Retour

Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
Afin d'être informé de nos nouveaux articles, enregistrez-vous à "Follow by e-mail" au bas de la colonne de droite.

mardi 24 avril 2012

LONGMEN et SHAOLIN - Chine

Ni Hao,

Un pluie régulière tombe sur Luoyang ce matin, elle ne nous quittera pas de la journée. Nous n’avons pas à nous plaindre, les intempéries ont été rares depuis que nous sommes en Asie. Nous quittons la ville des pivoines, sans en avoir vu beaucoup. Elles sont déjà fanées pour la plupart. Cette ville de 6 millions d’habitants, petite donc, est agricole et industrielle. Deux usines occupent chacune environ 500 000 ouvriers, une de roulements à bille (il y a moins d’ouvriers à Annecy)  et l’autre de tracteurs. Les chiffres dans ce pays sont toujours impressionnants.

Nous arrivons aux grottes de Longmen, à une trentaine de kilomètres sur le bord de la rivière Li. Nous pensions pouvoir nous abriter dans les grottes, et bien c’est perdu. Les grottes sont en fait une succession de 2 430 niches creusées dans la falaise. Elles sont de tailles différentes allant de quelques centimètres jusqu’à une esplanade de 50 mètres. Il a fallu 250 ans, de 490 à 740, à une centaine d’artisans pour venir à bout de ce travail extraordinaire, les fils continuant le travail de leurs ainés et ainsi de suite. Nous pouvons admirer plus de 100 000 statues de Bouddha, allant de 2 cm jusqu’à 17 m. pour le plus grand. Les styles ont évolué en fonction des empereurs successifs et des canons changeants de la beauté. Ainsi, les statues les plus anciennes sont minces alors que les dernières sont plutôt rondes, la statue la plus grande reprend les traits de l’impératrice qui régnait à l’époque et finançait les travaux par la même occasion. Nous sommes surpris par la grandeur du site qui s’étale sur près d’un kilomètre et par la finesse des sculptures.
Même si beaucoup d’entre elles ont souffert des guerres, voleurs et autres inondations du fleuve qui monte parfois à plus de 10 mètres de son cours actuel.

100 km. plus tard, et toujours sous la pluie, nous arrivons dans un village de 2 millions d’habitants. En sortant de l’autoroute, un champ de ruines nous accueille. Les bâtiments sont tous consciencieusement rasés par les bulldozers sur des hectares. Dans 2 ans, s’élèvera ici une cité de quelques dizaines d’immeubles.. Nous grimpons dans la montagne de Shao, qui abrite le temple de Shaolin, berceau du Kung Fu. Un moine indien, Boudhidarma, arrivé en Chine en 464, a médité dans la forêt pendant 9 ans, et a  créé ensuite la secte Zen sur le site du temple actuel. Il inventa une philosophie basée sur les arts martiaux, la religion, la médecine et une discipline de vie très rigoureuse. Le temple a vite été connu pour ses moines combattants, le Kung Fu était né. Aujourd’hui, près de 40 écoles prospèrent dans la région et 20 000 étudiants suivent les cours de l’école Drago, implantée en ville et dans le temple même. Les étudiants commencent le Kung Fu à l’âge de 3 ans, à raison de 7 heures par jour avec seulement 2 semaines de vacances par an. C’est un honneur de faire partie de cette école, et de nombreux garçons rêvent d’imiter Jacky Chan, un ancien élève devenu star de cinéma.
Nous assistons à une démonstration de cet art qui demande souplesse, force et maîtrise de soi. Par beau temps, les élèves suivent les cours dehors, mais malheureusement pas aujourd’hui. Nous continuons par la visite du temple créé en 494.

Plus loin, une véritable forêt de stuppas abritent les reliques de 240 moines, plus ou moins grands en fonction de la richesse de leur contribution au temple et à la secte. Les mausolées alternent avec des sapins et la sensation de forêt est bien réelle. Il pleut beaucoup et nous regagnons vite notre véhicule.

Nous prenons le vol tardivement pour Pékin à Zhengzhou, principale ville de la région avec ...8 millions d’habitants.  

Demain, Pékin, place Tian An Men et La Cité Interdite, mais cela sera une autre histoire.

