Pas de savon non plus, de toute façon, elles ne se nettoient pas les mains en sortant, pire elles se nettoient le nez dans le lavabo en se pinçant le nez. La table des restaurants est souvent à l’unisson, et il faut nettoyer la vaisselle et les baguettes avec vos serviettes, car il n’y en a que rarement. Par chance, Benny, notre ancien fournisseur chinois nous avait sélectionné des hôtels 4 étoiles. Malgré cette précaution indispensable, nous avons eu des draps tachés, etc...
Dans les spectacles, quand ils ne discutent pas à haute voix ou téléphonent, ils rient comme des enfants. Ils leur ressemblent aussi quand, dans la rue, ils jouent à toute sorte de jeux de sociétés ou dansent dans les squares, ou qu’ils sont accroupis sur leur fessier pour manger leur bol de riz. La société parait encore très machiste, mais les couples sont tendres entre eux.
En écoutant leur histoire, récente ou plus ancienne, on comprend qu’ils aient du mal à vivre en société et qu’ils n’aient pas les valeurs nécessaires. La révolution culturelle a banni toute forme de culture personnelle et le petit livre rouge(Mao sait tout) est devenu le livre de chevet de toute la Chine. De plus, aujourd’hui, un dixième des chinois appartient au parti, et on ne sait jamais avec qui l’on parle. Le principe est donc de se taire et de ne faire confiance à personne. Tout va bien, et merci le parti. A Kunming, nous avons vu quand même une petite manifestation de personnes âgées, à qui l’on avait «demandé» de déménager et que l’on avait oublié de reloger, cela il y a plus de trois ans.
La chine s’est réveillée, mais nous avons du mal à la voir comme une super puissance. D’un côté, le développement se fait au triple galop; ils construisent des villes entières pendant nous discutons pour le tracé d’une route. D’un autre, les campagnes sont encore presque à l’âge féodal, avec des conditions de vie très précaires. La Chine est en marche, mais il faudra faire encore beaucoup de longues marches pour convaincre le monde de la considérer autrement que comme une immense usine.
Une classe moyenne est en train de voir le jour, éduquée, avec de plus en plus de contacts avec l’étranger. Une évolution de la politique se fera obligatoirement dans les années à venir, comment?? Nous espérons qu’elle soit la plus douce possible pour ce peuple, très différent de nous, mais très accueillants, curieux des autres et d’une extrême gentillesse, quand on brise la barrière de la langue. C’est un pays très intéressant, fascinant, très riche culturellement et qui est en train de redécouvrir toutes ces merveilles enfouies pendant des années. Seul regret, d’avoir du supprimer Shanghai du programme, mais nous reviendrons.
Aujourd’hui, repos à Jimbaran Bali au bord de la piscine et de la mer pour récupérer du vol de nuit.
Demain, départ pour la découverte de Bali, mais cela sera encore une autre histoire.
Zai Jian
Nos photos sont disponibles sur : http://81.56.253.141/worldwide/
Nous quittons la Chine, après un mois de tribulations du sud au nord. Chaque jour, nous avons été étonnés ou abasourdis. Nous n’avons pas pu communiquer nos pensées, nos réflexions pendant notre séjour dans le pays du milieu, car nous avons craint pour nos mails. Quelques guides ont été plus loquaces que d’autres et nous ont fait part de leur réelle vie au sein d’un pays fermé qui s’ouvre petit à petit et ils nous ont demandé le silence et la discrétion. Un pays communiste qui vit comme un pays libéral où l’argent est omniprésent.
L’empire du milieu est vraiment bien nommé aujourd’hui. La mafia se confond avec les dirigeants en place. La corruption est partout. Quand nous voyons tous ces chantiers pharaoniques dans tout le pays, nous comprenons mieux pourquoi la Chine est le pays au monde où il roule le plus de Ferrari ou toutes autres marques de luxe. Il y a un immense fossé entre le discours officiel, qui évolue à la rapidité de la tortue et l’enrichissement des gens en place, qui rappelle plus la course du lièvre.
Le parti unique propose des élections mais il n’y a qu’un candidat, et quand il y en plusieurs, ils sont tous du même parti ! Une jeune guide, nous a dit que c’était plus pratique, qu’il n’y avait pas de tension dans le pays pendant ce temps, et que le parti s’occupait de tout ! Parfois, c’est vrai que cela peut faire rêver.
