Le musée Fonck à Vinas del Mar, nous ouvre ses portes, afin de mieux connaître l’île de Pâques avant de l’atteindre. Nous restons toutefois sur notre faim, toutes nos questions n’ont pas eu leurs réponses. Le mystère reste entier.
D’où venaient-ils ? du Chili, de la Polynésie, de la Nouvelle Zélande ?
Les moais sont en roche volcanique, taillés et creusés sur place, puis transportés sur des rondins. Pour les ériger, ils créaient des plans inclinés avec des cailloux et avec des cordes, ils devaient pousser des oh hisse. Une fois le moai débout, ils affinaient la sculpture, et «lui ouvraient les yeux» afin que la statue devienne vivante et qu’elle soit pénétrée par l’esprit d’un personnage important disparu. Les moais sont de différentes hauteurs, un peu moins qu’un homme et jusqu’à 22 mètres. Ils sont environ 400, installés tout autour de l’île, certains non terminés, attendent encore. D’autres étaient placés sur les axes importants, «prêts à marcher».
N’étaient-ils que des représentants d’ancêtres disparus ? ou des sentinelles ?
De petites statues en bois représentant un ancien disparu étaient taillées, conservées dans la case, et sorties les jours de fête afin qu’il participe à l’évènement. Les hommes représentés debout, les femmes en position de travail !!!!!!
Certains font des grimaces pour faire peur. Les femmes s’appelaient : vi’e. La vie mystique faisait entièrement partie de la vie de tous les jours.
Une «carte» polynésienne, représentant les îles et les courants, était fabriquée à l’aide de coquillages et de tiges de bois....
Une biodiversité unique qui a donné naissance à des espèces présentes exclusivement sur cette île.
Posée sur la plaque tectonique de Nazca, celle qui bouge le plus, l’île se déplace de quinze centimètres par an. Elle est en fait, le haut d’un volcan, la partie immergée de l’île représente 350 fois la partie visible.
Nous retrouvons dans le musée, des poteries et des bijoux des tribus indigènes australes, que nous avions pu admirer à Santa Cruz.
Une collection contemporaine de masques nous ravit.
La journée est magnifique, chaude, nous sommes au bord de mer, la promenade est belle, toute dallée, élégantes et hommes en costume. Les grands immeubles de standing, les hôtels, les terrasses, tout est blanc et propre. Les chevaux des calèches prennent leur repas-sandwich en attendant les clients. Les pélicans font le spectacle en se lavant avec frénésie. Les mouettes jalouses, tournoient au dessus de nos têtes en un ballet aérien. De courageux baigneurs se jettent dans les vagues. Des amoureux se bécotent sur la plage. Denis se fait cirer les pompes, en regrettant la séance de Mexico. Un homme en échasses fait son show aux feux rouges, pour quémander des pièces qu’il range au dessus du feu.
Nous retournons à Valparaiso pour le Musée à ciel ouvert, qui est une succession d’oeuvres de peintres chiliens, sur les murs d’une colline, comment dire, défavorisée. Le cheminement est sympa dans les escaliers. Différents petits bâtiments d’un ou de deux étages, un brin délabrés, ou repeints de couleurs vives, sales dans tous les cas. Le linge aux fenêtres, les chats, les chiens. Des graffitis recouvrent certaines oeuvres, en partie ou complètement. Quel dommage. Des kilomètres de fils électriques parcourent les rues pour s’accrocher sur les façades, à côté des nids de pigeons. Sur les trottoirs, vendeurs ambulants ou conversations animées, attroupements devant les nombreuses galeries de magasins. Les hommes sont tatoués.
Quelle différence avec Vinas del Mar, si proche mais si lointaine pourtant. Les collines de Valparaiso sont nombreuses, mais elles n’étaient pas assez grandes pour les deux populations !
Les fenêtres s’ouvrent sur le port, en contrebas, les porte-containers, les grues, la cale-sèche en mer, le bateau-croisière immense qui attend ses 200 clients. Une rangée d’immeubles sépare le port des petits bâtiments de la colline où nous étions. Nous continuons de nous promener dans le quartier du bas, à sentir l’ambiance de ce samedi ensoleillé. Les courses pour certains, les jeux du square sur les plazzas pour d’autres. Beaucoup de taxis, 5 500 noirs qui sont collectifs et effectuent des tournées et 500 autres noirs et jaunes, qui en sont réellement. De belles façades d’immeubles rappellent la belle époque de Valparaiso.
Nous rejoignons la gare routière pour prendre le car omnibus pour Santiago. La route est une succession de collines qui se dorent au soleil couchant.
Demain, city tour le matin et musée l’après-midi, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/5-Novembre
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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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samedi 5 novembre 2011
vendredi 4 novembre 2011
Valparaiso - Chili
Après notre séjour dans le sud et une nuit dans le car, nous sommes agréablement surpris par la douceur de Valparaiso (qui veut dire Vallée Paradis).
Valparaiso est dominée par 42 collines formant une sorte d’amphithéâtre autour du port et donnant sur l’océan Pacifique. Les 400 000 habitants sont appelés «Portenos» et vivent dans les collines qui sont desservies par des ascenseurs ou funiculaires. Ils étaient au nombre de 30, mais par faute de travaux et de moyens, 5 seulement sont encore utilisés. Les gares complètement en bois, ont gardé leur charme et leur technicité. Le tourniquet est manuel, ainsi que la montée et la descente.
Historiquement, chaque communauté avait sa caserne de pompiers, et cette tradition a perduré et chaque camion porte le nom de son pays, en tout une dizaine, une pour la France, une pour l’Angleterre, une pour l’Allemagne, 1 pour les Arabes, 1 pour les Juifs, etc...
Après l’indépendance, le port devint le plus important et surtout une escale obligée pour les navires allant de l’Atlantique au Pacifique en passant par le détroit de Magellan. En 1820, le principal négociant de la ville est un Français, Henry DuBern. Mais avec la construction du canal de Panamà, commence le déclin du port. En 1852, une première vague de colons est arrivée, principalement d'Allemagne.
Puis en 1906, un séisme de magnitude 8,2 cause la mort de milliers de personnes et anéanti la ville. Ses belles façades, ses palais, ses immeubles tout est effondré. La ville ne s’en remettra jamais. Des photos en noir et blanc nous retracent le prestige d’antan.
Son centre historique a été déclaré Patrimoine culturel de l’Humanité par l’Unesco en 2003, et nous prenons le funiculaire pour apprécier le quartier Cerro Concepcion, en pleine restauration. On découvre des ruelles avec des escaliers dignes de Montmartre, des maisons de couleurs, et une ambiance franco-italienne, avec des bâtisses allemandes et anglaises. Bref, une multitude de pays pour former quelque chose qui ne ressemblent pas à l’Amérique Latine, très insolite. Beaucoup de pizzerias même si les italiens sont moins nombreux qu’en Argentine. Beaucoup de fresques et une rencontre avec Mario Celestun, un artiste qui peint entièrement un bar (murs et plafonds).
Le séisme de février 2010 qui s’est étendu de Santiago à Concepcion (la ville) a détruit des bâtiments et laissé des traces sur les façades. Le palais Vergara, d’un style vénitien, doit subir des réparations pendant deux ans. Le tsunami qui a suivi a dévasté les plages sur 300 km de long.
Vinà del Mar (400 000 habitants) est la ville qui jouxte Valparaiso. Son casino, sa balade au bord de mer appelée «Promenade du Pérou», ses immeubles, tout est là pour une station balnéaire agréable, mais pour nous, sans saveur.
La famille Vergara avait à l’origine deux fermes, l’une Vinà del Mar et l’autre Los Siete Hijas (les 7 filles). et les ont données pour bâtir la ville.
La ville est bondée 3 mois de l’année en été (décembre-janvier-février) par beaucoup d’habitants de Santiago qui ont leur résidence secondaire.
La plage est du style californien bordée par des immeubles résidentiels assez hauts, digne de Végas avec son Casino (seul casino du Chili jusqu’en 1960). Une vraie barre d’immeubles a été construite au bout de la plage, là où des dunes de sable existent encore, saccageant le point de vue et surtout la flore et la faune.
Les vagues sont belles, mais l’eau est assez froide, 14°, dû au courant d’Humbold, courant d’eaux froides qui remonte de l’Antarctique, avec très peu de marée. Ce qui n’empêche pas des baigneurs.
La Marine Chilienne a ses quartiers le long de la plage, avec son musée, son école, et des dizaines de canons exposés à même la plage. Nous avons droit à de beaux marins en costume, tout de blanc vêtus.
