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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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mardi 16 août 2011

Chichen Itza - Mexique

Holà de Valladolid,
Le  gagnant de notre jeu à Palenque est.... roulement de tambour....Stéphanie, notre nièce. Très perspicace et très rapide, elle a répondu juste la première, nous lui adressons toutes nos félicitations. La victime était...roulement de tambour.... Camille !!!!
Nous félicitons tous ceux qui ont découvert la bonne réponse et remercions tous ceux qui ont bien voulu jouer. Nous vous rassurons, Cam va beaucoup mieux, elle porte une genouillère qui la sécurise pour nos marches.

Chichèn Itza est une des 7 nouvelles merveilles du monde, (sachant que nous allons en voir 3 autres : Le Machu Micchu, le Taj Mahal, la Grande Muraille de Chine), fondée au 6° siècle, cette cité maya règne pendant plus de 3 siècles sur le nord Yucatèque avant d’être brusquement abandonnée après 900. La ville se repeuple 2 siècles plus tard. Elle demeure longtemps, bien après la conquête espagnole, un haut lieu de pèlerinage maya de 300 hectares. Le Castillo, principale pyramide du site, trône au centre. Elle n’est pas plus grande que les autres que nous avons déjà visitées, mais par contre, elle est en train bon état et aux chiffres emblématiques :
365 marches pour les 365 jours de l’année,
9 paliers pour les 9 mondes cosmiques mayas,
4 côtés pour les 4 saisons et les points cardinaux.

Autour d’elle, le temple des 1 000 colonnes ! 1 000 colonnes qui portaient un bâtiment en forme de L.
C’est démesuré, Beaucoup d’entre elles sont gravées. Un banc est construit tout autour du périmètre, à l’intérieur, les pierres sont façonnées pour un plus grand confort. On imagine facilement les coussins, les plaids. A l’extrémité de ce gigantesque bâtiment, les ruines d’un bain de vapeur, véritable hammam maya. Les canalisations étaient chauffées pour proposer de l’eau froide et de l’eau chaude. L’eau était puisée dans un immense puits naturel. Les angles de certains bâtiments sont sculptés de visages, un profil d’un côté, l’autre profil de l’autre côté.

Le Templo de los Guerreros (le temple des guerriers) est gravée de têtes de serpent, de jaguars. La statue de Chac Mool, personnage assis tenant sur son ventre une coupe, attend les offrandes sacrificielles. Elle rappelle la nature violente des rituels mayas ainsi que le Tzompantli, mur sculpté de crânes, évoquant les sacrifices humains pratiqués jadis.
Sur son sommet, une immense fresque de jaguars qui marchent, aujourd’hui reconstituée à ses pieds.

Le Juego de Pelota (Le jeu de pelote) de Chichèn Itza est le plus grand terrain de jeu de balle du Mexique dans un état de conservation tel qu’on pourrait imaginer le déroulement d’un match. Les joueurs étaient harnachés tels des footballeurs américains et étaient décapités à la fin du match, qui des vainqueurs et des vaincus étaient ainsi sacrifiés, les chercheurs demeurent partagés (c’est le cas de le dire...). Ce qui pourrait, en passant, réduire le manque de motivation de certains de nos footballeurs et améliorer les finances de certains clubs de foot. Il était malheureusement en réparation, et nous frustre fortement. Une dizaine d’ouvriers brassent des gros cailloux comme si c’était des pions, sous la chaleur. Une autre personne, ordinateur sur les genoux, relève,note.
 
La visite a été très pénible, 37° à l’ombre au moins, mais nous, nous étions en plein soleil.
Nous sommes ressortis complètement sonnés pour nous plonger quelques km après, dans une cenote nommée Ik Kil, un puits alimenté par des arrivées d’eau (fraîche), l’eau se trouve à moins 20 mètres du sol, et elle est profonde de 50 m, (je ne me suis pas trompée, j’ai dit 50 m. de profondeur), le tout sur un diamètre de 25 Mètres , vraiment impressionnant. La sensation était magique, de l’eau froide après tant de chaleur, et ce puits naturel avec ses lianes et le ciel tout en haut, superbe. Des dizaines de poissons nagent autour de nous, ils ne sont pas timides, ils nous frôlent, ils sont gluants et noirs. Un car de touristes arrive, des Italiens, et plus rien n’est pareil, on s’interpelle, on rit, on s’éclabousse, on se jette dans l’eau, à ces latins quel bonheur (on salue DD).

Pour regarder toutes nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100152
Demain, de nouvelles aventures nous attendent ! Buenas noches.

lundi 15 août 2011

Les flamants de Celestùn - Mexique

Holà,
Vue l’arrivée tardive de la veille et surtout l’emplacement exceptionnel de l'hôtel, en plein milieu du parc naturel de Celestùn, au bord d’une plage vierge de xxl kilomètres....où nous sommes seuls, nous consacrons le début de la matinée à l’océan et à ses habitants. Nous comprenons assez vite la raison du peu de baigneurs : qui dit parc national, dit nature et donc oiseaux, poissons, et différents volatiles comme moustiques, taons, et d’autres créatures vivantes, volantes et non identifiées mais tout aussi intéressées par notre épiderme. 

Nous battons en retraite rapidement, enfin aussi rapidement que le permet le genou encore convalescent, après avoir pu admirer pas mal de sortes de poissons, et surtout après avoir marché sur des soles.....involontairement nous vous rassurons, mais c’est étrange, on a l’impression que la sole se dérobe sous nos pieds......

Nous avons prévu un tour du lagon, attraction locale avec visite de la mangrove et de sa faune avec en têtes d’affiche, les flamants roses ---flamingos en mexicanos. Nous embarquons dans un ancien canot de pêche reconditionné  en touristobatobus de 6 places.

Premier arrêt pour voir l’ancienne foret brulée par le sel de la mer venue l’envahir, et après avoir pu observer les troncs pétrifiés, témoins d’une nature passée , nous repartons pour la traversée du lagon.

En route, nous croisons, hérons blancs ou cendrés, cormorans et pélicans, aigrettes, aigles pêcheurs et beaucoup d’autres espèces qui dépassent à la fois nos connaissances en ornithologie et/ou en espagnol. Enfin, nous atteignons la partie du lagon où celui-ci est le moins profond et où les flamants viennent se nourrir, tout en marchant dans l‘eau riche, de larves de crevettes et de moustiques ou de petits crabes. Toutes ces petites créatures ayant en commun de donner de la carotène aux flamants et donc leur couleur si belle. Imaginez les :  bleus, verts ou jaunes, avouez que ce ne serait pas pareil.....Bref, ils sont beaux, gracieux, légers, élégants, et en plus ils volent......