Sur la place Tian An Men, une autre jeune guide nous a répondu qu’elle ne savait pas pour les chars et de la révolte de 1978 et qu’elle ne connaissait pas la fameuse photo du jeune étudiant, qu’elle n’était pas née à ce moment-là, alors elle ne peut pas savoir.
Le Tibet, très religieux est séparé en deux zones, l’avant pays, dirigé par la Dalai Lama en exil et l’arrière pays guidé lui par la pancha lama. L’état, au lieu de respecter la méthode ancestrale de choix du nouveau Pancha lama, en a nommé un, qui reste à Pékin et non à Lhassa, aux ordres du parti bien sur. C’est un sujet de fort mécontentement au Tibet, en plus de toute les humiliations qu’ils ont subies et qu’il subissent encore.
Si, en Chine, vous tapez sur Google, Tibet, Révolution, etc..vous n’aurez pas de réponse. Facebook est inimaginable. Mais les chinois arrivent à contourner les obstacles électroniques et internet est et sera un outil majeur pour véhiculer des idées nouvelles et lutter contre la pensée unique.
Beaucoup d’injustices, il faut payer partout, dans toutes les administrations. Hôpitaux, police, mairie, écoles, etc... Les médecins voient officiellement 300 patients par jour, alors pour être vu réellement, l’enveloppe est de rigueur. L’accès aux médicaments, à priori gratuit, est payant lui aussi. Les médecins prennent les médicaments à l’hôpital et les revendent aux patients...Les meilleurs postes dans les administrations s’achètent, de plus en plus cher quand on monte dans la hiérarchie, alors il faut rentabiliser au plus vite cet investissement.
Un guide nous a dit avoir «loupé « le permis de conduire car il ne voulait pas ou ne pouvait pas payer. Il a compris, il le repassera cette année avec enveloppe et aura son précieux sésame. Un autre nous a dit que même à l’école, certains examens étaient truqués par des enveloppes.
Le regard des deux couples de grand-parents et du couple de parents pour l’enfant unique est rempli de satisfaction et d’attente. La politique de l’enfant unique a rendu des millions de chinois malheureux. Des milliers d’enfants sont morts avant et après leur naissance, surtout des filles, pour le bien être du pays. Nous qui sommes devenus si individualistes, nous n’arrivons pas à imaginer autant de tyrannie dans la vie personnelle des gens. Sachez que cette politique a été mise en place en 1978, le pays , à cette époque, a du mal à nourrir tout le monde, et la population est à 70% paysanne avec une tradition de famille nombreuse, synonyme de nombreuses famines. Sans cette politique, la Chine flirterait aujourd’hui avec les 2 milliards, mais le prix a été et sera très cher à payer. La Chine vieillit et la pyramide des âges actuelle a de quoi faire peur pour l’avenir proche. Ainsi, et seulement depuis 2010, il y a eu quelques aménagements :
Si les parents sont des enfants uniques, il est possible d’avoir un 2ème enfant, si le premier enfant est une fille.
Si les 2 parents sont paysans et qu’ils vivent à la campagne, il est possible d’avoir un 2ème même si le 1er est un garçon.
Si les 2 parents font partie de minorité et s’ils ne sont pas fonctionnaires, il est possible d’avoir 2 enfants.
Dans la période la plus noire du contrôle des naissances, avec un deuxième enfant ou une deuxième maternité, les parents perdaient leur travail et beaucoup de sanctions pouvaient toucher leurs familles. Aujourd’hui, l’argent fait la différence et les plus riches payent de lourdes amendes pour avoir plusieurs enfants, représentant trois fois leur salaire annuel. L’immense majorité n’a donc pas le choix. Un seul enfant pour deux familles, ils sont donc très gâtés, font souvent des caprices, sont habillés comme des princes et des princesses. On peut acheter des jouets dans n’importe quel lieu public. Que donnera plus tard, tous ces enfants , supporteront-ils les aléas de la vie. Une guide nous a fait la réflexion en voyant Viviane et Camille s’amuser que :»les familles nombreuses, c’est bien». Les yeux humides, elle a ajouté qu’elle était enfant unique, que sa maman aurait voulu un autre enfant mais qu’elle n’avait pas d’argent... Un autre nous raconte qu’un jour où il était enfant, ses parents ont trouvé un panier devant leur porte avec une petite fille. N’ayant pas suffisamment d’argent pour l’adopter, un couple de voisins, ne pouvant avoir d’enfant, a été trop heureux de la prendre avec eux. Une seule maternité étant possible, certain couples ayant une fille en premier et, voulant absolument un garçon, prennent le risque d’avoir un deuxième enfant. La femme va accoucher sans assistance hospitalière et ils ne déclareront pas la naissance aux autorités. Ces enfants sont alors sans papier et sans existence officielle. Il y en aurait plusieurs millions en Chine, dans l’impossibilité d’aller à l’école, et d’avoir accès aux services sociaux. Ils n’existent pas et pourtant ils vivent...
