Retour

Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
Afin d'être informé de nos nouveaux articles, enregistrez-vous à "Follow by e-mail" au bas de la colonne de droite.

vendredi 4 novembre 2011

Valparaiso - Chili


Après notre séjour dans le sud et une nuit dans le car, nous sommes agréablement surpris par la douceur de Valparaiso (qui veut dire Vallée Paradis).
Valparaiso est dominée par 42 collines formant une sorte d’amphithéâtre autour du port et donnant sur l’océan Pacifique. Les 400 000 habitants sont appelés «Portenos» et vivent dans les collines qui sont desservies par des ascenseurs ou funiculaires. Ils étaient au nombre de 30, mais par faute de travaux et de moyens, 5 seulement sont encore utilisés. Les gares complètement en bois, ont gardé leur charme et leur technicité. Le tourniquet est manuel, ainsi que la montée et la descente.

Historiquement, chaque communauté avait sa caserne de pompiers, et cette tradition a perduré et chaque camion porte le nom de son pays,  en tout une dizaine, une pour la France, une pour l’Angleterre, une pour l’Allemagne, 1 pour les Arabes, 1 pour les Juifs, etc...

Après l’indépendance, le port devint le plus important et surtout une escale obligée pour les navires allant de l’Atlantique au Pacifique en passant par le détroit de Magellan. En 1820, le principal négociant de la ville est un Français, Henry DuBern. Mais avec la construction du canal de Panamà, commence le déclin du port. En 1852, une première vague de colons est arrivée, principalement d'Allemagne.

Puis en 1906, un séisme de magnitude 8,2 cause la mort de milliers de personnes et anéanti la ville. Ses belles façades, ses palais, ses immeubles tout est effondré. La ville ne s’en remettra jamais. Des photos en noir et blanc nous retracent le prestige d’antan.

Son centre historique a été déclaré Patrimoine culturel de l’Humanité par l’Unesco en 2003, et nous prenons le funiculaire pour apprécier le quartier Cerro Concepcion, en pleine restauration. On découvre des ruelles avec des escaliers dignes de Montmartre, des maisons de couleurs, et une ambiance franco-italienne, avec des bâtisses allemandes et anglaises. Bref, une multitude de pays pour former quelque chose qui ne ressemblent pas à l’Amérique Latine, très insolite. Beaucoup de pizzerias même si les italiens sont moins nombreux qu’en Argentine. Beaucoup de fresques et une rencontre avec Mario Celestun, un artiste qui peint entièrement un bar (murs et plafonds).

Le séisme de février 2010 qui s’est étendu de Santiago à Concepcion (la ville) a détruit des bâtiments et laissé des traces sur les façades. Le palais Vergara, d’un style vénitien, doit subir des réparations pendant deux ans. Le tsunami qui a suivi a dévasté les plages sur 300 km de long.

Vinà del Mar (400 000 habitants) est la ville qui jouxte Valparaiso. Son casino, sa balade au bord de mer appelée «Promenade du Pérou», ses immeubles, tout est là pour une station balnéaire agréable, mais pour nous,  sans saveur.
La famille Vergara avait à l’origine deux fermes, l’une Vinà del Mar et l’autre Los Siete Hijas (les 7 filles). et les ont données pour bâtir la ville.
La ville est bondée 3 mois de l’année en été (décembre-janvier-février) par beaucoup d’habitants de Santiago qui ont leur résidence secondaire.

La plage est du style californien bordée par des immeubles résidentiels assez hauts, digne de Végas avec son Casino (seul casino du Chili jusqu’en 1960). Une vraie barre d’immeubles a été construite au bout de la plage, là où des dunes de sable existent encore, saccageant le point de vue et surtout la flore et la faune.
Les vagues sont belles, mais l’eau est assez froide, 14°, dû au courant d’Humbold, courant d’eaux froides qui remonte de l’Antarctique, avec très peu de marée. Ce qui n’empêche pas des baigneurs.

La Marine Chilienne a ses quartiers le long de la plage, avec son musée, son école, et des dizaines de canons exposés à même la plage. Nous avons droit à de beaux marins en costume, tout de blanc vêtus.

Nous visitons la maison-phare de Pablo Neruda, poète chilien (1904-1973) prix Nobel de la Littérature en 1971, avec une superbe vue sur le port. Nous apprécions une ancienne carte des Amériques réalisée en France en 1698, savoureuse par les explications sur les peuples indigènes.

Demain, on continue la visite mais cela sera une autre histoire...

Nos photos sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/4-Novembre

1 commentaire:

Anonyme a dit…

un petit coucou des Ougiers en ce bel automne Savoyard. Beaucoup de couleurs ici et une grande douceur. Bonne continuation. C'est bon de vous lire. Une petite fenêtre du monde sur mon écran!
Bises Odile