Nous devons nous faire violence pour les laisser à leurs occupations, et il faut avouer que les 38° présents sur le lagon alors que nous avançons à très faible allure commencent à nous faire virer nous aussi au rose ambiant.

Enrique, notre marineros nous propose fort à propos un bain dans une source d’eau douce qui jaillit au milieu de la mangrove, et nous acceptons avec enthousiasme sa proposition. Après un passage impressionnant sous un tunnel végétal et après avoir vérifié l’absence de crocodile, nous nous abandonnons à une eau fraîche et bienfaisante. Nous prenons soin de ne rien laisser à l’extérieur de l’eau car nos copains moustiques sont, là aussi, très vigilants. Je me fais un copain en la personne de Savoya, Mexicain en train de se baigner en famille, auquel j’ai voulu lui expliquer de quelle région de France nous venions et qui s’appelait Savoya, bref tout le monde a bien ri et nous avons partagé la Sol de l’amitié (bière locale).

Le tour se termine et il est temps de reprendre la route pour Izamal, petite ville du centre du Yucatan, où toutes les maisons, églises, palais sont jaunes, charmants et assortis au maïs et au soleil, si chers aux Mayas et à leurs descendants...Mais cela sera une autre histoire.

En ce jour de 15 Août, nous avons une pensée particulière  pour les Ramponniens restés au pays. Bises d’Izamal.

Pour regarder toutes nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100145

Denis

dimanche 14 août 2011

Uxmal, Kabah et galère - Mexique

Holà,
Nous attendons vos propositions au jeu de Palenque,
Nous remercions ceux qui ont déjà participé et spécialement LL pour ses conseils cachés,
nous avons eu des réponses mais nous avons besoin de plus de participants.....
Nous pouvons vous donner un indice : la voiture a été louée pour deux conducteurs.....
à vous de jouer !!!!
En attendant, la victime allant mieux nous sommes partis de Campêche pour visiter :
UXMAL : un site très protégé, très bien restauré  et très intéressant -
Une pyramide à base ovale, des angles arrondis, des immenses temples de 98 m. de long sur 12 m. de large, le tout juché sur une colline à 60 m. au dessus du sol. Quelles proportions ! 
Nous sommes montés (sauf la victime) sur une pyramide à 60° degré (vertige assuré) 70 marches pour 30 m. de haut..............
Le musée de l’entrée interpelle par son exposition sur la conquête spatiale, avec ses magnifiques photos des planètes et des temples du soleil. Effectivement, nous aussi avec d’autres moyens, nous recherchons la connaissance des planètes. Les mayas vénéraient le soleil et observaient les planètes. Jusqu'où leur connaissance les a menés ? Sûrement plus loin, que nous le pensons. Eux parlaient d’adoration, nous, nous parlons de conquête ! nous en sommes encore au conflit et à la dualité, quelle prétention, mais nous nous sentons proches d’eux.
Les décorations géométriques sont toujours aussi fascinantes, nous ne nous habituons pas à tant de beauté, de précision, de détails. La place gigantesque nous surprend, le jaguar à deux têtes trône au milieu. Tout est sculpté, pierres, colonnes, frontons, et la Pyramide du Cimetière par des têtes de mort dignes de Pirates des Caraïbes.....Les mayas nous fascinent, leurs connaissances, leurs croyances, leurs urbanisations. Nous rencontrons la faune des sites : des iguanes, des lézards vert-clair, des chauve-souris, des oiseaux.
KABAH : encore différent, remarquez les petits cailloux dans les joints des murs, les sculptures sur les façades, les motifs sur toute la hauteur du bâtiment. On devine encore le stuc jaune qui embellissait les temples. Les intérieurs sont décorés, peints. Quelle richesse, L’eau courante est assurée par un puits creusé et par les canalisations.
LE MUSEE DU CACAO : La boisson des dieux incas expliquée dans un éco-musée nouvellement créé dans une plantation récente de cacao sur 300 ha et dirigé par Martin, avec qui nous avons eu le plaisir de discuter de son pays d’origine, la Belgique, et de son parcours atypique jusqu’ici. Il est au Mexique depuis trois ans, et nous décrit sa joie d’être ici, malgré sa séparation avec sa famille. Nous nous échangeons nos adresses en espérant garder le contact. Séance dégustation en parfumant notre boisson chocolat à notre convenance du poivre, de la cannelle, du chile et de l'anato (épices locales). Les jeunes femmes nous reçoivent en robe blanche brodée, des fleurs dans les cheveux. Achats et séance frisson quand Martin nous a montré 50 bébés boa âgés de 3 jours, pendant que maman boa se reposait dans une cage avec son dîner, un joli petit lapin noir... Sachez que le cacao servaient aussi de monnaie, 8 graines valaient un lapin, 1 une tomate et un poivron. Une biche nous fait grâce de sa beauté, au détour du jardin.
GALERE :Nous devons reprendre la route, les journées sont bien remplies et ne sont pas assez longues, et pourtant nous ne trainons pas au lit le matin, le réveil est implacable. Bien fatigués par une journée encore bien chaude 37°, nous rentrons de nuit (et la nuit est bien noire) ce soir et sous la pluie, 20 h, aucun éclairage public, par chance quelques cataphoques sur la route, pour aller jusqu’à Celestun. Nous franchissons des villages en fête, il y a toujours une fête quelque part, et dans tous les cas, on vit la nuit, et bruyamment si possible. Camille fait le co-pilote, il faut plusieurs yeux pour vérifier les fossés, les autres véhicules. Rouler de nuit demande encore plus d’attention que rouler le jour, ce qui n’est pas peu dire. Des éclairs illuminent la route et nous aveuglent, la température chute, il fait 25°, le tonnerre est assourdissant. Le GPS nous perd, il n’y a pas assez de bornes pour qu’il soit efficace. Les véhicules que nous suivons n’ont pas de feux arrières, et les triporteurs n’en n’ont ni devant ni derrière. Cela ressemble malheureusement à un jeu vidéo avec des trombes d’eau en plus. L’hôtel est encore à deux heures !!!! On demande notre route, et on nous propose de suivre un pick-up par une route très mauvaise sur 4 km mais qui nous fera gagner 40 km. Il faut faire confiance... Ils sont déjà 6 devant, et à l’arrière il ya deux énormes fûts d’essence, mais il «charge» encore deux jeunes filles à l’arrière, sous la pluie... En plus, il faut tuer les moustiques qui sont rentrés dans la voiture, et qui nous piquent avec voracité. Nous traversons des petits villages, tout le monde est sur la route, petits et grands, la musique, les lampions, alors que grâce à la lumière, nous devinons leurs intérieurs : une chaise en plastique, des matelas par terre et des hamacs accrochés, ils sont dehors, dansent et discutent ensemble, les enfants jouent, sautent. Le pick-up s’arrête à Chunchumil, nous continuons tout seuls, il est 21 h 30. Nous prenons la «route ancienne» elle est toute petite, il n’y a plus rien, Denis essaye de détendre l’atmosphère en chantonnant, mais la tension est plus que palpable. La route n’est qu’un chemin à peine goudronné entouré de grande végétation, on dérange beaucoup de bête, le chemin se resserre, des yeux s’enfoncent dans les fourrés; 22 h45 on sort enfin du chemin, on nous avait dit 4 kilomètres, !!!! maintenant il faut rejoindre l’hôtel - 11h20 nous sommes enfin arrivés, affamés, fourbus mais contents.......

