Après un réveil très matinal, nous nous installons à 7h30 dans un bus retour à Puno, lac Titicana, pour 9h30 de trajet.....
Nous roulons environ 40 minutes et nous arrêtons à Andahuaylillas, ancien village inca, sur lequel a été bâtie par les espagnols une chapelle, qui est connue comme la chapelle sixtine des Andes. Les peintures datent du XVIè siècle et sont en partie restaurées. Absolument tout est peint plafond, murs, et les anciens bancs. les murs sont en argile mélangée avec de la paille, blanchis à la chaux puis décorés. Une personne chargée de la restauration, enlève le revêtement qui tombe avec grand soin et le refait à l’ancienne, il faut ensuite repeindre, mais les pigments actuels sont bien moins précis que les 25 pigments naturels dont disposaient les artistes de l’époque. Elle est seule à l’action et travaille avec une seringue, elle prendra vraisemblablement sa retraite ici...A côté, nous voyons les momies retrouvées sous la chapelle et qui sont les seuls vestiges des incas ici...
Plus loin nous arrivons à Raqchi, sur un plateau à 3100 Mts, qui était et est encore le grenier de la région. Le village est construit sur le site même et les maisons actuelles sont situées sur des terrasses pré incas. Le site était immense et était ceinturé d’un mur haut de 5 mètres sur plus de 3 kilomètres. Hormis le temple d’une forme toute en hauteur, nous découvrons 150 greniers pour stocker la production de toute la plaine et ainsi éviter au peuple la famine en cas de mauvaise récolte. Du fait de leur organisation, les incas ne connaissaient pratiquement jamais la faim. Une des principales routes incas traversaient le site et longeait le lac artificiel. C’était un endroit très stratégique mais peu peuplé, environ 200 personnes seulement.
Après la pause déjeuner, nous stoppons au col de la Raya à 4 335 mètres d’altitude, point le plus haut de la journée, où nous admirons les sommets enneigées des montagnes sacrées, dont celle où prend naissance le fleuve Urumamba, que nous avons vu avant hier dans la vallée sacrée. C’est la frontière entre la région de Cuzco et celle de Puno.
Nous sommes de nouveau sur l’Altiplano, les vaches ont cédé la place aux lamas et alpagas. Le paysage est grandiose. Les troupeaux immenses se dessinent au loin et nous distinguons les habits traditionnels rouges que portent les fermières de la région, sur le jaune paille des champs impatients de la pluie à venir.
La route est assez bonne, mais il faut quand même monter, cela n’empêche pas les camions (souvent avec 2 remorques et des produits dangereux) de passer par là. La voie ferrée, sous employée comme en France, parait s’ennuyer à côté.
Nous repartons pour Pucara,où nous visitons un musée pré-incas,
Demain, nous partons pour 2 jours sur le lac mythique Titicaca, et sans internet, donc il faudra être un peu patient pour une autre histoire
Nos photos de la journée sur : http://gallery.me.com/denisfol/100263
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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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jeudi 1 septembre 2011
mercredi 31 août 2011
MACHU PICCHU - Pérou
Machu Picchu : une des 7 nouvelles merveilles du monde.
Nous ne vous dirons pas que c’est beau, vertigineux, fascinant, etc...etc... non, nous vous dirons seulement : EMOTION.
Dès notre arrivée, nous avons été submergés par une émotion intense devant lui. Après tant de transports pour le rejoindre (avion, train, voiture, pied), il nous apparaît, juste là, grandiose, serein, surnaturel. Le soleil n’est pas encore levé, les montagnes sont noires, l’ambiance électrique. Il est 6 h 30, nous sommes déjà nombreux, mais le site est gigantesque. Nous ne visitons pas encore, nous sommes toujours au même endroit, debout, éberlués. Notre guide veut nous sortir de nos rêveries et nous prend en photo tous les quatre, quel beau souvenir. On attend le lever du soleil, mais il est accompagné de quelques nuages, qui par chance, nous permettront de profiter du site jusqu’à midi, car la chaleur peut être intense à cet endroit.
Les historiens pensent que le site a été protégé des conquistadores, car il était méconnu du peuple, il était réservé à l’éducation des princes, princesses ou notables. Son rôle était de proposer un enseignement par des professeurs, des moines, des chefs guerriers, en tout 500 à 1 000 personnes. Pendant toutes ces années, la végétation de la jungle a envahi le site et l’a protégé des chercheurs. Depuis la vallée, il était invisible.
Ce n’est qu’en 1911, qu’il a été révélé au monde, par l’américain Hiram Bingam, suivant la piste de Simon Bolivar, hébergé pour la nuit par une famille de la vallée proche d’Aguas Calientes. Celle-ci lui a indiqué qu’il y avait des ruines dans la montagne, le lendemain après une véritable expédition, il arrive sur le site et découvre des familles quechua qui vivent sur le site. Il dira au monde qu’il n’a rien trouvé mais il sera l’homme par qui le site sera révélé.
Cela n’empêchera pas les américains d’emmener à l'université de Yale les 45 000 pièces trouvées sur le site pour 2 ans d’étude. Seulement 350 premières pièces vont arriver cette année.... un nouveau musée sera bientôt ouvert à Cuzco avec ces merveilles.
Le site s’étend sur 25 000 m2 et depuis le bas de la vallée, on voit des terrasses qui servaient aux cultures et aussi à stabiliser le site. Construit sur un piton rocheux cerné par une rivière qui prend la forme d’un serpent et protégé par un cirque de montagne aux pentes vertigineuses tout autour. Une faille naturelle traverse le site et les incas n’ont rien construit dessus.
L’eau est très importante, un aqueduc de 5,5 km amenait l’eau de la montagne voisine, 16 fontaines sont présentes sur le site et un système de canaux souterrains permet encore aujourd’hui aux terrasses d’être irriguées sans être inondées. Il pleut souvent ici et les toits étaient très pentus.
En fonction des destinations des bâtiments, le finesse de la construction est différente, grâce à cela les historiens ont pu déterminer avec précision la fonction de chaque quartier et maison.
La construction est due en grande partie à Pacha Cuteq, qui a été le 9ème roi Inca ou fils du soleil, il a régné de 1438 à 1471, et a voulu un centre très protégé et très excentré. Peu de personnes connaissaient ce site et c’est ce qui peut expliquer qu’il n’a pas été découvert par les Espagnols.
Lors de l’invasion Espagnole et de la chute du 13ème inca, Atawalpa tué par Pisaro, les incas ont décidé d’abandonner le site pour le préserver. Mais il existe de multiples histoires sur cette époque toutes différentes, toutes aussi intéressantes.
C’est pourquoi les murs en pierre sont presque intacts, il suffit d’imaginer les toits très pentus et très épais en paille, tenus par une ossature en eucalyptus et des lianes.
Nous visitons la chambre de la princesse, assez petite mais pourvu d’une «mezzanine». Ces femmes étaient dédiées à être offertes, soit à des chefs conquis ou acquis, soit à des personnes à remercier, ou à être sacrifiées les années de mauvaises récoltes ou si les prévisions étaient inexactes.
Nous visitons la chambre de l’Inca, sobre, on l’imagine pourvue de tissus chatoyants. Lui seul a un accès à des sanitaires, douche et/ou wc. Ses gardes dormaient à côté.
Le cadran solaire situé au sommet de la pyramide, concentre l’énergie des roches qui composent le site: granit, quartz, mica, et autres minéraux, chauffés au soleil. Cet endroit est plus radioactif que le reste du site.
A côté la pierre sacrée, avec son entourage dédié aux sacrifices, entourée de deux «chapelles». Les chamans officiaient là.
Le 1er août, est le début de l’année inca car c’est le début des semailles, on offre à la terre du sang de lama noir.
Un peu plus loin, les quartiers de l’université, où les professeurs donnaient leurs cours oralement. La kipu est leur écriture et leur comptabilité. Ce sont des différents noeuds sur de multiples fils formant un code non encore découvert à ce jour. Les messagers royaux véhiculaient des messages sans pouvoir les lire.
Des bassins plats sont creusés à même le sol, remplis d’eau, ils donnent un reflet parfait, comme des miroirs, car les prêtres n’avaient pas le droit de regarder directement le ciel lors de cérémonies.
Nous visitons, peut-être la première maison mitoyenne, Denis nous prend en photo depuis une fenêtre.
Nous rentrons dans le temple du condor (l’oiseau le plus grand du monde). Sa tête est par terre, sculptée dans la pierre, ses ailes dans les roches derrière. Il était le messager entre le ciel et la terre, donc le messager des morts. Il voit à 1 km, sent l’odeur du sang à 5 km, et peut vivre 50 ans. On entre à l’intérieur, dans un tunnel, pour accéder aux niches où les momies étaient exposées pour les fêtes. Une odeur de sang dans le tunnel nous fait comprendre que de récentes offrandes ont été faites. Le Machu Picchu est toujours un lieu de contemplation, de prière et de culte. Nous avons vu un petit peu plus haut, des personnes en méditation, sur une pierre. Le lieu s’y prête effectivement, on imagine les bonnes ondes.
Nous remontons jusqu’à la maison du gardien (2 500 m.). Nous nous approchons des greniers à nourriture. Là sur une immense pierre plate, on fait la queue pour faire la photo. Une de plus que l’on n’oubliera pas. Nous sommes 3 000 chaque jour depuis le 15 juillet de cette année, les autorités du parc ont, en effet, restreint le nombre de visiteurs pour protéger le site.
Depuis cette hauteur, nous regardons l’ensemble, nous reconnaissons les différents quartiers, les différents monuments. Nous ne désirons pas redescendre tout de suite. Nous décidons de faire le chemin de La Porte du Soleil. 50 minutes de montée sur un chemin presque pavé, les dernières marches se font à quatre pattes. A l’arrivée, moment de contemplation, tout le site est à nos pieds, on voit nettement la vallée, les montagnes. On redescend, il est 11 h 30, la pluie arrive, on a déjà fait beaucoup de choses.....
Nous retournons à la ville d’Aguas Calients pour déjeuner. Mais panne d’électricité dans toute la ville, les restaurants sortent les bougies, par chance, les cuisinières sont au gaz....internet, lui, ne fonctionne pas, d’où un peu de délai pour publier cet article.
Il est 14 h, nous devons «trainer» encore 3 h, pour reprendre le train en direction de Cusco, fatigués de notre excursion. Nous allons au marché local faire des emplettes, tous les autres touristes sont là, dans le même état que nous, fatigués, à attendre. Un autochtone pas frileux fait l’animation en pêchant tout habillé dans la rivière qui coupe le village en deux, et, à la surprise générale, il attrape une truite dans son filet. Nous avons froid pour lui...