Les enfants sont, dès la crèche, une grosse dépense. Les structures sont insuffisantes, il faut soudoyer un responsable pour avoir une place. A l’école, les enfants peuvent être cinquante ou soixante par classe. Si vous voulez que l’instituteur s’occupe un peu de votre bambin, il faut lui donner régulièrement des enveloppes. L’enfant doit absolument réussir, les places sont peu nombreuses. Il y a peu de vacances scolaires et ils se retrouvent à travailler sans cesse sur leurs devoirs, tous les jours, dès leur plus jeune âge.
La pression exercée par les familles sur les enfants est terrible, ils doivent absolument réussir, et l’université est LE BUT, pour tous les parents et grand-parents. La compétition est partout, le moindre poste intéressant voit des centaines de candidats postuler. C’est la porte ouverte à tous les excès.
Après Hong-Kong, ville tonitruante ressemblant à New York, nous sommes partis dans des endroits très touristiques. Mais touristique ne veut pas dire adapté aux européens, non, les touristes ici, sont à 90 % des chinois. Nous avons rencontré peu d’européens et encore moins de français. Les chinois circulent en cars bondés, casquette de couleur vissée sur leur tête. Sitôt que le car s’arrête, ils sautent littéralement pour suivre le guide qui à l’aide d’un parapluie ou d’une perche, les harangue avec un micro fort et grésillant. Il est impossible de couper leur file, car les représailles peuvent être terribles, vous risquez d’être bousculés voire renversés sans que personne ne s’en préoccupe.
Le flux incessant de personnes a été très fatigant, ils sont nombreux, très nombreux et hurlent entre eux pour s’interpeler. Les trottoirs et les rues sont bondés. Sur les sites, ils prennent toute la place et ils ne conçoivent pas la file d’attente. Ils essayent de doubler, plus par principe, je pense. Ils vous doublent pour tout, essayent de s’infiltrer, interpellent la personne qui s’occupe de vous, ils ne peuvent pas attendre. Si la Chine a la première place de ce podium, nous l’avons vu dans toute l’Asie.
Mais le plus terrible, ce sont les crachats. Ils se raclent le nez et la gorge tout le temps et crachent partout, dans les sites, les rues et même à table dans les restaurants. Les WC sont repoussants, souvent sans portes, et quand il y en a, les femmes les laissent ouvertes pour discuter avec les copines accroupies sur les WC, convivial ! Les chasses ne sont pas tirées et je ne vous parlerai pas des petites poubelles. Pas de papier, soyez prévoyantes. Pas de savon non plus, de toute façon, elles ne se nettoient pas les mains en sortant, pire elles se nettoient le nez dans le lavabo en se pinçant le nez. La table des restaurants est souvent à l’unisson, et il faut nettoyer la vaisselle et les baguettes avec vos serviettes, car il n’y en a que rarement. Par chance, Benny, notre ancien fournisseur chinois nous avait sélectionné des hôtels 4 étoiles. Malgré cette précaution indispensable, nous avons eu des draps tachés, etc...
Dans les spectacles, quand ils ne discutent pas à haute voix ou téléphonent, ils rient comme des enfants. Ils leur ressemblent aussi quand, dans la rue, ils jouent à toute sorte de jeux de sociétés ou dansent dans les squares, ou qu’ils sont accroupis sur leur fessier pour manger leur bol de riz. La société parait encore très machiste, mais les couples sont tendres entre eux.
En écoutant leur histoire, récente ou plus ancienne, on comprend qu’ils aient du mal à vivre en société et qu’ils n’aient pas les valeurs nécessaires. La révolution culturelle a banni toute forme de culture personnelle et le petit livre rouge(Mao sait tout) est devenu le livre de chevet de toute la Chine. De plus, aujourd’hui, un dixième des chinois appartient au parti, et on ne sait jamais avec qui l’on parle. Le principe est donc de se taire et de ne faire confiance à personne. Tout va bien, et merci le parti. A Kunming, nous avons vu quand même une petite manifestation de personnes âgées, à qui l’on avait «demandé» de déménager et que l’on avait oublié de reloger, cela il y a plus de trois ans.