Merci pour votre écoute et vos attentions et à demain pour de nouvelles aventures....

Pour regarder les photos de la journée, cliquez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100143
j’envoie à toutes mes amies et à Christine C. toutes les photos de fleurs.

Buenas noches!

samedi 13 août 2011

Campeche - Mexique

Aujourd’hui, journée plage pour les Bidochons.

Etant donné que l’un des Bidochons s’est rétamé dans les graviers, nous préférons faire une journée soft, de repos, du moins, c’est ce que l’on pensait ...

Maillots de bains, serviettes, chapeaux, lunettes, tout l’attirail est prêt. Même un bandage tout neuf ! Nous voilà partis bringue ballants vers de nouvelles aventures !

1ère épreuve de choc : trouver la plage à travers l’ex village de pirates, devenu aujourd’hui port pétrolier et marchand. La côte n’a rien de celle qu’a connu BB. Nous arrivons enfin, au bout d’une route à une guitoune qui accueille les futurs baigneurs, 5 pesos pour la voiture et la Playa Bonita est à nous !

2ème épreuve : garer le véhicule à l’ombre pour garantir un peu de fraicheur. Cette épreuve a été censurée et a été jugée ridicule du fait de la chaleur ambiante.

3ème épreuve et pas des moindres : trouver une place à l’ombre sur la plage. Epreuve réussie pour 20 pesos. Nous avons eu une espèce de parasol-kiosque en bois et en feuilles de bananiers au bord de l’eau. Les Bidochons s'installent tant bien que mal sous l’ombre de ce saint graal protecteur. Le sac à dos familial se vide et se remplit au rythme des petites mains désireuses, chacun a quelque chose à prendre ou à poser. Papa Bidochon va louer 4 chaises blanches en plastique, accessoire indispensable de l’été mesdames et messieurs !

4ème épreuve : se mettre à l’eau. Nous entamons donc un strip tease familial, les peaux blanches, les nez fragiles et les épaules à coup de soleil s’exposent dangereusement. Les Bidochons n’ont peur de rien ! Nous passons donc à côté du stand des secouristes-militaires-policiers-marines-pistolets-couteaux-à-la-ceinture pour arriver dans une eau à 28°C d’après la science bidochonne. Mais, une fois dans l’eau, nous nous apercevons que nous sommes les seuls à être en maillots. Vous vous demanderez surement pourquoi,
réponse A : c’est une plage nudiste
réponse B : ils sont tous habillés dans l’eau
Je vous laisse le suspense.
Réponse B. Ces mexicains là ne se mettent pas en maillots ! Ils se baignent en t-shirt et en pantalon, ou en bermuda, ou en jupe, short, jogging, robe, chemise, avec la ceinture ou pas. De plus en plus bizarres. Les Bidochons se font déjà remarquer.

5ème épreuve : sortir de l’eau et se poser à l’ombre. De nouveau le stand des secouristes-militaires-machin-machin. Grâce à leurs super serviettes microfibres de chez Décathlon (leur magasin préféré), les Bidochons se sèchent en moins de deux et s’installent sur leurs fauteuils en plastique. Quel glamour sur la côte ! Tout allait bien, le soleil grillait les feuilles de bananiers au dessus de nos têtes. Et oui, pas si fous les Fols ! Quelques paroles échangées, le bobo protégé du vent et ...
Un immense goéland, accompagné de cormorans et d’autres oiseaux, plana au dessus de nos têtes. En bons touristes, les Bidochons s’émerveillèrent devant cette envergure impressionnante, papa Bidochon se transforma en Nelson Monford et décrivit les manoeuvres, proches de celles de l’aviation militaire, des grands oiseaux.

Dernière épreuve : rentrer sains et saufs à l'hôtel pour une douche bien méritée. Mission réussie bien entendu.

Bonne nuit les petits, Viviane.
J’avais déjà photographié un hôpital, et aujourd’hui, vous pouvez voir dans la galerie, une pharmacie qui vend : un peu de médicaments, mais surtout :
. des boissons gazeuses, et des glaces, à l’entrée dans les glacières,
. des bombons, chocolats, chewing-gum, barres de céréales, et autres ... pleins de sucres et de colorants,, dans presque autant de vitrines que celles pour les médicaments,
. et des cigarettes sur un présentoir-facing à côté de la caisse, pour ne pas oublier !!!!


Pour regarder les photos du jour, allez dans : http://gallery.me.com/denisfol/100137
ne cherchez pas les photos des goélands et des cormorans, ils passaient trop vite, foi de Bidochon.

vendredi 12 août 2011

A vous de jouer à Palenque ! - Mexique

Senora, Senorita et Senor, buenos dias,

Afin de vous divertir, nous allons jouer ensemble ! vous devez trouver le nom de la personne victime de l’accident relaté ! Une photo dédicacée récompensera le gagnant ! alors à vos claviers ! et soyez le premier !

Ce matin nous partons tous les quatre (cuatro), à la fraîche (25°) pour être à l’ouverture du site de Palanque (8 h - ocho hora). Nous laissons à l’hôtel, les gros iguanes gris autour de notre bungalow, les ragondins qui se promènent autour de la piscine, et les grenouilles-crapaud qui sautent dans la piscine.
Viviane porte une genouillère à sa jambe et Isabelle se plaint de sa cuisse. Quinze jours dans les pyramides ont fatigué les gambettes.

Palenque a été érigé au cours de la période classique maya entre 600 et 800 après J.C. Les mayas furent une des plus grandes civilisations de l’humanité. Leurs différentes cités étaient toujours en guerre mais leur rivalité semble avoir été le moteur d’une forte émulation artistique, chacun voulant surpasser les splendeurs de son voisin. Ils excellent en astronomie et en mathématiques, ils connaissent le zéro.

