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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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mardi 20 décembre 2011

Croisière dans le Doubtful Sound - Nouvelle Zélande

La croisière dans le fjord Doubtful Sound était fantastique. 
A 9 h, après Queenstown, nous suivons le lac Wakatipu sur sa rive est (sur la rive ouest, il n’y a rien même pas de route) les panoramas sont exceptionnels, le lac est immense. Nous nous régalons de ce paysage. La route continue, nous nous arrêtons à Kingston, pour admirer sa locomotive à vapeur qui autrefois ravitaillait la région depuis l’océan et maintenant transporte les touristes sur quatorze kilomètres. Visite de l’intérieur, mais attention, coup de sifflet, il faut vite sortir. Chargement de la chaudière, fumées noires et blanches, et départ bruyant.
Le Fjordland National Park est situé au sud de l’île du Sud, complètement à l’ouest, classé patrimoine mondial, il a une superficie de 12 500 km2. A midi, nous nous arrêtons à Manapouri, au Pearl Harbour (tout est calme nous prenons la mer tranquillement), pour traverser le lac Manapouri, parsemé de 33 îles, sur un petit bateau à moteur, pendant une heure. Nous sommes une petite trentaine de passagers de tous pays.
De l’autre côté du lac, un bus nous attend pour 45 minutes de piste taillée dans la forêt tropicale. Virages, montées, descentes. Un arrêt photo, nous dévoile le fjord en contrebas, spectaculaire.
Puis, Deep Cove, l’embarcadère, avec un magnifique et grand voilier 3 mâts qui nous attend. A bord, nous posons nos quatre sacs à dos dans notre cabine, et nous ressortons, car il n’y a plus de place, vu sa petitesse. Par contre, les salles communes et les ponts sont spacieux et l’équipage très agréable.
Nous avons beaucoup de chance avec la météo, le ciel est bleu sans nuage, alors que cette région est la plus humide du monde ! Une revanche sur nos premières journées en Nouvelle Zélande ! Les courants d’air chargés d’humidité qui arrivent par l’ouest, se heurtent violemment à la masse élevée du fjord. A Manapouri 1 143 mm d’eau par an et à Deep Cove 5 290 mm/an. La «brise day», le vent qui vient de l’Antarctique, souffle fort et nous glace.
Dès le départ, nous sommes ébahis devant tant de beauté sauvage. Aucune construction, les montagnes tombent dans le fjord, la végétation est dense, l’eau semble très profonde et froide, les reflets paraissent irréels.
Nous profitons des berges soit en kayak soit en petit bateau à moteur. L’eau est très claire et froide (13°). La profondeur peut être de 430 m. et est en moyenne de 150 m. , on imagine facilement ces falaises se prolonger dans l’eau. La nature se renouvelle suivant un cycle : d’abord les mousses s’accrochent et conservent l’eau, puis la fougère pousse, les arbrisseaux arrivent, et ensuite les arbres sont là. Le problème c’est qu’il n’y a pas de terre, et qu’en grossissant, les arbres deviennent lourds et tombent entraînant tous les végétaux dans leur chute, ce qui s’appelle une avalanche d’arbres. La roche est à nue et le cycle recommence, en dix ans à peu près. Les avalanches de pierres entraînent elles aussi la végétation et laissent des saignées blanches dans la montagne. Une végétation tropicale avec des lianes, des orchidées, des pins.
Nous remontons le fjord jusqu’à l’embouchure sur l’océan. Les lions de mer (otaries à fourrure) sont affalées sur les derniers rochers. Nous pouvons nous approcher pour les observer, bronzette, dispute et bain, et on recommence. Une dizaine de femelles sont enceintes du même mâle, qui veille jalousement sur son harem. La colonie (300 bêtes) reste deux mois ici, et va se nourrir en mer pendant un mois, et on recommence.
Le bateau arrive sur l’océan, les voiles sont hissées. Pendant au moins une heure on remonte au nord, on contourne une grosse île, Secretary Island. D’immenses albatros pêchent et planent à dix centimètres de la surface. Leur envergure, jusqu’à 3,50 m., nous impressionne et doit tétaniser le poisson visé.
Le soir arrive avec une nuit noire. Nous dînons très agréablement pendant que le capitaine ancre le bateau dans une crique abritée. L’eau est sombre et mystérieuse. La nuit est calme.
A 6 heures, les moteurs font office de réveil matin. Douches et vite-vite on se dépêche, les dauphins jouent devant le bateau. Le Doubtful Sound abrite une colonie d’environ 60 grands dauphins, ils font partie des plus gros spécimens de leur espèce, 3,80 m. de long et 600 kg pour les mâles. Leur taille nous impressionne surtout après avoir vu leur cousin Hector à Akaroa, le plus petit du monde. Leur dos est gris foncé, glissant vers le blanc près de leur ventre. Ils se nourrissent jusqu’à 400 kg quotidien de poissons et de calmars et peuvent plonger à la recherche de leur nourriture jusqu’à 200 m. de profondeur. Ils peuvent rester sept minutes maximum sous l’eau. Ces dauphins sont parmi ceux qui vivent le plus au sud de notre planète. Ils sont joueurs, sautent et restent sous la proue. Ils sont curieux et se mettent sur leur flanc, on a vraiment l’impression qu’ils nous regardent. Nous avons beaucoup de chance, ils restent très longtemps avec nous, beaucoup plus longtemps qu’habituellement. Nous ne nous lassons pas de leur spectacle, à chaque rencontre, c’est magique ! Le petit déjeuner est ponctué par leurs visites, quelle chance de se réveiller et de se dépêcher pour voir des dauphins !
Le commandant nous annonce que nous allons rentrer dans le bras de mer First Arm, et nous prévient qu’il fera très froid. Un virage négocié et tout devient sombre. Les falaises sont bien plus hautes et masquent le soleil. C’est glacial mais fantastique. Le bateau file tout doucement vers le fond du fjord. Le commandant arrête les moteurs et nous offre un quart d’heure de silence. Aucun bruit, pas de photo, pas de conversation, personne ne bouge. Quinze minutes à écouter le silence dans cette nature sauvage, à écouter les oiseaux qui font des chants extraordinaires, se répondant sans cesse. Quinze minutes de silence, à regarder une femelle dauphin et son petit nager près de la falaise et à écouter leurs souffles et le bruit de leurs queues tapant sur l’eau. Personne ne bouge, nous sommes tous fascinés et émus par tant de beauté. Un instant de grâce.
La croisière se termine doucement par le même chemin d’hier, on ne veut pas revenir, on aimerait rester.
Retour à l’embarcadère, le car et les virages, puis le lac de Manapouri. Nous reprenons notre voiture il est midi. Take away au bord du lac Te Anau, immense lac bleu, lui aussi sans construction autour.