Nous visitons la maison-phare de Pablo Neruda, poète chilien (1904-1973) prix Nobel de la Littérature en 1971, avec une superbe vue sur le port. Nous apprécions une ancienne carte des Amériques réalisée en France en 1698, savoureuse par les explications sur les peuples indigènes.
Demain, on continue la visite mais cela sera une autre histoire...
Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/4-Novembre
jeudi 3 novembre 2011
Ile de Quinchoa - Chili
65 jours de beau temps par an sur l’ile de Chiloé. Et bien nous sommes bien tombés !!
Et donc, par une belle après-midi ensoleillée, nous avons pris un bac (encore un) pour aller sur la petite île de Quinchao. Collines verdoyantes, talus bordés de genêts, petits troupeaux de vaches et de moutons, basse-cour et cochons (pas toujours roses) ... Tous les arbres fruitiers et les lilas sont en fleurs. La vue est superbe sur les différents îlots et bras de mer à Achao. A tel point, qu’on préfère manger un sandwich devant le paysage et de poursuivre par une petite sieste, au lieu de s’enfermer dans un restaurant.
Les villages sont assez décevants, il n’y a rien, mais vraiment rien, un restaurant, trois «mercado particular», une chapelle et aucun touriste. Une destination de rêve pour ceux qui recherchent le calme ! Nous pensions admirer l’artisanat local car les guides vantent le travail sur le bois, mais rien d’extraordinaire. Nous aurions bien aimé voir les fameuses ancres en bois lestées de pierre, originelles de ces régions, mais nous n’avons trouvé que de petites reproductions.
La région s’appelle «Araucarya» et ils sont nombreux, plantés dans les maisons ou sur les places publiques. Pour ceux qui ne connaissent pas le Désespoir du Singe, je vous conseille de vite googliser pour admirer cet architectural arbre. Des ibis y font leurs nids, et nous avons pu photographier une couvée toute de gris vêtue. Est-ce que c’est la couleur de leurs pattes oranges qui leur permet de marcher sur de si grosses épines ?
Toutes les maisons que nous avons vu pendant notre périple dans le Chili du Sud, sont sur pilotis. Celles qui sont installées en bord de mer, bien sûr, mais aussi celles qui sont en campagne, en montagne, les vieilles ou les récentes, et même les plus contemporaines.
Les pilotis sont plus ou moins hauts, parfois presque à ras du sol, mais les maisons n’ont aucune fondation, elles reposent sur un plancher en bois. Certaines ont même été déplacées !!! Des photos du siècle dernier, montrent une douzaine de boeufs tirant une maison qui roulent sur des gros rondins de bois.
Dans un petit village, nous prenons une route «voie d’évacuation en cas de tsunami», qui nous rappelle que le Chili est une terre de séisme. Dans le musée de Castro, nous avons vu des photos du tremblement de terre de 1960, avec une ville complètement dévastée.
Souvent des amoureux de tous les âges, se bécotent sur des bancs publics-bancs publics, dans le froid ou dans le vent. Nous les trouvons très réchauffés, ce doit être efficace !
Nous quittons le Sud du Chili, que nous avons visité souvent malheureusement dans de mauvaises conditions météorologiques, mais nous étions prévenus, il pleut beaucoup et la région n’est pas réputée pour ses plages paradisiaques.
Il y a de gros chantiers sur les routes, les voies sont agrandies, élargies, des ponts sont créés, on sent que le pays est en pleine évolution.
Nous retournons à Puerto Varras pour prendre le car de nuit pour Valparaiso, arrivée estimée à 10h demain matin, et cela sera une autre histoire.
Nos photos de la journée sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/3-Novembre
Et donc, par une belle après-midi ensoleillée, nous avons pris un bac (encore un) pour aller sur la petite île de Quinchao. Collines verdoyantes, talus bordés de genêts, petits troupeaux de vaches et de moutons, basse-cour et cochons (pas toujours roses) ... Tous les arbres fruitiers et les lilas sont en fleurs. La vue est superbe sur les différents îlots et bras de mer à Achao. A tel point, qu’on préfère manger un sandwich devant le paysage et de poursuivre par une petite sieste, au lieu de s’enfermer dans un restaurant.
Les villages sont assez décevants, il n’y a rien, mais vraiment rien, un restaurant, trois «mercado particular», une chapelle et aucun touriste. Une destination de rêve pour ceux qui recherchent le calme ! Nous pensions admirer l’artisanat local car les guides vantent le travail sur le bois, mais rien d’extraordinaire. Nous aurions bien aimé voir les fameuses ancres en bois lestées de pierre, originelles de ces régions, mais nous n’avons trouvé que de petites reproductions.
La région s’appelle «Araucarya» et ils sont nombreux, plantés dans les maisons ou sur les places publiques. Pour ceux qui ne connaissent pas le Désespoir du Singe, je vous conseille de vite googliser pour admirer cet architectural arbre. Des ibis y font leurs nids, et nous avons pu photographier une couvée toute de gris vêtue. Est-ce que c’est la couleur de leurs pattes oranges qui leur permet de marcher sur de si grosses épines ?
Toutes les maisons que nous avons vu pendant notre périple dans le Chili du Sud, sont sur pilotis. Celles qui sont installées en bord de mer, bien sûr, mais aussi celles qui sont en campagne, en montagne, les vieilles ou les récentes, et même les plus contemporaines.
Les pilotis sont plus ou moins hauts, parfois presque à ras du sol, mais les maisons n’ont aucune fondation, elles reposent sur un plancher en bois. Certaines ont même été déplacées !!! Des photos du siècle dernier, montrent une douzaine de boeufs tirant une maison qui roulent sur des gros rondins de bois.
Dans un petit village, nous prenons une route «voie d’évacuation en cas de tsunami», qui nous rappelle que le Chili est une terre de séisme. Dans le musée de Castro, nous avons vu des photos du tremblement de terre de 1960, avec une ville complètement dévastée.
Souvent des amoureux de tous les âges, se bécotent sur des bancs publics-bancs publics, dans le froid ou dans le vent. Nous les trouvons très réchauffés, ce doit être efficace !
Nous quittons le Sud du Chili, que nous avons visité souvent malheureusement dans de mauvaises conditions météorologiques, mais nous étions prévenus, il pleut beaucoup et la région n’est pas réputée pour ses plages paradisiaques.
Il y a de gros chantiers sur les routes, les voies sont agrandies, élargies, des ponts sont créés, on sent que le pays est en pleine évolution.
Nous retournons à Puerto Varras pour prendre le car de nuit pour Valparaiso, arrivée estimée à 10h demain matin, et cela sera une autre histoire.
Nos photos de la journée sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/3-Novembre
mercredi 2 novembre 2011
Chiloé - Chili
Nous passons le bac (pour Viviane une deuxième fois.....) (durée 30 mm). L’île est de forme rectangulaire avec 190 km du nord au sud, avec une superficie de 8 394 km2. C’est la seconde plus grande île de l’Amérique du Sud, après la Terre de Feu.
Chiloé est l’île principale de l’archipel de Chiloé qui comprend aussi de nombreux îlots dont seuls quelques-uns sont habités.
Cette île est connue pour ses maisons multicolores sur pilotis, appelées palafitos, qui étaient les maisons des pêcheurs sous lesquelles ils rangeaient leurs barques. Mais dans tous les villages, on peut voir des maisons colorées, souvent avec des tavaillons en façades (petites planches de bois). Elles sont drôles et pourraient faire l’objet d’une étude en architecture, vu les nombreux détails.
Chiloé est réputée aussi pour ses nombreuses et caractéristiques églises en bois, datant pour certaines de 200 ans (et pour le Chili c’est beaucoup). 16 d’entre elles sont classées par l’Unesco au Patrimoine de l’Humanité. Construites par les jésuites arrivés de Bavière, elles respectent la forme des chapelles allemandes. Chaque bâtisseur ayant rajouté sa patte, elles sont toutes différentes, pas toujours en bon état, mais très belles à l’intérieur. Nous avons visité la cathédrale San Francesco à Castro, entièrement en bois elle est surprenante de part son volume.
Cette région est renommée également pour sa pluviométrie, et nous en profitons «largement». De plus, ils ne chauffent pas beaucoup, et on se gèle..........
On y construit encore des bateaux en bois pour la pêche et le transport. Nous avons vu beaucoup de petits chantiers navals artisanaux dans les villages.
