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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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dimanche 15 avril 2012

Vélo à Lijiang - Chine



Ni Hao,

Le soleil brille, lever matinal pour enfourcher nos vélos, programme balade champêtre autour de Lijiang. A 8H30, nous commençons par réveiller la loueuse de vélo, très rapide au lever, il faut l’avouer. Ici, les commerçants dorment pour la plupart au dessus de la boutique. Le contrôle technique est nécessaire et se révélera insuffisant, le pneu avant du vélo de Viviane a une crevaison lente... Nous sortons de la vieille ville piétonne, et nous retrouvons au milieu du trafic. Alors que nous devions tourner assez vite sur une petite route de campagne, nous nous retrouvons en fait sur une avenue très large et toute neuve. En 18 mois la ville a poussé et l’atmosphère campagnarde a laissé place à une banlieue en chantier, nous ne verrons pas moins de 50 grues de la journée. 



Nous sommes Dimanche et beaucoup de monde travaille même si c’est officiellement jour de congé pour les entreprises. Le classement de la ville au patrimoine mondial de l’Unesco, oblige à ne faire que de petits bâtiments ou des maisons de style traditionnel, pas de tours immenses d’appartements comme ailleurs en Chine. Et le résultat, provisoire, est plutôt réussi.

Après une dizaine de kilomètres sur cette avenue impressionnante mais calme, nous arrivons à l’ancien village de Shu He, totalement reconstruit après le tremblement de terre de 1996. La minorité Naxi compose la majorité de ses habitants. Pour aider les minorités, et les motiver à rester ici, les naxis possèdent la terre, mais ils ne peuvent pas la vendre.  Ils construisent des maisons traditionnelles, pour ouvrir une boutique ou un hôtel ou un restaurant. Le tourisme est la seule activité de la région avec l’agriculture. On attend un important développement pour les prochaines années, un autoroute se construit et le hall international de l’aéroport ouvre le mois prochain. Le réservoir de touristes chinois est immense, et cette destination est devenue une des plus recherchées depuis 2 ou 3 ans.
Nous sommes contents de marcher dans le village, le confort des selles de vélo a ses limites. Il est très joli, des ruisseaux serpentent dans chaque ruelle. Les magasins 
étalent des marchandises colorées et le calme règne à cette heure matinale. Nous «tombons» sur une pâtisserie qui propose des pains aux raisins, brioches, capuccino, chocolat au lait. Nous craquons. Depuis quelques jours, nous avons un peu de mal avec la nourriture locale et surtout la propreté très relative de la préparation des mets et cela sans chinoiser.

En sortant du village, nous nous retrouvons enfin dans les champs, où le blé pousse en majorité, nous sommes un peu trop haut pour le riz. Sur les chantiers et dans les champs, les femmes s’activent, jeunes et moins jeunes, peu d’hommes pour les accompagner, sauf à la conduite des engins. Les paysans (paysannes) sont très peu motorisés et la plupart des tâches se font encore à la main. Nous abandonnons les touristes pour arriver dans un village très rural.  Les magasins font place à des maisons ou des commerces locaux. Les personnes âgées sont dans la rue, ou sur le pas de leur porte. Les femmes encore en costume traditionnel. Pour combien de temps???

Le retour sur la ville est assez long, nous suivons une ligne droite de 10 Kms avec une circulation assez dense et la traversée de la ville est sportive. Une immense statue de Mao nous salue au passage, presque tous les commerces sont ouverts, même la poste, c’est dire. Travailler plus pour .....Nous sommes assez loin du Sarkollande show et ne nous en portons pas plus mal. Nous avons fait environ 35 Km, tout le monde est fourbu, nous quatre mais aussi notre guide, qui n’est pas  plus habitué que nous à ce genre d’exercice.

Demain, nous reprenons heureusement la voiture pour grimper à Shangri La à 3 200 mètres d’altitude, près de la frontière du Tibet, mais comme vous le savez déjà, cela sera une autre histoire.