Retour à Queenstown où nous finissons la journée au port. Que cette ville est agréable !
Nous quitterons la Nouvelle Zélande, pays extraordinaire, accueillant, tranquille, vrai et sportif, à visiter pour l’apprécier à tous prix.
Demain, 14 h vol pour Sydney, l’Australie ! mais comme vous le savez, cela sera an other story.

Bye, Bye.

Les galeries sont maintenant disponibles :
Les photos du 11 "Thermal Pools à Hanmer Springs" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/11-d-cembre
Les photos du 12 "Christchurch" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/12-d-cembre
Les photos du 13 "Akaroa" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/13-d-cembre
Les photos du 14 "Omarama" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/14-d-cembre
Les photos du 15 "Wanaka" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/15-d-cembre
Les photos du 16 "Wanaka-Queenstown" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/16-d-cembre
Les photos du 17 "Jet Boat" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/17-d-cembre
Les photos d'aujourd'hui 20 "Croisière sur le Doubtful Sound" sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/20-d-cembre

samedi 17 décembre 2011

Jet Boat sur le lac Wakatipu - Nouvelle Zélande

Hi,
Les nuages d’hier ont fait place à un beau soleil, nous sommes contents de le retrouver,
les paysages de montagne sont tellement grandioses.
Nous rejoignons Sophie, amie de Benjamin, pour une excursion en Jet Boat sur la Dart River, dans le prestigieux Parc Aspirine, où elle exerce la fonction de guide.

En bus, nous quittons Queenstown en longeant le lac Wakatipu, le plus long de la NZ. La vue est splendide, seuls quelques névés mettent une petite touche de blanc au sommet des montagnes environnantes. Les stations de ski sont abritées par les Remarkables, sommets appelés ainsi, car parfaitement alignés dans l’axe Nord-Sud.
Nous arrivons à Glenorchy, petit village au bout du lac et point de départ de notre balade sur la Dart River. Nous ne sommes que onze ce matin à tenter l’aventure, la haute saison va commencer dans quelques jours avec les fêtes de Noël. Les explications de sécurité nous rassurent et on découvre une équipe jeune et enthousiasme. On troque nos short et tongues pour une magnifique combinaison épaisse noire avec des parements jaunes ou rouges, puis nous revêtons un coupe vent (blizzard serait plus juste, vu l’épaisseur du plastique) d’un bleu étincelant, et pour finir un gilet de sauvetage bordeaux délavé et des chaussures plastiques ! «parce que nous le valons bien».

Nous montons à bord d’un énorme bateau moteur, invention locale, embarcation très rigide à fond presque plat, munie de moteurs surpuissants (600 CV dans notre cas) , à propulsion par turbine (sans hélice), de façon à remonter sans coup férir, n’importe quel courant, le tout dans 10 cm d’eau.... Un peu d'appréhension et voilà c’est parti ! Nous ressentons la puissance du fauve dès les premiers coups d’accélérateur. Le bateau est très maniable et le pilote nous fait rire avec un 360° comme entrée en matière. La remontée de la rivière se passe sans encombre dans un décor de cinéma. Malgré la vitesse et les virages serrés nous profitons du spectacle en appréciant notre coupe vent («j’aurai du prendre un bonnet et des gants !»)

Arrêt lunch au milieu de deux rivières.  Le site est un rêve pour n’importe quel pêcheur, au pied de superbes cascades. Le bateau arrive à monter sur la plage en galet. Nous débarquons les canoës gonflables, le compresseur et les pagaies. Nous avons mis une heure pour faire 30 kilomètres en jet boat, la descente se fera à la pagaie...
Nous formons les équipes, Camille commandera le premier canoë avec Isabelle en second et Viviane fera de même pour la deuxième embarcation, avec Denis comme moussaillon frisant la mutinerie.
La ligne droite n’est pas si facile à tenir dans le courant et les cailloux qui effleurent, tout se passe bien malgré le vent de face.
Nous faisons une halte à Rock Burn Chasm, un canyon où l’eau est d’un bleu turquoise limpide avec une température de 5° maximum. Le plongeon est très vivifiant, nous avons l’impression que l’on nous coupe les bras, les pieds et les mains. Si vous nous aviez dit ça il y a quelques mois !!!
Après le bain, nous reprenons les canoës pour nous glisser dans le canyon. Incroyable, nous remettons jusqu’à la chute de la cascade. Il y a autant de profondeur en dessous de nous, qu’en dessus de nous !  L’endroit est digne d’un repaire de pirates ! Nous repartons à contre coeur.
La fin de navigation se fera sans encombres majeures et nous regagnons la base en fin d’après midi.
En chemin, nous découvrons les scènes de tournage du Seigneur des Anneaux, la montagne du mal et le village Hobbit apparaît dans un champ. Nous revoyons les scènes et les montagnes s’animent. De nombreux films sont tournés dans ce parc, actuellement Orbite de Peter Jackson, mais le tournage est en christmas holidays. 

Retour sur Queenstown. Sophie et Benjamin nous invitent à diner. Leur maison est charmante avec un toit très pentu, Sophie a dessiné, tel un paysagiste, un jardin précieux et Benjamin, a rendu confortable leur nid douillet, avec l’aide de son père, Jean-Claude, venu en vacances pour travailler. Ils peuvent profiter d’une immense vue sur le lac Wakatipu, noir et mystérieux à cette heure. Le lever et le coucher de soleil, depuis leur balcon, doivent être extraordinaires. La soirée est agréable autour du BBQ. Benjamin, nous décrit leur vie, paisible ici, où le journal TV n’a rien à raconter sur les faits divers. Il nous compte également son cheminement, où parti pour un an, faire un tour du monde, il est maintenant résident, avec les mêmes droits qu’un Néo Zélandais. Il est le meilleur ambassadeur de la NZ que nous ayons croisé, pour l’instant.