Vers 17 h. nous nous dirigeons à la gare, mais là, autre problème. Notre train montant a déraillé !!!! Dans la gare, bougies et bancs pleins. L’ambiance est bien différente de celle de ce matin. Nous partons enfin à 18 h 30, ravis. Dans le train, nous avons droit à : un défilé de mode !!! Les stewards de la compagnie se changent en mannequins puis en commerciaux...Une idée à creuser pour la SNCF.
On rentre à l’hôtel de Cusco à 1h40 de route, il est 22 h, réveil à 5 H 45 pour Puno en car, mais cela sera une autre histoire.
Pour regarder toutes nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100279
Nous ne vous dirons pas que c’est beau, vertigineux, fascinant, etc...etc... non, nous vous dirons seulement : EMOTION.
Dès notre arrivée, nous avons été submergés par une émotion intense devant lui. Après tant de transports pour le rejoindre (avion, train, voiture, pied), il nous apparaît, juste là, grandiose, serein, surnaturel. Le soleil n’est pas encore levé, les montagnes sont noires, l’ambiance électrique. Il est 6 h 30, nous sommes déjà nombreux, mais le site est gigantesque. Nous ne visitons pas encore, nous sommes toujours au même endroit, debout, éberlués. Notre guide veut nous sortir de nos rêveries et nous prend en photo tous les quatre, quel beau souvenir. On attend le lever du soleil, mais il est accompagné de quelques nuages, qui par chance, nous permettront de profiter du site jusqu’à midi, car la chaleur peut être intense à cet endroit.
Les historiens pensent que le site a été protégé des conquistadores, car il était méconnu du peuple, il était réservé à l’éducation des princes, princesses ou notables. Son rôle était de proposer un enseignement par des professeurs, des moines, des chefs guerriers, en tout 500 à 1 000 personnes. Pendant toutes ces années, la végétation de la jungle a envahi le site et l’a protégé des chercheurs. Depuis la vallée, il était invisible.
Ce n’est qu’en 1911, qu’il a été révélé au monde, par l’américain Hiram Bingam, suivant la piste de Simon Bolivar, hébergé pour la nuit par une famille de la vallée proche d’Aguas Calientes. Celle-ci lui a indiqué qu’il y avait des ruines dans la montagne, le lendemain après une véritable expédition, il arrive sur le site et découvre des familles quechua qui vivent sur le site. Il dira au monde qu’il n’a rien trouvé mais il sera l’homme par qui le site sera révélé.
Cela n’empêchera pas les américains d’emmener à l'université de Yale les 45 000 pièces trouvées sur le site pour 2 ans d’étude. Seulement 350 premières pièces vont arriver cette année.... un nouveau musée sera bientôt ouvert à Cuzco avec ces merveilles.
Le site s’étend sur 25 000 m2 et depuis le bas de la vallée, on voit des terrasses qui servaient aux cultures et aussi à stabiliser le site. Construit sur un piton rocheux cerné par une rivière qui prend la forme d’un serpent et protégé par un cirque de montagne aux pentes vertigineuses tout autour. Une faille naturelle traverse le site et les incas n’ont rien construit dessus.
L’eau est très importante, un aqueduc de 5,5 km amenait l’eau de la montagne voisine, 16 fontaines sont présentes sur le site et un système de canaux souterrains permet encore aujourd’hui aux terrasses d’être irriguées sans être inondées. Il pleut souvent ici et les toits étaient très pentus.
En fonction des destinations des bâtiments, le finesse de la construction est différente, grâce à cela les historiens ont pu déterminer avec précision la fonction de chaque quartier et maison.
La construction est due en grande partie à Pacha Cuteq, qui a été le 9ème roi Inca ou fils du soleil, il a régné de 1438 à 1471, et a voulu un centre très protégé et très excentré. Peu de personnes connaissaient ce site et c’est ce qui peut expliquer qu’il n’a pas été découvert par les Espagnols.
Lors de l’invasion Espagnole et de la chute du 13ème inca, Atawalpa tué par Pisaro, les incas ont décidé d’abandonner le site pour le préserver. Mais il existe de multiples histoires sur cette époque toutes différentes, toutes aussi intéressantes.
C’est pourquoi les murs en pierre sont presque intacts, il suffit d’imaginer les toits très pentus et très épais en paille, tenus par une ossature en eucalyptus et des lianes.
Nous visitons la chambre de la princesse, assez petite mais pourvu d’une «mezzanine». Ces femmes étaient dédiées à être offertes, soit à des chefs conquis ou acquis, soit à des personnes à remercier, ou à être sacrifiées les années de mauvaises récoltes ou si les prévisions étaient inexactes.
Nous visitons la chambre de l’Inca, sobre, on l’imagine pourvue de tissus chatoyants. Lui seul a un accès à des sanitaires, douche et/ou wc. Ses gardes dormaient à côté.
Le cadran solaire situé au sommet de la pyramide, concentre l’énergie des roches qui composent le site: granit, quartz, mica, et autres minéraux, chauffés au soleil. Cet endroit est plus radioactif que le reste du site.
A côté la pierre sacrée, avec son entourage dédié aux sacrifices, entourée de deux «chapelles». Les chamans officiaient là.
Le 1er août, est le début de l’année inca car c’est le début des semailles, on offre à la terre du sang de lama noir.
Un peu plus loin, les quartiers de l’université, où les professeurs donnaient leurs cours oralement. La kipu est leur écriture et leur comptabilité. Ce sont des différents noeuds sur de multiples fils formant un code non encore découvert à ce jour. Les messagers royaux véhiculaient des messages sans pouvoir les lire.
Des bassins plats sont creusés à même le sol, remplis d’eau, ils donnent un reflet parfait, comme des miroirs, car les prêtres n’avaient pas le droit de regarder directement le ciel lors de cérémonies.
Nous visitons, peut-être la première maison mitoyenne, Denis nous prend en photo depuis une fenêtre.
Nous rentrons dans le temple du condor (l’oiseau le plus grand du monde). Sa tête est par terre, sculptée dans la pierre, ses ailes dans les roches derrière. Il était le messager entre le ciel et la terre, donc le messager des morts. Il voit à 1 km, sent l’odeur du sang à 5 km, et peut vivre 50 ans. On entre à l’intérieur, dans un tunnel, pour accéder aux niches où les momies étaient exposées pour les fêtes. Une odeur de sang dans le tunnel nous fait comprendre que de récentes offrandes ont été faites. Le Machu Picchu est toujours un lieu de contemplation, de prière et de culte. Nous avons vu un petit peu plus haut, des personnes en méditation, sur une pierre. Le lieu s’y prête effectivement, on imagine les bonnes ondes.
Nous remontons jusqu’à la maison du gardien (2 500 m.). Nous nous approchons des greniers à nourriture. Là sur une immense pierre plate, on fait la queue pour faire la photo. Une de plus que l’on n’oubliera pas. Nous sommes 3 000 chaque jour depuis le 15 juillet de cette année, les autorités du parc ont, en effet, restreint le nombre de visiteurs pour protéger le site.
Depuis cette hauteur, nous regardons l’ensemble, nous reconnaissons les différents quartiers, les différents monuments. Nous ne désirons pas redescendre tout de suite. Nous décidons de faire le chemin de La Porte du Soleil. 50 minutes de montée sur un chemin presque pavé, les dernières marches se font à quatre pattes. A l’arrivée, moment de contemplation, tout le site est à nos pieds, on voit nettement la vallée, les montagnes. On redescend, il est 11 h 30, la pluie arrive, on a déjà fait beaucoup de choses.....
Nous retournons à la ville d’Aguas Calients pour déjeuner. Mais panne d’électricité dans toute la ville, les restaurants sortent les bougies, par chance, les cuisinières sont au gaz....internet, lui, ne fonctionne pas, d’où un peu de délai pour publier cet article.
Il est 14 h, nous devons «trainer» encore 3 h, pour reprendre le train en direction de Cusco, fatigués de notre excursion. Nous allons au marché local faire des emplettes, tous les autres touristes sont là, dans le même état que nous, fatigués, à attendre. Un autochtone pas frileux fait l’animation en pêchant tout habillé dans la rivière qui coupe le village en deux, et, à la surprise générale, il attrape une truite dans son filet. Nous avons froid pour lui...
Vers 17 h. nous nous dirigeons à la gare, mais là, autre problème. Notre train montant a déraillé !!!! Dans la gare, bougies et bancs pleins. L’ambiance est bien différente de celle de ce matin. Nous partons enfin à 18 h 30, ravis. Dans le train, nous avons droit à : un défilé de mode !!! Les stewards de la compagnie se changent en mannequins puis en commerciaux...Une idée à creuser pour la SNCF.
On rentre à l’hôtel de Cusco à 1h40 de route, il est 22 h, réveil à 5 H 45 pour Puno en car, mais cela sera une autre histoire.
Pour regarder toutes nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100279
mardi 30 août 2011
La vallée Sacrée - Pérou
Départ : Vallée Sacrée (3 400 à 4 900 m. d’altitude)
Une vallée riche en cultures, qui exporte ses productions. Un fleuve,l’Urumamba, magnifique au centre de la vallée, qui coule du sud au nord, et qui deviendra affluent de l’amazone, et se jettera 5 000 kilomètres plus tard dans l’océan atlantique.
Nous nous arrêtons pour une photo de la vallée, et juste devant nous, un colibri joue dans un bosquet de fleurs et semble poser pour la photo, la journée commence bien.
La vallée est tapissée de cultures en terrasse à flanc de montagne, édifiées par les Incas.
On arrive sur le site de Pisac, nom du village édifié dans la vallée par les Espagnols, le nom Inca n’a pas survécu à la conquête......Un premier poste militaire avec une vue sur toute la vallée, on marche,on monte, on serpente dans la montagne, on passe sur une passerelle vertigineuse, on rentre dans un tunnel creusé dans une faille de la roche.
Un cimetière de 3 500 tombes qui ne sont que des trous dans la montagne.
Puis, le temple du soleil, avec un bâtiment central rond qui faisait office de cadran solaire.
Autour les maisons des moines, portes en trapèze, inclinaison des murs à 15°, toits en paille. Les magnifiques et lourdes pierres viennent d’une carrière 500 m. plus bas.....
A côté, les maisons du peuple.