La jungle retentit de cris : des singes hurleurs qui comme leur nom l’indique, hurlent toute la journée et la nuit, les toucans qui claquent leurs becs, les cacaotées qui sifflent, et les vaches qui meulent, plus des tas d’autres cris que nous ne reconnaissons pas et des dizaines de bruissements d’ailes.
Il n’a pas plu hier au soir, mais les feuilles sont toutes mouillées, la rosée a due être importante (et non pas le rosé cailloux)
Les bambous et les plantes (d’appartement) sont immenses. Les lianes tombent jusqu’au sol et nous donnent envie de nous accrocher en lançant un grand cri...��������

Les premières ruines adossées à la jungle épaisse, apparaissent, wahou c’est grand, gigantesque, plus grand que tout ce que nous avons vu jusque là. A cette heure ci, nous découvrons le site dans le silence, il est encore plus impressionnant : Le Temple de la Croix Feuillue, le Temple du Soleil, le Temple des Inscriptions, Le Temple du Comte et bien sur le Jeu de Pelote. Certaines pyramides ne sont pas accessibles, par contre dans celle du Palacio (Le Palais) nous découvrons des galeries, des patios, des bas reliefs en stuc, des toits en fausse voûte, les fameuses «mansardes» des mayas. Les cours intérieures servaient pour les réceptions, ou pour parader devant les prisonniers. Quetzalcoatl (Le serpent à plumes) nous invite à rentrer. A l’intérieur du sarcophage, le Roi Kin-Pakal (Le Bouclier du Soleil) mort en 692, a été retrouvé avec un masque de jade sur le visage et des bijoux sur tout le corps. Des aqueducs utilisent la rivière Otulum et permettent de profiter du confort de l’eau courante.

Nous escaladons, nous prenons des photos, nous regardons leur observatoire astronomique, nous imaginons cette grande cité toute neuve, peinte en rouge, avec ses sculptures, ses palais et ses temples, fascinant !
La trentaine de monuments et d’oratoires arrachés à l’emprise de la forêt tropicale ne correspond qu’à une petite partie de la cité, les ruines restantes demeurent dissimulées sous un linceul végétal !

Là aussi, des ouvriers travaillent et mastiquent les pierres avec des instruments dignes d’un dentiste.

Nous profitons de l’ombre d’un arbre pour nous adosser à une pierre, à cette heure ci, elles ne sont pas encore chaudes. Les marchands ambulants s’installent dans le site, et déplient leurs marchandises (broderies, sculptures, reproductions, éventails, jouets...) Leurs enfants jouant déjà les rabatteurs, gentiment.

Derrière nous, les feuilles d’un immense bananier bougent, nous ne voyons rien, nous pensons que des yeux nous regardent, nous épient. Nous restons bien dans les allées comme on nous le recommande, nous n’avons pas envie de nous promener dans les hautes herbes.
Le site est propre, balayé à l’intérieur des pyramides et à l’extérieur, l’herbe coupée, un nombre important de panneaux ou de cordes indiquent le chemin que nous devons prendre, ou ne pas prendre.

On se photographie, nous sommes bien, ravis d’être dans ce site exceptionnel,

Et soudain, crac, le genou lâche, la cheville se tord, et badaboum dans les graviers (alors que le gazon était tout à côté, comme dirait quelqu’un) douleur - sang - gonflement. Les trois autres redoublent d’imagination pour nettoyer, aider, panser, apaiser. Retour au poste d’entrée, en portant la victime, puis à l’hôtel pour compléter les soins.

Nous repartons en voiture, pour Campeche, au bord de l’Océan Atlantique, 5 heures de trajet (rappelons-le, le Mexique est quatre fois grand comme la France, ou cinq fois suivant les guides, nous n’avons pas vérifié), la glace en place sur un genou et l’autre bandé, la plaine de Tabasco se déroule devant nous, mais pas sur un tapis, la route est en construction, et ils nous font rouler dans un véritable chantier, trous, graviers, engins de chantier...  et en plus ils nous font payer ! Nous, nous attendons que le Ministre vienne inaugurer pour accéder, après les dernières peintures,mais eux, c’est différent, rien n’est arrêté, on profite de leur travail du jour. Mais comment se plaindre, nous sommes quand même installés confortablement dans notre Koléos 4x4, Renault (Henri soit rassuré) alors que les pick-up sont chargés à l’arrière d’une douzaine de personnes entassées comme du bétail Les essuies-glace en double vitesse n’arrivent pas à éliminer les sceaux d’eau qui s’abattent sur la voiture, il est 17 h, 27°, vous connaissez !!!!

A vous de jouer !

Pour regarder nos photos de Palenque et de la journée : http://gallery.me.com/denisfol/100132
les photos des galeries n’apparaissent pas toujours le jour même, car nous n’avons pas pu ou pas eu le temps de le faire. Merci de ressayez.


P.S. : les poissonades :
Lors de notre soirée départ où nous avons tant apprécié votre présence, Colline et Eugènie, nos petites voisines, ont offert à Denis un poisson - kaléidoscope. Notre nièce Lucie l’a baptisé  Poissonade, et depuis Denis l’a toujours à son cou et prend des photos à travers. Vous pouvez les retrouver sur : http://gallery.me.com/denisfol/100125, galerie que nous mettons à jour régulièrement.

jeudi 11 août 2011

Sur la route du Mexique

Holà,
Aujourd’hui, détente, piscine, sieste. Et étant donné qu’aujourd’hui, nous ne prenons pas la voiture, nous allons vous décrire les routes au Mexique.
La moyenne horaire doit culminer entre 45 et 50 km/h, quand on connaît Denis, on comprend que c’est un maximum.
Les routes sont toutes défoncées, des trous immenses au milieu ou des pans complets tombent dans les fossés. Il faut souvent passer de l’autre côté de la route, en prenant le risque qu’il n’y ait personne en face obligé lui aussi, de passer de l’autre côté.

Mais cela n’est rien sans parler des topes (tope au singulier) ou vibratores, ou reductores. Ils se situent à l’entrée et à la sortie de chaque village. Sur certaines routes comme celle que nous avons prise entre San Cristobal et Palenque, la voie de 190 km est jonchée d’environ 300 topes, car il y a beaucoup de petits villages. Alors, 3 ou 4 topes à l’entrée, 3 ou 4 topes à la sortie, quelques centaines de mètres, et on recommence, 3 ou 4 topes à l’entrée, 3 ou 4 topes à la sortie.
Certains ne sont pas signalés, le jeu est de les deviner, et d’autres sont très hauts. Beaucoup de voitures qui ont des suspensions très fatiguées, frottent dessus. Sur les topes il y a une vraie vie.
On a vu une personne âgée sur une chaise roulante, faire la manche, au centre du tope.
Les marchands ou les enfants vendent sur le tope, et dans tous les cas, ceux qui vous suivent, vous doubleront sur le tope.