Zai Jian,

Attention : Le gouvernement chinois c3n5ur3 notre blog et Facebook. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Mathilde qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
Nous ne savons pas si nous pourrons lire vos commentaires. Merci de nous contacter exclusivement par denisfol@me.com en faisant attention de ne pas mentionner des mots indésirables au gouvernement chinois, afin de bien recevoir votre mail.

samedi 14 avril 2012

DALI - LIJIANG - Chine





Ni Hao,

Nous visitons le village Xizhou dont les ruelles ont un tracé en dents de scie. Nous rentrons dans la cour carrée de la plus vieille maison du village et nous sommes surpris, malgré la décrépitude, de la finesse des sculptures sur bois et des peintures sur marbre. Les motifs floraux, les faisans et les carpes vénérées sont habillement repris sur tous les supports. C’est une ancienne maison de seigneurs locaux ou de dignitaires, qui a été attribuée à plusieurs familles paysannes après la r3v0luti0n culturEllE.

Beaucoup de maisons sont décorées sur leur façade extérieure de pièces de marbre peintes. Les ruelles sont dallées et bien entretenues. Une ancienne affiche de la r3v0luti0n persiste à donner les préceptes d’une bonne entente entre concitoyens.

Dans une autre maison où des femmes apprennent la broderie, des peintures reprennent des inventions modernes à la gloire du cOmmunIsmE, et l’on peut voir, une usine, un avion et des fils électriques.

Au centre du village, la cour carrée est animée ce samedi matin où les habitants prennent leur petit déjeuner. Comme dans tous les villages que nous avons visité, l’on peut voir les grands parents qui s’occupent des petits enfants, pendant que les parents travaillent. Ils sont attablés, se faisant face, l’un vouté et ridé et l’autre à peine assis et souriant, avalant  leurs nouilles.

Puis nous prenons une barque pour apercevoir des cormorans pêcher sur le lac Er. Ce n’est qu’une représentation pour touristes, mais elle est intéressante. Le pêcheur met ses noirs cormorans à l’eau et tape sur l’eau pour qu’ils se mettent à pêcher. Dès le signal, les oiseaux plongent plusieurs fois et remontent avec leur prise, assez grosse. Leur propriétaire récompense grassement ses fidèles serviteurs en leur jetant des petits poissons à manger. Etre sur ce lac entouré de montagnes, nous fait penser au notre. Des névés persistent sur les crêtes des montagnes hautes de 4 500 m. L’eau est très claire, on peut apercevoir les nasses installées et les algues qui remontent jusqu’à la surface (elles seront sur notre table ce midi).

Nous déjeunons dans un restaurant local et nous désirons soulager nos vessies. Mais après avoir passé la porte d’entrée des toilettes pour dames (female en anglais) les trois WC «turcs» n’ont pas de portes !! Il faudra un jour que l’on vous parle de tous les sanitaires que nous avons rencontré depuis notre voyage ! En Amérique du Sud, il n’y avait pas de chasse mais nous avons toujours eu un coin d’intimité. Les chinoises accroupies, se soulageant, continuent de discuter et de rire avec leurs copines ! Spécial !

Nous prenons la route pour trois heures, dans la montagne. Le paysage est magnifique, les cultures sont bien entretenues malgré le printemps très sec. Il n’a pas plu depuis sept mois, c’est catastrophique pour les paysans. Des groupes de femmes aux vêtements colorés sont assises dans les champs pour trier des fèves. 
La route monte encore, la vallée est large au fond. Nous croisons des femmes aux vêtements locaux, soit vêtues de noir et d’une coiffe rose, soit vêtues de blanc avec une coiffe turquoise.

Nous arrivons sur le plateau immense avec la ville de Lijiang à 2 400 m. d’altitude, entourée de montagne. Elle a été complètement dévastée en 1996 par un tremblement de terre, car la région a une activité sismique importante.

Le centre ville est piéton et toutes les maisons sont en bois et d’un seul étage. Les rues sont pavées et l’ambiance est sympathique. Les visages sont beaucoup plus typés, nous sommes près de la frontière tIbEtainE et cela se voit au niveau des pommettes et des yeux. Des cordonniers cousent à la main ou à la machine de superbes pièces de cuir, ils sont aussi réputés que ceux d’Italie. Devant les restaurants, dans des cages, des poulets et des faisans et dans des bassines, des poissons et des crapauds attendent leurs clients ! 

Nous dinons dans un restaurant, où les mêmes bassines se trouvent à l’intérieur avec des serpents et des escargots dans des bocaux, des vers de bambous grillés, des sauterelles, des crevettes, et d’autre choses douteuses. Sur la carte, nous retrouvons les bullflogs (crapauds) et des intestinals (intestins) et des back intestinals de toutes les viandes ! La musique est à fond, les serveurs s’interpellent en criant, une employée se fait engueuler. Des buveurs d’alcool de riz viennent à notre table pour trinquer. Nous sommes encore les seuls blancs et ils sont souriants quand ils nous voient ! 