La chine s’est réveillée, mais nous avons du mal à la voir comme une super puissance. D’un côté, le développement se fait au triple galop; ils construisent des villes entières pendant nous discutons pour le tracé d’une route. D’un autre, les campagnes sont encore presque à l’âge féodal, avec des conditions de vie très précaires. La Chine est en marche, mais il faudra faire encore beaucoup de longues marches pour convaincre le monde de la considérer autrement que comme une immense usine.
Une classe moyenne est en train de voir le jour, éduquée, avec de plus en plus de contacts avec l’étranger. Une évolution de la politique se fera obligatoirement dans les années à venir, comment?? Nous espérons qu’elle soit la plus douce possible pour ce peuple, très différent de nous, mais très accueillants, curieux des autres et d’une extrême gentillesse, quand on brise la barrière de la langue. C’est un pays très intéressant, fascinant, très riche culturellement et qui est en train de redécouvrir toutes ces merveilles enfouies pendant des années. Seul regret, d’avoir du supprimer Shanghai du programme, mais nous reviendrons.
Aujourd’hui, repos à Jimbaran Bali au bord de la piscine et de la mer pour récupérer du vol de nuit.
Demain, départ pour la découverte de Bali, mais cela sera encore une autre histoire.
Zai Jian
Nos photos sont disponibles sur : http://81.56.253.141/worldwide/
samedi 28 avril 2012
Le Temple du Soleil - Pékin - Chine
Aujourd’hui petite matinée avec la visite du temple du Ciel.
Pour équilibrer les énergies Yin et Yang, 4 temples ont été créés sous la dynastie des Ming, dédiés aux dieux célestes : le Soleil, la Lune, la Terre et le Ciel (construits par l'empereur Yongle au XVe siècle).
Dans ce dernier, l’empereur venait 2 fois par an, aux deux solstices d’été et d’hiver pour prier afin de favoriser les bonnes récoltes et de garantir la santé de son peuple.
Comme d’habitude tout est immense, une grande allée traverse le site pour permettre d’accéder aux différents lieux de prière. Avec 1,5 km du Nord au Sud et 1,7 d’Est en Ouest et une superficie de 267 hectares, c’est le plus grand sanctuaire de Chine. C’est l’un des plus beaux ensembles architecturaux grâce à sa conception très symbolique, à l’harmonie des ses couleurs et au volume parfait de ses bâtiments.
Toutes les constructions sont avec une base carrée et un sommet rond, ce qui correspond à la terre et au ciel, suivant les croyances chinoises de l’époque.
Les enceintes carrées ont des tuiles vertes pour la Terre et les bâtiments ronds ont des tuiles jaunes et bleues pour le Ciel.
Il comprend 4 temples dont la Salle des prières pour la récolte, la Demeure du seigneur du Ciel, la Salle de l’abstinence et l’Autel du Ciel.
Dans ce dernier, édifié en 1530 et reconstruit en 1740, qui est plus une terrasse ronde qu’un temple le chiffre impérial, le nombre 9 est roi.
Dans le site, le weekend les chinois de ce quartier ont accès gratuitement au parc où ils se retrouvent en famille, jouent, dansent, petits et grands, c’est impressionnant tout ce monde qui profite de ce petit bout de vert au milieu de ces gigantesques tours de fer.
Nous retournons à l’hôtel pour vérifier les vols et tout le reste.
Demain vol escale pour Séoul et arrivée finale à Dempassar (7h plus tard) tard dans la nuit (Bali), mais cela sera une autre histoire. Donc pas d’article demain. Nous espérons que nous retrouverons l’accès à notre blog à Bali, merci à nos «publicateurs» pour leur travail !
Nos photos sont sur : http://81.56.253.141/worldwide/
Zai Jian
Attention : Le g0uv3rn3m3nt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Stéphanie qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au g0uv3rn3m3nt chinois, afin de bien recevoir votre mail.
vendredi 27 avril 2012
Le Palais d'Eté - Pékin - Chine
J - 91
Ni Hao,
Nous voilà de nouveau dans les embouteillages, les routes à plusieurs voies, la circulation importante, les buildings miroirs ou à toits pagodes défilent devant nos yeux, comme hier, comme tous les autres jours. Nous nous lassons de cette frénésie, de ce tumulte, de ce monde saturé de mouvements, de lumières et de bruits.