L’industrie de la pêche est importante et du saumon en particulier.
La terre et la mer se mélangent sans cesse, de nombreux bacs relient les îles à la terre, et les îles entre elles. L’île est vallonée et maintenant au printemps toute jaune, remplie de genets en fleur.
Demain sera une autre histoire.
Les photos du jour sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/2-Novembre
mardi 1 novembre 2011
Petrohué - Chili
Le temps ne se prêtant pas à une balade sur le lac, nous choisissons les rapides de la rivière Petrohué à l’intérieur du Vincente Pérez Rosales National Parc. Les cascades sont soutenues par de la lave basaltique (andésite) découlant du volcan Osorno. Le débit d’eau moyen de ces chutes est de 270 m3 par seconde...., mais il peut être beaucoup plus important. L’eau a une teinte bleue verte qui nous rappele les icebergs.
Nous nous écartons sur le chemin des amoureux pour apprécier une petite cascade qui tombe dans un bassin tout en rondeur où l’on pourrait tourner un film romantique. Un peu plus loin, une ambiance toute verte dans le sous-bois et contre la roche, où l’eau presque immobile surprend après les tumultes des nombreuses cascades. Le calme après la tempête.
Le ciel reste désespérément bouché, vraiment dommage, nous sommes entre 2 lacs et 4 volcans, tant pis pour les photos. Les volcans ne daignent pas se montrer et la lumière est vraiment mauvaise.
A l’apéro, nous lisons un article sur l’activité sismique au Chili, pas très rassurant, 4 volcans sont actifs en ce moment. Cela ne gêne pas les autochtones qui vivent très bien avec leurs voisins, faisant même du ski sur leurs pentes comme sur l’Ossorno.
Nous espérons revoir le soleil demain, la route devrait être aussi magnifique, pour rejoindre Castro sur l’île de Chiloe, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Les photos de la journée sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/1-Novembre
Les vidéos sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/Videos/DSCN6707.MOV, http://crazyappfactory.com/worldwide/Videos/DSCN6713.MOV, http://crazyappfactory.com/worldwide/Videos/DSCN6765.MOV
lundi 31 octobre 2011
Puerto Varras - Chili
Nous quittons Pucòn en ayant apprécié son côté station de ski, un peu comme nos stations des Aravis, sans mentionner aucun nom, nous ne voulons pas d’ennui.... Nous en profitons pour saluer tous nos amis de ces contrées là. Nous n’avions pas l’impression d’être en Amérique du Sud, dit Denis.
Nous avons rencontré M. Ducros, son arrière-arrière grand père avait embarqué à Bordeaux en 1873. Il conserve sous verre le passeport français, appelé Pasfe Port, tout écrit à la main bien-sûr avec de belles calligraphies. N’ayant pas de photo, il fallait mentionner dans la marge, la couleur des cheveux, des yeux, des sourcils, préciser la grandeur de la bouche, et la forme du menton et du nez. Un magnifique tampon recouvre une signature à la plume. Il a dû débourser 12 francs pour ce document et ce sésame.
Nous prenons l’autoroute pour Puerto Varras, à 30 km de Puerto Montt. Il fait très beau,26°, le ciel est bleu. Non au fait, il n’est pas tout à fait bleu. Un halo blanc le rend moins bleu. Nous nous approchons du volcan Puyehue toujours en éruption!!....Et pourtant, cultures, vignes, magnifiques champs de colza, grands troupeaux de vaches sont là. Quelles ont été les conséquences sur la population ? nous n’en savons rien.
Des collines entièrement rasées apparaissent, comme à côté de Concepcion, où nous avions vu des immenses usines de cellulose alimentées par d’énormes camions de bois. Et peut-être d’autres exploitations.... Après le passage des bucherons, il ne reste plus rien, rasé complètement, c’est un désastre pour la faune et la flore. Ils replantent une variété, on imagine plus profitable, plus rapide, et la colline ressemble alors à un damier, mais plus à une colline. Des centaines d’hectares de désolation.
Demain, balade sur le Llanquihue immense lac à Puerto Varras, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Découvrez nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/31-Octobre
dimanche 30 octobre 2011
Les Mapuches - Chili
Très belle journée au soleil sous 30°. La région ressemble beaucoup à la nôtre, sapins rivières et lacs, sur fond de montagnes enneigées.
Les filles sont parties à cheval dans la montagne sacrée des Mapuches, et ont passé leur journée avec une famille. Ioa leur a expliqué les vertus des plantes et la souffrance de son peuple. Sa mère leur a préparé un bon repas, et ses enfants couraient et les aidaient à desseller leurs montures. Ioa , en plus de les guider dans la «cavalguata» est un des responsables Mapuches de la région. Le volcan Villarrica (2847 mètres) domine la région avec ses pentes enneigées et son panache de fumée. Pour les Mapuches il représente la maison du diable et quand le volcan fume, le dieu de l’équilibre se bat avec le diable, quand il ne fume pas (assez rare) le diable est vaincu. La montagne sacrée est le lieu de passage entre le monde terrestre et celui des esprits. Ioa explique qu’un projet de téléphérique touristique avec hôtel, cafétéria et en plus l'implantation d’un christ géant.... verra le jour l’an prochain. Cette terre est officiellement une terre Mapuche et bien sûr, toute la communauté est contre ce projet et veut laisser vierge la montagne sacrée...
Ioa dit que tous les ans une grande fête de la nature réunit pendant 2 jours 150 familles de la région. Chacun doit retourner à l'état naturel et vivre sans voiture, vélo, téléphone, lunettes et tout autre avancée portative de notre civilisation. Pendant 48 heures tous reprennent le rythme de vie ancestral. Ioa sera chef de cérémonie, qui ne s’arrêtera pas pendant ces 2 jours, les adultes ne dormiront quasiment pas mais auront de quoi tenir le choc, chaque famille doit apporter 2 gros animaux (chevaux ou vaches) comme sésame d’entrée. Ceux ci seront dégustés par l'assemblée. Les Mapuches essayent de conserver leurs traditions mais cela est de plus en plus difficile.
Les moins jeunes sont allés à Curarehue, principal village Mapuche de la région, accueillis par une procession..... de l’Eglise Evangélique. Les habitants ne sont pour la plupart, plus très typés, presque tous ont beaucoup de sang espagnol, et le musée local est beaucoup moins intéressant que le musée privé que nous avons visité hier. Nous prenons un rapide déjeuner typique à base de légumes dont beaucoup sont inconnus sur notre continent. Très bon et très diet, après la viande argentine, ce n’est pas de trop..
Nous repartons sur Pucòn, sans se tromper de sens car la frontière Argentine n’est qu’à une quinzaine de kilomètres du village. Il y a énormément de monde partout, avec la fête de l’église évangélique lundi et la toussaint mardi, il y a un pont de 4 jours. Le soleil aidant, beaucoup de chiliens en ont profité pour partir des villes, et faire un break dans cette très belle région.
Nous reformons le groupe dans la piscine chauffée de l’hôtel, très agréable sachant que demain nous redescendons plus au Sud à Puerto Varas et que la pluie est annoncée pour les deux jours que nous allons passer dans la région......mais cela sera une autre histoire.
Les photos de la journée sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/30-Octobre
Les filles sont parties à cheval dans la montagne sacrée des Mapuches, et ont passé leur journée avec une famille. Ioa leur a expliqué les vertus des plantes et la souffrance de son peuple. Sa mère leur a préparé un bon repas, et ses enfants couraient et les aidaient à desseller leurs montures. Ioa , en plus de les guider dans la «cavalguata» est un des responsables Mapuches de la région. Le volcan Villarrica (2847 mètres) domine la région avec ses pentes enneigées et son panache de fumée. Pour les Mapuches il représente la maison du diable et quand le volcan fume, le dieu de l’équilibre se bat avec le diable, quand il ne fume pas (assez rare) le diable est vaincu. La montagne sacrée est le lieu de passage entre le monde terrestre et celui des esprits. Ioa explique qu’un projet de téléphérique touristique avec hôtel, cafétéria et en plus l'implantation d’un christ géant.... verra le jour l’an prochain. Cette terre est officiellement une terre Mapuche et bien sûr, toute la communauté est contre ce projet et veut laisser vierge la montagne sacrée...
