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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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lundi 10 octobre 2011

Puerto Madryn - Argentine

Réveil à Puerto Madryn avec le soleil. La plage est immense, nous nous promenons et déjeunons, et nous avons rendez-vous avec les lions des mers.

Notre observatoire est sur la falaise, au dessus d’une plage où ils aiment se reposer. Toute ressemblance avec des plages connues est fortuite. La mer basse leur permet d’avoir de la place, mais pas pour longtemps.... Ils sont au moins mille à se faire bronzer, à dormir. Pour se déplacer, ils n’hésitent pas à se monter dessus. Ils ont l’air patauds, mais quand ils accélèrent, on voit qu’ils sont lestes et puissants.
Les femelles et les petits sont calmes, mais les mâles se battent souvent. Ils réclament de temps en temps des bisous à une de leurs compagnes. Nous ne savions pas pourquoi nous les appelons les lions des mers, mais quand on les regarde de près, on s’aperçoit que les mâles ont une véritable crinière blonde ou brune qui leur descend jusqu’au torse. Ils peuvent crier en se redressant, à la manière d’un lion.
Un mâle peut peser 300 kilos, une femelle 100 kg, un mâle peut avoir jusqu’à 12 femelles, on l’appelle le macho !!!!!!!! La femelle a deux petits par an, je vous laisse faire la multiplication !!!!! Ils plongent en apnée pendant 7 minutes, et vont jusqu’à 150 mètres. Mesdames vont jusqu’au bout de la péninsule pour se reproduire.
La mer remonte et les mouille, ils bougent et remontent sur la plage, dans le désordre, en se montant dessus, et en criant.
Les petits sont choux, ils tètent leur mère, ils ont des petits yeux brillants.
Les cormorans font leur nid dans la falaise, et les goélands cherchent la bagarre sur la plage.
Nous dinons à El Nautico et nous adressons nos pensées à Fernando, qui nous l'avait conseillé.
Demain départ matinal pour Puerto Piramides, pour voir les baleines franches australes, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Soyez patient pour les photos, l’hôtelier à précisé que «quand il pleut, le réseau est bon, mais quand il fait beau, il n’est pas bon».................. et Il fait beau.

L'agence Altiplano nous suit sur leur blog, cliquez sur  : http://www.altiplano-voyage-amerique-latine.com/actu-altiplano/155-suivez-le-tour-du-monde-des-globe-trotters-altiplano 

Les photos du 6 octobre, "Buenos Aires et tango" sont disponibles sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/6-Octobre

dimanche 9 octobre 2011

Buenos Aires et faux départ - Argentine

Aujourd’hui dimanche, nous sommes toujours à Buenos Aires.
Hier samedi, nous sommes rentrés dans l’aéroport à 14 h, après de longues files d’attente (voir 8 octobre) nous nous sommes présentés à la porte d’embarquement à 17 h. On nous refuse et on nous demande d’attendre, on voit la passerelle reculer !!!!! On nous oblige à retourner dans le hall toujours bondé, à reprendre nos bagages, et  à refaire une file d’attente pour échanger nos billets pour le lendemain. On nous évoque des problèmes météo pour annuler l’escale de Trelew. Il y a trois belges avec nous, refusés, et donc nous ne sommes pas assez nombreux pour faire atterrir l’avion. On ressort de l’aéroport à 21 h, 7 heures d’attente pour rien !!!
Laura, de l’Agence Altiplano, malgré l’heure tardive, nous trouve une chambre d’hôtel pour nous reposer, modifie le planning des prochains jours et fait patienter les baleines. Nous la remercions pour sa gentillesse et sa disponibilité.
Nous nous représentons à l’aéroport à 14 h, aujourd’hui, dimanche, et malgré des places en liste d’attente, et des files d’attente encore importantes, nous décollons à 17 h 30.
Nous arriverons à Trelew de nuit, mais nous partirons directement à Puerto Madryn, mais cela sera une autre histoire.

samedi 8 octobre 2011

Adios Buenos Aires - Argentine

Après une soirée très animée, nous partons ce matin pour notre dernier cours de tango. On révise puis on se lance dans de nouvelles poses, des pas dynamiques et variés et encore de nombreux fous-rires ! Nous repartons avec de bons souvenirs et les adresses e-mail de nos professeurs pour garder contact.

Nous avalons notre dernier déjeuner à Buenos Aires. Si vous commandez un bife regardez bien le poids indiqué sur la carte, il varie de 200 à 500 gr. Si vous commandez une escalope milanaise, vous en aurez deux dans l’assiette, en sachant qu’une est déjà beaucoup plus grosse que celle servie habituellement chez nous. Si vous commandez une tranche de saumon, attendez vous à le voir arriver entier. La viande est délicieuse, servie grillée.