Zai Jian,

Attention : Le gOuvErnEmEnt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k.
Nos messages sont publiés par des amis sur France. C’est Stéphanie qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@mecom en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gOuvErnEmEnt chinois, afin de bien recevoir votre mail.

lundi 23 avril 2012

XI’AN et sa forête de stèles - Chine

Ni Hao,

Matinée tranquille à la Grande Mosquée. 90 000 musulmans habitent à Xi’An, arrivés il y a longtemps avec les caravanes de la route de la soie. Ils s’établirent ici autour de la mosquée pour composer aujourd’hui un grand quartier de souks et de petits commerces. Ils monopolisent aussi le travail de la viande à Xi’An, sauf celui du porc.. Crée sous la dynastie Tang, en 732, la mosquée est la plus ancienne de Chine. Reconstruite plusieurs fois, les bâtiments sont ceux d’un temple chinois, volonté de l’empereur de l’époque, les toits sont magnifiques avec des tuiles vernissées bleues. Mais les écritures en arabe, l’école coranique et les murs de la grande salle de prière entièrement gravés des versets du coran, nous montrent que c’est bien une mosquée. Une prière à un défunt a lieu en ce moment et beaucoup d’invités sont installés dans les jardins, écoutant l’imam, avant de partager ensemble un repas à la mémoire du disparu. C’est une coutume locale, se situant entre les rites musulmans et chinois.

Nous déjeunons d’une fondue chinoise et consacrons le début d’après-midi à la forêt de stèles, appelée ainsi pour le grand nombre de pierres gravées exposées ici, plus de 1 100. Nous découvrons l’évolution des caractères chinois. La plus ancienne écriture date d’environ 4 000 ans et à été découverte sur des carapaces de tortues et sur des os, puis sur du bronze. Apparaît ensuite l’écriture sigilaire composée de caractères très imagés. Elle se structure ensuite dans une lecture verticale avec des caractères disposés comme dans des carrés. Puis on découvre l’écriture cursive, qui lie les caractères l’un à l’autre, et tout récemment, l’écriture cursive simplifiée. Le chinois d’aujourd’hui a abandonné l’écriture verticale pour l’horizontale avec le sens de gauche à droite et tend à une grande simplification des caractères, pour permettre à un plus grand nombre d’accéder à la connaissance.
Plus loin, de nombreuses stèles sur lesquelles sont gravées le premier dictionnaire chinois ainsi que les pensées de Confucius. Une autre fait référence aux nestoriens, chrétiens venus de Syrie au VII° siècle, et est un des uniques témoignages de leur langue disparue aujourd’hui.  

A 17 heures, nous prenons un TGV pour Luoyang. La gare est toute récente et digne d’un aéroport. Quand nous quittons Xi’an, nous apercevons une autre forêt, une centaine de ponts de TGV couchés par terre en attente d’être érigés. La nouvelle ligne passe au dessus des champs cultivés et des arbres fruitiers fleuris. La culture est à perte de vue, les champs sont très bien entretenus, sans tracteur, la main d’oeuvre est tellement importante. De petites maisons en pisés, servant de remise, ponctuent de marron ces étendues vertes.


Demain à Luoyang, visite du Temple Shaolin et de ses exercices martiaux, mais cela sera une autre histoire.


Zai Jian,

Attention : Le gOuvErnEmEnt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k.
Nos messages sont publiés par des amis sur France. C’est Stéphanie qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gOuvErnEmEnt chinois, afin de bien recevoir votre mail.

dimanche 22 avril 2012

Xi'an et l'armée en terre cuite - Chine

Ni Hao,

Xi’an est une ville charmante, capitale de la province du Shaanxi, elle compte plus de huit millions d’habitants et pendant la dynastie Zhou elle fut la capitale de la Chine. Elle est située à l’extrémité est de la route de la soie et a plus de 3 000 ans d’histoire. Entourée d’une enceinte fortifiée, miraculeusement conservée, elle nous apparaît agréable, avec ses bâtiments anciens. Son nom veut dire la Paix de l’Ouest.

Nous commençons la journée à la Pagode de l’Oie Sauvage, symbole de la ville. A l’époque Tang en 651, un moine se rendit en Inde à pied, afin de collecter les textes sacrés du bouddhisme. A son retour, après 17 ans, la pagode fut construite pour déposer les textes précieux et les traduire. Le lieu est bien fréquenté par les touristes chinois pour vénérer le Bouddha, enfumé comme il se doit par des énormes bâtons d’encens.

En début d’après-midi nous nous rendons à ce site extraordinaire, mausolée de l’empereur Qin Shihuangdi, avec son armée enterrée, composée de 8 000 guerriers et chevaux en terre cuite grandeur nature !!!


Après un marathon sur une immense esplanade (le site occupe une superficie de 20 ha), nous franchissons les portes du grand hall (16 000m2 ! ). Une vague d’émotion nous submerge quand nous apercevons en vrai ce que nous avions tant de fois regardé en photo. Grandeur et beauté !
Ils sont là devant nous, bien alignés. Tous les soldats ont leur propre expression, leur propre attitude, leur propre coiffure, leur propre barbichette. Un a l’épaule droite tournée, à gauche, il est un peu plus gros, son ventre dépasse du ceinturon, à droite il est un peu plus grand et plus mince, celui-ci a des traits mongols, celui-là paraît plus jeune, ou furieux, ou triste, etc.............Ils nous apparaissent vivants !
Les guerriers mesurent entre 1,70 et 2 m. Les chevaux eux, 1,70 m., ils ont les oreilles pointées devant, les yeux brillants nous regardent et leurs naseaux sont presque humides, harnachés à des chars équipés de parasols articulés suivant la hauteur du soleil !
Aux costumes et aux coiffures, on reconnaît les généraux, les fantassins, les archers, les arbalétriers et les gardes nationaux.