Nous arrivons au Palais d’Eté de l’empereur Yongzheng, qu’il aménagea pour une
retraite estivale dans le nord de la ville, sur 2,7 km2. Un immense mur
d’enceinte le contourne. En son centre, un grand lac artificiel couvre les
trois quarts du site, avec des îles et des ponts, dont un à 17 arches. La
promenade est envahie par des groupes d’enfants en balade scolaire, des
touristes chinois et beaucoup de familles. Une longue galerie ouverte, de 700
m., est décorée et peinte de scènes, de paysages et bien sûr de pivoines que
l’on retrouve partout. Malgré le monde qui s’y bouscule, on imagine facilement
l’Empereur et sa cour la parcourant dans la fraîcheur d’un soir d’été. À
travers les fenêtres du palais de la bienveillance et de la longévité, on
aperçoit un trône, des porcelaines, des cloisonnées, des meubles en bois
incrustés de nacre. Dans les cours, des animaux en bronze, des brûle-parfums et
différents pots contemplent tout ce monde qui se désintéresse de leur finesse.
Nous montons de nombreuses marches pour avoir une perspective sur le lac, au
sommet de la colline, au temple de la mer de la sagesse. L’impératrice aimait
dîner dans un navire tout en marbre qui se trouve toujours sur le lac. On peut
faire le tour du lac en canot à moteur, mais le vent fort d’aujourd’hui a
laissé les bateaux dans les hangars.

Pour le déjeuner, on choisit un Mac Do, car après presque quatre semaines en Chine dont quatre mois en Asie, on craque !!!
Un magasin de soie, sur huit étages, est envahi cette fois, par des touristes européens, dont beaucoup de français, afin de faire quelques achats. Les tissus chinois sont brillants et enchanteurs, les grandes marques copiées, les prix négociés au quart.
Le quartier des antiquaires de Liulichang est beaucoup plus tranquille, avec
les plus vieux magasins de la ville qui ressemblent à des maisons d’un vieux
village chinois, calligraphie, pinceaux, papier de riz, bronze et pacotilles.
En fin d’après-midi, nous nous rendons au théâtre rouge, pour une représentation de danse et de Kung Fu. Nous sommes sous le charme de la mise en scène, des décors, des danses, des acrobaties, des costumes et de la musique. Un petit garçon laisse sa mère et rentre dans un monastère pour être initié au Bouddhisme et au Kung Fu. Malgré les épreuves, il succèdera au vieux maître. Cet art martial est basé sur l’observation de la nature et les gestes et mimiques de différents animaux sont copiés, le tigre, le singe, la grenouille, la mante religieuse (pour plus de renseignements, regardez Kung Fu Panda !!)

Le mélange de la poésie (ciel étoilé, rubans, bulles de savon, fumée, neige artificielle et danse suspendue) et des acrobaties (roulades, Kung Fu, exhibitions avec des lames tranchantes etc...) s’enchaînent sur fond de musique forte et de danseurs occupant tout l’espace. Une très belle représentation.
Demain, visite du Temple du Ciel pour notre dernière journée à Pékin et en Chine, mais cela sera une autre histoire.
Zai Jian
Nos photos sont disponibles sur : http://81.56.253.141/worldwide/
Attention : Le gOuv3rn3m3nt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k.
Nos messages sont publiés par des amis sur France. C’est Stéphanie qui s’est chargée de celui-ci.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gOuv3rn3m3nt chinois, afin de bien recevoir votre mail.
Ni Hao,
Nous voilà de nouveau dans les embouteillages, les routes à plusieurs voies, la circulation importante, les buildings miroirs ou à toits pagodes défilent devant nos yeux, comme hier, comme tous les autres jours. Nous nous lassons de cette frénésie, de ce tumulte, de ce monde saturé de mouvements, de lumières et de bruits.
Pour le déjeuner, on choisit un Mac Do, car après presque quatre semaines en Chine dont quatre mois en Asie, on craque !!!
Un magasin de soie, sur huit étages, est envahi cette fois, par des touristes européens, dont beaucoup de français, afin de faire quelques achats. Les tissus chinois sont brillants et enchanteurs, les grandes marques copiées, les prix négociés au quart.