Puis direction l’aéroport pour partir à Trelew. A l’entrée, on se retrouve dans une marée humaine, des queues interminables qui emplissent tout le hall d’enregistrement. Hier, des pistes ont été inondées, et le nuage du volcan chilien continue de perturber le trafic. Les personnes attendent déjà depuis au moins 2 heures, si ce n’est pas plus ! L’attente commence ... quelques personnes s’énervent et un homme lâche «j’attends depuis cinq heures, on nous traite comme des animaux» suivi de nombreux applaudissements dans le hall. Le ton est donné. Notre vol n’est pas annoncé, on fait la queue sans savoir si un avion sera là pour nous. 1 heure 45 plus tard, les bagages sont enregistrés, car par chance et par hasard, nous avons attendu devant les bons guichets d’enregistrement. Beaucoup de personnes devant nous repartent pour de multiples raisons : vol annulé, vol déjà parti sans eux, mauvais guichet d’enregistrement. Nous avons eu de la chance, nous partirons à 19h, il n’y a plus que 3h30 à attendre !

Nous nous installons à un bar pour attendre, nous visionnons les vidéos de tango et de foot, et Denis, éternel sportif, regarde un peu plus loin, le rugby à la télé, France-Angleterre(19-12, les portes de la demi finale sont ouvertes).

Souhaitez-nous bon voyage et bonne chance, et demain, cela sera une autre histoire.

vendredi 7 octobre 2011

Buenos Aires et foot - Argentine

Une pluie diluvienne tombe depuis hier après-midi et annule tous nos projets. Ce matin nous ne ferons pas la traversée en bateau du delta pour aller en Uruguay. Nous avons donc le temps de vous raconter notre journée d’hier.
Donc premier cours avec Trinidad et Emanuel, qui exercent le tango depuis quinze ans. Les premiers pas forment un carré, pour l’instant c’est assez simple, puis on rajoute un huit à l’endroit et un autre à l’envers, çà se complique. Fous rires assurés ! L’heure passe très vite et on se donne rendez-vous samedi matin, même heure, même endroit.
Nous partons pour le centre ville, visiter une somptueuse librairie installée dans un ancien opéra, style opéra Garnier, sur quatre étages, mais pas un seul livre français. Nous n’avons pris qu’un ou deux livres chacun, pour ne pas alourdir nos bagages, mais depuis longtemps nous en avons fait le tour. Alors nous écumons les étagères des hôtels où l’on «emprunte» dans l’un pour «rendre» dans l’autre hôtel, des livres oubliés par des clients, mais nous n’avons pas un grand choix, c’est le moins que l’on puisse dire.
Le Musée des Beaux Arts nous attend à la Recoleta, avec Bourdin, Monet, Manet, Van Gogh, Degas, Morisot, Goya, Rodin, Moore, Toulouse-Lautrec, Fantin La Tour et les autres, beaucoup de français ! Nous sommes déçus par la fermeture de l’étage des artistes argentins, que nous voulions voir. Nous apprenons que la Biennale d’Art Contemporain de Lyon a réuni des artistes de Buenos Aires !!!!
Puis Le Musée des Arts Décoratifs, dans une ancienne demeure de 4 600 m2 (rien que cela !) un vrai bonheur, marqueteries, bronzes, porcelaines, tapisseries, sculptures, peintures....De bonnes idées de décoration !!!
Nous rentrons par la voie piétonne Florida, très encombrée, la pluie tombe de plus en plus fort, les magasins attirent les filles, Dior, Chanel, Rochas, mais repartent avec deux tee-shirts de chez Zara.
Nous courons vers l’hôtel, dans un quart d’heure, on vient nous chercher pour une soirée tango. Le temps de se changer et hop, on est reparti.
Nous sommes une cinquantaine, dans une grande salle de danse, parquets et miroirs, beaucoup de femmes et de couples, des australiens, des anglais, des brésiliens, des allemands, des autrichiens, des irlandais, on est les seuls français, et les seuls en famille.
Un seul prof très dynamique donne son cours aux filles puis aux garçons. On revoit le pas en forme de carré, on refait le huit dans les deux sens, et on apprend une posture finale. On rit, on s’amuse, on danse avec des partenaires plus on moins grands, plus ou moins beaux, plus ou moins odorants, plus ou moins moites, et plus ou moins tremblants. Le résultat est probant dans la bonne humeur, on se débrouille quand même.
Repas spectacle sur le thème de l’histoire du tango, chants et danses, avec un orchestre violon, contrebasse, synthé et accordéon. Les pas de danse virevoltent et les postures sont dignes d’un rock acrobatique. Belle ambiance !

Ce matin, lessive, raccommodage et internet. Puis musée d’Eva Peron, femme du président général Peron où Fernando nous rejoint et nous explique son parcours remarquable.