Ioa dit que tous les ans une grande fête de la nature réunit pendant 2 jours 150 familles de la région. Chacun doit retourner à l'état naturel et vivre sans voiture, vélo, téléphone, lunettes et tout autre avancée portative de notre civilisation. Pendant 48 heures tous reprennent le rythme de vie ancestral. Ioa sera chef de cérémonie, qui ne s’arrêtera pas pendant ces 2 jours, les adultes ne dormiront quasiment pas mais auront de quoi tenir le choc, chaque famille doit apporter 2 gros animaux (chevaux ou vaches) comme sésame d’entrée. Ceux ci seront dégustés par l'assemblée. Les Mapuches essayent de conserver leurs traditions mais cela est de plus en plus difficile.
Les moins jeunes sont allés à Curarehue, principal village Mapuche de la région, accueillis par une procession..... de l’Eglise Evangélique. Les habitants ne sont pour la plupart, plus très typés, presque tous ont beaucoup de sang espagnol, et le musée local est beaucoup moins intéressant que le musée privé que nous avons visité hier. Nous prenons un rapide déjeuner typique à base de légumes dont beaucoup sont inconnus sur notre continent. Très bon et très diet, après la viande argentine, ce n’est pas de trop..
Nous repartons sur Pucòn, sans se tromper de sens car la frontière Argentine n’est qu’à une quinzaine de kilomètres du village. Il y a énormément de monde partout, avec la fête de l’église évangélique lundi et la toussaint mardi, il y a un pont de 4 jours. Le soleil aidant, beaucoup de chiliens en ont profité pour partir des villes, et faire un break dans cette très belle région.
Nous reformons le groupe dans la piscine chauffée de l’hôtel, très agréable sachant que demain nous redescendons plus au Sud à Puerto Varas et que la pluie est annoncée pour les deux jours que nous allons passer dans la région......mais cela sera une autre histoire.
Les photos de la journée sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/30-Octobre
samedi 29 octobre 2011
Pucòn - Chili
Pucon est une ville à 780 km au sud de Santiago, au sud-est, contre la cordillère, d’ailleurs son nom veut dit «entrée de la cordillère». C’est une station balnéaire lacustre réputée pour ses nombreux thermes et une station de ski sur les pentes du volcan Villarrica.
Mais ce qui nous importe ici, ce sont les Mapuches.
Les Mapuches vivent en Patagonie argentine et chilienne. Ils sont environ 300 000 en Argentine et plus d'un million au Chili ce qui constitue 10 % de la population actuelle de celui-ci. Aujourd'hui, la plupart des Mapuches vivent à Temuco, Santiago du Chili et le tiers vit dans les campagnes.
C'est le seul peuple originaire d'Amérique latine à avoir stopper l'expansion Inca sur son territoire, et le seul aussi qui n'a pas été vaincu par la colonisation espagnole, obligeant celle-ci à signer avec ses autorités traditionnelles des traités reconnaissant les territoires autonomes Mapuches.
Bien avant la conquête espagnole, ils eurent à se défendre de l’invasion des Incas et après l’arrivée des espagnols, la résistance fut très dure. En 1641, les espagnols n’arrivant pas à mettre en déroute ce peuple, signent un pacte, selon lequel tout le territoire au sud de la rivière Biobio appartient aux Mapuches. Et cette situation perdura jusqu’à la fin du XIX° siècle.
En 1810, l’Indépendance du Chili déclenche un formidable génocide qui fait passer la population Mapuche de 1 800 000 à 360 000 personnes en 20 ans. Les Mapuches sont alors enfermés dans des réserves et «pacifiés», leurs terres spoliées, leur culture niée, leurs traditions et leur langue interdites.
De 1870 à 1880, se firent deux expéditions génocidaires par les armées argentines et chilienne, avec comme résultat la confiscation des terres Mapuches et le meurtre de 800 000 d’entre eux. Par la suite, les miliciens et les propriétaires terriens se répartirent ces terres. En 1973, le coup d’état militaire du général Pinochet frappe, de nouveau, durement les Mapuches dont bon nombre sont alors, torturés, fusillés ou portés disparus.
En 1989, la transition démocratique n’apporte aucune amélioration spécifique à la condition de vie des Mapuches, les multinationales et les riches propriétaires chiliens, qui ont récupéré des milliers d’hectares sous Pinochet, continuent d’exploiter leurs terres spoliées et de les menacer dans leurs vies et dans leurs traditions.
En 1992, les premiers soulèvements Mapuches ont lieu, depuis, et sans que les gouvernements successifs n’apportent aucune autre réponse qu’une répression féroce, ils continuent de lutter contre la déforestation, les mégas projets de centrales hydroélectriques, la contamination de leurs sols par des décharges sauvages, les discriminations économiques, sociales et raciales dont ils sont l’objet, au quotidien.
Ils sont traités de terroristes et ils sont à ce titre plus de 200 chefs de communautés, autorités traditionnelles, mères de famille, étudiants, simple paysans, incarcérés, inculpés, torturés, ou assassinés, comme Alex Saavedra en 2002.
Demain, nous irons les trouver dans leur réserve, mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.
Les photos d'aujourd'hui sont disponibles sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/29-Octobre
Mais ce qui nous importe ici, ce sont les Mapuches.
Les Mapuches vivent en Patagonie argentine et chilienne. Ils sont environ 300 000 en Argentine et plus d'un million au Chili ce qui constitue 10 % de la population actuelle de celui-ci. Aujourd'hui, la plupart des Mapuches vivent à Temuco, Santiago du Chili et le tiers vit dans les campagnes.
C'est le seul peuple originaire d'Amérique latine à avoir stopper l'expansion Inca sur son territoire, et le seul aussi qui n'a pas été vaincu par la colonisation espagnole, obligeant celle-ci à signer avec ses autorités traditionnelles des traités reconnaissant les territoires autonomes Mapuches.
Bien avant la conquête espagnole, ils eurent à se défendre de l’invasion des Incas et après l’arrivée des espagnols, la résistance fut très dure. En 1641, les espagnols n’arrivant pas à mettre en déroute ce peuple, signent un pacte, selon lequel tout le territoire au sud de la rivière Biobio appartient aux Mapuches. Et cette situation perdura jusqu’à la fin du XIX° siècle.
En 1810, l’Indépendance du Chili déclenche un formidable génocide qui fait passer la population Mapuche de 1 800 000 à 360 000 personnes en 20 ans. Les Mapuches sont alors enfermés dans des réserves et «pacifiés», leurs terres spoliées, leur culture niée, leurs traditions et leur langue interdites.
De 1870 à 1880, se firent deux expéditions génocidaires par les armées argentines et chilienne, avec comme résultat la confiscation des terres Mapuches et le meurtre de 800 000 d’entre eux. Par la suite, les miliciens et les propriétaires terriens se répartirent ces terres. En 1973, le coup d’état militaire du général Pinochet frappe, de nouveau, durement les Mapuches dont bon nombre sont alors, torturés, fusillés ou portés disparus.
En 1989, la transition démocratique n’apporte aucune amélioration spécifique à la condition de vie des Mapuches, les multinationales et les riches propriétaires chiliens, qui ont récupéré des milliers d’hectares sous Pinochet, continuent d’exploiter leurs terres spoliées et de les menacer dans leurs vies et dans leurs traditions.
En 1992, les premiers soulèvements Mapuches ont lieu, depuis, et sans que les gouvernements successifs n’apportent aucune autre réponse qu’une répression féroce, ils continuent de lutter contre la déforestation, les mégas projets de centrales hydroélectriques, la contamination de leurs sols par des décharges sauvages, les discriminations économiques, sociales et raciales dont ils sont l’objet, au quotidien.
Ils sont traités de terroristes et ils sont à ce titre plus de 200 chefs de communautés, autorités traditionnelles, mères de famille, étudiants, simple paysans, incarcérés, inculpés, torturés, ou assassinés, comme Alex Saavedra en 2002.
Demain, nous irons les trouver dans leur réserve, mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.
Les photos d'aujourd'hui sont disponibles sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/29-Octobre
vendredi 28 octobre 2011
Musée Colchagua - Concepcion - Chili
Nous voulions partir tôt ce matin pour nous rendre au bord de l’océan Pacifique, à Concepcion, mais c’était sans compter sur le museo Colchagua à Santa Cruz.
Ce musée privé, excusez du peu, est immense et très intéressant. M. Cardoen a repris la collection de son père et a continué d’acheter des pièces uniques. Tout est bien exposé, bien éclairé et il faudrait trois jours pour le visiter comme il se doit. Une séance vidéo nous fait saliver en guise d’apéritif, ensuite on pénètre dans 4 000 m2 d’exposition où nous attendent 70 000 pièces d’une grande beauté !!!!