La vue est époustouflante, on déambule dans le site, on redescend, on marche, on marche encore, sur des petits chemins, on monte les marches, on descend les marches, il n’y a pas de barrière, il faut être prudent, le vide est là, et nous attire. Et encore cette vue, ces rochers, ces pierres, nous sommes subjugués par tant de beauté.
On repart dans la vallée, pour un autre site, à Ollantaytambo, gare de départ pour Aguas calientes et le mythique Machu Picchu.
Devant nous, sur la route, une voiture toute décorée de jaune nous précède. Persi nous explique que quand on achète une nouvelle voiture, il faut la faire baptiser par le curé local et pour fêter cet événement, on décore la voiture de tulle et de ballons jaune, couleur porte-bonheur, et on roule tout feux allumés. Une idée pour nos amis concessionnaires....
Le nom d’Ollantaytambo signifie la tombe du Général Ollantay, inca éclairé et ayant fait beaucoup de choses pour la civilisation mais aussi ayant eu le tort de tomber amoureux de la fille du roi.....fatal. Il faut le mériter, nous commençons par gravir 210 marches pour arriver au temple du soleil avec une vue ...(on se répète). Ce temple est inachevé, car interrompu par la visite des conquistadors, les pierres de 60 tonnes, gisent comme endormies à l’endroit où elles se trouvaient. Elles nous en apprennent beaucoup sur les techniques de construction et d’assemblage employées par les Incas. Et surtout comme sur le site de Pisac, la carrière est loin là haut sur le versant opposé de la montagne. Beaucoup d’hommes et surtout beaucoup d’efforts ont été nécessaires pour édifier un tel site.
Sur le versant opposé, nous voyons les ruines des greniers alimentaires, situés en plein vent afin d’améliorer la conservation des denrées, protégées des insectes et autres prédateurs par la Munia (la menthe sauvage). Un peu loin, gravé dans la roche, on aperçoit le visage d’un homme, pour les Incas «Tanapu» Le créateur de toute chose,
et le dessin de la montagne fait que l’on a l’impression qu’il porte une barbe....Les espagnols aussi portaient la barbe, et cela a contribué à induire les Incas en erreur...terrible et irrémédiable. Ces greniers contenaient 15 ans de réserve.
Nous redescendons du site par un petit chemin escarpé pour échapper au flot de touristes car plus nous approchons du Machu Picchu, plus il y a du monde...
En route, nous apercevons une hacienda, ancienne propriété d’hectares et d’hectares de la vallée sacrée, jusqu’en 1970, où la réforme agraire de l’époque a redistribué les terres à ceux qui la travaillaient. A cette époque récente, les haciendas étaient dirigées par des grands propriétaires, qui régnaient sur leurs domaines comme nos seigneurs du moyen âge. Ils payaient leurs paysans qu’en nature et en alcool. Notre guide Persi nous dit que ses parents, producteurs de coca et de fruits au Nord de Cusco, étaient dans ce cas jusqu’à l’application de la réforme. Je vous rassure, la production de coca est réglementée dans cette région, la production de cocaïne Péruvienne vient essentiellement de la forêt amazonienne, le Pérou étant le deuxième producteur derrière la Colombie.
Nous sommes dans le train, il fait nuit, les touristes qui vont voir le Machu Picchu croisent ceux qui ont vu le Machu Picchu.
Pour regarder toutes nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100272
Une vallée riche en cultures, qui exporte ses productions. Un fleuve,l’Urumamba, magnifique au centre de la vallée, qui coule du sud au nord, et qui deviendra affluent de l’amazone, et se jettera 5 000 kilomètres plus tard dans l’océan atlantique.
Nous nous arrêtons pour une photo de la vallée, et juste devant nous, un colibri joue dans un bosquet de fleurs et semble poser pour la photo, la journée commence bien.
La vallée est tapissée de cultures en terrasse à flanc de montagne, édifiées par les Incas.
On arrive sur le site de Pisac, nom du village édifié dans la vallée par les Espagnols, le nom Inca n’a pas survécu à la conquête......Un premier poste militaire avec une vue sur toute la vallée, on marche,on monte, on serpente dans la montagne, on passe sur une passerelle vertigineuse, on rentre dans un tunnel creusé dans une faille de la roche.
Un cimetière de 3 500 tombes qui ne sont que des trous dans la montagne.
Puis, le temple du soleil, avec un bâtiment central rond qui faisait office de cadran solaire.
Autour les maisons des moines, portes en trapèze, inclinaison des murs à 15°, toits en paille. Les magnifiques et lourdes pierres viennent d’une carrière 500 m. plus bas.....
A côté, les maisons du peuple.
La vue est époustouflante, on déambule dans le site, on redescend, on marche, on marche encore, sur des petits chemins, on monte les marches, on descend les marches, il n’y a pas de barrière, il faut être prudent, le vide est là, et nous attire. Et encore cette vue, ces rochers, ces pierres, nous sommes subjugués par tant de beauté.
On repart dans la vallée, pour un autre site, à Ollantaytambo, gare de départ pour Aguas calientes et le mythique Machu Picchu.
Devant nous, sur la route, une voiture toute décorée de jaune nous précède. Persi nous explique que quand on achète une nouvelle voiture, il faut la faire baptiser par le curé local et pour fêter cet événement, on décore la voiture de tulle et de ballons jaune, couleur porte-bonheur, et on roule tout feux allumés. Une idée pour nos amis concessionnaires....
Le nom d’Ollantaytambo signifie la tombe du Général Ollantay, inca éclairé et ayant fait beaucoup de choses pour la civilisation mais aussi ayant eu le tort de tomber amoureux de la fille du roi.....fatal. Il faut le mériter, nous commençons par gravir 210 marches pour arriver au temple du soleil avec une vue ...(on se répète). Ce temple est inachevé, car interrompu par la visite des conquistadors, les pierres de 60 tonnes, gisent comme endormies à l’endroit où elles se trouvaient. Elles nous en apprennent beaucoup sur les techniques de construction et d’assemblage employées par les Incas. Et surtout comme sur le site de Pisac, la carrière est loin là haut sur le versant opposé de la montagne. Beaucoup d’hommes et surtout beaucoup d’efforts ont été nécessaires pour édifier un tel site.
Sur le versant opposé, nous voyons les ruines des greniers alimentaires, situés en plein vent afin d’améliorer la conservation des denrées, protégées des insectes et autres prédateurs par la Munia (la menthe sauvage). Un peu loin, gravé dans la roche, on aperçoit le visage d’un homme, pour les Incas «Tanapu» Le créateur de toute chose,
et le dessin de la montagne fait que l’on a l’impression qu’il porte une barbe....Les espagnols aussi portaient la barbe, et cela a contribué à induire les Incas en erreur...terrible et irrémédiable. Ces greniers contenaient 15 ans de réserve.
Nous redescendons du site par un petit chemin escarpé pour échapper au flot de touristes car plus nous approchons du Machu Picchu, plus il y a du monde...
En route, nous apercevons une hacienda, ancienne propriété d’hectares et d’hectares de la vallée sacrée, jusqu’en 1970, où la réforme agraire de l’époque a redistribué les terres à ceux qui la travaillaient. A cette époque récente, les haciendas étaient dirigées par des grands propriétaires, qui régnaient sur leurs domaines comme nos seigneurs du moyen âge. Ils payaient leurs paysans qu’en nature et en alcool. Notre guide Persi nous dit que ses parents, producteurs de coca et de fruits au Nord de Cusco, étaient dans ce cas jusqu’à l’application de la réforme. Je vous rassure, la production de coca est réglementée dans cette région, la production de cocaïne Péruvienne vient essentiellement de la forêt amazonienne, le Pérou étant le deuxième producteur derrière la Colombie.
Nous sommes dans le train, il fait nuit, les touristes qui vont voir le Machu Picchu croisent ceux qui ont vu le Machu Picchu.
Pour regarder toutes nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100272
lundi 29 août 2011
Cuzco - Pérou
On va essayer de vous raconter l’histoire qui s’est déroulée sous nos yeux pendant cette journée. Nous avons découvert une civilisation riche, spirituelle et artistique qui s’étendait sur le Pérou, le sud de la Colombie, la Bolivie, le nord du Chili, le nord-ouest de l’Argentine, jusqu’à l’Equateur, soit 18 à 20 millions de personnes, au 15° siècle, où trois langues nationales étaient parlées: la civilisation Inca.
Le Roi connaissait dès le lendemain, toutes les nouvelles du royaume, par ses messagers qui étaient les meilleurs athlètes du pays. Ils se relayaient en courant de 3 à 4 km en montée, et jusqu’à 10 km sur le plat chacun, pour rejoindre par exemple Lima en 24 heures, soit 600 km, alors que les bus mettent aujourd’hui 18 h sans arrêt.
Avec ce système, il pouvait ainsi manger du poisson frais quand il le voulait.
Le Roi n’était pas reconnu de droit divin, il était le fils d’un mariage inceste car le frère épousait la soeur pour protéger le sang royal. La consanguinité excluait arbitrairement le choix de l’ainé, mais les valeurs guerrières permettaient au meilleur des enfants de devenir roi.
Cusco était la capitale du monde Inca, fondée en 1200 par Monco Capacc qui selon la légende est sorti du lac Titicaca.
Centre religieux, on devait se purifier avant de rentrer dans la ville. Le site Tambomachay à la croisée des chemins, permettait le culte de l’eau. L’eau était puisée dans les nappes phréatiques (leur système n’a pas encore été découvert). Elle était reconnue comme symbole de vie, vénérée comme la terre, le ciel, les étoiles, la montagne et tous les éléments naturels. Elle recevait des offrandes dans les niches du site.
A côté, le site Pukapukara, à 3 800 m. d’altitude, était une forteresse rouge, un site militaire. Ils communiquaient entre garnisons, pour prévenir du danger, avec des plaques en argent qu’ils inclinaient sous le soleil.
45 000 km de chemins pavés en pierre relayaient le royaume, et la route panaméricaine actuelle en faisait partie.
Sur le site de Q’enqo, dédié au culte du puma, le périmètre des pierres est en forme de zigzag. Le 21 juin, l’inclinaison du soleil dévoile une ombre en forme de tête de puma, qui s’appelle le réveil du puma, car le félin a les yeux ouverts.
Nous découvrons à côté, un immense anneau circulaire en pierres, qui permettait une retenue d’eau, un lac artificiel.
Le site Saqsaywaman, qui veut dire faucon repu, est le plus impressionnant. Sur trois étages, des pierres monumentales (tenues par le système tenon-mortaise) entourent une gigantesque place (plus grande qu’un stade) avec trois tours de 18 à 20 m. de hauteur (détruites par les conquistadors pour construire la cathédrale).