Et ! Match de foot (oui vous avez bien entendu) à River Plate pour un Argentine/Chili. Nous avons acheté pour l’occasion un sweat blanc et bleu layette pour Denis et une écharpe, façon supporter !!!! Des roulements de tambours nous accueillent de loin, en nous approchant nous mesurons la grandeur du stade et le nombre de personnes. Les femmes font une file d’attente à part, pour être fouillées corps et sacs. On nous maquille les joues, on nous distribue des souvenirs, nous sommes nombreux, ça crie, ça siffle, c’est chaud. On monte dans les tribunes, le stade est aux 3/4 plein, nous sommes très bien installés au milieu, les tribunes sur les côtés sont réservées aux supporters. La tribune du Chili est toute rouge, celle d’Argentine est toute bleu clair. Ils vont sauter et crier pendant tout le match, en sachant qu’ils sont installés depuis deux heures déjà. L’ambiance nous prend le souffle, c’est très impressionnant. A la septième minute, le premier but argentin qui soulève le fameux GOAAAAAAALLLL nous sommes debout, écharpe à la main, cris et fureur. Tout le match se déroule dans la même ambiance. 4 à 1 pour l’Argentine, Messi est le roi adulé, si on le touche le stade crie et siffle pendant tout le match le chilien qui a osé touché le «Messie».
Diner dans un restaurant proche du stade, avec résumé TV du match, nous quittons Fernando avec beaucoup d’émotion. Il doit venir en France avec sa fille, nous espérons nous revoir peut-être à la maison.
Rentrée une heure et demie du matin, les files d’attente pour les boites de nuit s’allongent, la nuit commence pour certains, nous allons nous coucher, demain matin, tango et puis embarquement pour la Péninsule de Valdés, mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.


Les photos du jour sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/7-Octobre

jeudi 6 octobre 2011

Tremblement de terre

Un tremblement de terre de magnitude 6 a affecté le nord ouest de l'Argentine, où nous étions la semaine dernière, mais pas la région de Buenos Aires où nous sommes. Nous allons très bien, nous partons à notre cours de Tango, nous vous embrassons

Buenos Aires et tango - Argentine

Nous rentrons mouillés et fourbus de notre journée très agréable encore. Notre première leçon de tango ce matin était intense. Trinidad et Emmanuel nous ont (ont essayé) de nous apprendre les premiers pas, puis balade et musées à la Ricoleta. Retour précipité à l’hôtel pour repartir pour une nouvelle leçon de tango avec diner-spectacle.
Demain matin, lever très matinal pour visiter Colonia de l’autre côté du Delta en Uruguay et match de foot à River Plate.
Nous nous couchons vite et vous raconterons tout ça en détail demain soir, pour une autre histoire.

Les photos de la journée sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/6-Octobre

mercredi 5 octobre 2011

Buenos Aires et le Delta - Argentine

Nous vous offrons une fleur, mais pas une comme les autres, une qui s’ouvre et se ferme tout doucement la nuit. Vous allez me dire, comme une fleur, oui mais posée sur une étendue d’eau. Vous allez me dire, comme une fleur, oui mais construite dans un chantier d’aviation avec des matériaux d’avion, et là, ce n’est pas comme une fleur. Eduardo Catalano a imaginé Floralis Generica en 2002, avec un système électronique pour l’ouverture et la fermeture et un éclairage nocturne mauve. Elle a couté un peu plus cher qu’une rose, deux millions de dollars, mais bon, elle n’est pas périssable.
A côté, un lapacho, premier arbre printanier, ouvre ses magnifiques fleurs roses.

Nous traversons avec Fernando, notre adorable guide, le très grand et long quartier Palermo, avec ses très belles demeures, ses ambassades, et son immense parc dessiné par M. Thalys, également l’architecte du parc de Mendoza. Même style, milliers d’arbres aux essences rares, embarcadère, roseraies, sculptures de l’école Rodin. Très agréable, où l’on peut courir, sauter, marcher ou dormir, une bulle d’oxygène.
Les chevaux s’entrainent déjà sur l'hippodrome, le polo est très prisé ici. Il y a trois hippodromes dans la ville.
Beaucoup de promeneurs de chiens, qui ont en moyenne une vingtaine de canidés.
La ville représente 300 km2 de superficie, et 1/3 correspond au port et espaces verts de Palermo.
Le stade de River Plate où 70 000 personnes peuvent s’installer pour voir jouer le 2ème club de foot de la capitale.
Un magasin Carrefour, le 1er hypermarché dans cette ville, en 1980.

On continue vers le nord, on traverse d’autres banlieues, on a l’impression de traverser d’autres villes, puis on arrive à San Isidro, une banlieue encore plus chic.
On longe la résidence présidentielle (7 hectares), la cathédrale gothique (68 m. haut), les écoles et lycées privés réservés à l’élite, et nous arrivons à Tigre (50 km de Buenos Aires).
Le delta du Parana représente 21 000 km2, 7 000 habitants sont installés à demeure, il y a une seule route qui le traverse du nord au sud, tout se fait par bateaux.
Nous allons naviguer pendant une heure sur les rios Tigre et Sarmiento. Beaucoup de maisons secondaires, mais pas d’eau potable, pas d’électricité, mais une ambiance extraordinaire avec ses canaux ombragés, ses bateaux en bois et ses maisons sur pilotis.
Il y a 7 000 affluents, dont certains font un kilomètre de large, et d’autres qui sont tellement petits qu’ils ne sont pas navigables.
Beaucoup de club d’aviron prestigieux, sport très chic, des parcs, des centres touristiques, des chantiers navals, des épaves très rouillées de bateaux laissés à l’abandon, des immenses arbres, des larges palmiers, des jasmins, des hortensias, des azalées en fleurs, quelques plages, même si les eaux sont boueuses, elles sont baignables, un casino récemment réouvert, où les familles huppées se retrouvaient à la belle époque, des bateaux super-marché, des bateaux poubelle, des bateaux bus-école, et bus qui vous emmènent jusqu’au port de B.A.
La maison de Sarmiento (ancien président) est mise sous cloche (de verre) pour la protéger de l’humidité.
Au débarcadère, des fruits et des légumes car la région était très prospère et vendait sa production à la criée juste à côté.