La salle paléontologique montre de magnifiques fossiles et une incroyable mâchoire (3 m. de haut) d’un immense requin, qui faisait 23 m. de long, et se nourrissait avec ses 5 rangées de dents, de loups de mer, de baleines et d’orques... Effrayant ! Des centaines d’ambres toutes aussi belles les unes que les autres et toutes aussi grosses sont présentées sous des loupes pour mieux les apprécier. Un squelette de l'ancêtre du cheval et un de l’immense ours avec une queue que nous avions vu en photo à Puerto Natales. Un squelette de tigre à dents de sabre nous fait sursauter, car sa vitrine s’allume à notre approche. «Le petit tigrounet à grandes quenottes».
La salle précolombienne est extraordinaire, on a retrouvé des poteries plus belles qu’au musée de Lima (Pérou), des crânes trépanés, une tête réduite d’un missionnaire dans un superbe état de conservation, des habits cérémoniels et une momie.
Nous continuons dans la partie coloniale, avec les conquistadors en habits, leurs meubles, leurs fusils, leurs documents officiels, puis la colonisation et toute la partie liturgique digne d’une cathédrale. Des photos des anciennes tribus indigènes australes, qui ont été toutes anéanties, nous montrent une peuplade soumise aux premiers blancs qu’ils vénéraient. Ils ont été tués sur place, parqués dans des réserves insalubres et volontairement rendus alcooliques. Avant l’arrivée des blancs, les hommes étaient nus, les pieds dans la neige, ou le corps entièrement peint en rayures blanches et noires pour les cérémonies.
Des centaines de soldats de plomb sur des maquettes, représentent les guerres d’indépendance et de la république. De magnifiques bureaux et écritoires des généraux avec les écrits historiques.
Puis, la salle moderne expose des anciennes machines à écrire, téléphones, tourne-disques, radios, imprimeries, machines à laver, sorbetières, machine à pop-corn etc... Les modèles les plus extraordinaires ont été sélectionnés, nous ne sommes pas aux puces, tout est dans un parfait état.
La salle far-West surprend avec des énormes éperons qui devaient blesser et tuer les chevaux. Une belle collection d’étriers en bois, des ponchos, une vingtaine de carrioles à faire pâlir nos amis helvétiques, grands spécialistes de ce genre d’attelage. Un spacieux cortège funèbre digne du carrosse de Cendrillon.
La salle d’armes regroupe une impressionnante collection qui va des couteaux en os, ivoire, ambres ou sculptés par les japonais, aux pistolets tous différents, de une à 6 balles, aux fusils de toutes les époques, jusqu’au canon. Un samouraï dans sa tenue guerrière nous fascine.
Nous prenons le soleil où chars à foin, machines à vapeur, pressoirs sont exposés à côté d’une gare reconstituée (chef de gare et bureau) avec une locomotive et son wagon-couchette dans lequel on peut monter !!
La salle des joyaux des Andes est toute noire avec ses vitrines éclairées, remplies d’or et d’argent sculptés. Des pectoraux, des boucles d’oreilles d’une grosseur inimaginable, des parures entières, des animaux miniatures en or, des pierres précieuses en tous genres ou encore l’habit et la parure d’un chef inca intact. Cette visite s’impose pour ceux qui aimeraient se lancer dans la bijouterie.
Une salle est consacrée à Darwin et à ses expéditions. Un mammouth (Mani) grandeur nature est piégé dans les sables mouvants par cinq courageux hommes préhistoriques.
Nous choisissons une voiture, parmi les ford T, les MG, les Chevrolet Bel Air, et autres bolides, toutes aussi exceptionnelles les unes que les autres. Une formule Indy rappelle qu’Edouardo Salazar, pilote chilien, a eu son heure de gloire en formule 1.
Le temps nous presse nous sommes obligés de passer rapidement devant tous ces trésors, nous pensons avoir terminé, mais une dernière salle avant la sortie, est consacrée aux 33 mineurs qui sont restés bloqués au fond d’une mine 69 jours.
Des pièces uniques : le tableau de présence avec ses petits volets rouges ou verts devant leurs noms, les messages des mineurs et des familles dans les petits tubes en plastique acheminés par les conduits, une reconstitution de leur refuge, le téléphone spécifique qui leur a permis de communiquer, et la fameuse fusée qui les a sortis de l’enfer. Tout cela avec photos grandeur nature, maquette du camp Espéranza, diffusion de toutes les images, dont bien sûr les plus émouvantes, les retrouvailles. Nous sommes émus et chamboulés.
Nous quittons Santa Cruz à 16 h, ravis de notre hébergement dans les vignes, de cette belle région viticole et de son musée, qui mérite à lui seul la visite.
L’autoroute est très fréquentée, camions, voitures, tracteurs, vélos... on double à droite, il faut beaucoup d’attention. La voie d’urgence est utilisée pour les pauses pipi, les arrêts de cars, les poules, ou pour vendre des gros poissons accrochés à des cannes à pêche... Des piétons avec enfants marchent et traversent les quatre voies sans arrêt, d’autres font même du stop....
Les vignes encore sur quelques kilomètres, puis des champs préparés pour la culture, (nous vous rappelons que nous sommes au printemps), et des plantations d’arbres.
Nous arrivons à Concepcion, que nous visiterons demain, mais cela sera une autre histoire.
Dans l'hôtel, un serveur passe avec une petite bouteille de champagne et 2 coupes, Isa lui dit "Gracias" et le serveur explique que c'est pour des mariés. Denis surenchérit en disant que nous aussi on est mariés et donne le n° de notre chambre. Joueur le serveur nous apporte tout sourire, le même plateau quelques minutes après "it's a gift". Parfait pour fêter ensemble, nos trois mois de voyage.
Regardez nos photos qui ont été prises à la dérobée dans le musée, sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/28-Octobre
Ce musée privé, excusez du peu, est immense et très intéressant. M. Cardoen a repris la collection de son père et a continué d’acheter des pièces uniques. Tout est bien exposé, bien éclairé et il faudrait trois jours pour le visiter comme il se doit. Une séance vidéo nous fait saliver en guise d’apéritif, ensuite on pénètre dans 4 000 m2 d’exposition où nous attendent 70 000 pièces d’une grande beauté !!!!
La salle paléontologique montre de magnifiques fossiles et une incroyable mâchoire (3 m. de haut) d’un immense requin, qui faisait 23 m. de long, et se nourrissait avec ses 5 rangées de dents, de loups de mer, de baleines et d’orques... Effrayant ! Des centaines d’ambres toutes aussi belles les unes que les autres et toutes aussi grosses sont présentées sous des loupes pour mieux les apprécier. Un squelette de l'ancêtre du cheval et un de l’immense ours avec une queue que nous avions vu en photo à Puerto Natales. Un squelette de tigre à dents de sabre nous fait sursauter, car sa vitrine s’allume à notre approche. «Le petit tigrounet à grandes quenottes».
La salle précolombienne est extraordinaire, on a retrouvé des poteries plus belles qu’au musée de Lima (Pérou), des crânes trépanés, une tête réduite d’un missionnaire dans un superbe état de conservation, des habits cérémoniels et une momie.
Nous continuons dans la partie coloniale, avec les conquistadors en habits, leurs meubles, leurs fusils, leurs documents officiels, puis la colonisation et toute la partie liturgique digne d’une cathédrale. Des photos des anciennes tribus indigènes australes, qui ont été toutes anéanties, nous montrent une peuplade soumise aux premiers blancs qu’ils vénéraient. Ils ont été tués sur place, parqués dans des réserves insalubres et volontairement rendus alcooliques. Avant l’arrivée des blancs, les hommes étaient nus, les pieds dans la neige, ou le corps entièrement peint en rayures blanches et noires pour les cérémonies.
Des centaines de soldats de plomb sur des maquettes, représentent les guerres d’indépendance et de la république. De magnifiques bureaux et écritoires des généraux avec les écrits historiques.
Puis, la salle moderne expose des anciennes machines à écrire, téléphones, tourne-disques, radios, imprimeries, machines à laver, sorbetières, machine à pop-corn etc... Les modèles les plus extraordinaires ont été sélectionnés, nous ne sommes pas aux puces, tout est dans un parfait état.
La salle far-West surprend avec des énormes éperons qui devaient blesser et tuer les chevaux. Une belle collection d’étriers en bois, des ponchos, une vingtaine de carrioles à faire pâlir nos amis helvétiques, grands spécialistes de ce genre d’attelage. Un spacieux cortège funèbre digne du carrosse de Cendrillon.