Le 29 mars 1974, un paysan creuse un puits d’irrigation et «réveille» cette armée souterraine de 2 400 ans ! Les archéologues commencent leur travail quatre mois après ! Le 1er octobre 1979 le musée est ouvert au public, tout en continuant les fouilles, et reçoit chaque jour 10 000 visiteurs. Il est qualifié de huitième merveille du monde et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco !!

Cet empereur monte sur le trône à 13 ans, et à 26 ans, avec son armée forte et puissante, il unifie le pays en entamant une grande guerre pour annexer les six autres royaumes. Il prend des mesures qui perdurent encore aujourd’hui: unification des pièces de monnaie, des poids et des mesures, de l’écriture, de l’écartement des essieux des chars afin de refaire toutes les routes. Il commence la construction de la grande muraille sur  5 000 km, et réalise de grands travaux hydrauliques, etc...Mais il était superstitieux et craignait la mort. Il  prépara son mausolée avec beaucoup de précisions et en suivit les travaux. 700 000 artisans d’élite, sélectionnés dans toutes les provinces, ont été nécessaires pour réaliser le tombeau, la grande muraille et le palais impérial de Xi’An (dont il ne reste plus rien). Soit presque la moitié de la population chinoise de l’époque, qui s’élevait environ à  deux millions. Mais après sa mort, et 37 ans de gigantesques travaux, le pays est ruiné et fatigué des mauvais traitements, les paysans se révoltent, tuent son fils et et saccagent l’armée en terre cuite avant d’y mettre le feu.

Sa tombe à 1 km est recouverte d’un tumulus et n’a pas encore été fouillée par les archéologues, ainsi que des mausolées des empereurs des Han et des Tang qui se trouvent dans les environs de Xi’An.

Les archéologues font un véritable puzzle géant, chaque pièce sortie de terre est classée et répertoriée et à l’aide de l’ordinateur, on recherche son soldat d’origine et sa place. Un travail titanesque qui va prendre encore de multiples décennies. 1 000 soldats sont aujourd’hui reconstitués et d’autres sont alignés en attente d’une tête, d’un bras ou de leurs pieds. On croirait un gigantesque hôpital silencieux et immobile.

La ville est un gigantesque chantier, des centaines de grues partout, des immenses cités de grandes tours, des routes à cinq voies qui se croisent sans cesse. Dans ce pays, tout est démesuré, les chinois vont vite, très vite. La région a fait de nombreux efforts pour préserver les forêts et l’écosystème, ainsi la forêt de la province est passée de 384 100 hectares en 2000 à 454 760 hectares en 2010 et le nombre de pandas géants sauvages de 14 à 41 !



Nous dinons d’une farandole de raviolis, devant un spectacle de musiques et de danses de la dynastie Tang. De gracieuses danseuses avec des longues manches tournoient et rappellent l’histoire des empereurs et de leurs concubines. Les instruments à percussion chantent la Querelle des canards ou Le claquement des dents du tigre. Tout est poétique, harmonieux, enchanteur Un ravissement.

Demain, visite de la grande mosquée et de la Forêt de stèles, mais cela sera encore une autre histoire.

Zai Jian,

Attention : Le gOuvErnEmEnt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k.
Nos messages sont publiés par des amis sur France. C’est Cathy qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gOuvErnEmEnt chinois, afin de bien recevoir votre mail.