Demain dimanche, nous restons à Queenstown à notre bungalow, charger les photos (merci à Julien pour la réparation de notre galerie de photos), finaliser les prochains mois, laver du linge, préparer les valises pour Sydney, et dîner au restaurant avec Sophie et Benjamin.
Lundi et mardi, nous partons faire une croisière dans le Fjordland National Park, depuis Manapouri, pas d'internet sur le bateau, but it will be another story

Bye Bye.


vendredi 16 décembre 2011

Wanaka - Queenstown - Nouvelle Zélande

Hi !

Départ sous la pluie de Wanaka, une famille caille nous divertit devant notre bungalow. Le joli lac et ses montagnes sont bien petits aujourd’hui sous la brume. Sur la route, nous passons le col de Lindiss, malheureusement sous la pluie et brouillard, nous ne pouvons profiter de son paysage.
Mais en arrivant à Queenstown le soleil apparaît. La ville est tout de suite sympathique, sportive avec ses magasins et ses excursions, le Chamonix de la Nouvelle Zélande, capitale du sport extrême. Les passants sont jeunes et abordent une allure sportive.
Le sport extrême ici est une religion. Tout est proposé :
. Le Bungy, c’est-à-dire, le saut à l’élastique. C’est ici qu’il est né, en 1988, créé par M. Hackett, le père de Jayde, ami de lycée de Viviane. On peut sauter d’un pont ou au dessus de la ville, de nuit ou de jour. On peut faire un swing c’est-à-dire se balancer avec 300 m. d’arc, le plus grand du monde. On peut, d’une cabine suspendue au dessus d’une rivière, faire un saut de 134 m., le plus haut du monde. On peut sauter à vélo, en tandem, en poubelle, en chaise, en skate, etc... tous les délires sont permis.
. Le rafting, comme vous le connaissez,
. Le surf-river. Imaginez-vous en tenue de plongée (combinaison et palmes) avec casque, et une mini planche de surf fixée au torse. On vous balance dans les rapides d’une rivière, depuis un hélicoptère si vous le désirez. Enjoy !
. Le Montain Bike. L'hélicoptère vous dépose en haut de la montagne et c’est le premier qui arrive en bas en vélo de cross. Hard !
. Les Parcs Aventures Extrêmes où la tyrolienne est reine. Lancé en pleine nature, vous descendez à travers la forêt en faisant le maximum de figures possibles.
. Le Jet Boat, bateau rapide qui remonte une rivière avec soubresauts et demi-tours. Nous vous en dirons plus demain !
. Le Skydive, on vous balance d’un avion, chute libre et vous atterrissez en parachute, comme Oscar, autre ami de lycée de Viviane !
. En hiver, on peut sauter en parachute, en hélicoptère, en deltaplane, skis aux pieds.

Nous avons plaisir de retrouver Benjamin et d’organiser avec Sophie notre programme de demain, car nous remonteront une rivière en Jet Boat et on la redescendra en kayak, but it will be an other story.

Bye bye.

jeudi 15 décembre 2011

Wanaka - Nouvelle Zélande

Hi,
Notre balade matinale nous emmène au Clay Cliffs, résultat d'une érosion de 2 millions d'années avec des roches dressées dans le ciel et de multiples variantes d’ocre.
Puis, nous profitons d’un Hot Tub, c’est-à-dire, un baquet en bois rempli d’eau chaude chauffée au bois. Après le 12° à Akaroa, nous passons maintenant au 35°, c’est différent, presque aussi difficile. Une douche d’eau froide permet de tempérer. Nous restons là à barboter et à profiter du paysage des planeurs qui passent au dessus de nous, et des familles canards qui barbotent elles aussi dans la mare d’à côté.
Nous reprenons la route encadrée de multiples lupins de toutes les couleurs. Il y a en partout dans cette région, à perte de vue. Ils sont tous différents, délicats, passant du bleu lavande, au bleu marine et blanc, au rose, au violet, au mauve, etc... Ils ne sont pas originaires de Nouvelle Zélande et ont été importés. Ils sont maintenant considérés comme la peste mais restent la mauvaise herbe la plus photographiée du pays.
La route est splendide, les paysages sont magnifiques en format XXXL, nous franchissons le col du Lindis. Au bout de l’horizon, les montagnes enneigées sont à 3 000 m. environ.
Les troupeaux, les verts, les rivières, tout est paisible, frais.
Nous arrivons à Wanaka, au bord du lac Wanaka... Si nous pensions à Talloires à Akaroa, ici c’est plutôt Annecy. Bateau promenade, kiosque, restaurants au bord du lac......... C'est une station balnéaire, autant d'été que d'hiver, située aux portes du parc national du Mont Aspiring à 300 m d'altitude.
Nous allons jouer dans un parc d’illusions. A l’entrée, des familles entières jouent à des jeux de patience et à des puzzles, l’ambiance est installée. Des hologrammes en premier avec des illusions d’optique et des énigmes  Puis une époustouflante salle de têtes illustres, qui nous suivent des yeux en tournant la tête. Mais la plus troublante, est une salle en biais qui enlevait tous nos repères et nous déstabilisait complètement pour marcher. Mal à l’aise d’office. Une autre, quand on se mettait dans un coin de la pièce, on avait l’impression d’être tout petit, et quand on allait à l’opposé, on avait l’impression de grandir..... Une fresque en trompe-l’œil dans les WC nous a bien fait rire. Le labyrinthe à la fin nous a permis de nous perdre, de nous retrouver, et de nous perdre encore.
Un violent orage s’abat sur la ville, nous rentrons juste à temps dans notre bungalow. Demain, départ pour Queenstown, dernière ville étape de la Nouvelle Zélande, mais cela sera an other story.
Nous avons toujours un problème de galerie, prenez patience :)
Bye, Bye.

mercredi 14 décembre 2011

Omarama - Nouvelle Zélande

Hi,

Les sacs étaient prêts, mais on n’avait pas envie de partir d’Akaroa. Même sous un ciel gris, le village reste charmant. Nous longeons de nouveau le petit port qui se réveille doucement. Les sourires et la douceur des gens, les fleurs en abondance, l’océan et les collines verdoyantes, les petites maisons, et les animaux bien sûr, tout nous a conquis.