Demain visite de la ville en vélo mais cela sera une autre histoire.

Zai Jian,

Attention : Le gOuvErnEmEnt chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k. 
Nos messages sont publiés par des amis sur France. C’est Mathilde qui s’est chargée de celui-ci. Soyez patients pour les photos.
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vendredi 13 avril 2012

Dali - Chine

Ni Hao,

Indescriptible dans l’aéroport de Kunming ce matin ! mais nous allons essayer de vous le raconter. L’aéroport est tout d’abord très grand avec plusieurs terminaux, c’est le deuxième aéroport le plus grand avec Canton, dans le sud de la Chine. Dans cet immense pays, beaucoup d’avions effectuent des trajets dans tous les sens et transportent des millions de passagers. Nous recherchons d’abord sur un immense écran, nos quais d’enregistrement. Dommage, ils sont dans un autre terminal. ! Avec les caddies pleins, nous zigzaguons parmi la foule qui se presse. Sachez qu’un chinois ne marche jamais, il court toujours à petits pas. Quand à nous, notre voyage nous a donné des allures de tortues ! Les bons numéros (en ce vendredi 13 c’est important) apparaissent avec une foule qui se presse devant. Non pas une file indienne encadrée par des poteaux et des cordes, non pas des personnes qui attendent patiemment derrière la fameuse ligne jaune de confidentialité, non. Un amas digne d’une ruche ! Nous nous installons très dignes dans une file et regardons médusés ce qui se passe autour de nous ! Plusieurs personnes se ruent au comptoir d’enregistrement, tendant leur carte d’identité et doublant une dizaine de concitoyens. Les tapis pour poser les bagages ne sont pas accessibles, il faut faire passer les valises au dessus des têtes pour les peser ! Le monsieur qui est derrière nous, fait passer sa femme deux rangs avant nous. Nous remarquons son jeu et tout en français, nous lui disons ainsi qu’à sa femme que c’est incorrect. Arrivés au comptoir, malgré nos vociférations elle passe devant tout le monde ! Enfin, c’est notre tour ! Volontairement, Isabelle étend ses deux bras sur le comptoir pour empêcher deux personnes qui veulent doubler. Mais Camille crie ! Un très gros cafard tout noir, se promène sur le bureau !!!!!! Protégés par les caddies et jouant, tous les quatre, des coudes et des fesses, nous repartons avec nos billets.



Le voyage, sur la compagnie Lucky Air, ne dure que quarante minutes et l’atterrissage est désagréable. Nous arrivons à Dali, 1 800 m. d’altitude, 3 millions d’habitants dont 200 000 musulmans. 60 % de la population fait partie de la minorité Pai, subdivision de la minorité Bai.

Cette ville a 1 400 ans, créée sous la dynastie Tang qui a ouvert la route de la soie. Un lac borde la cité, 36 km de longueur, 6 de large et 69 m. de profondeur.

Son marbre blanc est très renommé et a été largement utilisé pour la Cité Interdite à Pékin. Il a fallu 5 000 hommes et 20 000 chevaux pour l’acheminer jusque dans le nord du pays et le sculpter pendant 20 ans, afin que la Cité soit terminée en 1425. La traduction du mot marbre en Chinois est : Pierre de Dali.

Le site des Trois Pagodes est sur une colline contre la montagne, en face de la ville et de son lac. La plus haute atteint 69 m. et fut édifiée au milieu du IX° siècle, deux autres de chaque côté de 42 m. la mettent en valeur. Des marches nous amènent à un premier temple, au toit en forme de pagode, aux piliers et aux portes rouges. Puis une autre envolée de marches pour un autre temple tout aussi harmonieux, puis d’autres marches, et encore un autre temple ! Au total 29 édifices pour les 29 empereurs qui ont gouvernés le royaume de Dali, du 7° au 13° siècle. Le site est arboré et délicat avec ses multiples bâtiments, ses jardins et ses bassins, ses marbres blancs sculptés, et la vue panoramique sur la ville en contrebas est splendide par cette belle journée. Ce site a été entièrement reconstruit après les guerres multiples, le passage de la r3v0luti0n cu!tur3ll3, et d’un tremblement de terre en 1925 qui a détruit la ville à 99 % mais épargné miraculeusement les trois pagodes.