Toutes ces superbes pierres noires sont des roches calcaires, car il y a 200 millions d’années, ce plateau était un lac. On a retrouvé des fossiles.
Ces pierres n’étaient pas sur place, ils ont dû les trainer sur 9 km en les faisant rouler sur des rondins de bois. Il est important de noter qu’ils ne connaissaient pas l’esclavage, que chaque individu était reconnu dans son art et respecté. L’espérance de vie à l’époque était de ...80 ans... c’est-à-dire qualité de la nourriture, des soins, de la médecine.
Les portes sont trapézoïdales, et les murs en zigzag sont inclinés à 15° afin qu’ils soient anti-sismiques. On découvre la pierre la plus grosse : 128 tonnes sur 4 m. de haut, et la plus haute : 125 tonnes sur 5 m. Il n’y a pas de joints, chaque pierre est unique, et pouvait avoir jusqu’à 12 angles, comme on peut le voir dans le centre historique de la ville.
A côté, on peut voir la pierre diorite aux multiples reflets, qui a donné naissance au drapeau de Cusco, fait de 7 couleurs, un arc-en-ciel.
A l’apogée du monde Inca, sous le 9° roi Pacha Kutec, la ville est recouverte d’or. Pour eux, ce n’était qu’un ornement qu’ils utilisaient pour vénérer leurs dieux. Dans le Temple du Soleil des statues en or massif représentaient des lamas, des alpagas, des vases pour les rituels.
Quand les conquistadors sont arrivés, les Incas ont par contre manqué de perspicacité, car ils les ont pris pour des dieux. Les espagnols ont pensé qu’ils existaient deux soleils, tellement la ville brillait. Ils ont démoli, saccagé, brulé, pillé, fondu l’or, soit pour l’emmener, soit pour refaire des statues catholiques. Les quechuas (et non pas les indiens de Christophe Collomb) étaient retenus prisonniers, torturés sous l’inquisition, mis en esclavage dans la fameuse mine de Potosi. 4 millions de personnes n’en sont pas revenues. La population du Pérou au début du XIX siècle est de 1 Millions de personne pour une estimation d’environ 10 millions à l’arrivée des conquistadors.....ce fut plus qu’un génocide. Les quechuas devaient travailler dans la cathédrale et afin de gagner du temps, ils ont redoublé de moulures, dorures, et ornements pour éviter la mine. Ils devaient représenter la religion catholique qu’ils ne connaissaient pas, et pour ne pas perdre leurs divinités, ils ont su intégrer des détails qui les représentaient : la forme trapézoïdale de la divinité de la terre-mère, et la lune se retrouvent dans le manteau de Marie, Jésus a une tête locale et
A l’heure actuelle, il y a 15 églises.
Les habitants de Cusco s’appellent les Cuscanos et les Cuscana.
L’emblème du pays est la fleur de Qantu.
Sur la face des pièces de monnaie, et sur la colline en face de notre hôtel, on retrouve un médaillon formé par une vigogne, l’arbre quinine, et la corne d’or, entouré par un épi d’orge et un de maïs.
Sachez qu’il existe au Pérou, 300 sortes de maïs et 3 000 sortes de pommes de terre.
La région de Cusco s’étend de 900 à 6 375 m. d’altitude, et donne 17 micro-climats.
Sur les toits en tuiles rondes, des toritos (petits taureaux) porte-bonheur représentent la fertilité et l’honneur. Ils ont été amenés par les espagnols. A l’époque Inca, c’étaient des lamas. Ils sont toujours deux, pour représenter la dualité.
Des enfants jouent aux cerfs-volants, surtout au mois d’août, qui est le mois le plus venteux.
Les femmes (les moins jeunes) en costume local, arborent toutes un chapeau en feutre, posé sur le haut de la tête, certains ont des petits pompons sur le côté.
Les jeunes n’utilisent le costume que pour les fêtes. Dans quelques années, on en verra moins, un vol Madrid-Lima dure 11 heures, c’est pas le Pérou ! venez le découvrir.
Pour découvrir nos photos, allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100258
Avec ce système, il pouvait ainsi manger du poisson frais quand il le voulait.
Le Roi n’était pas reconnu de droit divin, il était le fils d’un mariage inceste car le frère épousait la soeur pour protéger le sang royal. La consanguinité excluait arbitrairement le choix de l’ainé, mais les valeurs guerrières permettaient au meilleur des enfants de devenir roi.
Cusco était la capitale du monde Inca, fondée en 1200 par Monco Capacc qui selon la légende est sorti du lac Titicaca.
Centre religieux, on devait se purifier avant de rentrer dans la ville. Le site Tambomachay à la croisée des chemins, permettait le culte de l’eau. L’eau était puisée dans les nappes phréatiques (leur système n’a pas encore été découvert). Elle était reconnue comme symbole de vie, vénérée comme la terre, le ciel, les étoiles, la montagne et tous les éléments naturels. Elle recevait des offrandes dans les niches du site.
A côté, le site Pukapukara, à 3 800 m. d’altitude, était une forteresse rouge, un site militaire. Ils communiquaient entre garnisons, pour prévenir du danger, avec des plaques en argent qu’ils inclinaient sous le soleil.
45 000 km de chemins pavés en pierre relayaient le royaume, et la route panaméricaine actuelle en faisait partie.
Sur le site de Q’enqo, dédié au culte du puma, le périmètre des pierres est en forme de zigzag. Le 21 juin, l’inclinaison du soleil dévoile une ombre en forme de tête de puma, qui s’appelle le réveil du puma, car le félin a les yeux ouverts.
Nous découvrons à côté, un immense anneau circulaire en pierres, qui permettait une retenue d’eau, un lac artificiel.
Le site Saqsaywaman, qui veut dire faucon repu, est le plus impressionnant. Sur trois étages, des pierres monumentales (tenues par le système tenon-mortaise) entourent une gigantesque place (plus grande qu’un stade) avec trois tours de 18 à 20 m. de hauteur (détruites par les conquistadors pour construire la cathédrale).
Toutes ces superbes pierres noires sont des roches calcaires, car il y a 200 millions d’années, ce plateau était un lac. On a retrouvé des fossiles.
Ces pierres n’étaient pas sur place, ils ont dû les trainer sur 9 km en les faisant rouler sur des rondins de bois. Il est important de noter qu’ils ne connaissaient pas l’esclavage, que chaque individu était reconnu dans son art et respecté. L’espérance de vie à l’époque était de ...80 ans... c’est-à-dire qualité de la nourriture, des soins, de la médecine.
Les portes sont trapézoïdales, et les murs en zigzag sont inclinés à 15° afin qu’ils soient anti-sismiques. On découvre la pierre la plus grosse : 128 tonnes sur 4 m. de haut, et la plus haute : 125 tonnes sur 5 m. Il n’y a pas de joints, chaque pierre est unique, et pouvait avoir jusqu’à 12 angles, comme on peut le voir dans le centre historique de la ville.
A côté, on peut voir la pierre diorite aux multiples reflets, qui a donné naissance au drapeau de Cusco, fait de 7 couleurs, un arc-en-ciel.
A l’apogée du monde Inca, sous le 9° roi Pacha Kutec, la ville est recouverte d’or. Pour eux, ce n’était qu’un ornement qu’ils utilisaient pour vénérer leurs dieux. Dans le Temple du Soleil des statues en or massif représentaient des lamas, des alpagas, des vases pour les rituels.
Quand les conquistadors sont arrivés, les Incas ont par contre manqué de perspicacité, car ils les ont pris pour des dieux. Les espagnols ont pensé qu’ils existaient deux soleils, tellement la ville brillait. Ils ont démoli, saccagé, brulé, pillé, fondu l’or, soit pour l’emmener, soit pour refaire des statues catholiques. Les quechuas (et non pas les indiens de Christophe Collomb) étaient retenus prisonniers, torturés sous l’inquisition, mis en esclavage dans la fameuse mine de Potosi. 4 millions de personnes n’en sont pas revenues. La population du Pérou au début du XIX siècle est de 1 Millions de personne pour une estimation d’environ 10 millions à l’arrivée des conquistadors.....ce fut plus qu’un génocide. Les quechuas devaient travailler dans la cathédrale et afin de gagner du temps, ils ont redoublé de moulures, dorures, et ornements pour éviter la mine. Ils devaient représenter la religion catholique qu’ils ne connaissaient pas, et pour ne pas perdre leurs divinités, ils ont su intégrer des détails qui les représentaient : la forme trapézoïdale de la divinité de la terre-mère, et la lune se retrouvent dans le manteau de Marie, Jésus a une tête locale et
A l’heure actuelle, il y a 15 églises.
Les habitants de Cusco s’appellent les Cuscanos et les Cuscana.
L’emblème du pays est la fleur de Qantu.
Sur la face des pièces de monnaie, et sur la colline en face de notre hôtel, on retrouve un médaillon formé par une vigogne, l’arbre quinine, et la corne d’or, entouré par un épi d’orge et un de maïs.
Sachez qu’il existe au Pérou, 300 sortes de maïs et 3 000 sortes de pommes de terre.
La région de Cusco s’étend de 900 à 6 375 m. d’altitude, et donne 17 micro-climats.
Sur les toits en tuiles rondes, des toritos (petits taureaux) porte-bonheur représentent la fertilité et l’honneur. Ils ont été amenés par les espagnols. A l’époque Inca, c’étaient des lamas. Ils sont toujours deux, pour représenter la dualité.
Des enfants jouent aux cerfs-volants, surtout au mois d’août, qui est le mois le plus venteux.
Les femmes (les moins jeunes) en costume local, arborent toutes un chapeau en feutre, posé sur le haut de la tête, certains ont des petits pompons sur le côté.
Les jeunes n’utilisent le costume que pour les fêtes. Dans quelques années, on en verra moins, un vol Madrid-Lima dure 11 heures, c’est pas le Pérou ! venez le découvrir.
Pour découvrir nos photos, allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100258
dimanche 28 août 2011
Arrivée à Cuzco - Pérou
En plus de l’espagnol, les habitants de Puno parlent deux dialectes :
. depuis la Place d’Armes au Nord, c’est le Quechua, le peuple Inca, et
. depuis la Place d’Armes au Sud, c’est les Aimara , le peuple Pré-Inca, et qualifié comme des guerriers. Ces deux dialectes s'apprennent aujourd’hui à l’université et donc ont été retranscrits.