La salle d’armes regroupe une impressionnante collection qui va des couteaux en os, ivoire, ambres ou sculptés par les japonais, aux pistolets tous différents, de une à 6 balles, aux fusils de toutes les époques, jusqu’au canon. Un samouraï dans sa tenue guerrière nous fascine.
Nous prenons le soleil où chars à foin, machines à vapeur, pressoirs sont exposés à côté d’une gare reconstituée (chef de gare et bureau) avec une locomotive et son wagon-couchette dans lequel on peut monter !!
La salle des joyaux des Andes est toute noire avec ses vitrines éclairées, remplies d’or et d’argent sculptés. Des pectoraux, des boucles d’oreilles d’une grosseur inimaginable, des parures entières, des animaux miniatures en or, des pierres précieuses en tous genres ou encore l’habit et la parure d’un chef inca intact. Cette visite s’impose pour ceux qui aimeraient se lancer dans la bijouterie.
Une salle est consacrée à Darwin et à ses expéditions. Un mammouth (Mani) grandeur nature est piégé dans les sables mouvants par cinq courageux hommes préhistoriques.
Nous choisissons une voiture, parmi les ford T, les MG, les Chevrolet Bel Air, et autres bolides, toutes aussi exceptionnelles les unes que les autres. Une formule Indy rappelle qu’Edouardo Salazar, pilote chilien, a eu son heure de gloire en formule 1.
Le temps nous presse nous sommes obligés de passer rapidement devant tous ces trésors, nous pensons avoir terminé, mais une dernière salle avant la sortie, est consacrée aux 33 mineurs qui sont restés bloqués au fond d’une mine 69 jours.
Des pièces uniques : le tableau de présence avec ses petits volets rouges ou verts devant leurs noms, les messages des mineurs et des familles dans les petits tubes en plastique acheminés par les conduits, une reconstitution de leur refuge, le téléphone spécifique qui leur a permis de communiquer, et la fameuse fusée qui les a sortis de l’enfer. Tout cela avec photos grandeur nature, maquette du camp Espéranza, diffusion de toutes les images, dont bien sûr les plus émouvantes, les retrouvailles. Nous sommes émus et chamboulés.
Nous quittons Santa Cruz à 16 h, ravis de notre hébergement dans les vignes, de cette belle région viticole et de son musée, qui mérite à lui seul la visite.
L’autoroute est très fréquentée, camions, voitures, tracteurs, vélos... on double à droite, il faut beaucoup d’attention. La voie d’urgence est utilisée pour les pauses pipi, les arrêts de cars, les poules, ou pour vendre des gros poissons accrochés à des cannes à pêche... Des piétons avec enfants marchent et traversent les quatre voies sans arrêt, d’autres font même du stop....
Les vignes encore sur quelques kilomètres, puis des champs préparés pour la culture, (nous vous rappelons que nous sommes au printemps), et des plantations d’arbres.
Nous arrivons à Concepcion, que nous visiterons demain, mais cela sera une autre histoire.
Dans l'hôtel, un serveur passe avec une petite bouteille de champagne et 2 coupes, Isa lui dit "Gracias" et le serveur explique que c'est pour des mariés. Denis surenchérit en disant que nous aussi on est mariés et donne le n° de notre chambre. Joueur le serveur nous apporte tout sourire, le même plateau quelques minutes après "it's a gift". Parfait pour fêter ensemble, nos trois mois de voyage.
Regardez nos photos qui ont été prises à la dérobée dans le musée, sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/28-Octobre
jeudi 27 octobre 2011
Santa Cruz - Chili
Nous sommes dans la vallée de Colchagua qui assure la production de vins parmi les meilleurs du Chili, à 150 km au sud de Santiago. 20 000 hectares qui représentent 20 % des vignobles du pays connus pour la qualité de leurs domaines.
Nous avons visité le chais de Laura Hartwig,petite propriété sur 80 hectares, et dégusté ses vins aux cépages Cabernet Sauvignon, Chardonnet, Merlot mais également le cépage Carménère, exclusivement chilien. Ces ceps originaires de France ont été plantés au début au début xx° siècle. Le phylloxéra ayant ensuite détruit les souches françaises, ce cépage a quasiment disparu d’Europe. Dommage car il est très bon ! Ils exportent beaucoup en Chine, dans toute l'Asie, au Canada et en Russie.
Pendant que nous dégustons, le propriétaire monté sur un magnifique cheval noir, en parfaite tenue anglaise, joue au polo avec un ami, sur le terrain de sport bordé par les vignes, en toute simplicité....
Notre hôtel est dans le vignoble, il fait 23° et on revit ! Nous avions froid depuis la Péninsule de Valdès, toujours habillés comme des oignons, et nous apprécions d’être en tee-shirts.
Ce matin, nous avons troqué l’Airbus contre une chevrolet qui,elle, ne craint pas les cendres du volcan. Nous quittons Santiago, très perturbée par les manifestations qui ont lieu depuis plusieurs semaines, des revendications d’étudiants pour l’accès gratuit aux universités, mais qui ont amené beaucoup de casseurs. Des barrières sont installées de partout, des banderoles et des tags flottent sur les universités.
Des hommes font la manche aux feux rouges, en jouant de la trompette ou en faisant des acrobaties. Superbidon pour un fabriquant de bidons, Superpollo pour le poulet, Supercerdo pour le porc, ou Agrosuper, la mode des «super» perdure ici. De gros camions de primeurs croulant sous leur chargement de légumes, partent ravitaillés le sud.
Au dessus de l'autoroute, des avions de voltige vrillent, piquent, montent, lâchant leur panache de fumée blanche. Un peu plus loin, une immense aire d'autoroute avec un casino, oui un casino de jeux. Aux péages, une vingtaine de vendeurs proposent aux voitures des journaux, boissons fraîches, cacahuètes, biscuits, et autres....
Sur l'autoroute, il n’est pas rare de voir, des vélos et des piétons qui marchent le long de la route ou qui traversent les quatre voies, ou des chiens....
On aperçoit les premières vignes, on prend la route des vins, pour découvrir qu’il y a aussi beaucoup d’arbres fruitiers. Les récoltes doivent être abondantes car il y a de grands entrepôts de palettes et de caisses en plastique blanc. Des marques connues apparaissent sur des grandes usines au design moderne, entourées de pelouses et de compositions fleuries, Delmonte, Dôle....
On peut acheter au bord de la route, des pera (poire) manzana (pommes) des naranja (orange) des kiwis, des mandarina, des frutillas (fraise), des franbuesa (framboises) et des légumes, des zapallos, des tomates, des cebollas (oignons) ....
La route est belle, bordée de palmiers et de rosiers qui croulent sous le poids de leurs fleurs tombant sur le goudron, des arums et de fins iris jaunes poussent dans les fossés. De nombreux drapeaux chiliens sont dressés dans les jardins, les maisons sont entourées de patios où plantes vertes, salons et hamacs sont disposés.
La vie doit être agréable ici, la météo clémente et l’activité économique florissante.
Nous partons demain pour la côte du Pacifique, mais, vous le savez déjà, cela sera une autre histoire.
Nos photos accessibles sur :http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/27-Octobre
Nous avons visité le chais de Laura Hartwig,petite propriété sur 80 hectares, et dégusté ses vins aux cépages Cabernet Sauvignon, Chardonnet, Merlot mais également le cépage Carménère, exclusivement chilien. Ces ceps originaires de France ont été plantés au début au début xx° siècle. Le phylloxéra ayant ensuite détruit les souches françaises, ce cépage a quasiment disparu d’Europe. Dommage car il est très bon ! Ils exportent beaucoup en Chine, dans toute l'Asie, au Canada et en Russie.
Pendant que nous dégustons, le propriétaire monté sur un magnifique cheval noir, en parfaite tenue anglaise, joue au polo avec un ami, sur le terrain de sport bordé par les vignes, en toute simplicité....
Notre hôtel est dans le vignoble, il fait 23° et on revit ! Nous avions froid depuis la Péninsule de Valdès, toujours habillés comme des oignons, et nous apprécions d’être en tee-shirts.
Ce matin, nous avons troqué l’Airbus contre une chevrolet qui,elle, ne craint pas les cendres du volcan. Nous quittons Santiago, très perturbée par les manifestations qui ont lieu depuis plusieurs semaines, des revendications d’étudiants pour l’accès gratuit aux universités, mais qui ont amené beaucoup de casseurs. Des barrières sont installées de partout, des banderoles et des tags flottent sur les universités.