Au départ, il y avait deux volcans sur la péninsule et après leur deuxième éruption, les cratères se sont effondrés, créant une fragilité de la terre et permettant à l’océan de s’engouffrer à l’intérieur. Avec l’érosion, les baies se sont créées. Sur la carte, la péninsule de Banks ressemble à un cerveau humain et à ses circonvolutions, avec toutes les baies qui se sont formées au fil des années.

Denis dit «La Suisse en plus grand et en Anglais» et un anglais nous a dit «L’Angleterre en tongs»
Dans la baie de Duvauchelle, des petites maisons de pêcheurs sont disposées à côté de la mer, avec une rampe pour leur bateau. Charmant.

Nous retrouvons la route de notre arrivée, avec ses nombreux virages, côté mer, côté terre. Cette fois, la route est plus rapide, car nous partons pour le sud (mais toujours en été). Nous prenons le bord de mer, nous franchissons Rakaia, capitale du saumon de la célèbre rivière du même nom. Ashburton, puis Temuka, Waimate et Otematata. La route est douce, nous sommes en pleine campagne, que des collines, d’immenses troupeaux de vaches, de moutons, de daims et d'alpagas. Des kilomètres de vert, de champs, aucune construction que quelques belles fermes fleuries, une seule route. Deux immenses barrages électriques sur la Waitaki River forment des lacs immenses et paisibles. Beaucoup d’eau jusqu’au mur, toujours impressionnant.

A Kurow, nous prenons en photo des bottes de foin décorées, pour souhaiter la bienvenue aux supporters de la coupe du monde du rugby, et particulièrement à Richie McCaw qui a été élu le meilleur supporter des All Black pour la coupe du monde de cette année.

Nous dormirons à Omarama, dans la région de Waitaki, réputée pour son ciel limpide, avec beaucoup de planeurs.

Demain, nous partirons pour Wanaka et après-demain, nous arriverons à Queenstown, dernière étape néo-zélandaise, mais comme vous le savez, cela sera an other story.

Problème de galerie, soyez patients.

Bye, Bye.

mardi 13 décembre 2011

Akaroa - Nouvelle Zélande

Hi,
Ce matin nous sommes réveillés par les rayons du soleil. Du ciel bleu ! Vite nous filons au port pour réserver des excursions. La petite ville de Akaroa est reconnue pour voir les Hector’s Dolphins. Ce sont les plus petits (1.40m au maximum) et les plus rares au monde. On ne les trouve qu’ici. Malgré les efforts pour leur protection, l’espèce est aujourd’hui en voie d’extinction (seulement 6 000). La baie nous fait penser au lac d’Annecy et plus particulièrement à la baie de Talloires. La Nouvelle Zélande avec le soleil c’est mieux !
Nous voilà donc sur un petit bateau avec un couple allemand. Nous allons naviguer autour de la baie et voir les dauphins, les lions de mer, les cormorans et les petits pingouins bleus. Premier rendez-vous magique : les dauphins arrivent et on se retrouve très vite au milieu d’une vingtaine ! On les voit bien malgré l’eau trouble et on devine de mieux en mieux le moment où ils remonteront à la surface. Le jeu est de les voir en premier. Un moment de complicité plein d’émotions avec la Nature. Un autre bateau s’approche, les passagers sont comme nous, gagas. Des kayaks nous rejoignent, les dauphins ont l’air d’aimer les nouvelles couleurs. Il faut ensuite partir. Ils nous accompagnent un moment puis s’en vont. Nous nous dirigeons vers une grotte, la plus grande de la péninsule où nichent des cormorans, les petits ont le pelage tout gris. Puis ensuite ce sont les lions de mer. Il y en a que quelque uns, dommage mais c’est vrai aussi que nous avons eu notre dose de Seal Fur Lion ces temps ci. On devait voir les fameux petits pingouins mais la journée ils chassent en mer. La croisière touche à sa fin, on se retrouve sur le port. Pause pizza dans l’appartement.
Et c’est reparti ! Cette fois on enfile les maillots et on repart pour une autre aventure.
On embarque à nouveau pour cette fois nager avec les dauphins ! C’est avec une combinaison de 5 cm, un masque et un tuba que nous reprenons la route de ce matin. On s’arrête, on voit un couple de dauphins. Tout le monde à l’eau ! Facile à dire ...
Oui il fait beau, oui il y a des dauphins dans l’eau mais elle reste tout de même à 12°C ... après Tahiti ça fout un coup ! C’est après des cris, des «AHHHHH», des «Oh My God» et autres expressions locales que tout l’équipage se retrouve glacé dans l’eau. Et on attend, le froid nous coupe la circulation, on nous avait dit que le temps d’adaptation était d’environ 2 minutes ... grossière erreur. Et le pire c’est que les dauphins ont filé ! On attend, on attend encore, les mains en l’air à cause du froid, chaque mouvement fait venir un peu plus d’eau dans la combinaison. On nous dit de remonter ! C'était surement un test ...On repart, on cherche les dauphins ... on se gèle. Et on replonge. Cette fois-ci, l’immersion est UN PEU moins douloureuse. Les mains arrivent à rester sous l’eau. Les dauphins ne sont pas là. On chante sous l’eau, on crie, on tape des mains pour les attirer et pour créer une vraie interaction avec eux. Ils arrivent, on voit les ailerons blancs et noirs qui foncent dans notre direction. Impressionnant. Ils sont là, autour de nous mais on ne voit pas grand chose...
Papa est entouré. 3 dauphins croisent sous lui. Camille échange un regard (sous l'eau) avec un. Quel charmeur ! Maman est impressionnée par deux qui lui foncent dessus et plongent au dernier moment.
Viviane en a deux à sa droite.
Tout le monde trouve son compte. Belle rencontre. Courte mais belle. On remonte, on nous met un tuyau dans la combinaison. De l’eau chaude ! Moment de délice ! Il est temps de repartir. On aperçoit des pingouins rentrant de la chasse. Et les dauphins nous accompagnent à l’avant du bateau ... Ils croisent sous nos yeux, remontent, plongent, ils sont 7 au maximum. L’eau est plus claire que ce matin et on n’en finit pas de s’extasier ! Quelle beauté ! Nous redevenons tous des enfants, les adultes ont les yeux qui brillent et les petits crient. Les dauphins vont vite, très vite, jusqu'à 40 km/h. Ils tournent sous l’eau, on dirait qu’ils dansent. Quelle grâce. Magique.
C’est fini pour aujourd’hui. Demain on reprend la route en direction de Queenstown. L’étape n’est pas encore définie. Elle dépendra de la route et de la fatigue de chacun mais comme vous le savez, it will be an other story.
Problème de galerie, soyez patients pour les photos.

lundi 12 décembre 2011

Christchurch - Nouvelle Zélande

Hi,

Nous quittons Hanmer Springs et nous retrouvons au même endroit notre auto stoppeur d’hier, Hugo, avec qui nous partageons un bout de route. Il partira 1 an à Melbourne pour finir sa licence de commerce. En attendant, il parcourt la Nouvelle Zélande depuis la Coupe du Monde.