samedi 21 avril 2012

Les pandas géants - Chengdu - Chine

Ni Hao,

À l’heure de l’ouverture, nous entrons dans le centre de recherches sur le panda géant de Chengdu. C’est un organisme à but non lucratif dédié à l’étude et à la reproduction en captivité du panda géant. Il a été fondé en 1987 et démarra avec 6 pandas. Aujourd’hui, la population s'élève à 100 individus.
Le panda géant ne vit que dans le centre de la Chine, dans des régions montagneuses recouvertes de forêts, entre 1 800 et 3 400 m. Son nom chinois veut dire «grand ours chat» Il est gros et massif et a l’air pataud, il pèse environ 100 kg et mesure environ 1,70 m. Les femelles sont plus petites. Il possède six doigts dont un faux pouce opposable à ses cinq doigts, essentiel pour cueillir et tenir les tiges de bambou, avec de belles griffes. Il a une ouïe et un odorat assez fin et s’en sert pour s’orienter et se repérer. Sa vue par contre est plutôt médiocre. Herbivore, il a de puissantes dents pour broyer les bambous et passe 14 heures par jour à les mastiquer. Après les avoir épluchés, il ne garde que le coeur et la partie intérieure. Il mange souvent allongé sur le dos, le ventre en l’air et les pattes écartées. Son transit intestinal dure huit heures. Les pandas ont une maturité sexuelle à 6 ans, mais ils ne peuvent se reproduire que quelques jours par an, ce qui rend leur reproduction difficile. En captivité, le mâle avec sa nourriture à portée de main prend l’habitude de ne pas faire d’effort, même pour se reproduire... Au centre, seulement 10 % s’accouplent et seulement 30 % des femelles accouplées font des petits, c’est pourquoi ils ont recours à l’insémination artificielle. La gestation dure environ 135 jours. La mère peut donner naissance à un ou deux petits, mais elle ne s’occupe que d’un seul et l’autre meurt rapidement, peut-être parce que l’énergie nécessaire pour en élever deux est trop importante. Au centre, pour éviter cette perte, les scientifiques alternent les petits, ainsi la mère s’occupe des deux, sans s’en rendre compte. A sa naissance, le petit pèse 110 gr et est élevé uniquement par la mère. Il sera sevré à 18 mois et pourra se débrouiller seul. L’espérance de vie dans la nature est de 10 à 15 ans, mais en captivité, le panda géant peut vivre jusqu’à 30 ans. C’est une espèce très menacée, environ 1 000 pandas vivent encore en pleine nature. Leur habitat se réduit sans cesse car les hommes abattent de plus en plus de forêts pour le bois et l’agriculture. Les pandas sont tués pour leur pelage ou meurent dans des pièges qui ont été placés pour d’autres animaux. Le bambou lui-même représente un problème pour la survie des pandas géants, car une fois fleuri, il meurt et il faut compter dix ans avant que de nouvelles pousses aient une taille suffisante pour servir de nourriture.
Plus loin, le panda rouge a la grosseur d’un chat, le pelage roux épais d’un renard, une queue fournie et les pattes d’un ours. Il est très mignon avec un ourlet blanc autour des oreilles, des petits yeux vifs et une langue rose souvent sortie.
C’est avec beaucoup de plaisir que nous regardons ces superbes animaux vivre dans d’immenses enclos bien adaptés, garantissant la survie de leur espèce. Les câlins du petit panda à sa maman nous ont émus.

Nous ressortons à midi pour prendre notre avion pour Xi’an, ancienne capitale, qui nous accueille avec ses multiples cités aux tours toutes neuves. La banlieue, il y a seulement six ans n’existait pas et aujourd’hui, elle est complètement urbanisée avec des quartiers neufs, des routes à cinq voies et sa gare de TGV que nous prendrons après-demain.

Demain, nous visiterons l’armée en terre cuite, mais cela sera une autre histoire.

Zai Jian

Attention : Le g0uv3rn3m3nt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Cathy qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au g0uv3rn3m3nt chinois, afin de bien recevoir votre mail.

vendredi 20 avril 2012

Le Grand Bouddha - Leshan - Chine

Ni Hao,

Nous quittons l’hôtel à 8 h et la circulation est effrayante. Les scooters se concentrent par grappes devant le feu rouge. Ici il n’y a pas trois lampes, une seule devient verte, orange puis rouge. Les derniers modèles de Maserati, BMW, Jaguar, etc... se comptent par dizaines.  Les bus sont bondés, sur les trottoirs les piétons courent ou prennent leur petit déjeuner en avalant une soupe de nouilles, les bouchons s’entassent sur les grandes avenues. La ville grouille, les bâtiments sont immenses. Devant nous, le «magasin mode» est sur plusieurs étages et sur une très grande longueur proposant Hermès, Armani, Fendi ...... En face un building aux mille ampoules, étale son monogramme LV, à côté de Prada. En vitrine, les chaussures sont affolantes, talons brillants, évidés, bouts dorés, à paillettes, à perles, cuir tressé, lisse, mordoré ... quelle imagination, quel luxe partout !
Il nous faudra une heure pour sortir de la ville et beaucoup de réflexes à notre chauffeur pour éviter, contourner, doubler, stopper.
Le long de l’autoroute, on peut voir de superbes bâtiments de bureaux, très design, grands, tous neufs, et bien arborés. A peine les travaux terminés, que ce soit pour des routes ou pour des bâtiments, les arbres et les fleurs sont plantés, mettant le tout en valeur. Sur l’autoroute, on roule à droite ou à gauche et on double à droite ou à gauche. Un pauvre hère marche le long de la barrière, vêtu de noir, sale avec des cheveux hirsutes, la frénésie galopante ne doit pas réussir à tout le monde.
Après une heure et demie de route, nouveau bouchon qui nous bloque complètement mais depuis la voiture, nous pouvons voir des toits en forme de pagode, des bandeaux rouges porte-bonheur et des maisons à deux étages. Un homme d’une soixantaine d’années marche sur le trottoir, vêtu tout en bleu, casquette, pantalon et veste droite à boutons. Il ressemble à Mao. Les femmes aussi dans les campagnes, portent souvent la casquette bleue et leur donne un air de révolutionnaire.