Mais cela n’est rien sans parler des gardes militaires qui vous arrêtent, mitraillette à la main, pour vous demander votre chemin, et vous laissent partir après le sésame «touristes» et le voucher du prochain hôtel. Ils nous effraient, nous ne sommes pas habitués aux armes.

Mais cela n’est rien sans les enfants qui essaient de vous faire arrêter pour vous vendre une tapas ou une mangue et tirent une ficelle en travers de la route, ou les grévistes qui vous proposent leur propagande.

Mais cela n’est rien sans les piétons, partout. Ils marchent, ne font pas de stop ici, sont en groupe, en famille, portent les enfants, de l’eau, ou du bois ou attendent le petit bus qui ne devrait pas tarder.

Mais cela n’est rien sans les travaux qui vous obligent à vous arrêter, au dernier moment, un employé un chiffon rouge à la main.

Mais cela n’est rien sans les taxis. Ah les taxis, comme dans tous les pays, ils sont les rois et attention si on l’oublie.

Les guides recommandent de ne pas conduire de nuit, il faut effectivement les croire.

Pour regarder nos peu de photos de la journée «détente» allez sur :http://gallery.me.com/denisfol/100113

Buenas Noches

mercredi 10 août 2011

Tonina - Mexique

Holà,
Aujourd’hui nous partons pour la ville de Palenque, nous nous arrêtons sur le site archéologique de Tonina, il est 12H15, il fait 36°C et nous devons monter les marches de cette gigantesque colline-pyramide pour nous faire prendre en photo !!!
On en a marre de ce jeu !!!! un mélange de Pékin Express et de Koh-Lanta, sponsorisé par un site internet débile !!!!
Après avoir vu, reconnaissons le, la magnificence de cet endroit et fait la photo, on nous balance deux bouts de sandwich qui n’ont rien à voir avec le pain de la boulangerie Neveu, ni le jambon de chez Bodin et encore moins le fromage de chez Binvignat.
Le sentiment de révolte de San Cristobal nous a envahis, mais non, c’est pour rire............

La ville est composée de 7 terrasses et de 260 marches, toutes de 30 à 40 cm de haut. Quand on pense que les mayas étaient plus petits que nous, on aimerait bien discuter avec leur architecte !!!! et lui dire que nous avons des amis qui font des études d’architecture et qui ne feraient jamais ça, eux .

La vue sur la vallée est magnifique. On quitte les hauts plateaux du Chiapas pour la jungle.
Des ouvriers restaurent le site, certains travaillent ici depuis 30 ans, et finiront de travailler ici. Ils maçonnent les marches qui s'effondrent, un chapeau de cow-boy blanc sur la tête. Un guide-policier tout de noir vêtu et matraque à la ceinture, reste toute la journée tout en haut de la pyramide, pour sécuriser le lieu. Son travail doit être pénible mais par contre, il rit beaucoup en voyant ces touristes arriver suffocant et soufflant. Certains lui demandent de les prendre en photo, la matraque ne sert à rien. Les montées sont pénibles mais les descentes sont difficiles, certaines marches ne sont pas très larges, on ne peut pas poser le pied facilement et il ne faut pas craindre le vertige.

Le musée est intéressant (et frais) les roues des calendriers sont fascinantes, et la maquette montrant le site tel qu’il était, est impressionnante. 

Pour se rafraichir, nous nous arrêtons à Ocosingo pour se baigner dans une longue cataracte appelée Agua Azul au milieu de la jungle. Bleu, vert, frais, rafraîchissant. 

Quand nous arrivons à notre hôtel à Palenque, il fait nuit, mais nous distinguons les bungalows, les piscines et surtout toute la végétation luxuriante de la jungle. Demain est un jour de repos, le site s’y prête.

Buenos noches

Pour regarder nos photos : http://gallery.me.com/denisfol/100107

mardi 9 août 2011

San Cristobal - Mexique

Holà,
Féérie des couleurs - magie de l’artisanat, on en a plein les yeux!!!!!                           
San Cristobal aujourd’hui est un immense marché où les indiens des villages d’à côté viennent vendre leurs produits. «C’est magnifique !« on a du le dire mille fois. 
          
Les femmes sont habillées en jupe noire de laine de chèvre et en tunique bleue ou violine brodée par elles même. Elles sont superbes, avec leur bébé dans leur dos. On a craqué, on était près à tout acheter.
Nous avons voulu rencontrer ce peuple chez lui, et nous sommes partis à Zinacantan à une demie heure dans la montagne. A l’entrée, on nous délivre un reçu pour «4 frances» contre 0 pesos (4 €)
Nous avons eu beaucoup de chance, car aujourd’hui c’est la San Lorenzo, patron du village et donc la grande fête annuelle.
Tous les Tzotzils (une des principale tribus du Chiapas) de la région convergent vers le village, dans leurs habits de fête. Ils étaient au moins 1 500 ou peut-être le double !!!    
Je vous assure que c’est un choc, quand en arrivant sur la place de l’église, vous êtes au milieu d’eux ! Tous - petits -cheveux noirs - peau mat - les femmes jupes noires (unies ou brodées) et tuniques bleues ou violettes et toutes brodées de fleurs, d’oiseaux, de saints, et de motifs ancestraux. Leurs cheveux tressés en deux nattes qui leur tombent dans le dos, avec des rubans de couleur et des perles. Les hommes sont habillés «à l’européenne» mais portent par dessus la chemise, une tunique toujours bleue ou violette, et brodée par leur femme avec des jolis pompons qui ressemblent à de la passementerie. Certains portent des chapeaux avec des rubans de couleur.
Imaginez toutes ces personnes habillées de la même façon. Il était impossible de prendre des photos et celles que vous verrez sur la galerie, ont été prises à l’arrache, pour ne pas déranger. C’est un peuple très fier, ils croient que quand on les prend en photo, on leur vole leur âme.
Aucun bébé pleure, ils sont tous dans le dos de leur maman, et on aperçoit de temps en temps, une petite main, ou des petits pieds qui dépassent du châle. Les femmes allaitent à même le trottoir et découvre leur sein en toute simplicité. Les couples se tiennent par la main (jeunes ou moins jeunes) et toute la famille est attentionnée envers les plus jeunes et les plus vieux.
Nous avons déambulé au milieu d’eux, nous étions l’attraction, nous étions complètement différents, avec nos cheveux clairs, nos peaux claires, et nos vêtements de sport. Ils se promenaient par famille, et l’on pouvait retrouver des similitudes au niveau de la broderie, sur les tuniques de la même famille.
Ils mangeaient, dansaient, et surtout priaient avec énormément de ferveur. L’église était remplie de brassées de glaïeuls, de rubans, de fruits (bananes, pastèques ...) et de maïs. Quand on vous dit remplie c’est que tout l’autel jusqu’au plafond était fleuri, ainsi que toutes les chapelles. Des cierges ou de simples bougies par centaines. Et au sol, une grosse couche d’épines de pin. Les indiens se signent plusieurs fois à l’extérieur et à l'intérieur de l’église et s’agenouillent par terre en psalmodiant. Ils couvrent les statues de rubans de couleurs vives.  Des hommes vêtus différemment, manteau long et noir en laine de chèvre, et sandales hautes, peut-être des chamans, par dizaine, bénéficient des meilleurs places et s’occupent des autels.
Nous avions l’impression d’être sur une autre planète. Des dizaines d’orchestre (hommes vêtus à la mexicaine) jouent un peu partout - des braseros fument dans tout le village - on lance des pétards très bruyants - des enfants déguisés avec des masques des dieux indiens dansent au milieu de la place mélangeant les anciennes croyances à la foi catholique - odeur de maïs grillé et de jus de fruits frais - Les enfants moins timides viennent vers nous, ils ont des traits asiatiques avec leurs yeux en amande.
Nous repartons les laissant dans leur fête et leur monde, assez dubitatif sur notre monde à nous.
Buenas Noches, Los Quatros.