Nous arrivons à Christchurch, la ville a été défigurée par le tremblement de terre de novembre 2010. Tout le centre ville est rayé de la carte et interdit d’accès. Les magasins à proximité sont fermés, sur leurs vitrines des chiffres et des codes pour les recenser. Partout des indications pour ne pas entrer, à nos risques et périls. Un nouveau centre a été aménagé en containers pour abriter les magasins, les restaurants endommagés. C’est assez réussi, les containers sont de différentes couleurs, et beaucoup de fleurs ont été installées.

Nous rentrons dans le Musée de Canterburry, riche de sa collection Maori, objets, bijoux, vêtements et photos.
Une salle est consacrée aux émigrants anglais, à leur installation, des fermiers pour la plupart se répartissant les terres qu’ils ne pouvaient pas avoir dans leur pays d’origine.
Pour que des familles s’installent, des affiches vantent l’émigration en Nouvelle Zélande, en montrant une femme pauvre dans son pays et épanouie dans sa nouvelle maison,
Plus loin, un immense globe tourne devant nous. C’est avec beaucoup d’émotion que nous regardons la Terre tourner, se remémorant notre voyage, là où nous sommes déjà allés et où nous irons, dans quelques semaines, dans quelques mois.
Une partie consacrée à l’art asiatique, nous révèle la finesse de ces artistes.  
Une salle remplie de coeurs, c’est le coeur de Christchurch. Tous ces coeurs en patchwork ont été confectionnés dans le pays et le monde entier à l’occasion du tremblement de terre. Emouvant.
Puis, plusieurs salles sont consacrées aux expéditions antarctiques. Quel réel exploit ont réalisé ces explorateurs, avec des habits et des équipements rudimentaires
Une somptueuse présentation de costumes réalisés par le WoW, ravit Viviane, du design et de la création à l’état pur, la technique au service de l’imagination. Du costume qui brille dans le noir, à celui en cuir, en passant par celui en fils électriques et plastiques, pour finir avec une robe en bois ... tant de grâce dans des techniques différentes. Sans oublier les lauréats du concours de la «Bizarre Brassière» où l’on trouve des brassières en perroquet,  en plastique, en menottes ou qui représentent des cactus, des insectes.

Nous quittons cette ville traumatisée, pour la péninsule de Banks, une vrai broderie de terre et d’eau, Des kilomètres de virages à monter et à descendre, une fois côté terre, une fois côté mer. Nous arrivons à Akaroa, joli port, où l’on retrouve des mots français, Rue Jolie, rue Lavaud, Marly etc...et des drapeaux bleu-blanc-rouge flottent un peu partout.
Effectivement, Mr langlois est arrivé ici en 1838, séduit par le lieu, il repart à Nantes pour revenir 2 ans plus tard avec une expédition complète. Malheureusement, il arrive.... 2 jours après les anglais, l’île sera donc anglaise et le village partagé entre les 2 origines, dans le respect et sans heurts. Le port est petit et charmant, les jardinets croulent sous les rosiers de toutes les couleurs mélangés aux roses trémières, aux lavandes, et aux pois de senteur. Les collines verdoyantes tombent dans l’eau bleue. Nous croisons beaucoup de touristes, et un Maori au visage complètement tatoué, qui fait ses courses au supermarché.
Demain, expédition dans la baie, mais comme vous le savez, it will be an other story
Problème de galerie, soyez patients pour les photos.

dimanche 11 décembre 2011

Thermal Pools à Hanmer Springs - Nouvelle Zélande

Hi,

Dimanche, Thermal Pools à Hanmer Springs. Depuis 125 ans, on peut profiter des bienfaits de ses eaux thermales, dans un décor minéral naturel. L’eau sort de la roche, naturellement riche en minéraux, Des attractions plus ludiques, des immenses et tortueux toboggans ou des circuits à courants, nous ont bien fait rires après des étapes prolongées dans de l’eau bouillonnante à 36°, 37° voire 40° en fonction des «piscines». Aujourd’hui, dimanche, de nombreux «locaux» viennent profiter de ses bienfaits.

La nature est très belle, la forêt est partout autour du village avec des cyprès et des pins très hauts, très accessibles avec ses chemins bien aménagés. Le village (500 m.), est très accueillant avec ses dizaines de séquoia, témoins de sa richesse passée. Les montagnes qui entourent le village, grimpent jusqu’à 1 600 m., et permettent de faire du ski l’hiver. Dans les sous-bois, les merles font un grand récital et des amanites phalloïdes tue-mouche (comme nous l'a gentiment fait remarquer les copains) déclenchent notre appareil photo.

En prenant un auto-stoppeur, a peine monté dans notre voiture, il nous demande «Where are you from ?»  - «France, and you ?» - «Sérieux ? moi aussi, je suis de Bretagne et vous ?»

Pour demain, nous avons étudié la météo et choisi de modifier notre route en fonction. Nous restons sur la côte est, afin d’éviter la pluie de la côte ouest. Nous partirons, pour la Banks Peninsula, en face de Christchurch, afin de voir des dauphins et des pingouins, mais cela sera an other story.

Bye

samedi 10 décembre 2011

Hanmer Springs - Nouvelle Zélande

Hi,
Le mauvais temps aujourd’hui, a annulé le projet d’excursion en mer que nous avions projeté. Nous quittons Kaikoura en direction d’Hanmer Springs, réputé pour ses sources d’eaux chaudes.