Nous arrivons à Leshan, petite ville de 2 millions d’habitants, frénésie de constructions, nous avons l’impression de nous répéter. 

Depuis un bateau sur la rivière, nous pouvons admirer le plus grand Bouddha assis du monde ! 71 m. de haut, 24 m. de large, ses oreilles mesurent 7 m. et ses gros orteils 8,50 m.  Il a été excavé dans la falaise et sculpté pendant 90 ans, de 713 à 803, sous la dynastie Tang.
C’est un prêtre qui a lancé ce gigantesque chantier afin de calmer les démons. Les pêcheurs de cette ville se noyaient souvent à cet endroit où trois rivières se rejoignent. L’énorme quantité de roche enlevée fût jetée à la rivière, modifia son courant et les accidents diminuèrent. D’une certaine façon, le Bouddha protégea effectivement la population.
Nous laissons le bateau pour rentrer sur le site qui est très grand. À pied nous remontons le long du chemin d’accès où l’on peut voir une grotte à ciel ouvert où un dragon a été sculpté au dessus d’un bassin rempli de poissons. Son corps s’entortille en balustre, sa tête et ses pattes ressortent dans la végétation. Plus loin, un tigre blanc a été taillé dans la pierre, il protège l’entrée d’une grotte. Après 333 marches, nous arrivons à la hauteur de la tête du Bouddha qui est très belle. Les traits du dieu sont très fins malgré la taille de la statue et une grande sérénité se dégage de son visage. Tous les ans, un nettoyage est effectué pour entretenir la statue. L’endroit est submergé par les touristes chinois, nous sommes les seuls blancs («ah non, j’en aperçois trois et ils parlent français !»). Il faut jouer des coudes pour apercevoir le bouddha et le prendre en photo, les chinois sont parfois envahissants. Nous ne descendrons pas au pied de la statue, il faut faire environ 3 heures de queue pour avoir ce privilège. 



La vue sur les 3 rivières est magnifique, dans le fond, la ville nouvelle et ses grues. La montagne est sacrée depuis longtemps, une grotte sur le site, qui était un tombeau depuis le III éme siècle, a servi d’abri au prêtre, puis à son disciple, chargé de le remplacer dans la construction de la statue.


Plus loin, un temple dédié à Bouddha est envahi par la fumée de l’encens. Les fidèles les offrent pour se garantir de la bonne-chance et de la richesse. Les génies militaires gardent l’entrée avec leurs airs menaçants pour éloigner les mauvais esprits.






Nous reprenons la route, pour rentrer à Chengdu. Les cultures alternent avec les usines. Les parcelles sont minuscules, et forment un damier de rizières, vignes, colza, arbres fruitiers, blé, légumes, d’une grande diversité. Nous sommes très loin de l’agriculture intensive. Partout, nous voyons les paysans s’activer dans les champs avec une pioche ou des outils rudimentaires.

 
Nous terminons la journée par une soirée dans une maison de thé, où nous voyons un spectacle traditionnel, mêlant opéra, musique, ombres chinoises, et les fameux numéros de masque. Les acteurs changent de costume et de masque à une vitesse époustouflante
nous ouvrons des yeux d’enfant devant tant de virtuosité.

Demain, nous allons au centre de recherches des pandas et en début d’après-midi nous nous envolons pour Xi’an, et son armée de terre cuite, mais cela sera une autre histoire.

Zai Jian,

Attention : Le gouvernement chinois censure notre blog et Facebook. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Mathilde qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gouvernement chinois, afin de bien recevoir votre mail.