La température varie beaucoup entre le jour et la nuit. Actuellement, la journée il fait 18-19° et la nuit -1° -2°. En été, en janvier, février, mars la température peut monter jusqu’à 23-24° dans la journée mais il pleut. Novembre est le mois le plus chaud.
Les cultures sont l’orge, la quinoa et la pomme de terre.
Au Pérou, tout est en construction, car ils construisent au fur et à mesure, quand ils ont un peu d’argent, ils n'empruntent pas la somme globale pour faire leur maison. Les villes et villages nous donnent une impression d’inachevé.
Toujours pas d’industrie, mais beaucoup de gisements : or et uranium.
A côté de Puno, une grève a fait 6 morts il y a quelques mois, car les habitants ne voulaient pas qu’une concession se fasse sur la montagne sacrée. Ils ont gagné.
Nous arrivons à Juliaca, où nous allons prendre un vol d’une heure à peine, pour Cusco.
Cette ville nous apparait sous un nuage de pollution, 230 000 ha, et beaucoup de voitures polluantes. Il y a des magasins «Oro de les Andes» où les prospecteurs viennent vendre leurs pépites. L’environnement n’est pas gagnant dans ce commerce, car on emploie du mercure pour mettre l’or en évidence, et on le retrouve dans les rivières.
Dimanche, jour de marché, ici on ne vend pas au kilo, mais l’unité de vente, est la centaine, la centaine de fruits, la centaine de légumes. On peut choisir la moitié ou le quart. De nombreux triporteurs avec deux sièges devant et le cycliste derrière envahissent le centre ville, il y en a 40 000, on les appelle des taxi «jolo» (une bonne idée de cadeau pour Dominique).
Aujourd’hui, le musée inca est fermé, c’est dommage, alors nous profitons pour nous reposer. Le mal des montagnes nous a tous fatigués, nausées, vomissements, maux de tête violents, essoufflements, fourmillements dans les doigts, les pieds, le nez, le menton, les joues. Ici plus rien de ces symptômes, alors repos, car demain visite toute la journée de la ville et de ses environs, et après-demain, montée aux aurores au Machu Pichu à 2 800 m.
Merci de votre fidélité, et n’hésitez pas à nous envoyer un petit mot dans «commentaires»
Pour regarder nos photos du jour, aller sur : http://gallery.me.com/denisfol/100242 et revenez les voir dans 4 jours en raison d'un problème de carte mémoire, merci :)
samedi 27 août 2011
Puno - Pérou
Nous faisons à peine 1 kilomètre que Lucia, notre chauffeuse, doit s’arrêter pour éviter un car lancé à pleine vitesse dans la descente, un choc... mais uniquement avec le rétroviseur extérieur, ouf, tout le monde est du coup bien réveillé.... Les routes sont dangereuses au Pérou et les bords de route sont remplis de petits monuments ou de simples croix qui nous rappellent à tout moment qu’il faut faire plus qu’attention ici.
Nous repartons et le spectacle des montagnes allié à la musique détend de suite l’atmosphère.
Nous remontons très vite sur l’Altiplano, et à cette heure matinale, les troupeaux de lama sont encore dans leurs enclos de pierre, et je demande à Lucia un arrêt photo surplombant une ferme. A peine arrivé au bord du ravin, nous dérangeons une colonie de chinchillas, qui sautent dans la pente et nous assurent un spectacle imprévu.
Nous repassons le mirador des Andes à 4910 mètres et cette fois moins de soucis avec le mal des montagnes, mais nous sommes encore tous un peu fébriles, avec des fourmillements aux pieds, aux mains et au visage. Camille nous dit qu’elle ne pensait pas que ses parents lui demanderait un jour de mâcher de la Coca...
Nous avons repris la route qui nous a amené à Colca et arrivons à l’arrêt tisane où nous avions déjà dégusté un breuvage aux 3 plantes délicieux et très bon pour l’altitude. Il est 7H30 et nous sommes les premiers clients, les vendeuses d’articles artisanaux commencent à installer leurs étals, nous en voyons une arriver sur la route tirant son chargement sur un triporteur, tout à coup un car arrive, elle se met à courir pour vite s’installer et ne pas perdre un client, un enfant l’aide en poussant derrière. Une autre se dépêche d’emmener paître son troupeau de lamas, magnifique.
Nous contemplons en route de nombreux troupeaux de lamas, d’alpagas et les vigognes sont toujours aussi gracieuses. Nous redescendons un peu en altitude et passons à côté de la forêt de pierre, sculptée par le temps dans la montagne avec de multiples cheminées.
La route arrive après des heures de paysages désertiques et majestueux dans la région de Puno, là les plateaux sont de plus en plus humides, et nous voyons beaucoup d’oiseaux dans des petits lacs dont des flamands roses. Nous nous arrêtons pour une pause casse croute près du deuxième lac Péruvien LAS LAGUNES (je vous laisse deviner le nom du premier), nous achetons une flute de pan, qui va charmer de ses sons mélodieux les pauvres oreilles des passagers de la voiture jusqu’à Puno.
Nous voyons une piste qui mène à une mine de cuivre, les camions se croisent dans une poussière incroyable. Auparavant nous avons vu une installation très moderne au sommet d'une colline. C'est une société Japonaise qui exploite une mine d'or nouvellement découverte. Plus généralement, un peu partout nous voyons des mines petites ou grosses, un sacré filon pour le Pérou.
La terre, elle même, devient argileuse et noire, les habitants de la vallée ont tous un four artisanal devant leur maison et chacun fabrique des briques noires pour faire des maisons noires.
Nous passons par Juliaca, une ville qui sera demain matin notre point de départ pour le vol de Cuzco, embouteillage et mélange de tout type de véhicule avec des taxis, mototaxis, vélo taxis qui cohabitent avec les voitures et camions dans une ville de 230 000 habitants.
Nous arrivons finalement à Puno, principal port Péruvien sur le lac dont vous aurez trouvé le nom plus haut, bon allez, c’est le lac Titicaca. La ville est coincée entre le lac et les collines. En arrivant, le point de vue est superbe. Nous faisons un petit tour à pied jusqu’au lac où l’ambiance est très détendue. Nous sommes Samedi, et beaucoup de péruviens se baladent ou louent des pédalos en forme d’animaux ou de dragons, qui feraient pâlir d’envie certains loueurs de pédalos annéciens.
Pour regarder toutes nos photos de la journée allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100240
Demain Cuzco, mais ce sera une autre histoire.
vendredi 26 août 2011
Canyon de Colca - Pérou
Changement de programme aujourd’hui, le traitement a fait effet. Je me réveille en forme.
Nous partons à 6 h 30, pour le Canyon de Colca, une heure et demie de piste pour contempler des condors. En chemin, on contemple des cultures en terrasses magnifiques, les murets datent de l’époque pré-incas et sont encore en activité.....
On traverse de petits villages, les femmes sont en tenues traditionnelles avec chapeau, des petites filles se font prendre en photo avec un lama, avant de partir à l’école. Elles vendent leur artisanat pleins de couleurs.
Nous nous arrêtons près d’une falaise, où nous pouvons observer des sortes de niche
dans l’anfractuosité de la roche, en fait ce sont des sépultures andines, où les personnages importants du village étaient emmurés contre la montagne, pour communier avec elle pour l’éternité. Certaines sont même peintes en rouge.
Et enfin, les observatoires à même la falaise, et...les condors..... 3,50 m. d’envergure. Pendant une heure, ils nous ravissent. Nous avons du en voir une dizaine. Montent sans un battement d’aile, décrivent de larges virages. Ils peuvent aller jusqu’à l’océan pour se régaler de placentas d’otaries, 400 km aller- retour. Depuis 10 ans ils sont protégés, et la population commence à remonter (30 aujourd’hui). Les petits portent un collier blanc. Quand ils passent au dessus de nous, malgré la foule de touristes, tout le monde se tait et appuie sur le déclencheur.
Mais avec la chaleur, les condors restent au fond du canyon, nous nous retournons vers un troupeau de lamas «à touriste» très drôles avec leurs décorations. Il y a un symbole andin en hommage à la montagne, mais en forme de croix.......
Sur la route du retour, à Maca, Denis se fait prendre avec un aigle sur la tête, .......avant de se rafraichir les idées, si l’on peut dire, dans les aguas calientes, thermes locaux.
L’eau sort naturellement à 89 ° et l’on se baigne dans une eau soufrée à 38 °.
Demain 6 heures de route pour arriver à Puno à 3 900 Mètres d’altitude, en espérant en bon état, mais cela est une autre histoire.
Les photos de la journée sur : http://gallery.me.com/denisfol/100224
En raison d'un très mauvais accès internet, les photos ne sont pas encore présentes sur la galerie pour les 3 derniers jour, soyez patients ! :)
Nous partons à 6 h 30, pour le Canyon de Colca, une heure et demie de piste pour contempler des condors. En chemin, on contemple des cultures en terrasses magnifiques, les murets datent de l’époque pré-incas et sont encore en activité.....
On traverse de petits villages, les femmes sont en tenues traditionnelles avec chapeau, des petites filles se font prendre en photo avec un lama, avant de partir à l’école. Elles vendent leur artisanat pleins de couleurs.
Nous nous arrêtons près d’une falaise, où nous pouvons observer des sortes de niche
dans l’anfractuosité de la roche, en fait ce sont des sépultures andines, où les personnages importants du village étaient emmurés contre la montagne, pour communier avec elle pour l’éternité. Certaines sont même peintes en rouge.
Et enfin, les observatoires à même la falaise, et...les condors..... 3,50 m. d’envergure. Pendant une heure, ils nous ravissent. Nous avons du en voir une dizaine. Montent sans un battement d’aile, décrivent de larges virages. Ils peuvent aller jusqu’à l’océan pour se régaler de placentas d’otaries, 400 km aller- retour. Depuis 10 ans ils sont protégés, et la population commence à remonter (30 aujourd’hui). Les petits portent un collier blanc. Quand ils passent au dessus de nous, malgré la foule de touristes, tout le monde se tait et appuie sur le déclencheur.
Mais avec la chaleur, les condors restent au fond du canyon, nous nous retournons vers un troupeau de lamas «à touriste» très drôles avec leurs décorations. Il y a un symbole andin en hommage à la montagne, mais en forme de croix.......
Sur la route du retour, à Maca, Denis se fait prendre avec un aigle sur la tête, .......avant de se rafraichir les idées, si l’on peut dire, dans les aguas calientes, thermes locaux.
L’eau sort naturellement à 89 ° et l’on se baigne dans une eau soufrée à 38 °.