En rentrant sur B.A., changement de décor, l’autoroute longe un favelas, impressionnant,
même si les maisons sont en briques pour la plupart et quelquefois hautes de 4 étages. Les habitants travaillent dans le bâtiment et construisent ainsi petit à petit leurs maisons. 

Demain, nous prenons notre premier cours de tango, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Les photos du jour sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/5-Octobre

mardi 4 octobre 2011

Buenos Aires et ses quartiers - Argentine

Fernando nous fait découvrir Buenos Aires et ses 48 barrios (quartiers) très typés. Son histoire est assez récente et très tumultueuse. Tout d’abord des chiffres : en 1870, l’Argentine compte 1,5 millions d’habitants et en 1910, 4,5 millions d’habitants. Cette explosion démographique est due à l’immigration des Européens victimes de la crise et à la naissance de nombreux enfants métis.

Nous commençons par le quartier de notre B&B, San Telmo, un des quartiers les plus anciens de la ville.  La place Dorrego nous fait penser à Montmartre, avec ses magasins d’antiquité et ses restaurants italiens. A la fin du 19° siècle, l’afflux d’émigrés pauvres et une épidémie de fièvre jaune fait fuir les classes aisées au nord de la ville vers l’actuelle Ricoleta.

La plaza de mayo (place de mai), véritable coeur de la vie politique, boite noire de tous les évènements importants d’argentine, est le symbole des différents heurts. La statue centrale représente Marianne avec le bonnet phrygien et le blason argentin. Autour la Casa Rosada (le palais présidentiel d’inspiration italienne est peint en rose), le Cabildo colonial et la cathédrale. La ville a été fondée ici en 1580, et c’est là que la république a été créée en 1810. Tous les mouvements de révoltes ont éclatés sur cette place, et surtout celui des madres de la plaza de mayo (les mères)  pour réclamer la vérité sur les disparitions de leurs enfants, torturés et assassinés par les commandos de la mort du régime totalitaire du général Videla. Des foulards blancs dessinés sur la place symbolisent leur marche autour de la statue. Tous les jeudis encore, depuis 1977, leur association organise une marche silencieuse.

Nous nous dirigeons vers la Boca, un quartier industriel et un port, premier quartier historique de la ville où les immigrés débarquaient au milieu du 19° siècle. C’est un lieu mythique de la culture italienne et de la naissance du tango, grâce à un mélange d’ouvriers, d’agitateurs anarchistes et de prostituées françaises et polonaises qui vivaient là. Le tango est devenu Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité par l’Unesco, et est le symbole de la ville.
Ce quartier très vivant a attiré les artistes (peintres et poètes) et puis des anglais (pour le travail du port et de la gare) et ce sont eux qui ont amenés le foot. L’emblème actuel est Maradonna, qui a joué ici au club de Boca Junior, un des principaux clubs d’Argentine, actuellement en tête du championnat. On le retrouve en statue, en fresque, en sosie. Ces habitants, travaillant sur le port ou dans les industries bouchères et aux tanneries, ont construits leurs maisons en tôle ondulée. Ils utilisaient le surplus de peinture pour bateaux, pour peindre leurs maisons. Sans le savoir, ils donnèrent à la Boca son aspect le plus typique. Nous rentrons dans le café La Perla, où des pancartes sur simple carton, sont dessinés dans le style «fileto» , repris pour des enseignes ou des véhicules publicitaires de l’époque. Notre guide nous interdit de sortir des rues surveillées, le quartier est loin d’être sur.

Nous passons devant la première maison d’Onassis, arrivé ici à 16 ans, orphelin et émigré grec, qui travaillait à la compagnie de téléphone, et pouvait ainsi écouter les conversations des agents de bourse. Il revendait ces informations au marché boursier noir, et réinvestissait dans le marché de la contrebande et de la prostitution. C’est ainsi qu’il a pu acheter son premier bateau, et puis la légende a commencé.

Nous longeons les vieux docks, où les bateaux rouillés finissent leurs vies. Sous les ponts des voies rapides, une favela s’est installée. Sur 14 millions d’habitants de la ville et de sa banlieue, 2 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le port a changé de place au milieu du 19° siècle, pour installer un port moderne et international, et surtout pour exporter le blé.
Les anciens docks ont été restaurés en gardant leur identité, les anciens entrepôts en briques et silos à grains ont été convertis en lofts, en bureaux, et en restaurants. Le mélange avec l’architecture moderne est très réussi. Les grues pour décharger les bateaux ont été conservées et telles des échassiers surveillent les quais.