Pour regarder nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100099

lundi 8 août 2011

Canyon d'El Sumidero - Mexique

Holà,
Ecrevisse, crevette, langouste et homard. Ce soir nous sommes rouges ! Nous avons navigué sur le Rio Grijalva à Chiapa de Corzo, afin d’admirer ses falaises qui culminent à plus de 1 000 mètres. Nous n’étions pas seuls, il y avait des pélicans, des cormorans, des aigrettes, des centaines de vautours et des dizaines de ..... crocodiles, du moins... visibles. Des monstres de plusieurs mètres soit sur «les plages» en train de se faire bronzer, soit en train de nager à côté ou en dessous de nous. Ça fait peur? Et bien oui ça nous a fait peur.
L’eau était marron chocolat, ou chocolat menthe, mais dans tous les cas elle ne faisait pas envie. Et parfois on voyait des ondulations et des pics qui dépassaient de l’eau, et bien même chocolat, croyez-moi on ne se serait pas baigné.
Le canyon d’El Sumidero est large et profond (145 m.) et les vues sont dignes
d’Indiana Jones ♪♫♬
Il y avait aussi des magnifiques cascades, l’une s’appelle «L’Arbre de Noël» car le lichen qui s’est formé dessous rappelle les branches d’un sapin. Notre guide nous a emmené dessous pour nous mouiller. C’était réussi.
Les falaises sont de couleurs différentes, avec des grottes de teintes étonnantes, comme du rose, presque bonbon.
On nous avait prédit des mygales et des singes mais par chance on ne les a pas vus.

Sur la route de San Cristobal, nous avons traversé des villages de minorités tzotziles, descendants de Maya, où les femmes et les jeunes femmes portent toutes des jupes noires et un châle bleu brodé. Ce peuple utilise une langue parlée par plus de 300 000 personnes. Ce peuple est très fier et nous n’avons pas pu faire beaucoup de photos.

Dans cette région, depuis la rébellion des zapatistes en 1994, on entretient une réputation de résistance et de révolte, des affiches de protestation sont exposées partout, soit pour protéger le canyon d’El Sumidero des embarcations que l’on a prises, soit pour faire reconnaître l’indépendance des Indiens, soit pour d’autres choses que nous n’avons pas comprises !

Nous dormons à San Cristobal à 2 100 mètres d’altitude, 16 degrés, avec une couette, après la chaleur humide d’hier au soir, à 32 degrés, quel changement !

Buenas Noches,

Photos de la journée : http://gallery.me.com/denisfol/100095

dimanche 7 août 2011

Mitla - Mexique

Holà,
Lever, ablutions, p'déj, fous rires... et bouclage de valises. En route pour quelque chose de nouveau. Aujourd'hui : Mitla. Sur la route, en arrivant dans le village de Tule, on entend de la musique à fond. Que se passe-t-il encore ? Et bien nous sommes dimanche, et le dimanche les Mexicains font du sport comme on leur recommande. A Tule, on s'installe sur la place pour danser.... une sorte de flash mob , jeunes filles, mamans, enfants, mais aussi des messieurs et pas des jeunes. Tous essayent de parfaire leur silhouette sur les rythmes effrénés de musique contemporaine, en tee-shirt sponsorisé par la pharmacie locale. Bien entendu, Viviane et Camille les rejoignent, et m'attirent avec elles. Encore une bonne ambiance, tout le monde a le sourire. Nous nous approchons de la Tour Eiffel du village, j'ai nommé : El Árbol del Tule (l'Arbre de Tule). Ce cyprès vieux de 2 000 ans, mesure 34,25 m. de diamètre, et 42 m. de haut. L’église qui est installée juste à côté parait minuscule, et l’arbre lui fait de l’ombre. Nous ne connaissons pas le nombre d'habitants dans cet arbre. On le surnomme l'Arbre de Vie car on peut reconnaître sur ses différents troncs, des têtes d'animaux. Il nous a fait penser à l'arbre de Totoro, pour ceux qui sont fans de Hayao Miyazaki.

Puis nous nous dirigeons à Mitla, vers l'ancienne cité mixtèque, autrefois une succession de maisons-palais richement décorés, maintenant après l'invasion espagnole, un champ de ruines. Une église a été érigée sur cet emplacement en réutilisant les pierres. Les frises géométriques que l'on retrouve à l'extérieur et à l'intérieur sont constituées de pierres façonnées et assemblées. Le tout peint en rouge et en jaune. Nous imaginons facilement cet ordonnancement et cette beauté. Les frises de l’époque font plus moderne que nos crépis et nos papiers-peints alors qu’elles ont
3 000 ans. Les patios sont immenses et on peut encore entendre les fontaines et les oiseaux, mais seulement avec de l'imagination.
Nous reprenons la route, et aujourd'hui elle est bien difficile, 200 km de virages pour faire une halte à Tehuantepec.
Sur la route, des agaves sur les deux côtés, fleuries ou non. Devant les bouilleurs de crus, la fleur est coupée, écrasée par une roue en pierre tirée par un cheval, et distillée pour obtenir la spécialité de la région d'Oxaca : le mezcal.
Des centaines de virages pour passer la chaîne de montagnes, la Sierra Madre. Denis négocie très bien pendant que nous, nous dormons.
Arrivée à l'hôtel - Piscine - Internet - Restaurant de l'hôtel et dodo car demain encore beaucoup de route, environ 400 km pour arriver à San Cristobal et à Palenque, lever très matinal, mais cela sera une autre histoire....
Pour visualiser nos photos, rendez-vous sur : http://gallery.me.com/denisfol/100087
ISA