En fin d’après-midi, nous nous rendons au théâtre rouge, pour une représentation de danse et de Kung Fu. Nous sommes sous le charme de la mise en scène, des décors, des danses, des acrobaties, des costumes et de la musique. Un petit garçon laisse sa mère et rentre dans un monastère pour être initié au Bouddhisme et au Kung Fu. Malgré les épreuves, il succèdera au vieux maître. Cet art martial est basé sur l’observation de la nature et les gestes et mimiques de différents animaux sont copiés, le tigre, le singe, la grenouille, la mante religieuse (pour plus de renseignements, regardez Kung Fu Panda !!)
Le mélange de la poésie (ciel étoilé, rubans, bulles de savon, fumée, neige artificielle et danse suspendue) et des acrobaties (roulades, Kung Fu, exhibitions avec des lames tranchantes etc...) s’enchaînent sur fond de musique forte et de danseurs occupant tout l’espace. Une très belle représentation.
Demain, visite du Temple du Ciel pour notre dernière journée à Pékin et en Chine, mais cela sera une autre histoire.
Zai Jian
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jeudi 26 avril 2012
La Grande Muraille - Pékin - Chine
Départ matinal de Pékin en direction de Mutianyu, au Nord, à 90 Km. Il nous faudra 2 heures pour nous extirper de la circulation oppressante de la capitale. Les périphériques se succèdent et les immeubles poussent partout, de plus en plus haut, de plus en plus design. La demande immobilière est encore plus forte qu’ailleurs en Chine et pour acheter un appartement à l’intérieur du 3° périphérique, il faut débourser 30 000 yuans au mètre carré, environ 3 500 Euros, une vraie fortune ici.
Au détour d’un virage, nous L’apercevons enfin. La grande muraille serpente sur les crêtes, suivant fidèlement la montagne, on la perd et la retrouve au hasard de la route. Les chinois la comparent à un dragon, animal sacré par excellence et représentation de l’empereur.
Ce dragon fait 5 000 km de long et parcourt toute la Chine d’Est en Ouest, de la mer aux confins de la Mongolie.
Construite par le premier empereur, ou plutôt par 300 000 malheureux ouvriers ou esclaves qui souffrirent le martyr pendant 10 ans, elle fut édifiée 250 ans avant JC. En effet, des dizaines de milliers d’hommes y ont laissé leurs vies et sont enterrés sous, voir à l’intérieur de la muraille.
Nous montons en téléphérique, la nostalgie du ski nous saisit quand nous nous asseyons dans les oeufs. Les fleurs poussent en dessous, la muraille rampe entre les arbres, fière.
Elle est haute de 4 à 5 mètres et large d’autant. Nous sommes surpris par la pente parfois très raide suivant les flancs escarpés de la montagne. Des fortins sont disposés à intervalles régulières pour abriter les gardes. Des feux permettaient de signaler une attaque ennemie de jour comme de nuit et de transmettre rapidement l’information aux généraux de l’armée.
Nous marchons avec émotion sur cette merveille, fruit de l’imagination d’un tyran, dont on dit qu’elle est la seule construction humaine visible depuis la lune.
Petite visite à une fabrique de cloisonnés, technique ancestrale pour faire des vases, boites et autres objets. À partir de cuivre mis en forme et décoré, on ajoute des contours en volume puis la couleur avec une pipette. Un peu de cuisson, polissage et le tour est joué.
Nous arrivons aux tombeaux de la dynastie Ming où 13 des 16 empereurs Ming sont enterrés.
Nous entrons par une grande porte où une «réplique» de la cité interdite à été créée.
Le tombeau principal de l’empereur Yongle est sur une colline (appelée Chang Ling) et devant coule une rivière ce qui est en accord avec la théorie du Feng Shui, théorie qui consiste à équilibrer toutes les énergies.
Puis nous arrivons dans la voie sacrée longue de 7 km. Cette allée est composée de 36 gardiens de pierre, 12 dignitaires civils et militaires et 12 paires d’animaux dont des lions, des éléphants, des chevaux, des chameaux et des créatures fabuleuses. Les filles font de photos.
Demain, Palais d’Eté et spectacle de Kung Fu, mais cela sera une autre histoire.
Zai Jian
Pour visualiser nos photos, allez sur : http://81.56.253.141/worldwide/index.php/ et choisissez le jour qui vous intéresse.
Attention : Le g0uv3rn3m3nt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Stéphanie qui s’est chargée de celui-ci.
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