Nous déjeunons dans le vieux Dali. Ah enfin, quelque chose de vieux ! Nous sommes ravis de ne pas voir de buildings, mais de charmantes maisons décorées de marbre peint, les ruelles sont bordées de fleurs et dans le caniveau ouvert, l’eau saute sur les rochers. De multiples magasins offrent quantité de souvenirs, de plaques en marbre, de broderies, de fleurs coupées ou en pots.





Des joueurs de mah-jong disputent une partie sur le trottoir. Ce jeu traditionnel chinois se joue à quatre joueurs, avec des domino appelés tuiles. C’est un jeu de stratégie et d’argent, très prisé partout en Asie, qui se situe entre le Rami et le Poker.









Des femmes en costume local remontent la rue avec leurs palanques vides et passent sous la porte d’entrée monumentale flanquée d’un bâtiment où, auparavant, il fallait se présenter et payer les taxes afin de rentrer dans la ville de Dali.




Demain, visite d’un village et croisière sur le lac Er, mais cela sera une autre histoire.


Zai Jian,

Attention : Le gouvernement chinois c3n5ur3 notre bl»0»g et Faceb»00»k. Nos messages seront publiés par des amis sur France. C’est Victor qui s’est chargé de celui-ci. Soyez patients pour les photos.

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jeudi 12 avril 2012

La forêt de Pierres - Kunming - Chine



Ni Hao

Hier au soir, le spectacle «Shangrilla» était superbe. C’était une représentation des danses des minorités ethniques du Yunnnan, avec des costumes intéressants.



Nous avons diner, après, dans un restaurant local, une spécialité de la ville : les nouilles de riz. On nous amène un bol chacun, plutôt un saladier, rempli de bouillon bouillant avec tous les ingrédients à jeter dedans afin qu’ils cuisent : un oeuf, du poulet, du porc, des champignons, du poisson, des pousses de bambou, du fromage de soja, de la ciboulette, et un énorme bol de nouilles.







On attend quelques minutes et à l’aide exclusive de baguettes on essaye d’attraper tout ce petit monde bien gluant avec le bouillon, et de le porter à sa bouche. Un vrai chalenge ! Nous nous sommes bien régalés et bien éclaboussés !

Le lendemain, on part à Shilin. Le chantier du métro modifie le plan de la ville, pas de problème ! on change la mairie d’endroit et on refait un nouveau centre ville. Les chinois sont propriétaires de leur appartement pour 70 ans, mais l’état reste propriétaire des terrains. Pour les projets publics, les gens expropriés sont relogés ailleurs. Les routes suspendues se croisent et se décroissent devant des barres d’immeubles d’habitation de 50 étages en moyenne. Des chantiers de partout, des grues qui construisent 15 tours nouvelles, des nouvelles routes, tout bouge tout le temps. Sur la route, des camions transportent de l’eau pour approvisionner des villages asséchés par un printemps trop sec.

Nous arrivons après deux heures de route, à la forêt de pierre, la bien nommée. Un ensemble de pitons rocheux karstiques, de calcaire gris, que la mer, le vent et la pluie ont façonné. Le site est immense 26 000 hectares, mais 80 sont accessibles par des voiturettes électriques. Nous déambulons entre ces parois pendant deux heures. Le reflet dans les étangs et les massifs fleuris mettent en valeur ces pics. Des passerelles et des sentiers nous font profiter du dédale au milieu des roches. Nous nous sentons bien dans ce minéral aux formes différentes et variées. Un tremblement de terre de magnitude 7.2, en 1833, a écroulé des roches qui restent suspendues, comme tenu par un fil !
Beaucoup de touristes, en moyenne 15 000 par jour !



Puis, nous visitons un musée sur les 26 minorités ethniques du Yunnan, sur leurs costumes et leurs traditions. Passionnant, la diversité des vêtements est intéressante, nous retrouvons des similitudes avec ceux du nord du Vietnam, du Laos, du Cambodge et de la Thaïlande.




Au retour, nous marchons dans le centre ville de Kunming où des anciens porches ornementés se reflètent dans des buildings en miroir. Beaucoup de citadins font leurs courses et les trottoirs sont pleins. Nous nous sentons perdus au milieu de tous ces asiatiques ! Rien ne reste du vieux centre, tout a été rasé, reconstruit, agrandi, bétonné, 5 millions d’habitants, vous pensez !