Des hommes font la manche aux feux rouges, en jouant de la trompette ou en faisant des acrobaties. Superbidon pour un fabriquant de bidons, Superpollo pour le poulet, Supercerdo pour le porc, ou Agrosuper, la mode des «super» perdure ici. De gros camions de primeurs croulant sous leur chargement de légumes, partent ravitaillés le sud.
Au dessus de l'autoroute, des avions de voltige vrillent, piquent, montent, lâchant leur panache de fumée blanche. Un peu plus loin, une immense aire d'autoroute avec un casino, oui un casino de jeux. Aux péages, une vingtaine de vendeurs proposent aux voitures des journaux, boissons fraîches, cacahuètes, biscuits, et autres....
Sur l'autoroute, il n’est pas rare de voir, des vélos et des piétons qui marchent le long de la route ou qui traversent les quatre voies, ou des chiens....
On aperçoit les premières vignes, on prend la route des vins, pour découvrir qu’il y a aussi beaucoup d’arbres fruitiers. Les récoltes doivent être abondantes car il y a de grands entrepôts de palettes et de caisses en plastique blanc. Des marques connues apparaissent sur des grandes usines au design moderne, entourées de pelouses et de compositions fleuries, Delmonte, Dôle....
On peut acheter au bord de la route, des pera (poire) manzana (pommes) des naranja (orange) des kiwis, des mandarina, des frutillas (fraise), des franbuesa (framboises) et des légumes, des zapallos, des tomates, des cebollas (oignons) ....
La route est belle, bordée de palmiers et de rosiers qui croulent sous le poids de leurs fleurs tombant sur le goudron, des arums et de fins iris jaunes poussent dans les fossés. De nombreux drapeaux chiliens sont dressés dans les jardins, les maisons sont entourées de patios où plantes vertes, salons et hamacs sont disposés.
La vie doit être agréable ici, la météo clémente et l’activité économique florissante.
Nous partons demain pour la côte du Pacifique, mais, vous le savez déjà, cela sera une autre histoire.
Nos photos accessibles sur :http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/27-Octobre
mercredi 26 octobre 2011
Les péripéties d’un volcan - 2° épisode et fin - Santiago du Chili
Avec notre correspondant chilien, nous modifions le programme de notre voyage. Nous devions remonter de Puerto Montt jusqu’à Santiago et bien nous descendrons de Santiago jusqu’à Puerto Montt !! Et au vu de tous les problèmes aériens, nous réservons un retour Puerto Montt/Valparaiso, par car (13 heures). Puis nous prendrons un autre car pour aller jusqu'à Santiago, afin de prendre notre vol en direction de l'Isle de Pâques.
La compagnie aérienne ne nous concède rien.
Ce soir, après la réunion, nous jouons les rebelles à refuser le diner de la compagnie et nous partons nous promener. Marcher nous a d’abord fait beaucoup de bien après cette journée cloitrée et nous dinons dans un restaurant charmant, avec de la musique soul.
Demain, départ pour Santa Cruz et ses vins, mais cela sera une autre histoire.
Les photos de la soirée sont disponibles sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/26-Octobre
mardi 25 octobre 2011
Les péripéties d'un volcan - 1° épisode - Santiago du Chili
Nous quittons Puerto Natales en car, direction sud, pour prendre un avion à Punta Arenas afin de rejoindre Puerto Montt au nord.
Mais au moment d’atterrir, en pleine approche, nous sentons l’avion remonter d’un seul coup !! Le commandant explique qu’il n’a pas l’autorisation d’atterrir à Puerto Montt, du fait des cendres du fameux volcan Puyehue à l’est de Puerto Montt (1ère éruption de cette année, le 10 juin 2011 avec une colonne de 10 km de haut)!!!! et nous voilà partis pour Santiago !!!!!!
Nous devions louer une voiture à Puerto Montt et remonter à Santiago en onze jours !!!
Nous sommes pris en charge par la compagnie aérienne Lan, on nous offre un hamburger-frites-pepsi digne d’un film sur la mal bouffe, et on nous installe dans un hôtel (assez bien au demeurant), en attendant les nouvelles consignes !!!!!
A suivre.....
Les photos d'aujourd'hui (oui il n'y en a que 2) sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/25-Octobre
lundi 24 octobre 2011
Puerto Natales - Chili
Nous quittons le Parc Paine un peu déçus, par les conditions météo, mais bon nous le savions, la Patagonie n’est pas St Tropez.....
Nous avons droit entre 2 gouttes à quelques rayons de soleil avec de magnifiques paysages, les Andes patagoniennes, les glaciers, les multiples lacs et rivières nous font penser aux paysages du Canada. La terre joue avec l’eau et parfois nous ne savons pas très bien où nous sommes.
Nous quittons la piste pour arriver à Puerto Natales, au bout de nulle part. Fondée en 1911, cette jeune centenaire sort à peine de son hibernation, et l’animation n’est pas à son comble. Au départ, son activité principale était le conditionnement de la viande et de la laine produites dans les estancias du Sud Chili, avec le conditionnement des produits de la pêche. Malgré une navigation tortueuse et délicate, elle est le seul port qui donne accès au Pacifique. Après une époque glorieuse, avant la deuxième guerre mondiale, le déclin a été rapide avec la concurrence de sa nouvelle rivale (Punta Arenas) encore plus au Sud mais avec une navigation plus facile, et le développement de nouvelles méthodes de conservation de la viande. Il reste de ce temps, des vestiges industriels, et des bateaux par dizaine à l’abandon.
La pêche continue mais aucun produit n’est plus conditionné ici, les bateaux usines étant plus pratiques. Le tourisme aujourd’hui est la seule activité qui fait réellement vivre la région, et les investissements dans les infrastructures hôtelières sont nombreux (n’est ce pas Mr CAPELLE??). La principale friche industrielle va bientôt devenir un hôtel 4 étoiles....le phare lui même n’a pas échappé à la ruée touristique. Attention quand même à ne pas bâtir trop haut, ici c’est le vent qui commande et pas les promoteurs.... le plus grand «building» a 3 étages et tout est savamment calculé en fonction du vent.
Les maisons traditionnelles sont en rez de chaussée, souvent construites en tôles, peintes avec des couleurs vives, certaines rues nous font penser à la Boca à Buenos Aeres (avec moins de couleurs). De loin, la ville fait penser à un puzzle de petites pièces de couleurs différentes
Sur le ponton, nous avons du mal à nous tenir debout alors qu’un pêcheur est là tranquillement à surveiller son fil, les mains nues en plein vent, nous n’avons pas tous la même morphologie. A deux pas du rivage, un lièvre bondit juste devant nous saluant au passage, un couple de cygnes à col noir, cousins austraux de nos célèbres palmipèdes.
Demain, bus jusqu’à Punta Arenas pour sauter dans un avion pour Puerto Montt, si les cendres du volcan nous laissent monter jusque là (à mi distance entre ici et Santiago) mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.
Nos photos du jour sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/24-Octobre
Pour nos petites princesses et nos petits princes, nous avons re-créé une galerie Poissonade qui sera mis à jour régulièrement : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/Poissonade
Nous avons droit entre 2 gouttes à quelques rayons de soleil avec de magnifiques paysages, les Andes patagoniennes, les glaciers, les multiples lacs et rivières nous font penser aux paysages du Canada. La terre joue avec l’eau et parfois nous ne savons pas très bien où nous sommes.
Nous quittons la piste pour arriver à Puerto Natales, au bout de nulle part. Fondée en 1911, cette jeune centenaire sort à peine de son hibernation, et l’animation n’est pas à son comble. Au départ, son activité principale était le conditionnement de la viande et de la laine produites dans les estancias du Sud Chili, avec le conditionnement des produits de la pêche. Malgré une navigation tortueuse et délicate, elle est le seul port qui donne accès au Pacifique. Après une époque glorieuse, avant la deuxième guerre mondiale, le déclin a été rapide avec la concurrence de sa nouvelle rivale (Punta Arenas) encore plus au Sud mais avec une navigation plus facile, et le développement de nouvelles méthodes de conservation de la viande. Il reste de ce temps, des vestiges industriels, et des bateaux par dizaine à l’abandon.