Sur la route, nous découvrons des élevages de daims, de lamas et de moutons par milliers. Les daims s’effraient à notre venue en levant leurs oreilles, telle une holà. Les lamas sont tondus et drôles, ils offrent tous les styles de coiffure, des Beatles au rasta, en passant par le caniche et la coupe militaire. De grandes haies vert foncé de conifères protègent les cultures. Des kilomètres de rien, des collines plus ou moins hautes, un peu de culture, peut-être de la luzerne, certaines collines remplies de genêts à perte de vue. Un pont au dessus d’une rivière, permet des bungy (sauts à l’élastique), et dans la rivière un speed-boat rouge fonce dans les virages.

Arrivés à notre bungalow, une fatigue générale nous permet de profiter de son confort. Il faut savoir aussi se reposer, nous avons besoin d’être en forme. Demain, nous profiterons des sources d’eaux chaudes, mais comme vous le savez cela sera on other story.
Bye Bye

Nos photos sur :

vendredi 9 décembre 2011

Kaikoura et ses baleines - Nouvelle Zélande

Hi,
Grande journée aujourd’hui : soleil, dauphins, baleines, albatros, lions de mer, mouettes.
Nous partons tôt ce matin, avec une excursion très bien organisée. A terre, on nous explique les animaux que nous pourrions voir et  les consignes de sécurité. A bord d’un bateau rapide, confortablement assis, on nous explique, sur grand écran, que nous allons suivre une faille sous-marine de 800 mètres de profondeur, qui créée un micro-climat avec de l’eau plus chaude et propice aux micro-crevettes, qui sont la nourriture préférée des baleines. La simulation des fonds sous-marins par rapport à l’échelle de l’homme est saisissante.

Le bateau s’arrête et nous sortons pour voir des dauphins Dusky, qui viennent avec leurs petits, âgés de deux mois, assez près du bateau. Ils sautent, jouent dans les vagues, suivent le bateau, en pouvant faire de véritables sauts périlleux. Moment drôle et émouvant. Le bateau repart, et pendant la navigation on visionne les caractéristiques de cette espèce à l’écran.

Et de nouveau on s’arrête. On coupe le moteur. On attend. On attend encore. Pas de bruit. Très peu de personne discute. Et soudain, on aperçoit un aileron. Elle est là ! On voit son souffle. Le bateau s’approche, nous sommes à côté.
C’est une baleine Sperm., appelée ainsi car son crâne renferme une importante quantité d’huile (2,5 tonnes) très fine dite «Spermaceti». Quand elle veut plonger, elle la refroidit avec son évent afin que le liquide gèle et alourdisse sa tête et régule les battements de son coeur.
Quand elle veut remonter, toutes les dix minutes environ, la chaleur de son corps dégèle l’huile qui redevient liquide et lui permet d’aller  à la surface.
On voit 10 % de son corps (comme un iceberg).
Elle est carnivore, elle est en position d’attente, de chasse, elle a de petites dents et une petite langue, elle mange en surface en se laissant porter avec sa bouche ouverte.
En moyenne, elle pèse 22 tonnes et 18 mètres de long.

Nous aurions pu voir aussi, la baleine bleue, une des plus grosses baleines. Elle fait 170 tonnes (6 boeings 737) et mesure la longueur d’un boeing 737. Elle possède des fanons pour filtrer et attraper 3 600 kg de krill quotidien. Elle a une immense langue qui pèse le poids d’un éléphant, son coeur est gros comme une voiture citadine, et un humain pourrait à genoux, rentrer dans ses ventricules. Elle émet des sons à 180 décibels alors qu’un boeing émet à 140 décibels.

Elles se font toutes les deux, manger par les orques, qui lui est grand comme un petit autobus.

Des albatros, espèce en voie de disparition, tournent autour de nous, leur envergure est impressionnante. Leur vol est régulier et léger.
Nous revenons à terre et nous nous dirigeons vers une colonie de lions de mer. Ici nous sommes très proche d’eux. Ils sont étendus sur les rochers. Leurs yeux sont impressionnants, grands ouverts et ronds, ils paraissent tout doux et inoffensifs. Ils ressemblent à des peluches malgré leur masse et leur dangerosité. Un panneau prévient des risques et des morsures dont les cicatrices restent à vie. Il ne faut pas s’approcher à moins de dix mètres, et ne surtout pas leur couper la retraite à l’eau. En ne faisant pas de bruits et de gestes brusques, nous osons nous approcher à environ trois mètres d’un gros mâle. Il nous regarde, paisible, calme, tranquille, et se laisse photographier tel une star.

Une colonie de mouettes, elle par contre, nous fait peur. La peur pour leurs petits, tout gris, les rendent agressives. Nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous nous faisons attaquer. Elles crient au dessus de nos têtes, le bec ouvert. Impressionnant.
Elles sont superbes avec l’entourage de l’oeil rouge comme leurs pattes, leurs plumes sont d’un blanc éclatant.

Belles rencontres, toujours magique d’approcher ces espèces sauvages, demain, autre rendez-vous, mais comme vous le savez, cela sera an other story.

Our pictures on : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/9-d-cembre

Bye Bye.

jeudi 8 décembre 2011

Kaikoura - Nouvelle Zélande

HI,
À Wellington, nous prenons le cable-car dans le centre-ville pour aller marcher dans le jardin botanique, mais le temps nous est compté, nous devons nous présenter au terminal des ferry. Des retraités «volunter host», c’est-à-dire des volontaires, nous renseignent avec un enthousiasme que bien des plus jeunes pourraient leur envier. Cette ville nous parait agréable et tranquille malgré son statut de capitale.
La traversée du Détroit de Cook (3h30) est navrante, il fait tellement gris qu’on ne voit rien du tout. Nous avons éludé en une semaine l’île du nord à cause du mauvais temps. Nous faisons des voeux pour l’île du sud, il y a tellement de randonnées à faire et d’animaux à observer.