Des mal-voyants proposent des massages sur le trottoir, un homme-tronc fait la manche et une Maserati toute neuve fait ronronner ses cylindres devant les concessionnaires Ferrari, Lamborghini et Bentley.







Demain vol pour Dali mais comme vous le savez déjà cela sera encore une autre histoire.

Zai Jian,

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mercredi 11 avril 2012

Kunming - Chine


Ni Hao,

Nous sommes dans l’aéroport de Guilin, tout est en chinois et sans notre guide, il nous serait bien difficile de nous y retrouver. Par chance, les chiffres arabes nous indiquent notre «boarding gate». Peu de personne parle anglais, à l’aéroport ou à l’hôtel, seuls les grands restaurants affichent une traduction. Les touristes chinois, coréens et japonais sont très nombreux.




Kunming est une petite ville chinoise de 5 millions d’habitants ! La région de Yunna est très montagneuse et grande comme la France, et compte 23 millions d'habitants

Cette ville est réputée pour ses fleurs, rhododendrons, orchidées, magnolias et camélias et est appelée la ville du printemps.

Les principales industries sont le tabac, la métallurgie, avec des mines d’étain et de cuivre, et la chimie avec la production d’engrais.

Ce soir, nous allons au théâtre pour une représentation de danses des ethnies locales. 











Sur les 56 ethnies différentes en Chine, 25 ont été recensées au Yunnan.







Demain, route en direction de Shilin, et sa forêt de pierre, qui est une des merveilles du patrimoine naturel, mais cela sera une autre histoire.






Zai Jian,

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mardi 10 avril 2012

La rivière Li - Guilin - Chine



Ni Hao,

Nous remontons la rivière Li, de Guilin à Yangshuo en bateau promenade.

Au milieu de ces formations karstiques terrestres, nous repensons à la baie d’Ha Long au Vietnam.

Les pitons rocheux et les pains de sucre se succèdent, certains sont fantasmagoriques, d’autres sont étonnants ou drôles.




Les chinois leur ont donné des noms pour les plus importants, par exemple, les neuf chevaux, mais nous n’en voyons pas un. La rivière peut avoir un débit très différent suivant la saison. Le parcours est très agréable.

 À l’horizon les rochers se succèdent dans une brume hamiltonniène. Pas beaucoup d’activité à part le tourisme. Seuls quelques pêcheurs viennent vendre leur pêche aux cuisines des bateaux promenade.



Des cormorans se reposent après une nuit de travail et de complicité avec leurs patrons pêcheurs. Des cascades viennent agrémenter les rives inhabitées. Le billet de 20 Yuan reprend le paysage qui se déroule devant nos yeux.









Près de l’embarcadère, la rive s’anime avec des pagodes, des promenades et des hôtels. Des papis et leurs cormorans nous attendent pour poser devant nos objectifs, moyennant finance bien entendu.





La ville est très touristique et une kyrielle de commerces étale ses marchandises : tee-shirts, éventails, casquettes avec l’étoile rouge, vaisselle à l'effigie de Mao, masques de théâtre et bien entendu chapeaux chinois, le tout «made in China».


Nous marchons jusqu’à notre hôtel, les trottoirs sont toujours encombrés en Chine, soit par les scooters garés, soit par les marchands ambulants, soit par le nombre important de piétons.


Le long du trottoir, de simples échoppes ouvertes deviennent des cabinets dentaires et des «cliniques» où des patients attendent avec leur perfusion. Le manque de toilette les oblige à déambuler dans les rues à la recherche de WC publics, la perfusion à la main. Les chinois parlent très très fort, partout, dans les transports, dans les rues, dans les restaurants ou les hôtels, et un peu de repos dans notre chambre nous fera du bien.

Nous sortons ce soir, voir un spectacle sur eau, avec plus de quatre cents figurants et acteurs. «Impressions» mis en scène par Zhang Yimou auteur, en autres, d’Epouses et Concubines, film chinois qui a été plébiscité en Europe en 1991. Le thème porte sur les différentes ethnies de la région. Les jeux de lumière, le nombre de participants, la musique adaptée, les costumes, le cadre naturel, la poésie des tableaux nous ensorcellent et nous restons scotchés sur nos sièges, alors que les chinois bien avant la fin du spectacle vident les rangées. Deux ou trois représentations par soir, toute l’année, attirent trois millions de spectateurs par an !!!! Quel succès.