La pêche continue mais aucun produit n’est plus conditionné ici, les bateaux usines étant plus pratiques. Le tourisme aujourd’hui est la seule activité qui fait réellement vivre la région, et les investissements dans les infrastructures hôtelières sont nombreux (n’est ce pas Mr CAPELLE??). La principale friche industrielle va bientôt devenir un hôtel 4 étoiles....le phare lui même n’a pas échappé à la ruée touristique. Attention quand même à ne pas bâtir trop haut, ici c’est le vent qui commande et pas les promoteurs.... le plus grand «building» a 3 étages et tout est savamment calculé en fonction du vent.
Les maisons traditionnelles sont en rez de chaussée, souvent construites en tôles, peintes avec des couleurs vives, certaines rues nous font penser à la Boca à Buenos Aeres (avec moins de couleurs). De loin, la ville fait penser à un puzzle de petites pièces de couleurs différentes
Sur le ponton, nous avons du mal à nous tenir debout alors qu’un pêcheur est là tranquillement à surveiller son fil, les mains nues en plein vent, nous n’avons pas tous la même morphologie. A deux pas du rivage, un lièvre bondit juste devant nous saluant au passage, un couple de cygnes à col noir, cousins austraux de nos célèbres palmipèdes.
Demain, bus jusqu’à Punta Arenas pour sauter dans un avion pour Puerto Montt, si les cendres du volcan nous laissent monter jusque là (à mi distance entre ici et Santiago) mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.
Nos photos du jour sont sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/24-Octobre
Pour nos petites princesses et nos petits princes, nous avons re-créé une galerie Poissonade qui sera mis à jour régulièrement : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/Poissonade
dimanche 23 octobre 2011
Lago Grey - Parc Torres del Paine - Chili
Réveil en chanson pour Viviane, un an de plus n’a pas l’air de la fatiguer !!
Le vent s’est levé avant nous, pourtant il a dû se coucher tard, on l’a entendu toute la nuit. On nous précise que le vent ne souffle si fort que pendant deux mois au printemps, puis plus doucement l’été et presque plus en hiver. Et bien tant pis, on reviendra pour voir !!!
La vue est toujours aussi belle de nos chambres, les énormes icebergs bleus échoués sur la plage grise ont changé depuis hier, ils fondent et se tournent suivant leur masse. Un brin de soleil ne serait pas de trop.
Promenade matinale pour Denis et geek pour les filles, car nous avons des soucis avec notre hébergeur de blog, Blogger. Nous éditons en aveugle, on ne peut plus visualiser les messages préparés.
Nous devons partir pour la navigation sur le lac grey à 14H30, Viviane accompagne Isabelle pour rester à la base et continuer le travail sur Blogger. La pluie redouble quand nous partons avec Camille pour l’expédition. Il y a une marche d’un quart d’heure pour atteindre l’embarcadère et nous arrivons trempés malgré les quelques couches successives que nous avons revêtues. En plus, l’eau du lac est basse à cette saison et nous embarquons d’abord dans une barque qui nous emmène au bateau en eaux plus profondes, attention à ne pas tomber dedans, elle est à 2° aujourd’hui......Nous avons 3/4 d’heure pour nous réchauffer et ce ne pas la vue des icebergs qui y contribue beaucoup.
A
l'approche du glacier, un couple de condor nous offre un ballet aérien
spectaculaire avec relève de la garde....... du nid en pleine falaise,
superbe! Le glacier a tellement reculé qu’il faut aller tout au fond du
fjord pour trouver le front de glace, divisé en 3 parties alors que sur
notre carte il n’en a que 2, Le capitaine confirme qu’il a perdu 3 km
en 10 ans et que le phénomène a tendance à s’accélérer. Les collines
noires qui plongent maintenant dans le lac témoignent du temps récent où
elles étaient sous la glace.
Celle-ci est très belle et étonnamment bleue par endroit, sa hauteur ne dépasse pas 30 mètres au dessus de la surface et nous pouvons nous approcher très près. Le glacier GREY, long de 25 kms rejoint un immense champ de glace situé à cheval sur les andes et qui se termine par le Perito Moreno côté Argentin. Il y a ainsi plus de 300 kms de glace sans interruption qui représente, dixit le capitaine, une des plus importantes réserves d'eau douce de la planète. Il fait très froid et nous apprécions le whisky offert à bord comme antigel....efficace, même s’il est servi avec des......glaçons fraichement péchés sur place.
Au retour, le navire slalome dans un «champ» d’iceberg, et de temps en temps, on entend un gros boum contre la coque, Titanesque...... Nous voyons un peu de ciel bleu, un arc en ciel, et la glace prend de suite des reflets superbes. Mais rassurez vous, la pluie recommence dés que nous montons dans la barque de retour....
Le soir, à l'abri, Viviane profite du dessert pour souffler officiellement ses bougies et entrer dignement dans l’âge adulte.
Demain cap encore plus au Sud vers Puerto Natales, mais cela sera une autre histoire.
Si vous vous apercevez que quelque chose ne va pas dans le fonctionnement du blog, pouvez-vous nous le dire soit sur Commentaire, soit sur notre adresse e-mail. Merci d’avance.
La mauvaise qualité de la wi-fi ne nous permet pas de mettre nos photos sur la galerie. il faudra être patient, nous vous préviendrons de leur mise en ligne.
Nous en profitions pour vous remercier de votre fidélité, les statistiques de notre blog nous montrent que vous êtes toujours aussi nombreux à nous suivre. Nous sommes ravis de partager cette année avec vous tous.
Les photos de la journée sont disponibles sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/23-Octobre
Le vent s’est levé avant nous, pourtant il a dû se coucher tard, on l’a entendu toute la nuit. On nous précise que le vent ne souffle si fort que pendant deux mois au printemps, puis plus doucement l’été et presque plus en hiver. Et bien tant pis, on reviendra pour voir !!!
La vue est toujours aussi belle de nos chambres, les énormes icebergs bleus échoués sur la plage grise ont changé depuis hier, ils fondent et se tournent suivant leur masse. Un brin de soleil ne serait pas de trop.
Promenade matinale pour Denis et geek pour les filles, car nous avons des soucis avec notre hébergeur de blog, Blogger. Nous éditons en aveugle, on ne peut plus visualiser les messages préparés.
Nous devons partir pour la navigation sur le lac grey à 14H30, Viviane accompagne Isabelle pour rester à la base et continuer le travail sur Blogger. La pluie redouble quand nous partons avec Camille pour l’expédition. Il y a une marche d’un quart d’heure pour atteindre l’embarcadère et nous arrivons trempés malgré les quelques couches successives que nous avons revêtues. En plus, l’eau du lac est basse à cette saison et nous embarquons d’abord dans une barque qui nous emmène au bateau en eaux plus profondes, attention à ne pas tomber dedans, elle est à 2° aujourd’hui......Nous avons 3/4 d’heure pour nous réchauffer et ce ne pas la vue des icebergs qui y contribue beaucoup.
Celle-ci est très belle et étonnamment bleue par endroit, sa hauteur ne dépasse pas 30 mètres au dessus de la surface et nous pouvons nous approcher très près. Le glacier GREY, long de 25 kms rejoint un immense champ de glace situé à cheval sur les andes et qui se termine par le Perito Moreno côté Argentin. Il y a ainsi plus de 300 kms de glace sans interruption qui représente, dixit le capitaine, une des plus importantes réserves d'eau douce de la planète. Il fait très froid et nous apprécions le whisky offert à bord comme antigel....efficace, même s’il est servi avec des......glaçons fraichement péchés sur place.
Au retour, le navire slalome dans un «champ» d’iceberg, et de temps en temps, on entend un gros boum contre la coque, Titanesque...... Nous voyons un peu de ciel bleu, un arc en ciel, et la glace prend de suite des reflets superbes. Mais rassurez vous, la pluie recommence dés que nous montons dans la barque de retour....
Le soir, à l'abri, Viviane profite du dessert pour souffler officiellement ses bougies et entrer dignement dans l’âge adulte.
Demain cap encore plus au Sud vers Puerto Natales, mais cela sera une autre histoire.
Si vous vous apercevez que quelque chose ne va pas dans le fonctionnement du blog, pouvez-vous nous le dire soit sur Commentaire, soit sur notre adresse e-mail. Merci d’avance.
La mauvaise qualité de la wi-fi ne nous permet pas de mettre nos photos sur la galerie. il faudra être patient, nous vous préviendrons de leur mise en ligne.
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samedi 22 octobre 2011
18 ans au bout du monde
Viviane aura 18 ans
le 23 octobre !!
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Je vous envoie plein de bisous :)
Viviane.
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