Les sapins de Noël nous paraissent irréels, nous n’avons pas l’impression d’être en décembre. D’abord parce que chez nous, ce mois veut dire neige et froid, et que malgré la pluie ici il fait doux ; et puis, parce que nous avons toujours l’impression d’être en vacances d’été, que nous sommes partis pour un mois comme avant. Nous devons sans arrêt réfléchir pour les dates, quel jour sommes-nous, quand avons-nous fait ceci, quand ferons-nous cela. Nous avons perdu des habitudes, pour en retrouver d’autres. Nous affinons nos sens pour nous adapter rapidement, au langage (langue et accents), au rythme (citadin, rural, îles....) au moyen de transport (avion, voiture, transport collectif) au palais (poisson cru, sauterelles, épices). Par contre, nous sommes toujours les mêmes, bien ensemble, à profiter de toutes les situations pour rire et s’amuser, pour ouvrir grands nos yeux sur les gens tous intéressants, et les paysages tous différents, et le soir quand nous sommes dans nos chambres/bungalows nous nous retrouvons comme à la maison. Après la Polynésie, nous sommes bronzés, cela se voit bien ici où le sang anglais donne des faciès blancs-cachet, les cheveux ont poussés (Martine et Danièle on pense à vous) la garde-robe évolue suivant les pays, l’ordinateur se remplit de photos ...

Depuis le ferry, nous surprenons les falaises de l’île du nord avec l’entrée de la baie qui ressemble à un fiord. Puis, les pentes se font plus douces, et la petite ville de Picton apparaît. Vous vous rendrez compte du mauvais temps que nous avions.
Des kilomètres de vignes structurent le paysage, puis des marais salants apportent un peu de couleur dans le gris ambiant, de longues plages de sable noir jonchées de lions de mer et de phoques, nous accueillent avec un peu de soleil. Ils sont paisibles devant notre appareil photo à notre plus grand bonheur.
Nous dormons à Kaikoura, réputée pour l’observation des mammifères marins, on verra cela demain, mais cela sera an other story.
Bye Bye
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mercredi 7 décembre 2011

Wellington - Nouvelle Zélande

Hi,
Nous pensions faire une randonnée dans le Tongariro National Park mais le mauvais temps, une pluie importante et incessante, nous oblige à quitter Ohakune pour une nouvelle étape, 280 km, afin de rejoindre Wellington, la ville la plus au sud de l’île du nord.
Nous roulons dans un décor vert. Vert clair pour des pâturages où d’immenses troupeaux de moutons (avec ou sans pattes noires) et de vaches noires, ou noires et blanches, paissent, ou alors, vert foncé pour des forêts de grands conifères. Des km de genêts en fleurs les bordent et égayent la route. Seuls des hangars entourés de barrières pour trier, marquer ou tondre le bétail, ponctuent le paysage. Quelques lamas-alpagas nous rappellent l’Amérique du Sud, déjà si lointaine. D’imposants camions avec remorques, tous rutilants, roulent à tombeaux ouverts, jusqu’à d’immenses scieries où ils déversent leur chargement de bois.
Dans les villes ou villages, les maisons en bois peints, souvent en blanc, marquent leur appartenance anglaise avec des bow windows, des terrasses abritées, des fenêtres à guillotines, des toits de couleur, des perrons et des barrières fleuries.
On traverse les centre-ville, souvent une simple rue, dans une ambiance de western,  façades à un ou deux étages, enseignes peintes au dessus.
Nous atterrissons dans un café où un avion DC3 de 1940 est installé. Dans tous ces bars, bonne musique de vieux rock, ardoises pour noter les menus, livres et magazines à disposition, et les fameux cookies.
Un grand fleuve encaissé dans un canyon permet des découvertes sportives.
Nous profitions d’une accalmie, pour déjeuner au bord de la rivière, glacière et lunch-box préparées la veille, nous ressemblons de plus en plus à des anglo-saxons. Concours de ricochets pour la digestion.
Dès 15 h, à l’aide d’un tracteur, le fermier regroupe ses vaches, qui dociles, prennent la route de la ferme. Combien de temps lui faudra-t-il pour traire un troupeau d’environ un millier de bêtes ? Impressionnant.
Une halte à un grand musée de voitures, prestigieuse collection, Hispano-Suiza, Bugati, Lincoln, Rolls, Jaguar, MG, Maserati, Ferrari et 2CV, sans oublier les Harley Davidson et les Vespa pour Dédé. 
Vers 17 h, nous approchons de la ville, important bouchon de voitures qui quittent le périphérique. Wellington, son port avec containers et piles de bois pour l’export, bateaux croisières et ferrys.  Cette ville est la capitale politique et culturelle de la NZ. Un brin de nostalgie coloniale avec ses vieux bâtiments en briques rouges de style victorien. L’habitat est dense sur les innombrables collines où fleurissent des grappes de maisons. Le centre ville avec ses grattes ciels vitrés et ses enseignes mondiales. Nous marchons le long de l’Oriental Bay, promenade au bord de la mer, avec une vue splendide et des immeubles de standing. Là des coureurs en short et tee-shirt nous croisent, nous qui sommes en polaire et kway. Petit tour de ville, et installation dans un nouveau Top10.
Demain, traversée du détroit de Cook qui sépare l’île du nord de l’île du sud, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire, euh, an other story.
Bye
Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/7-d-cembre

mardi 6 décembre 2011

Ohakune - Nouvelle Zélande

Hi !
Ce matin à Rotorua nous visitons un ancien site maori. Ce village a été détruit par l’éruption du volcan. Aujourd’hui, nous pouvons visiter une reconstitution, assister à un spectacle maori de chants et de danses dans des costumes traditionnels avec des instruments en bois et coquillages. Denis apprend le célèbre haka, sans trop de succès. Une foule nombreuse de chinois nous permet de constater qu’ils n’ont aucun savoir vivre dans les files d’attente et que leur haka pourrait être : « moi le premier ». D’ailleurs, les explications sont traduites en 3 langues asiatiques, le chinois, le coréen et le japonais ainsi qu’en allemand. Nous pouvons apercevoir dans une pénombre totale un couple de Kiwis, oiseaux fétiches de la Nouvelle Zélande en voie d’extinction. Ces oiseaux n’ont pas connus de prédateurs pendant des années et ont perdu l’habitude de voler, ils passent maintenant leur vie au ras du sol et dans les fourrés et c’est là que la femelle pond son oeuf pesant le quart de son poids. Le mâle couve et élève les jeunes pendant 3 semaines.  Il fouille de son long bec muni de narines le sol où il picore vers, larves et puces des sables. Nous visitons une école de tissage travaillant à partir des feuilles de pandanus avec des réalisations très raffinées puis une école de sculpture sur bois où les apprentis reproduisent les motifs originels. La visite continue autour des sources chaudes, des chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses et de geysers jaillissant à 15m du sol. Tout ça dans une ambiance de vapeur d’eau et d’odeur de soufre.
Nous reprenons la route en direction d’Ohakune en longeant le lac Taupo (le plus grand de Nouvelle Zélande) dans une région de lacs et de montagnes boisées. Malheureusement le mauvais temps (une pluie discontinue) nous empêche de profiter du spectacle du volcan Tongariro. Nous arrivons à Ohakune, une station de ski au repos qui se prépare à la saison d’été, que nous avons du mal à entrevoir aujourd’hui.
Demain toujours plus au Sud et ce sera an other story.
Bye.
Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/6-d-cembre