La rue piétonne est envahie, nous préférons diner avec Lucas, notre charmant guide, en étage, sur un balcon. En dessous, les commerçants font beaucoup de bruit pour attirer leurs clients, ils utilisent la musique à forts décibels, l’éclairage clignotant et le micro portatif. Des salles obscures promettent le grand frisson avec une séance en 5D où vous êtes sanglé dans un siège articulé avec des lunettes 3D !

À notre retour, certains marchands ambulants ont rangé leur marchandise et replié leur étalage qui ne tient que sur leur vélo.

Demain, nous retournons à Guilin pour prendre un avion en direction de Kunming, mais cela sera une autre histoire.



Zai Jian,

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lundi 9 avril 2012

LONGSHENG - Chine



Ni Hao,

Le ciel est toujours bas quand nous prenons la route de Longsheng, région de montagnes où vivent encore des minorités.

On dénombre 18 peuples différents dans cette vallée. Nous sommes partis pour 3 heures de voiture, les pluies des dernières semaines ont causé des glissements de terrain. La route express a été emportée et tout le monde se rabat sur l’ancienne voie inadaptée pour le trafic d’aujourd’hui.


Très vite, nous avons l’impression de nous rapprocher des Alpes.


Des pins et sapins apparaissent au milieu des bambous.
La rivière coule au fond de la vallée et les rizières en terrasse partent à l’assaut de la montagne.

La moindre petite parcelle est cultivée, les plus larges sont labourées avec un buffle et pour les plus étroites ce sont les femmes qui tirent la charrue, les pieds dans la boue, leur mari, conduisant le soc.




Nous arrivons à Bing, un village des minorités Yao et Zhuang.




Les Yao ont des cheveux très longs noués autour de la tête, elles ne se les coupent qu’une fois dans leur vie à l’âge de 18 ans, pas un pays pour toi Martine! Les Zhuang, elles, portent une serviette colorée nouée sur la tête avec parfois des noeuds ou des petites clochettes.







Les maisons traditionnelles sont bâties en bois, avec les animaux en bas, un étage pour les hommes et le grenier pour le stockage du riz. C’est très beau et le soleil arrive juste au bon moment, les paysages sont vraiment magnifiques.

Nous gravissons les 1 500 marches qui montent tout en haut du village.

Depuis 10 ans, devant l’afflux touristique, les minorités ont construit des hôtels et des restaurants et l’authenticité n’est plus là, même si le site est exceptionnel.

Nous finissons la journée dans ces terrasses superbement cultivées et reprenons la route de Guilin. Demain croisière sur la rivière Li mais comme vous le savez, cela sera encore une autre histoire.



Zai Jian,







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dimanche 8 avril 2012

GUILIN - Chine

 Ni Hao,

Lever matinal pour l’aéroport, Canton est une mégalopole et les routes se superposent sur 4 niveaux, nous sommes parfois à la hauteur du toit des immeubles. Nous prenons l’avion en début de matinée sous un ciel terne qui nous empêche de voir quoi que ce soit.

Guilin, après 1 heure de vol est totalement différente de Canton. Dans le hall de l’aéroport, beaucoup de touristes s’affairent. Elle est une des premières destinations touristiques du pays avec 20 millions de visiteurs par an. Avec 700 000 habitants,

Guilin fait partie des petites villes de Chine, construite le long de la rivière Li et autour de formations calcaires identiques à celles de la baie d’Ha Long. Malgré la pluie, le charme opère. 90 % des touristes sont chinois et Guilin passe, en Chine, pour la plus belle ville du monde.

Il est Dimanche, la circulation est très fluide et nous arrivons très vite pour visiter la Colline de Fubo, 250 marches nous mènent au sommet d’un piton rocheux où s’élevait un temple.

Il n’en reste qu’un immense chaudron et une cloche datant du XVII° siècle. C’est la seule cloche que nous verrons pour ce dimanche de Pâques. Rome est un peu trop loin.




Sous le piton, une grotte est creusée avec des bouddhas qui datent du VII° siècle. Seules les têtes sont récentes, toutes les statues ont été décapitées lors de la révolution culturelle. Au plafond, beaucoup de poèmes sont gravés, témoignages des lettrés de l’époque séduits par la beauté du site.