Nous descendons l’avenue 9 de julio, une des plus larges du monde (110 mètres de large) et son obélisque. Les transversales sont très commerçantes avec la sectorisation des commerces, ici les instruments de musique et les luthiers, une autre les bijoutiers,etc.

Nous montons au quartier de la Ricoleta, très chic et très branché avec ses magasins aux marques luxueuses (Vuitton, Dior, Hermès et autres...), ses bâtiments à l’architecture française, ses anciens palais et son cimetière digne du Père Lachaise. Des énormes ficus sont plantés depuis 1800, et atteignent 70 m. de large et 30 m. de haut. Nous visitons le bar «La Biela» où les nantis passionnés d’automobile avaient fait leur quartier général. A l’intérieur, des photos de coureurs et de Fangio.

Nous retournons au centre historique, dans le célèbre café Tortoni, lieu de rencontre des artistes, des hommes politiques et des intellectuels, fondé en 1858. Sur une de leur plaquette, figure le grand père de notre guide, Julio de Caro, fondateur d’une école de musique classique qui accueillait des joueurs de tango et qui a oeuvré pour sa reconnaissance.
Nous dégustons un submarino, un chocolat, où on vous sert une tasse de lait dans lequel vous plongez un morceau de chocolat en forme de sous-marin.

De nombreux arbres bordent les rues, des places et des parterre de fleurs rendent la ville très humaine.
Les graffitis sont omniprésents dans toute la ville, et aucun n’échappe à Viviane.
Les différentes communautés avec le temps ont gommé leurs différences pour vivre en harmonie, dans cette ville cosmopolite

Demain, nous naviguerons sur le Tigre, mais comme vous le savez....cela  sera une autre histoire.

Nos photos du jour sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/4-Octobre
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lundi 3 octobre 2011

Buenos Aires - Argentine

Nous atterrissons dans le petit aéroport domestique-national (en opposition à l'aéroport international en dehors de la ville) en plein centre de Buenos Aires, juste à côté de l'océan.
Le fleuve Parana verse ses alluvions devant la ville, rejetant les eaux salées à plus de 200 Kms,  c'est pourquoi l'océan est boueux. cela lui donne des reflets argentés. Du fait de la couleur de ces reflets, les espagnols l'appelèrent Mare del Plata (mer d'argent).
Cette ville fut fondée en 1536 par un aventurier espagnol afin d'expédier l'argent de Potosi et l'or de Cusco à la cour d'Espagne.
14 millions d'habitants avec la banlieue, c'est à dire un tiers de la population nationale !!!
C'est une ville européenne avec des bâtiments d'inspiration haussmannienne et des copies de tour new-yorkaise ou londonienne.
Les passants ne sont pas typés, et ont tous des faciès d'européens(sauf les chinois mais leur arrivée est plus récente). On parle anglais et français, et nous croisons beaucoup d'américains (nous n'en n'avons pas vu en Bolivie et au Nord-Ouest de l'Argentine).
Beaucoup de graffitis ornent les murs, issus de l'héritage d'une culture des muralistes sud-américains et d'un mouvement récent d'expression souvent revendicative mais toujours créative(ci-contre un joli exemple)
Demain nous faisons un city tour mais comme vous le savez cela une autre histoire.

dimanche 2 octobre 2011

Aconcagua - Argentine

180 km pour rencontrer Monsieur Aconcagua. Il le mérite. Nous sommes à quelques minutes de la frontière chilienne. 6 962 m. d’altitude, le plus haut sommet du continent américain. Nous l’avons contemplé depuis la Laguna Los Horcones (2 970 m.d’altitude et un vent glacial) une heure de promenade dans le Parque Provencial Aconcagua.  710 km2 de paysage de haute montagne. Nous avons pu admirer (de loin bien sûr) le glacier supérieur qui fait 300 m. d’épaisseur. Des névés fondent et remplissent les deux petites lagunas du parc. Des jalons au bord du chemin, indiquent la hauteur de la neige. Ils sont numérotés jusqu’à trois mètres.
Quelques virages avant, nous nous sommes arrêtés à Puente del Inca (pont de l’Inca) une arche de pierre enjambant le rio. C’est une merveille de la nature, elle doit sa couleur orange aux dépôts minéraux des eaux chaudes sulfureuses de la rivière. On aperçoit les ruines d’un ancien hôtel détruit par une inondation. Les eaux sulfureuses continuent de sculpter la pierre. Par endroits, on a l’impression que l’eau est orange ou rouge.
A côté un café remplis d’alpinistes, des sacs immenses les attendent à l’entrée. Pour atteindre le sommet de l’Aconcagua, il faut compter 13 à 15 jours avec les temps d’acclimatation à l’altitude et seuls des alpinistes très expérimentés peuvent essayer son ascension, réputée difficile et dangereuse.
En contrebas dans la vallée, Le Cementerio Andinista (le cimetière des Andinistes) est la dernière demeure des grimpeurs morts dans l’Aconcagua.
Demain vol à 10 H pour Buenos Aires, mais comme vous le savez...cela sera une autre histoire.
La connexion wifi de l’hôtel n’est pas assez bonne pour enregistrer les photos dans Galery, nous pensons qu’à B.A. nous rattraperons notre retard.