Demain 6 heures de route pour arriver à Puno à 3 900 Mètres d’altitude, en espérant en bon état, mais cela est une autre histoire.
Les photos de la journée sur : http://gallery.me.com/denisfol/100224
En raison d'un très mauvais accès internet, les photos ne sont pas encore présentes sur la galerie pour les 3 derniers jour, soyez patients ! :)
jeudi 25 août 2011
Plateau de l'Altiplano - Pérou
Isabelle
En effet une journée émotion, avec des paysages à couper le souffle et des altitudes aussi à couper le souffle.... la chaine volcanique enneigée nous domine avec des sommets à 6 288 , 6025, 5976 mètres , les haut plateaux -altiplano à 4 200/ 4 300 mètres - quasi désertiques, nous font trouver la route moins longue.
Les lamas, alpagas et autres vigognes se pressent devant l’appareil, même un chinchilla prend la pose. Les étangs de l’altiplano sont riches en oiseau de toute sorte, nous sommes sous le charme, nous l’avons déjà peut être écrit quelque fois depuis le début de notre aventure.
Les paysages changent une fois le col franchi à 4 910 m et la plongée, le mot n’est pas trop fort, sur la vallée de Colca, est vraiment impressionnante.
Une fois l’infirmerie pleine et la situation sous contrôle, je quitte l’hôtel pour une balade dans Chivay. Après avoir échappé aux chiens errants très nombreux et agressifs, je suis un homme, qui marche devant moi, avec un lance pierre, afin d’écarter le danger. Arrivé au village, quasi toutes les femmes sont en costume andin traditionnel, mais j’ai oublié l’appareil....., je fais le tour du marché et du centre ville, et rentre même dans l’église, si si, très caractéristique du mélange des croyances locales et de la foi catholique. Les andins vénèrent la montagne comme une déesse en l’appelant Pachamama, et elle tient un rôle important dans leur vie. Un petit Ignacio me fait la visite, on se comprend par signes et tout va bien.
Retour émotion aussi en moto taxi, secouant, remuant, bruyant, mais efficace, visite de l'infirmerie et nous aviserons demain matin à 5H30 de la journée de demain.
Mais cela est une toute autre histoire.
Photos de la journée sur : http://gallery.me.com/denisfol/100218
mercredi 24 août 2011
Arequipa - Pérou
Après nos 9 heures de car, nous étions contents d’arriver à Arequipa. Mais la visite de la ville ne se fera pas à 4 mais à 2, car Camille et Isabelle ressentent les symptômes du mal des montagnes…Hier au soir, nous étions au bord de l’océan et nous sommes à 2 300 m d’altitude. L’air est très sec et nous préférons nous reposer car demain, nous dormirons à 3 700 m. Alors, Coca à volonté...........
Aréquipa est une jolie ville coloniale, fondée par les Espagnols sur des villages indiens, elle a eu 2 créations : la première au bord du pacifique, mais après l’été clément, les nouveaux habitants ont découvert l’hiver sous le brouillard et sans soleil comme ce que nous avons vu à Lima, ils ont donc décidé de déménager plus loin, et ont sélectionné ce haut plateau cerné de volcans, avec des terres fertiles et de l’eau qui vient des montagnes.
On l’appelle la blanche, à cause des pierres qui sont utilisées pour la construction des bâtiments, qui pour la plupart, ont été souvent reconstruit, au rythme des différents séismes qui secouent régulièrement la ville. Le dernier important a eu lieu en 2001.
La ville est très animée et économiquement très importante, 900 000 habitants 2 000 000 avec la banlieue, elle est très propre et parait très bien organisée après les villages que nous avons traversés. Les taxis ici, portent des sortes de dossard sur le toit, avec le nom de leur compagnie, et rivalisent d’attention pour écraser le plus de piétons possible. On les croirait aux 24 heures du mans et chaque seconde perdue est VRAIMENT primordiale pour eux, les taxis parisiens sont des enfants de choeur à côté.
Bref, après avoir traversé 25 rues sans encombre, nous arrivons enfin au marché central, marché couvert où chacun a sa place, un Rungis en plus petit, nous découvrons tous les fruits exotiques, ou pas, les différents légumes avec notamment du mais noir, et des centaines de sortes de pomme de terre, impressionnant. Nous pouvons déguster des jus de fruits frais, mais aussi un jus de...........grenouille fraîche, les anglais en seraient tout retournés. Vous faîtes sauter une grenouille vivante dans votre casserole, vous la faîtes bouillir, après quelques minutes à ébullition vous passez le tout dans un mixeur, et vous servez bien chaud comme une soupe, provecho ( bon appétit local ), malheureusement il n’y en avait plus et nous n’avons pas pu gouter - pour voir l’étal où l’on proposait cette magnifique boisson, grenouille se dit rana en espagnol.
Une allée plus loin, nous arrivons vers les échoppes spécialisées dans les plantes, herbes et autres produits naturels, très importants pour les indiens des montagnes, un peu moins pour les citadins.Et là, nous découvrons juste à côté de la photo de Jésus - si l’on peut s’exprimer ainsi - des foetus de Lama, que les clients viennent acheter pour les porter en offrande soit à la montagne qu’ils vénèrent encore, soit.....à leur saint préféré. Viviane n’est pas restée longtemps devant cette boutique........les Jésuites ont fait la moitié du boulot. On ne sait plus à qui se confier.
Nous visitons le couvent Ste Catherine (24 ème d’une famille de 25 enfants - quand même !!! ) le couvent le plus important d’Aréquipa, et le plus puissant, où il reste une trentaine de nonnes aujourd’hui. Mais, au XVII ème siècle, c’était l’endroit où une famille noble devait envoyer au minimum une partie de sa descendance, et en fonction du montant alloué au couvent, le régime et la cellule étaient aussi austères qu’une suite au Crillon. Il était hors de question de venir ici sans sa suite, servante, esclave, etc... Certaines «nonnes» avaient jusqu’à 8 personnes pour les aider à atteindre la sérénité. Et un minimum de confort s’imposait : tapis, tentures, peintures, mobilier, porcelaines de sèvres, etc...Toutes les belles choses exposées au musée du couvent ainsi que tous les tableaux de maître provenaient des cellules des nonnes - les plus grandes avaient une chambre principale , une chambre pour la novice ( chaque nonne éduquait une fille entre 3 et 11 ans ), une cuisine ( hors de question de se mélanger avec les autres ), un patio, une terrasse, et une petite chambre pour les servantes et/ou esclaves. Les novices à 11 ans partaient pour se marier ou rentraient dans la congrégation.
Des cellules bien moins confortables, étaient réservées pour les femmes adultères, ou dénoncées comme telles par.........leur mari !!! Si elles arrivaient à prouver leur innocence,elles ressortaient sinon.... Pratique non??? Bien sur, les maris ne commettaient jamais d’adultère.
Avec tout ce petit monde, la population du couvent est montée jusqu’à 500 personnes, et environ 20% des femmes de la ville habitaient dans un couvent, mais pas toutes dans les conditions du paragraphe précédant. Beaucoup y trouvait refuge et évitait une vie très difficile, surtout si elle ne trouvait pas de mari, un mariage était à l’époque 10 fois plus cher que rentrer au couvent....Aujourd’hui, c’est encore vrai, mais bizarrement, il y a beaucoup moins de monde dans les couvents. Le couvent d’Aréquipa était si puissant qu’il possédait d’énormes quantités de terrains et d’argent, et il servait de banque pour des prêts en argent liquide, bref le spirituel a parfois besoin du matériel.
Demain départ matinal pour le canyon de Colca et non pas Coca, avec un col à 4 910 mètres d’altitude, si les malades vont mieux, sinon nous resterons seulement à 3 600 mètres....mais cela est une autre histoire.
Les photos de la journée sur : http://gallery/me/com/denisfol/100214
Aréquipa est une jolie ville coloniale, fondée par les Espagnols sur des villages indiens, elle a eu 2 créations : la première au bord du pacifique, mais après l’été clément, les nouveaux habitants ont découvert l’hiver sous le brouillard et sans soleil comme ce que nous avons vu à Lima, ils ont donc décidé de déménager plus loin, et ont sélectionné ce haut plateau cerné de volcans, avec des terres fertiles et de l’eau qui vient des montagnes.
On l’appelle la blanche, à cause des pierres qui sont utilisées pour la construction des bâtiments, qui pour la plupart, ont été souvent reconstruit, au rythme des différents séismes qui secouent régulièrement la ville. Le dernier important a eu lieu en 2001.
La ville est très animée et économiquement très importante, 900 000 habitants 2 000 000 avec la banlieue, elle est très propre et parait très bien organisée après les villages que nous avons traversés. Les taxis ici, portent des sortes de dossard sur le toit, avec le nom de leur compagnie, et rivalisent d’attention pour écraser le plus de piétons possible. On les croirait aux 24 heures du mans et chaque seconde perdue est VRAIMENT primordiale pour eux, les taxis parisiens sont des enfants de choeur à côté.
Bref, après avoir traversé 25 rues sans encombre, nous arrivons enfin au marché central, marché couvert où chacun a sa place, un Rungis en plus petit, nous découvrons tous les fruits exotiques, ou pas, les différents légumes avec notamment du mais noir, et des centaines de sortes de pomme de terre, impressionnant. Nous pouvons déguster des jus de fruits frais, mais aussi un jus de...........grenouille fraîche, les anglais en seraient tout retournés. Vous faîtes sauter une grenouille vivante dans votre casserole, vous la faîtes bouillir, après quelques minutes à ébullition vous passez le tout dans un mixeur, et vous servez bien chaud comme une soupe, provecho ( bon appétit local ), malheureusement il n’y en avait plus et nous n’avons pas pu gouter - pour voir l’étal où l’on proposait cette magnifique boisson, grenouille se dit rana en espagnol.
Une allée plus loin, nous arrivons vers les échoppes spécialisées dans les plantes, herbes et autres produits naturels, très importants pour les indiens des montagnes, un peu moins pour les citadins.Et là, nous découvrons juste à côté de la photo de Jésus - si l’on peut s’exprimer ainsi - des foetus de Lama, que les clients viennent acheter pour les porter en offrande soit à la montagne qu’ils vénèrent encore, soit.....à leur saint préféré. Viviane n’est pas restée longtemps devant cette boutique........les Jésuites ont fait la moitié du boulot. On ne sait plus à qui se confier.