jeudi 19 avril 2012

CHENGDU - Chine

Ni Hao,

Nous atterrissons à Chengdu et sommes toujours étonnés par les grandes villes chinoises. Dans la périphérie, des barres d’immeubles sont regroupées en cités, des dizaines de tours à cinquante étages pour loger des milliers de personnes. De larges routes à cinq voies, se superposent pour acheminer le flux incessant de véhicules. Le TGV passera trente mètres au dessus du sol, et par dessus, une nouvelle autoroute se construit. Quatre périphériques entourent la ville de Chengdu, c’est le troisième parc automobile du pays. Puis le centre ville apparaît avec ses nombreux parterres fleuris, ses buildings miroirs et clignotants, ses galeries marchandes sur plusieurs étages, ses nombreux magasins de phonie et ses piétons. Les taxis sont nombreux mais les scooters encore plus ! Dans certaines villes, les scoot sont interdits, réputés trop dangereux. Ici ils sont tous électriques et donc ne font aucun bruit, ils arrivent sur vous sans prévenir ! Les piétons sont moins dangereux mais ne vous mettez pas en travers de leur chemin, rien ne les arrête, tels des fourmis ne perdant pas leur ligne de phéromones. Ils vous rentrent dedans, coup d’épaule ou coup de cartable, tout est bon ! Deux énormes lions encadrent un gigantesque escalier qui dessert dix portes, serait-ce le g0uv3rn3m3nt n@ti0n@l ? non, une simple banque, une agence plutôt !

Chengdu se situe à 500 m. d’altitude dans la plaine du Sichuan au pied du plateau t1bét@in et compte plus de 9 millions d’habitants pour une superficie de plus de 12 km2,
c’est à dire 750 000 habitants au km2. C’est la plus grande ville du sud-ouest et la région la plus riche après Pékin et Shanghai. Tout pousse, la terre est très fertile, du blé, du riz, du maïs, du colza, des kiwis, des pêches, des poires et des pommes. Beaucoup d’industries : agro-alimentaire, textile, pharmaceutique, chimie et biologie. Elle est surnommée la ville des hibiscus. Toute la ville nouvelle a été créée il y a seulement vingt ans.
 
Pour se rendre au musée de Sangxingdui en plein centre de la ville de Guang Han, il faut parcourir 70 km d’un chantier permanent, grues en abondance, pelleteuses et engins de travaux etc... Partout on démolit de vieux quartiers pour édifier des nouvelles structures bien plus hautes.

Le musée a été construit sur l’ancien site où des paysans, en nettoyant leur réservoir d’eau, ont découvert des objets en jade, en 1929. Il couvre 2 000 ans d’histoire.
De surprenantes poteries du royaume Shu (2 800 à 2 000 av JC) montrent que la vallée était prospère et que l’art commençait à se développer. Ils pratiquaient les sacrifices animaux et humains pour plaire aux Dieux et contrer les catastrophes naturelles.
Une superbe collection de pièces en jade à usage religieux, couteaux de cérémonie, vases, etc... date de la dynastie Sha (2 000 à 1 600 av JC).
Un travail sur du bronze, datant de la dynastie Shang (1 200 av JC) est spectaculaire : un murier de 3 m. célèbre les vers à soie qui ont fait la richesse de la région avec des oiseaux délicatement sculptés sur ses branches, transportant les prières des fidèles. Un arbre de monnaie de 700 pièces était utilisé pour prier la déesse de l’éternité. Leur philosophie désignait un arbre présent dans chaque être, comme un lien entre la terre et le ciel. Le soleil était un dieu suprême fournissant la vie et la nourriture et les oiseaux étaient les messagers.
Nous avons été impressionnés par la quantité et la qualité de masques en bronze, dont certains recouverts d’or, qui étaient façonnés avec les traits singuliers des personnes. Ils symbolisaient l’aspect sacré dans chaque individu. Le plus grand représente un dieu bienveillant (72 x 132 cm) et les plus petits protégeaient du démon. Celui de l’empereur a des yeux surprenants avec des pupilles sortant de l’orbite sur plusieurs centimètres et des oreilles surdimensionnées, car l’empereur voit tout et entend tout. C’est le seul qui sourit, montrant sa bienveillance. Le chaman est la plus grande statue retrouvée dans la région (2,62 m.) son costume est décoré d’un dragon symbolisant l’empereur et son chapeau et ses pieds nus symbolisent, eux, sa magie.
La position de prière est fascinante : les deux mains enserrent un anneau imaginaire faisant le lien entre le ciel et la terre.
Des schémas nous expliquent la transformation du serpent en animal imaginaire, le dragon, et celle du coq en phénix.
Toutes ces dynasties regroupées sous la civilisation de Sangxingdui ont mystérieusement disparues autour de 800 av JC.


Demain, nous partons à Leshan, admirer son grand Bouddha, le plus grand du monde, mais cela sera une autre histoire.


Zai Jian,

Attention : Le gouvernement chinois censure notre blog et Facebook. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Mathilde qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gouvernement chinois, afin de bien recevoir votre mail.

mercredi 18 avril 2012

Retour à LIJIANG - Chine






Ni Hao,

Quelle surprise de voir la neige tomber, on avait presque oublié ! Que demander de mieux pour quitter cette région proche du Tibet ! Un magnifique yack blanc se promène, ses longs crins touchant le sol. Les drapeaux bouddhistes voltigent avec la neige, on n’aperçoit plus les montagnes, les maisons fument.