samedi 1 octobre 2011

Mendoza - Argentine

Mendoza est la capitale provinciale du centre andin, 110 000 habitants, 703 m. d’altitude, climat chaud et sec, il pleut rarement, une étape très agréable, larges avenues bordées d’arbres, places charmantes, cafés sympa, rythme décontracté, ville animée, beaucoup de voyageurs.
Le parc San Martin de Mendoza a été dessiné par le paysagiste français Charles Thays en 1897, et depuis les mendocinos le fréquentent et pratiquent leurs activités de plein air, parmi 50 000 espèces d’arbres.
Nous avons fait partie de ces mendocinos ce samedi après-midi, marche et sieste à l’ombre. 
Nous avons eu beaucoup de plaisir à entendre en fin de journée, Strauss, Brahms et Tchaikovsky lors d’un concert en plein air.
Lors du dîner, nous avons encore apprécié le fameux vignoble local. Il y a plus de 600 producteurs autour de la ville. Les deux tiers de la production d’Argentine, proviennent de la région. Beaucoup de terrains sont en train d’être aménagés en vignes, tout au long de la route nous avons vus des hectares et des hectares passer de l’état de friche à celui de vigne bien rangée. Comme dans tout pays de vigne, les gens sont très accueillants et il est plus facile de parler un verre à la main, vous en avez peut être déjà fait l'expérience...Bref, la soirée fut bonne.
Demain, excursion sur la route des Andes jusqu’à la frontière chilienne, mais comme vous le savez,....cela sera une autre histoire.

vendredi 30 septembre 2011

Difunta Correa - Argentine

Nous partons ce matin en direction de Mendoza, 400 km. Nous ressentons déjà la grande ville, la route est goudronnée !!! Nous sommes sur une route toute droite mais en «montagne russe» ou «woops», c’est-à-dire, en vagues, elle suit le relief et les rios asséchés, sans infrastructure, ni ponts. Nous avançons dans la vallée. Nous avons quitté la route 40 qui traverse le pays jusqu’à Ushuaia, et qui fait presque 5 000 km. Sur les bornes ces chiffres s'égrenaient doucement. Nous avons eu 4 700 il y a quelques jours, et maintenant 3 300 contre les vignes de Mendoza.

Nous quittons cette région du nord ouest qui nous a tant charmé par ses paysages époustouflants de beauté, ses roches rouge-ocre, toutes ses couleurs de minéraux torturés, ses ciels immenses toujours bleus, ses nuits étoilées avec la lune qui nous sourit (comme le sourire du chat dans le film Alice aux Pays des Merveilles), les strates ondulantes des quebradas sauvages aux multiples couleurs, la magnifique chaîne des 7 couleurs, la beauté de Salta, les ruines Inca, les cactus Cardones, les chevaux, les gauchos, toute cette ambiance de western avec ces étendues inhabitées et ces villages perdus et toujours accueillants. Nous nous sommes toujours sentis bien, en complète sécurité, regardés mais pas épiés. Nous n’oublierons pas les pistes poussiéreuses vertigineuses, la cordillère si proche aux sommets enneigés qui culminent à 6 000 m, et le sourire sur les visages métissés, qui rappelle les profils de ces indiens qui ont tant résisté  aux envahisseurs espagnols.

Depuis le début de l’argentine, nous avons croisé des tas de voitures très intéressantes et en grand nombre : R12, R6, Dauphine, quelques 2CV et 3CV, des 404 et 504, des voitures américaines des années 60 et 70, des Ford Cortina, des Chevrolet en tous genre, et des pick-up Ford, GMC, Dodge ou Chevrolet. Le point commun de tous ces véhicules, c’est l’état : rouillé, cabossé, défoncé. Nous avons pu constater un nouvel art de tunning : le puzzling. Prenez une carcasse vert foncé par exemple, ajoutez une porte chauffeur bleue, une aile avant gauche rouge, et un arceau de la couleur que vous voulez et surtout ne pas mettre d’aile avant droite. Il vous reste à attacher le capot avec des cordes de couleur (des ficelles peuvent faire l’affaire) et de jeter dans l’habitacle, des bouteilles en plastique, des papiers et documentations, et tout ce qui vous parait nécessaire à la route. Le must c’est quand même quatre jantes différentes, mais c’est comme vous pouvez, ne rentrez pas dans des frais trop importants. Nous terminons par les accessoires : les pneus lisses, plus adaptés aux circuits de Formule 1 qu’aux chemins en terre. Les pistes étant très cassantes, et les voitures étant très éprouvées et vieilles, nous pensons que les mécaniciens et les carrossiers sont de grands virtuoses, travaillant à même le trottoir, très souvent sans fosse, les cabines de peinture étant installées à l’air libre, sur le côté du hangar. Toutes ces voitures françaises sont les témoins de notre présence avant l’invasion japonaise. Les vieux pneus servent à tout, du moment où ils sont peints en blanc : bordures de routes et de jardins, publicité et enseignes au bord de la route, allées de sanctuaire, etc... Parfois, deux pneus, un posé par terre et un autre debout à l’intérieur de l’autre, désignent le chemin privé avec le nom de la maison peint sur le pneu couché. Une fois, nous avons vu un rebelle, un professionnel, qui avait peint d’énormes pneus de camion en vert fluo !!!!