Nous visitons le couvent Ste Catherine (24 ème d’une famille de 25 enfants - quand même !!! ) le couvent le plus important d’Aréquipa, et le plus puissant, où il reste une trentaine de nonnes aujourd’hui. Mais, au XVII ème siècle, c’était l’endroit où une famille noble devait envoyer au minimum une partie de sa descendance, et en fonction du montant alloué au couvent, le régime et la cellule étaient aussi austères qu’une suite au Crillon. Il était hors de question de venir ici sans sa suite, servante, esclave, etc... Certaines «nonnes» avaient jusqu’à 8 personnes pour les aider à atteindre la sérénité. Et un minimum de confort s’imposait : tapis, tentures, peintures, mobilier, porcelaines de sèvres, etc...Toutes les belles choses exposées au musée du couvent ainsi que tous les tableaux de maître provenaient des cellules des nonnes - les plus grandes avaient une chambre principale , une chambre pour la novice ( chaque nonne éduquait une fille entre 3 et 11 ans ), une cuisine ( hors de question de se mélanger avec les autres ), un patio, une terrasse, et une petite chambre pour les servantes et/ou esclaves. Les novices à 11 ans partaient pour se marier ou rentraient dans la congrégation.
Des cellules bien moins confortables, étaient réservées pour les femmes adultères, ou dénoncées comme telles par.........leur mari !!! Si elles arrivaient à prouver leur innocence,elles ressortaient sinon.... Pratique non??? Bien sur, les maris ne commettaient jamais d’adultère.
Avec tout ce petit monde, la population du couvent est montée jusqu’à 500 personnes, et environ 20% des femmes de la ville habitaient dans un couvent, mais pas toutes dans les conditions du paragraphe précédant. Beaucoup y trouvait refuge et évitait une vie très difficile, surtout si elle ne trouvait pas de mari, un mariage était à l’époque 10 fois plus cher que rentrer au couvent....Aujourd’hui, c’est encore vrai, mais bizarrement, il y a beaucoup moins de monde dans les couvents. Le couvent d’Aréquipa était si puissant qu’il possédait d’énormes quantités de terrains et d’argent, et il servait de banque pour des prêts en argent liquide, bref le spirituel a parfois besoin du matériel.
Demain départ matinal pour le canyon de Colca et non pas Coca, avec un col à 4 910 mètres d’altitude, si les malades vont mieux, sinon nous resterons seulement à 3 600 mètres....mais cela est une autre histoire.
Les photos de la journée sur : http://gallery/me/com/denisfol/100214
mardi 23 août 2011
Départ de Nazca - Pérou
Le survol des lignes de Nazca ne sera pas pour nous, car ce matin le vent n’était pas bon, et l’après-midi, nous reprenons le car à 13 h. - 565 km - minimum de 9 h. - pour franchir la Cordillère en direction d’Arequipa, la cité blanche dénommée ainsi pour ses édifices... blancs. Nous arriverons dans la nuit.
Ce matin nous avons visiter un cimetière.... le cimetière de Chauchilla. qui date de l’époque Wari (VII au IX° siècle après J.C.) dont les momies, grâce à la sécheresse de la zone désertique, sont très bien conservées.
Elles sont en position foetale, tournées vers l’est, soleil levant, pour une nouvelle vie.
Les corps étaient un peu embaumés, les tombeaux maçonnés, mais c’est surtout la qualité de la terre qui a permis leur conservation, grâce à la quantité de sel contenu dans les sols.
Les momies étaient ceinturées de cordes et entourées de coton blanc et marron avec des tissus blanc ou rouge. Les femmes portaient les cheveux longs jusqu’à 2,20 m. retenus en sorte de dreds, enroulées autour de la tête. Les corps étaient tatoués et les personnages importants de la société étaient enterrés avec des habits rouges.
Autour de la momie, on trouve des poteries remplies de maïs, de coquillages et de substances hallucinogènes pour le grand voyage. Les poteries sont peintes en rouge, ocre, jaune, couleur de la montagne toute proche, avec de grands traits épais noirs.
L’étude de leurs os, a montré l’usure prématurée de leurs squelettes. Pour manger dans le désert et boire, il fallait beaucoup marcher. L’espérance de vie était estimée à 35 ans.
Beaucoup d’enfants mourraient à cause de la consanguinité et des sacrifices pour les dieux. L’espérance d’une vie meilleure pour les chanceux sacrifiés !!
Nous sommes désolés de voir ces tombes ouvertes avec un simple toit pour le soleil et un petit muret pour toute protection. Des déchets tombent à l’intérieur, l’air use prématurément ce que des siècles ont protégés. Le gouvernement ne veut pas ou ne peut pas, protéger son patrimoine, alors que des milliers de touristes et de nombreux scientifiques viennent pour les voir ou les étudier.
Tout autour de nous, des dizaines de tombeaux attendent encore d’être mis en valeur, plus de 60 . Un simple employé est à demeure pour les préserver des pilleurs de tombe, car le marché noir est prospère. Notre guide nous dit avec regret que beaucoup de momies sont dans des musées étrangers, mais nous pensons que celles-ci seront mieux protégées que les leurs.
Sur la route, nous découvrons des cimetières sauvages, car les familles ne peuvent pas payer la concession, trop chère pour eux. Les croix sont là, en plein désert, sans rien autour, c’est une vision étrange.
Sur la route, nous découvrons des plantations de cactus, non pas pour le cactus, mais pour les insectes qui se développent sur leurs feuilles, la cochenilla (la cochenille), appelée l’or rouge, par les habitants de Nazca. Elle est utilisée par l’industrie pharmaceutique et cosmétique, pour la couleur rouge des pilules ou des rouge à lèvres.
Sur la route,plus loin, des camions amènent des algues de la mer (jusqu’à 80 km) , on les fait sécher pour être vendues principalement à des japonais, pour l’industrie alimentaire.
Sur la route, nous découvrons des mines creusées, des mines de cuivre essentiellement. La couleur jaune de la montagne nous les désigne. Avec la montée du cours des métaux, ils ont une vraie richesse, avec l’or en abondance aussi.
Sur la route, nous découvrons l’océan et ses rouleaux, les dunes de plage sur des kilomètres, à perte de vue. Une dune domine la ville de Nazca de 2 048 mètres et est appelé le Mont Blanc, pour la couleur de son sable.
Sur la route, nous découvrons une petite fleur blanche entourée de 4 ou 5 feuilles qui pousse sur le désert et rend quelques dunes verte et blanche.
Sur la route, nous ne voyons personne, personne sur les plages, personne dans le désert, un village au bord de l’océan nous paraît désertique.
Le désert peut être du sable fin ou des énormes cailloux, un paysage lunaire, avec des immenses crevasses.
Sur la route, des camions et notre car. Nous sommes sur la route Panaméricaine, route mystique (conçue en 1923 pour relier les Amériques). On domine l’océan, on le quitte, et on recommence. Nous avons deux chauffeurs afin qu’ils se relaient. Les camions sont souvent des transports de combustibles, tirés par des Peterbilt ou des Mack (pour ceux qui aiment). La route nous parait dangereuse, et nous roulerons une bonne partie de nuit.
Nous croisons un autre village en pleine construction, une mine juste au dessus,
Vers 17 h, nous sommes toujours au bord de l’océan, la vue est toujours extraordinaire, différente, des plages depuis le début. On découvre maintenant des pêcheurs. Leurs cabanes faites de feuilles de palmier et de bois sur la plage. Quelle désolation, comment vous les décrire, il n’y a rien, une simple pièce, une bâche, des détritus, un homme nu se lave dans un baquet d’eau. Les bateaux sont en mer, que gagnent-ils ? comment vivent-ils? Un camion attend sur la plage leur pêche.
La nuit est là, nous quittons l’océan, nous montons vers Arequipa, nous arriverons vers minuit.
A demain.
Nos photos de la journée : http://gallery.me.com/denisfol/100207
Elles sont en position foetale, tournées vers l’est, soleil levant, pour une nouvelle vie.
Les corps étaient un peu embaumés, les tombeaux maçonnés, mais c’est surtout la qualité de la terre qui a permis leur conservation, grâce à la quantité de sel contenu dans les sols.
Les momies étaient ceinturées de cordes et entourées de coton blanc et marron avec des tissus blanc ou rouge. Les femmes portaient les cheveux longs jusqu’à 2,20 m. retenus en sorte de dreds, enroulées autour de la tête. Les corps étaient tatoués et les personnages importants de la société étaient enterrés avec des habits rouges.
Autour de la momie, on trouve des poteries remplies de maïs, de coquillages et de substances hallucinogènes pour le grand voyage. Les poteries sont peintes en rouge, ocre, jaune, couleur de la montagne toute proche, avec de grands traits épais noirs.
L’étude de leurs os, a montré l’usure prématurée de leurs squelettes. Pour manger dans le désert et boire, il fallait beaucoup marcher. L’espérance de vie était estimée à 35 ans.
Beaucoup d’enfants mourraient à cause de la consanguinité et des sacrifices pour les dieux. L’espérance d’une vie meilleure pour les chanceux sacrifiés !!
Nous sommes désolés de voir ces tombes ouvertes avec un simple toit pour le soleil et un petit muret pour toute protection. Des déchets tombent à l’intérieur, l’air use prématurément ce que des siècles ont protégés. Le gouvernement ne veut pas ou ne peut pas, protéger son patrimoine, alors que des milliers de touristes et de nombreux scientifiques viennent pour les voir ou les étudier.
Tout autour de nous, des dizaines de tombeaux attendent encore d’être mis en valeur, plus de 60 . Un simple employé est à demeure pour les préserver des pilleurs de tombe, car le marché noir est prospère. Notre guide nous dit avec regret que beaucoup de momies sont dans des musées étrangers, mais nous pensons que celles-ci seront mieux protégées que les leurs.
Sur la route, nous découvrons des cimetières sauvages, car les familles ne peuvent pas payer la concession, trop chère pour eux. Les croix sont là, en plein désert, sans rien autour, c’est une vision étrange.
Sur la route, nous découvrons des plantations de cactus, non pas pour le cactus, mais pour les insectes qui se développent sur leurs feuilles, la cochenilla (la cochenille), appelée l’or rouge, par les habitants de Nazca. Elle est utilisée par l’industrie pharmaceutique et cosmétique, pour la couleur rouge des pilules ou des rouge à lèvres.
Sur la route,plus loin, des camions amènent des algues de la mer (jusqu’à 80 km) , on les fait sécher pour être vendues principalement à des japonais, pour l’industrie alimentaire.