La ville est truffée de grottes, plus de 2 000 sont recensées. Nous visitons une des plus grandes, la grotte des flûtes de roseau. Nous sommes accueillis par le chant des flûtes traditionnelles.
Les dimensions sont immenses et les salles se succèdent sur 750 mètres, des éclairages multicolores assez réussis rendent les lieux plus mystérieux. Il a fallu 300 millions d’années pour façonner les roches, nous imaginons toutes sortes d’animaux, anges ou démons, tuyaux d’orgue, etc.. Les stalactites sont immenses, Quand on sait qu’elles progressent d’un centimètre par siècle, on imagine mieux les millions d’années.

Demain, route vers Longsheng et ses cultures en terrasse, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Zai Jian,


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samedi 7 avril 2012

Canton - Chine

 Ni Hao,

Nous quittons Hong Kong à 8 h. A cette heure-ci nous ne reconnaissons pas la ville de lumière où les magasins ne sont pas encore ouverts. La gare est déjà bondée, nous traversons les banlieues aux immenses immeubles, décrépis pour certains. La vue depuis les rails n’est pas celle du bord de mer ! Nous sommes les seuls blancs du wagon et l’atmosphère n’a rien à voir avec celle feutrée du TGV. Les chinois parlent très fort entre eux, on hésite toujours, croyant qu’ils se disputent. Les enfants, uniques pour la plupart, par la loi sur la natalité, sont des demi dieux pour leurs familles et font beaucoup de caprices, le résultat donne un niveau sonore conséquent.

Après 2 h de voyage, nous arrivons à Canton, 17 millions d’habitants ! Fondée il y a plus de 2 000 ans, juste après l’unification de la Chine, Canton est une ville commerciale et industrielle qui s’appuie sur son important port. 2° après Shanghai. Plus de 16 terminaux sont destinés aux marchandises et 2 seulement pour les passagers. On fabrique à peu près tout ici et le commerce est très florissant. De nombreux étrangers résident ici pour faire fabriquer tout ce dont nous avons besoin en Occident, 8 000 français habitent ici. Beaucoup d’Africains aussi, qui occupent un quartier entier pour exporter les marchandises sur toute l’Afrique.



Nous visitons le marché traditionnel.

Tout d’abord, les animaux domestiques, les poissons sont très nombreux, les chinois adorent les aquariums dans leur appartement.

Des rouges, des noirs, des transparents voisinent avec des tortues, signe de longévité, des crabes et des crevettes.

Puis, les animaux à poil, chats, chiens, écureuils, hamsters, lapins, souris et au milieu de tous ces poils, des poussins.

Mais le plus intéressant est le marché médicinal.


Les chinois mangent tout, sauf l’homme, ils utilisent une nourriture adaptée compensant toujours le yin et le yang, afin d’être bien équilibré.

Pour se soigner, ils rajoutent dans leur nourriture, des ....choses séchées : des racines de ginseng, des champignons, des écorces, des étoiles de mer, des hippocampes, des vessies de poisson, des mille-pattes en fagot, des cornes et des pattes de cerf, des tendons de porc et des pénis de chien et de cerf !!!!! 


Ainsi que des choses vivantes : des scorpions (une pleine bassine, d’élevage) et des mille-pattes. Et beaucoup d’autres choses...















Nous visitons l’ancienne maison des Chen, riches commerçants. Canton est réputée pour sa porcelaine, sa broderie au fil de soie et sa sculpture sur ivoire. Nous pouvons admirer ces différents chefs d’oeuvre. Le bâtiment est composé de 17 cours reliées entre-elles par des coursives abritées. Le toit est recouvert de porcelaines de couleur représentant la littérature chinoise. Le bâtiment est en trois parties dans le style confucéen. Une relation très étroite avec la famille impériale leur a permis de représenter un phénix, symbolisant l’impératrice et le dragon, représentant l’empereur. Depuis, la révolution culturelle a tout balayé, et les Chen survivants n’ont plus le pouvoir de leurs ancêtres. Même leur mobilier n’existe plus.


Depuis l’hôtel, nous profitons des jeux de lumière sur les rives de la rivière de perles, les ponts sont multicolores, les bateaux «mouche» sont illuminés, les tours clignotent. La promenade est agréable. Les cantonais profitent de la douceur du soir. Sur le quai, on se promène, on danse, on joue au badminton, on fait du roller ou du vélo, signe de changement, on promène son chien de compagnie...sans le manger.








Demain, nous nous envolons pour Guilin, mais cela sera une autre histoire.


Zai Jian,

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