Pause sandwich à la Difunta Correa. D’après la légende, pendant les guerres civiles de 1840, Deolinda Correa a suivit son mari malade et enrôlé dans un bataillon, à pied à travers les déserts de San Juan. La faim, la soif et la fatigue ont eu raison d’elle, et lorsqu’on retrouva son cadavre, on découvrit son bébé qui tétait encore le sein de sa mère morte. Depuis les années 1940, un sanctuaire, au début une simple croix plantée au sommet d’une colline, est devenu un petit village, avec ses 17 chapelles, où les pèlerins déposent leurs offrandes :
des plaques d’immatriculation, des capots, des pièces et des clefs de voiture, car elle protège les routiers et les voyageurs,
quantité de maquettes de maisons, de photos et des clefs de maison, pour qu’elle protège la famille,
mais aussi des cheveux, des souliers et des tétines de bébé, des plâtres, des enseignes de magasins, des photos d’enfants, de mariages, de couples, de familles, des coupes et des médailles.
Pour la remercier de ses bienfaits ou lui en demander d’autres, ils lui apportent de l’eau pour épancher sa soif, et des barres de céréales pour sa faim. Des milliers de plaques commémoratives ou de simples mots sont fixés ou punaisés. Autour de la croix, des milliers de bougies ont noirci la pierre et les marches tout autour, des milliers de rubans rouges de remerciements, et d'innombrables statues représentent cette femme morte en robe rouge, avec un bébé tétant un énorme sein. Nous croisons des couples, des familles, des enfants, avec des bouteilles d’eau, qui montent jusqu’au sanctuaire. Derrière, des milliers de bouteilles en plastique, qu’on essaye de compacter vu la quantité. Renié par l’église catholique, il y a quand même une messe ce dimanche. Impressionnant, nous lisons les remerciements, nous regardons ces photos, et ces plaques avec stupéfaction, et un sincère respect pour tous ces pèlerins.
Nous nous rappelons ces petits autels au bord de la route, avec ces dizaines de bouteilles plastique devant, et l’inscription au dos des camions «Grazias Difunta Correa».
A Pâques, le 1er mai et à Noël, 200 000 personnes effectuent le pèlerinage dans ce minuscule village. Des aires de pique-nique sont aménagés avec leurs braseros, des grands parking, aujourd’hui vides, Difficile d’imaginer cette intendance,

Depuis la région des parcs, nous sommes très souvent arrêtés pour des contrôles sanitaires, où l’on nous demande si nous avons des fruits et des légumes. Et aujourd’hui avant d’arriver à Difunta Correa, nous avons eu le même contrôle, le préposé a même voulu regarder dans notre pick-up. Puis après avoir payé 4 pesos, la route nous a amené à une grille devant un panneau «Desinfeccion» où un liquide a jaillit pour mouiller/laver les roues de notre véhicule. Encore un autre contrôle en arrivant dans la région de Mendoza, pour contrôler «la variété des plantes». Si quelqu’un peut nous expliquer, on est preneur !!!

Arrivé à Mendoza, nous sommes accueillis à notre B&B, la ville nous fait un peu peur, ce soir restaurant sur la San Martin et demain balade matinale dans le fameux parc Aconcagua, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

jeudi 29 septembre 2011

Ischihualasto - Argentine

Aujourd’hui, les dinosaures nous ont ouverts leur vallée ; la vallée de la luna (la vallée de la lune (encore une, vous nous direz, après La Paz et San Pedro d’Atacama).
Une autre partie du parc de Talampaya, (que nous avons visité hier) plus au sud, appelé Ischihualasto (dites-le à voix haute pour voir) inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Nous avions peur de revoir le même paysage, mais non, à seulement 60 km en voiture, tout est encore différent. 630 km2 de vallée désertique entre deux chaînes de montagnes sédimentaires.
Sitôt sortis du bureau d’inscription, un renard sur le parking «drague» Viviane en lui faisant les yeux doux et en se laissant photographier, de face, de profil, puis fuit en entendant un car arriver.
Les condors planent toujours au son de la flute de pan, et des guanacos (ancêtres de lama) sont sur la route.
Ici pas de transport en commun comme hier, on utilise sa voiture en convoi (nous étions huit) en suivant le garde forestier. Nous avons fait 40 km en plus de trois heures.
Paysage fantastique et irréel dans des formations rocheuses spectaculaires.
Le temps et l’érosion due aux eaux de ruissellement ont mis à jour quantité de fossiles, vieux de 180 millions d’années.
Les formations ont (comme d’hab) été nommées suivant leur ressemblance, le sous-marin jaune (devinez quelle chanson nous avons fredonné (hurlé) pendant toute l’excursion), le champignon, et El Gusano (l’homme couché : trouvez-le), mais ce sont les parois verticales rouges qui nous ont impressionnées.
C’est ici que furent découverts les plus anciens dinosaures jamais trouvés, vieux de 228 millions d’années (cela fait combien de vies humaines ?).
Au musée, nous avons joué aux paléontologues devant les squelettes des dinosaures et fui devant le plus petit prédateur au monde, le moustique, qui nous attaquait en rang serré.
Les chevaux au bord de la route sont toujours aussi beaux et les argentins toujours aussi sympa, avec leurs mains levées pour saluer. Le jeu est de lever la main, avant eux, pour décrocher un super sourire.
Les filles font des progrès en conduite accompagnée 4x4, et nous nous ne faisons aucun progrès en bulles de chewing gum, malgré leurs conseils avisés.
Nous rentrons à San Augustin de Vallée Fertil, où nous dormirons dans une cabana (une petite maison), ce soir petit repas improvisé en tête à tête, puis demain nous rejoindrons Mendoza, toujours plus au sud.
Pensez à cliquer en bas de l’article à Pays/territoire, vous verrez en zoumant comme nous sommes proches du Chili, où nous serons dans quelques semaines, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Pour regarder nos photos :