lundi 5 décembre 2011

Rotorua - Nouvelle-Zélande

Hi,

Alors là nous frisons l’horreur : Denis nous réveille à l’aube (7 h 30) pour creuser dans une plage de sable !!! Hot Water Beach comme son nom l’indique Plage de l’Eau Chaude, a une intense effervescence à marée basse. Chacun arrive en maillot de bain et pelle, oui vous avez bien lu, une pelle. A un endroit bien précis de la grande plage, il convient de faire un trou et de faire trempette dans une eau bouillante qui sort directement sous le sable. Il suffit de mettre les doigts dedans pour la toucher. Elle est tellement chaude qu’elle brûle. Fous rires assurés quand une vague de l’océan, donc froide, arrive et immerge les baignoires creusées et fait crier les baigneurs.

Nous partons ensuite toujours plus au Sud en direction de Rotorua. Nous photographions d'étranges vaches avec une rayure blanche, supporters des All Blacks.
Nous dépassons une zone de déboisement. Un bien triste spectacle. Les arbres sont abattus par des pelleteuses énormes, les hommes les coupent et les chargent sur des camions, et laissent sur place les bois qu’ils ne sélectionnent pas. Après leur départ, c’est un lieu de désoeuvrement. Rien n’est ramassé ou trié, tous les bois sont à terre. Nous pensons à la faune, victime de ce massacre, et sommes bien attristés.
Dans les aéroports le contrôle sanitaire est renforcé à l’arrivée, à l’entrée des forêts des panneaux signalent de ne pas laisser pénétrer des animaux domestiques, des recommandations sur le milieu fragile de cette île sont divulguées sur tous les guides, des îles sanctuaires (Kapiti, Stewart, ...) sont utilisées pour éradiquer des nuisibles et protéger les espèces souches. Nous pensons que toutes ces précautions sont bien appropriées, mais nous ne comprenons pas que le déboisement intensif puisse ne pas faire partie de leurs préoccupations. S’il est nécessaire d’abattre des bois pour les activités humaines, il serait nécessaire aussi, de remettre en état la nature nourricière et de lui donner des chances de se reconstruire.

Nous traversons Katikati, célèbre ici pour ses fresques murales. Son nom nous fait sourire et nous pensons à Cathy.
Nous arrivons ce soir à Rotorua, connue pour ses sources thermales et son activité géothermique. Au bord d’un grand lac d’eaux noires de boue, la ville s’est installée, de la vapeur s’échappe de nombreux endroits dans une odeur d’oeuf pourri. Les cygnes ici sont noirs, soit maculés de boue, soit eux aussi, supporters des All Blacks.

Demain, toujours plus au sud, mais cela sera an other story.

Bye, Bye.

Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/5-d-cembre

dimanche 4 décembre 2011

Péninsule de Coromandel - Nouvelle Zélande

Nous quittons la ville d’Auckland, ce samedi matin, en même temps que certains de ses habitants qui partent en week-end. Nous prenons la direction de l’est, pour la péninsule de Coromandel. A la sortie du périphérique, le paysage est vallonné, ranch, chevaux, golf, vignes, voitures de sport, Ferrari, entraînement de polo, nous sommes dans la jolie banlieue. Puis nous commençons la route au bord de mer, la Pacific Coast Highway, ponga (fougère, emblème du pays), épineux, plus une influence de la mer sur la végétation, palmiers. La route longe la côte, les boites aux lettres américaines sont de différentes couleurs. Chacun prépare son week-end, pêche sur canot entre copains, pique-nique à la plage en famille, circuit de tondeuse, coupe de bois, concentrations de motos... Nous profitons du beau temps pour pique-niquer devant le bord de mer. Les aires sont aménagées, propres, pratiques et nombreuses. C’est propret. Beaucoup de drapeaux des All Blacks sont installés sur les voitures, les maisons, les magasins, les restaurants... Nous leur rendrons hommage pendant notre séjour, en photographiant tout ce qui est noir et blanc : pour aujourd’hui,  cygnes et vaches. Nous avons même trouvé des papillons noirs dans une serre tropicale où fleurissent des orchidées. Les papillons nombreux se posent sur nous. Les chenilles se régalent sur un oranger et attendent leur métamorphose en regardant les papillons s’envoler. Nous traversons Thames, ancien village de pionnier, où d’authentiques maisons sont conservées dans leur jus. Dans un parc, les nénuphars sont roses ou blancs sur fond de cascades. Nous dormons à Coromandel, joli et petit village en bord de mer.
Le lendemain, nous prenons la route 309 en direction de l’est, et qui traverse la péninsule. Nous rencontrons des cochons noirs au bord de la route. Nous marchons dans la forêt tropicale, où les fougères arborescentes sont reines, et pour voir des kauris, arbres géants et sacrés des maoris. Nous retrouvons la mer, et découvrons après une bonne marche, la cathédrale cove, où une scène de Narnia Le Prince Caspian, a été tournée. Les quatre héros marchent sur la plage et un train passe sous l’arche. Malgré toutes les technicités d’aujourd’hui, les scènes d’extérieur sont toujours les plus belles, malgré pour ici, un accès très difficile.
Le mauvais temps de la journée nous oblige à rentrer plus tôt que prévu dans une cabine (bungalow) d’un Top10 (célèbres campings néo-zélandais), où nous passerons la nuit à Hot Water Beach. Demain, on reprend la route, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Nos photos du 3 décembre : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/3-d-cembre
Nos photos du 4 décembre : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/4-d-cembre