PS : nous vous remercions très chaleureusement pour vos messages, dès que nous avons du réseau, nous nous jetons sur notre messagerie. Merci de penser à mettre une initiale ou un signe de reconnaissance, pour vous reconnaître.

samedi 6 août 2011

Oaxaca - Mexique

Holà,
Rectification importante l’altitude du Mt Blanc est beaucoup moins haute que ne le disent certains chamoniards, nous avons gravi le Monte ALBAN, qui culmine à...... 1900 Mètres.
Sur ce plateau, qui domine la vallée d’Oaxaca, les Zapotèques puis les Aztèques ont bâti la plus importante cité de la région.  
Cité imprenable par sa position, elle impressionne par sa taille et et son ordonnancement
impeccable, d’une symétrie parfaite avec des pyramides dans un très bon état de conservation.
Beaucoup de temples, de pierres gravées et de tombes nous démontrent la qualité royale de ses habitants.
Le soleil nous a largement accompagné et vous pouvez admirer sur la galerie les nouveaux couvre-chef de ces dame et demoiselles.

Après nous sommes allés visiter Teotitlan Del Valle, un village célèbre pour ses tissages traditionnels : couvertures, tapis et ponchos. Isabel et Agustin nous accueillent dans leur maison-atelier-magasin et nous montrent leur savoir.
Ils achètent la laine de mouton au village d’a côté, la nettoie et la la teinte avec des pigments naturels qu’ils vont chercher directement dans la nature. Tout est ramassé par la famille : des fleurs, des feuilles, du bois, des écorces, des fruits ou de la terre. Nous avons vu la couleur rouge obtenue en trempant la laine avec des écorces d’arbres pendant un mois, et la couleur jaune avec des grenades.
Pour fixer la couleur, ils font chauffer très fort la laine pendant un jour entier, sur un brasero au fond de la cour.
Après, ils cardent la laine et la filent pour monter la laine sur les fuseaux, et travailler sur les métiers à tisser. Devant toutes les maisons du village, il y a plusieurs métiers, et le travail se transmet de génération en génération. Agustin a appris de son père, et apprend maintenant à son fils. Les motifs sont dessinés par chaque atelier, et nous paraissent très modernes, alors qu’ils sont traditionnels. Bien entendu, nous avons craqué, et acheté un tapis...... après avoir essayé les ponchos.
Une rencontre très chaleureuse avec toute la famille, grand-parents inclus, qui nous ont accueillis très naturellement et étaient très fiers de nous montrer chacun le fruit de leur travail.
Retour à Oaxaca sous notre douche tropicale quotidienne, toujours aussi impressionnante.
Buenas Tardes, Camille, Isabelle et Denis.

Ce soir, nous sortons dans la ville animée et colorée, nous nous arrêtons dans un restaurant et Papa commande des sauterelles en entrée !! Toute la famille se regarde mais, en prenant notre courage à deux mains, nous croquons dans ces petites bêtes, pas si mauvaises finalement ... La rue est pleine de monde, des orchestres partout sur toutes les terrasses et dans les rues, des jeux pour enfants sur la grande place «Zocalo». Nous avons même rencontré à la sortie de l’église, un mariage et son cortège accompagné de danseuses en costumes locaux, de grosses têtes et d’un orchestre bien entendu. Les habits sont colorés, les femmes ont les cheveux tressés de rubans de couleurs, et Papa a même gouté le Mezcal, l’alcool de l'Agave-Cactus, nous avons compris à sa réaction que ce devait être fort, bien plus que nos sangrias du restaurant. Nous nous forçons à rentrer, l’ambiance nocturne est chaleureuse et très agréable, tout le monde sourit, la musique bat son plein et les enfants jouent avec des immenses ballons. Que de couleurs et de vie ! Quel pays merveilleux et que de chaleur humaine.
Buenos Noches, Viviane.

pour visionner nos photos et nos vidéos (orchestre-mariage-pluie) allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100076

vendredi 5 août 2011

Vallée des cactus - Oaxaca - Mexique

Holà,
Après un lever matinal, nous voilà partis de Puebla pour une longue route de 340 km en direction d’Oaxaca, plein Sud, de l’autre côté de la Sierra Madre.
En chemin, nous nous arrêtons dans le Parc Botanique de Zapotitlan, le plus vaste et riche site de cactus dans le monde où plus de 3 400 sortes de cactus peuvent être observés.
Sous un soleil poignant et l’estomac vide, nous partons entourés de grosses et toutes petites épines, des centaines de cactus tous différents les uns des autres : Candélabres, Griffes de Chat, Pattes d’éléphant, Mada Mujer…
Moïse, notre guide, nous apprend beaucoup de choses sur leur histoire :
notamment qu’un centimètre correspond à 1 année de sa vie, ce qui veut dire que les immenses cactus qui nous entourent ont vu et piqué Cortès et son armée,
que presque tous les fruits peuvent êtres mangés,
que le cactus sert aussi à fabriquer des shampoing et des dentifrices,
et à usage médicamenteux, des crèmes cutanées pour les infections et les démangeaisons,
mais aussi du chewing-gum et de l’alcool.
Le cactus apparait sur le drapeau mexicain où un aigle mange un serpent posé sur un cactus, comme quoi il est omniprésent au Mexique.
Le village de Zapotitlan est aussi réputé pour ses salines et sa production d'Onyx (pierre noire que les Aztèques utilisaient avant de connaitre les métaux.)
Nous arrivons à Oaxaca, belle ville, on vous quitte la piscine nous attend.
Buenas Tardes.
Camille.

Les cactus ont été inoffensifs, heureusement pour nous ! Le soleil cogne et l’orage éclate en fin de journée, quel dépaysement. Dans gallery, nous avons filmé cet orage.
En tous cas, le Mexique est vraiment beau et intéressant,
Buenas tardes.
Viviane.