La route du retour est toujours aussi pénible, il nous faudra quatre heures et demie pour rejoindre Lijiang. Dans la vallée, la neige cesse, et c’est un beau soleil qui nous accueille avec environ 15 degrés de plus qu’au départ.

Nous visitons un musée sur la culture et l’écriture Dongba.

Cette très belle écriture imaginaire, vieille de 1400 ans est donc la deuxième, après l’Hébreux, plus ancienne langue vivante du monde. Elle est basée sur des images naïves presque enfantines. Les caractères paraissent plus aisés à déchiffrer que le chinois, mais seulement en apparence. Un caractère seul, ou associé avec tel ou tel autre, n’a plus du tout la même signification. À partir des 8 000 caractères de la langue, on peut ainsi construire des dizaines de milliers de combinaisons. Il faut trente ans pour toutes les maitriser.
La transmission est très difficile, les maîtres choisissent les enfants dignes de l’apprendre. Il serait dommage que cette langue se perde, concurrencée par le mandarin et l’anglais. Des cours du soir sont maintenant proposés pour encourager les Naxis à la parler.
Le peuple Naxi et les Mosus, une des sous-divisions Naxi, l’ont principalement développée. Il reste environ 5 000 Mosus, vivant encore aujourd’hui, sous un régime matriarcal. 

Des recherches ont été menées en comparant les symboles Naxis et les hiéroglyphes Egyptiens, et mettent en évidence beaucoup de similitudes.

Dongba était aussi une ancienne religion de Chine, implantée exclusivement dans le nord du Yunnan et dans le Sichuan. Mélange de bouddhisme chinois, de lamaïsme tibétain et d'hindouisme.

Nous pouvons admirer des costumes de la vie quotidienne mais aussi des armures et armes des guerriers, toutes faites en cuir. Un costume de chaman nous surprend avec un énorme chapeau orné de plusieurs plumes de faisan.

Une carte de la région nous montre la route du Thé-cheval. Elle permettait aux Mongols et aux Tibétains de vendre leurs chevaux contre du thé, du sel ou des fruits en provenance du sud de la Chine. Lijiang était la plaque tournante de ces échanges commerciaux, garantissant aux Naxis une source de revenus importante.

La dynastie Mu, qui a régné sur la région pendant 470 ans et 22 générations, a été la plus longue de Chine. Seuls les mandchous, en arrivant sur le trône de Pékin au XVIIIème siècle, sont parvenus à étendre leur pouvoir sur ces terres.

Nous déambulons dans la vieille ville entre les lamas (pas les moines, les animaux), les faucons, les chevaux, les groupes folkloriques, destinés à des milliers de touristes chinois.
Le jeu étant de les éviter dans les ruelles étroites de la ville. Les anciens, en costume, se rassemblent sur la place pour discuter et regarder, amusés, le flot continu des touristes.
Les petites chinoises sont juchées sur des talons vertigineux, qui rendent leur démarche assez hasardeuse sur les pavés. Nous croisons un caniche teint en rose, pas de doute, le progrès est en route.

 








Nous finissons la journée à un concert de musique traditionnelle Naxi. Une trentaine de musiciens, dont la moyenne d'âge des solistes dépasse les 80 ans, joue avec des instruments datant de plus de 200 ans. Le leader du groupe en a 88. Tous de violet vêtus, avec de grandes barbes blanches, ils sont impressionnants. De plus jeunes musiciens et chanteurs viennent compléter l’ensemble. Le résultat est séduisant et ces maîtres imposent le respect, même si nos oreilles ne sont pas toujours habituées à ces sonorités.     
Demain, lever matinal pour s’envoler vers Chengdu, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Zai Jian,

Attention : Le gouvernement chinois censure notre blog et Facebook. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Mathilde qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous pourrons lire vos commentaires et les publier, autre mystère de l'informatique. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gouvernement chinois, afin de bien recevoir votre mail.

mardi 17 avril 2012

Monastère tibétain - Chine

J - 100

Ni Hao ou Shu Ga Ya (en Tibétain)


Ce matin, la température nous surprend avec environ 3 degrés, nous trouvons cela un peu frais après le Sud de la Chine. Le vent souffle et dans la rue, tout le monde est bien emmitouflé.

La ville, comme beaucoup de villes chinoises, a été quasiment toute reconstruite. Il ne reste que peu de choses de la vieille ville. Les sommets enneigés qui culminent ici entre 5 000 et 6 000 mètres l’entourent et portent des noms comme le Trésor du Ciel ou le Cheval Blanc.