mercredi 28 septembre 2011

Le canyon de Talampaya - Argentine

Le parc national de Talampaya (Patrimoine Mondial de l’Humanité), ce matin, ouvre ses portes pour nous (et pour quelques autres, c’est vrai). Formations rocheuses et canyons extraordinaires. Quelle érosion, quelle beauté ! Quelle couleur, quel rouge ! Ces sculptures fantasmagoriques réalisées par l’eau, le vent et le temps, nous impressionnent.
On circule dans un camion 4x4 à deux étages, dont le dessus est panoramique, sur les routes privées du parc.
Un lièvre et ses deux petits sont au bord de la route.
On continue dans le canyon sablonneux, un condor plane au dessus de nous (et el condor passa !!)
Des dessins sur les pierres, les pétroglyphes, des symboles et des figures sculptés par les peuples indiens en 500 av. J.C.
Grès rouge, parois vertigineuses, parfois lisses, parfois tortueuses.
Une deuxième pause, pour le jardin botanique. Malgré le désert, la nappe phréatique n’est pas loin (7 et 8 m. de profondeur) car des pluies torrentielles tombent 3 fois par an, et les glaciers des montagnes au loin assurent l’eau nécessaire toute l’année. 
Le guide nous prévient que si l’on entend une sonnette c’est un serpent, et qu’il faut partir tout de suite. Rassurant !
Un couple de perroquet s’amuse et discute dans les arbres.
La chimenea del Eco, la cheminée de l’écho, triple notre voix.
Falaises de 150 mètres et plus. Une véritable cathédrale gothique devant nous, avec ses flèches, dignes de Notre Dame, on pourrait même deviner ses gargouilles, car certaines formations ont des ressemblances avec des hommes et des bêtes.
Et tout cela avec un petit quarante degré.....c’est vrai que nous ne sommes qu’au printemps, la température monte ici jusqu’à 55° en Janvier. 

Demain, vallée de la lune, mais comme vous le savez déjà, cela sera une autre histoire.
Pour regarder nos photos : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/28-Septembre

mardi 27 septembre 2011

Villa Union - Argentine

Aujourd’hui, trajet en voiture, 340 km, pour rejoindre Villa Union, au pied de la Cordillère. Routes goudronnées et piste en terre rouge avec un joli a pic, de quoi faire frissonner. Mais comme vous le savez depuis hier, il y a une personne qui s’éclate sur la piste, avez-vous trouvé qui ?
Rien d'intéressant à dire, sinon qu’Isabelle est allée chez un dentiste pour une infection sous une couronne : antibiotique et anti-inflammatoire. Vivement que cela soit terminé !
Pause déjeuner à Chilecito, le petit Chili, qui doit son nom au grand nombre  de chiliens venus travailler au début du XXème siècle dans les mines de ce village. La frontière est juste de l’autre côté de la montagne.(si l’on peut dire avec des monts à 5 000 mètres en moyenne)

Etant donné que nous avons un pick-up, les valises et les sacs sont à l'arrière, sous la bâche, mais cela ne suffit pas à les protéger de la continuelle et omniprésente poussière de la région. Alors, nos bagages sont protégés dans des sacs poubelles !!!! que nous jetons le soir même tellement ils sont sales.
Pour nous, douche et lessive, pas de sacs poubelle !!!!

Sur les routes, on croise tout le temps, des chiens, des chevaux, des chèvres, du bétail, sans clôture, sans gardien, qui vont et viennent. Dans des endroits qui nous paraissent oubliés de tout, il n’est pas rare de voir des personnes marcher au bord de la route. D’où viennent-ils, où vont-ils ?
Les automobilistes que nous croisons et les passants au bord de la route, lèvent toujours la main en signe amical.
Les embrassades se font avec une seule bise, mais tout le temps. Par exemple, en sortant   le dentiste m’a embrassée (aïe) sur la mauvaise joue.

Les progrès en espagnol sont réels, Camille ayant une vraie facilité à comprendre.

Mais demain sera une autre histoire.