Pour regarder toute nos photos allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100072

jeudi 4 août 2011

Puebla - Mexique

Holà,
1 500 000 habitants, 2100 mètres d’altitude, seule ville mexicaine fondée par les Espagnols de Cortes et surtout ..............jour de lessive.
Nous gravissons les 4 étages de l’hôtel pour atteindre le Saint Graal, un lave linge qui nous ouvre grand son tambour avec à ses côtés le luxe infini ...une sécheuse.
Bien nous en a pris, car à peine arrivés à notre lavanderia, nous découvrons toute la ville
en vue panoramique,  les toits vernissés des églises baroques et les façades des palais ornées de faïences peintes à la main s’offrent à nous sans retenue, nous ne remercierons jamais assez nos culottes sales.....
Une fois le linge rangé, nous déambulons dans la vieille ville, très charmante et vivante avec beaucoup de jeunes attirés par les universités locales et surtout beaucoup de Mexicains en vacances.Nous découvrons un  marché couvert construit par un disciple de Gustave EIFFEL, témoin de l’occupation de la ville par les troupes de Napoléon III. Mais surtout, partout est rappelé la victoires des troupes mexicaines sur les Français, le 5 Mai 1862 à Puebla, qui a même donné un jour férié national.
Nous ne sommes donc pas rancuniers et les mexicains nous accueillent très chaleureusement, nos problèmes relèvent visiblement de l’histoire ancienne et le mot Francès est un sésame assuré  pour le sourire.
Après une nuit réparatrice, nous partons pour Cholula, à une trentaine de kilomètres à l’est, qui abrite la plus haute pyramide du monde. Mais, Oh surprise, c’est une église qui nous a attend. Cortes,en arrivant ici, a découvert une immense pyramide déjà faite de plusieurs pyramides «empilées» au fil des siècles. Il a fait détruire la plupart des monuments et a coiffé le tout par une cathédrale,.... comme ça les choses sont claires.
Nous sommes un peu déçu car nous ne pouvons visiter le tunnel creusé  sous l’édifice, mais bon c’était très bien quand même. Surtout qu’il a fait BEAU. si si ....
Hasta la mañana
Los quatros
Pour visionner les photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100063

mercredi 3 août 2011

Sur la route de Puebla - Mexique

Quelques nouvelles
A Veracruz, un garçonnet de moins de cinq ans, joue avec trois balles au feu rouge, pour quémander quelques pesos, escorté par le grand frère, qui propose de laver le pare-brise. Nous croisons des camions blindés de l’armée et blindés... de militaires cagoulés, la mitraillette (ou pire) à la main, avec la mitrailleuse sur le toit. (tout doux, tout doux)
Par contre, les mexicains ont toujours le sourire, surtout les femmes, et travaillent tout le temps, on en voit peu qui ne font rien, tous travaillent, même les enfants.
Dans les rues du centre touristique, à chaque bloc, des policiers - gilets par balle - mitraillette à la main. Les trottoirs peuvent être très beaux en marbre, mais attention ils peuvent tous avoir d’énormes trous, non signalés.
On ne voit pas de poussettes, les enfants sont portés dans les bras, de la mère, de la sœur ou du frère, est-ce dû aux trottoirs si hauts et si dangereux ? Comment se déplacent les handicapés ?
Le centre est rempli de magasins de vêtements bon marché et de chaussures, et encore des chaussures... Les filles font des emplettes.

Sur l’autoroute, en allant à Puebla, nous voyons des marchands ambulants vendre toutes sortes de choses (café, bonbons, crème). Ils agitent des torchons pour nous attirer. Et les voitures et les camions s’arrêtent !! et donc repartent !!!
Dans notre sens - des travaux - un bouchon pour circuler sur une seule voie - et voilà une petite dizaine de marchands au milieu des voitures, qui vendent de l’alimentaire mais aussi des jeux pour enfants.
Le Mexique c’est le pays du drive ! tout est proposé à votre fenêtre.
Les routiers demandent des documents (ne me demandez pas quoi) et pour éviter de monter dans les bureaux, il y a un seau accroché à une corde où ils mettent un papier - le sceau monte jusqu’à la fenêtre de l’étage - la secrétaire le fait redescendre avec le papier demandé. Des leçons à prendre au point de vue commercial, une véritable école de management.
Les fossés des routes et des autoroutes sont coupés à la machette par des rangées de 5
hommes.
La végétation est luxuriante, toutes nos plantes d’appartement que nous bichonnons sont là, poussant dans les fossés, non entretenues, mais immenses et belles.
S'il y a des travaux il n’y a pas d’engins mécaniques. Il n’y a que des pioches et des hommes.
Beaucoup de voitures ou de camions en panne, certains bus ou autobus doivent dater des années 50.
L’autoroute serpente dans la montagne, nous montons à 2 240 mètres, depuis le bord de la mer à Veracruz, il y a plein de camions qui roulent vite, beaucoup trop vite par rapport à leurs chargements. C’est effrayant il faut les doubler, et ils nous doublent !!
A cause d’un accident il y a un énorme embouteillage sur l’autre voie. Devant nous, un camion UPS s’arrête, le chauffeur traverse l’autoroute et va dire bonjour à son copain UPS pris dans les embouteillages et retraverse pour repartir !!!
«Precaucìon Doble semi-remolque» sur les autoroutes mais aussi sur les routes ! des camions équipés de deux remorques roulent «tombereaux ouverts» et ceux qui n’ont qu’une remorque, sont en surcharge apparente, le nez en l’air ou pire l’essieu courbé.
On arrive à Puebla, belle ville après sa sinistre banlieue - belles façades, beaux bâtiments et belles places.
A bientôt
Les filles
Pour retrouver les photos de la journée, cliquez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100049

mardi 2 août 2011

Jicaltepec et Veracruz - Mexique


Buenos Dias,
Une rencontre chaleureuse au restaurant hier au soir, une petite fille Axelia jouait avec Jezzii et Sebastian à taper dans les mains en chantant. Viviane et Camille les ont rejoint
et leur ont montré une chanson qu’elles connaissaient. Aussitôt, plus de barrière de langue et de culture. Que de rires et de complicité. Tout s’est terminé par des embrassades avec toute la famille, la mère, la grand-mère et la tante et un échange sur Facebook.


Aujourd’hui une autre rencontre, celle du village Jicaltepec, créé par des immigrants français autour de 1850.  On retrouve les tuiles rondes françaises, un alignement des rues différent, une devise en français «Rien sans Travail» à l’entrée du village, et surtout des noms français partout : Levet-Lavoisinet-Alphonse De Cannet-Jean René Poisot-
Nous avons traversé le cimetière en imaginant le périple de ces familles et leur courage, pour tout quitter et arriver sur une terre inconnue et difficile.
Maintenant, ce coin, appelé la Petite France, est prospère et ressemble à la Camargue, avec du bétail, des cow-boys, des ranchs, et des plantations de bananiers. Une fois par an, un enseignant français vient pendant un mois, donner des cours gratuitement à la population pour maintenir la langue française et le lien avec leurs origines.
Buenos Noches de Veracruz, important port où sont arrivés les premiers colons espagnols, guidés par le Capitaine Cortez.
Pour visualiser nos photos, cliquez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100047
P.S. : Merci à tous pour vos messages, nous les apprécions énormément !
Les 4