 
Un chien tibétain pose pour les touristes, il a 8 mois et pèse déjà 50 kg. Adulte, il en pèsera 120. Les petits s’entretuent après la naissance et le plus fort restera en vie. Malgré son air débonnaire, un mâle adulte peut combattre avec un ours.


 
Un escalier encadré de drapeaux colorés, entremêlés et recouverts de soutras, nous mène à un petit monastère. Sur son toit en pagode, une roue de la vie brille. C’est le symbole le plus important de la religion bouddhiste, l’éternel recommencement, la réincarnation sur sept vies. Le respect est de mise nous n’avons pas le droit à l’appareil photo, les lamas (moines dans les monastères) prient et organisent les offrandes, les fidèles s'agenouillent avec dévotion devant le Bouddha doré.

Nous arrivons près du plus grand moulin à prière du monde, 60 tonnes, il brille dans les pâles rayons du soleil. La ville de Lhassa et une farandole de tibétains sont gravés dessus. Nous en faisons trois fois le tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Puis nous essayons de le faire tourner, à l’aide des sangles fixées à sa base. Nos prières n’ont pas du être assez fortes car il nous a fallu l’aide de pèlerins chinois pour que le moulin bouge de quelques centimètres.


Les femmes portent le costume traditionnel et une coiffe souvent rose fuchsia. Les tibétains et les naxis qui cohabitent ici n’ont pas abandonné cette tradition. Les faciès sont plus sombres, les pommettes rougies par le climat, les yeux en amande, dans des visages plus ronds.





Nous visitons le complexe de Songzanlin, bâti en 1674, par le cinquième D’Alaï Lama à Zhongdian, à quelques kilomètres de Shangri La. C’est le plus grand de la région du Yunnan. Comme le Potala de Lhassa, il a été érigé sur une colline et offre une vue magnifique avec la petite ville qui est venue se blottir contre ses flans. Le lac sacré en contrebas est presque à sec, la sècheresse sévit dans toute le Yunnan.

Les bâtiments sont magnifiques, peints et colorés, certains sont en restauration. 800 lamas vivaient dans ce monastère auparavant, ils ne sont plus qu’une centaine aujourd’hui. Ils sont appelés les bonnets jaunes, congrégation créée au XV° siècle par Tsongkharpa, et qui a progressivement englobé toutes les autres congrégations, bonnets blancs, noirs ou rouges.

Dans le monastère principal, on découvre un très grand Bouddha de plus de 9 m, doré à la feuille d’or et posé sur un gigantesque socle incrusté de pierres précieuses, d’ambre et de turquoises. C’est le plus grand bouddha de Chine. 1 000 petites statues de Bouddha sont réparties de chaque côté d’immenses piliers rouges. Les scènes de la vie de Tsongkhapa  sont peintes sur tous les murs. On verse des grains d’orge sur un petit stupa pour se garantir du bonheur et de la prospérité. De multiples billets de monnaie sont déposés, certains dans les fentes du mur. Les jingfangs (tours de tissus colorés) acheminent les prières jusqu’au ciel. Toutes les offrandes sont organisées sur le chiffre 7, 7 bols d’eau, 7 bougies...Des écharpes blanches sont accrochées partout, à l’intérieur et à l’extérieur, ou dans les arbres. Tous les quatre, nous faisons tourner un moulin à prière de deux mètres de haut, en faisant trois fois son tour.
 

On entend les sutras répétés, des murmures chantés. L’ambiance est propice au recueillement. Un groupe de touristes chinois arrive et nous dérange, nous aimerions avoir le monastère à nous tous seuls et rester à écouter les mantras dans la pénombre des bougies.

 




Nous quittons la ville pour admirer les maisons traditionnelles construites dans les villages en périphérie. Certaines sont en construction mais reprennent les formes et les techniques ancestrales. Elles sont bâties sur le même plan : un très grand carré au sol avec des murs trapézoïdaux, des fenêtres rectangulaires peintes aux couleurs vives qui leur donne aussi une forme de trapèze, le crépi crème et le toit recouvert de gros tavaillons de bois (petites planches). D’énormes piliers en hêtre supportent la charpente et leurs tailles varient suivant la position sociale des propriétaires. La charpente est colorée et arborent des dessins et des sculptures fines. Nous aimerions franchir la porte, souvent rouge, et découvrir les murs peints et le mobilier raffiné et coloré et prendre le thé avec les habitants.

Comme à Lijiang, nous voyons des femmes travailler dans les chantiers et approvisionnant sur leur dos les matériaux. La ville, au loin, pousse et les immeubles et autres hôtels ne tarderont pas à garnir la plaine.

Demain, retour sur Lijiang, mais, comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Zai Jian ou Ga Lie (en Tibétain)

Attention : Le gouvernement chinois censure notre blog et Facebook. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Mathilde qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des