Sur la route, nous découvrons des mines creusées, des mines de cuivre essentiellement. La couleur jaune de la montagne nous les désigne. Avec la montée du cours des métaux, ils ont une vraie richesse, avec l’or en abondance aussi.
Sur la route, nous découvrons l’océan et ses rouleaux, les dunes de plage sur des kilomètres, à perte de vue. Une dune domine la ville de Nazca de 2 048 mètres et est appelé le Mont Blanc, pour la couleur de son sable.
Sur la route, nous découvrons une petite fleur blanche entourée de 4 ou 5 feuilles qui pousse sur le désert et rend quelques dunes verte et blanche.
Sur la route, nous ne voyons personne, personne sur les plages, personne dans le désert, un village au bord de l’océan nous paraît désertique.
Le désert peut être du sable fin ou des énormes cailloux, un paysage lunaire, avec des immenses crevasses.
Sur la route, des camions et notre car. Nous sommes sur la route Panaméricaine, route mystique (conçue en 1923 pour relier les Amériques). On domine l’océan, on le quitte, et on recommence. Nous avons deux chauffeurs afin qu’ils se relaient. Les camions sont souvent des transports de combustibles, tirés par des Peterbilt ou des Mack (pour ceux qui aiment). La route nous parait dangereuse, et nous roulerons une bonne partie de nuit.
Nous croisons un autre village en pleine construction, une mine juste au dessus,
Vers 17 h, nous sommes toujours au bord de l’océan, la vue est toujours extraordinaire, différente, des plages depuis le début. On découvre maintenant des pêcheurs. Leurs cabanes faites de feuilles de palmier et de bois sur la plage. Quelle désolation, comment vous les décrire, il n’y a rien, une simple pièce, une bâche, des détritus, un homme nu se lave dans un baquet d’eau. Les bateaux sont en mer, que gagnent-ils ? comment vivent-ils? Un camion attend sur la plage leur pêche.
La nuit est là, nous quittons l’océan, nous montons vers Arequipa, nous arriverons vers minuit.
A demain.
Nos photos de la journée : http://gallery.me.com/denisfol/100207
lundi 22 août 2011
Les lignes de Nazca - Pérou
Aujourd’hui, sac à dos à 6 h du mat. pour 8 h. de route en car, direction Nazca. Quelques photos vous montreront les différents paysages que nous avons traversé sur la route Panaméricaine qui longe l’Océan Pacifique jusqu’au bout du Chili.
Sitôt quitté Lima, le désert est là, dunes ou cailloux. Les cultures se distinguent comme des oasis. Les paysages changent très vite, la route suit l’Océan et puis on passe les pré-cordillères pour tourner, monter, descendre pendant 2-3 heures. Par chance, notre car était confortable. Et nous avons eu le plaisir de retrouver le ciel bleu et le soleil 2 heures après avoir quitté la capitale froide et humide.
On découvre Nazca, un bourg animé, et on part pour le Musée de Maria Reiche (1903-1998) archéologue allemande, qui a consacré sa vie entière à l’étude des lignes de Nazca et qui pensait que toutes ces lignes formaient un calendrier astronomique dont les lignes pointent vers des étoiles de constellations. Elle a cartographié tout le site, et elle est vénérée par la population pour avoir, entre autres, sauvé les lignes en 1975 contre un projet du gouvernement, d’irriguer toute la région.
Une quarantaine de théories existent, car ce site a interpellé, et interpelle encore aujourd’hui, beaucoup de scientifiques du monde entier. Une va jusqu’à évoquer la création d’une piste d'atterrissage pour des extra-terrestres.
Le site est composé de 120 figures et 10 000 lignes sur 405 km2... Le plus petit dessin est la baleine (30 m. de long), et le plus gros l’Albatros (300 m.)
Les lignes sont profondes de 3 à 4 cm. et certaines font jusqu’à 7 km de long.
On retrouve les mêmes dessins, comme le colibri par exemple, sur certaines poteries Nazca du Musée.
Nazca est un désert, il pleut 2 fois 15 minutes par an !!! et c’est donc une des régions les plus sèches du monde. La Cordillère des Andes arrête les nuages qui viennent de l’Est, de l’Atlantique, et la température de l’eau de l’océan Pacifique, assez froide, ne permet pas une évaporation suffisante pour former des nuages. Donc, sans sable, ni poussière pour recouvrir la plaine et avec peu de pluie ou de vent pour les éroder, les tracés restent intacts.
Mais les Nazcas (300 av. J.C. à 700 après J.C.) ont puisé dans la nappe phréatique, en construisant des Ojos de Agua, c’est-à-dire des puits en colimaçon, qu’ils ont sécurisé avec des pierres rondes de rivière.
Ces puits sont toujours utilisés (36 encore maintenant) par la population, et ont survécu au temps et surtout aux différents tremblements de terre dus à la Plaque tectonique de Nazca. La technique employée reste là aussi un mystère pour nos techniciens modernes.
A l’apogée du peuple Nazca, la ville comptait 200 000 Habitants, ce qui à l’époque était énorme, elle en compte aujourd’hui 60 000. Elle attire aujourd’hui, en plus des nombreux touristes, des chercheurs d’or et de cuivre. En effet, l’envolée des cours des matières premières, cuivre et or, a déclenché une nouvelle ruée vers l’or dans les montagnes proches de Nazca, n’importe qui, s’il est péruvien, peut aller creuser la montagne et chercher le filon miraculeux sans autre autorisation.
Nazca va t’elle devenir un nouvel eldorado????
Demain envolée très matinale au dessus des lignes, puis 9 heures de bus pour rejoindre Arequipa dans la nuit, mais cela sera une autre histoire.
Buenas noches
Regardez nos photos sur : http://gallery.me.com/denisfol/100197
dimanche 21 août 2011
Lima - Pérou
La ville est construite sur une falaise haute de 70 mètres au dessus de l’océan, en contrebas des surfers jouent avec les vagues, vue la température il est conseillé de ne pas oublier la combinaison, en contrehaut des parapentes résistent à l’attraction terrestre malgré l’air vif, ils volent entre la ville et l’océan, vision surréaliste.
Nous poursuivons par le centre ville, où toutes les époques architecturales se retrouvent côte à côte sans logique visible laissant apparaître les multiples influences qu’a subi Lima : espagnoles, mauresques, françaises, américaines type wall street, art déco, et immeuble moderne made by oncle sam. Le résultat n’est pas toujours au top mais ne manque pas de charme. Les parcs sont nombreux et la place centrale est spectaculaire avec des palais tout jaunes de style colonial avec des moucharabiehs classiques à Marrakech mais un peu moins ici. Plus loin nous passons par une place où tout les palais sont bleus, étonnant. Dans toutes les villes il y a des pigeons, à Lima aussi bien sûr mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'ils ne sont pas seuls à voler dans la brume, des vautours sont partout sur les toits, ils guettent une carcasse ou une poubelle à nettoyer. Sans oublier la police omniprésente, les policiers qui passent, 4 par 4, armés jusqu'aux dents, prêts à bondir...
Il faut dire que la ville a beaucoup souffert entre les différents tremblements de terre et les conflits avec les voisins, que le Pérou a rarement gagnés, seul la présence d’un détachement Français (qui passait par là) a sauvé le centre ville de la mise à sac organisée par les chiliens.
Nous finissons par la visite du couvent San Domingo, petite partie qui reste de l’immense quartier des couvents, qui s’élevait ici avant la rénovation de la ville, où Franciscains, Dominicains, Jésuites et bien d’autres congrégations se disputaient les terres nouvelles à évangéliser et .....les cadets des familles nobles à enrôler. L’église de tous temps a été très puissante au Pérou et est très bien organisée. Encore aujourd’hui, avec l’armée, elle est la seule organisation présente dans tout le pays, même le gouvernement ne peut pas en dire autant.
Le cloître intérieur est recouvert d’azuelos, les faïences d’inspirations espagnoles, et c’est vraiment magnifique, d’immenses tableaux venus d’Europe complètent la décoration, alternat avec des fresques plus anciennes. La bibliothèque vaut aussi le détour avec des textes qui datent de la conquête espagnole, notamment le manuel d’évangélisation mis au point par les dominicains pour communiquer avec les indiens.
Nous finissons dans les catacombes où 25 000 personnes ont été enterrées dans les fosses communes sous la chapelle selon les os et coutumes de l’époque, autant dire que nous ne crânons pas.....
Nous revoyons le jour, contents de notre sort, et passons 2 heures plus qu’instructives dans le musée archéologique vraiment superbe, mais après les incas un en cas s’impose.
Bon appétit et à demain de Nazca , pour une petite ligne , mais cela est une autre histoire.
Les photos de la journée sont sur : http://gallery.me.com/denisfol/100188
Nous avons pu mettre à jour toutes les galeries, vous retrouverez donc toutes nos photos et surtout nos vidéos. Soyez patient pendant le chargement ! Merci :)
samedi 20 août 2011
Lima - Pérou
Lima nous accueille avec féérie.
Après un démarrage très lent, dû à notre retour de l’aéroport à 2 h. du mat, nous apprécions la tranquillité du petit quartier où nous logeons, Miraflores. Lima est froide et humide, nous sommes au bord du Pacifique, il fait 15°, soit environ 20°de moins, qu’hier à Cancum, alors que nous sommes à la même latitude que Rio de Janeiro.
Lima est toujours dans le brouillard, sans soleil, avec un taux d’humidité à 100 % la nuit. Le taxi qui nous a amené à l’hôtel hier au soir, faisait marcher ses essuies glaces alors qu’il ne pleuvait pas. Tous les trottoirs sont mouillés, et ses habitants, les Liméniens et les Liméniennes sont habillés chaudement, manteau, bottes, et bonnet.
L’après-midi, nous découvrons une boite de jour, en plein milieu d’un square, la musique techno, un amphithéâtre, et des danseurs de différentes générations. Le soir, nous nous rendons dans le centre de Lima, pour un spectacle d’eau et de lumière. Dans le centre historique, le Circuito Magico del Aqua, dans le Parque de la Reserva, met en scène une dizaine de fontaines différentes avec musique et lumière qui nous ont charmés et enthousiasmés. Des images sont projetées, la musique classique ou techno, et lasers. Regardez la vidéo (faite par Viviane) que vous trouverez dans gallery, avec des danses folkloriques et un jeu de laser très moderne à la fin.
Des personnes vont au milieu des fontaines, et cela nous plait, nous faisons de même dans un tunnel d’eau de quinze mètres.
Un groupe de six jeunes filles nous interpelle et nous parle en espagnol, tellement vite que l’on ne comprend pas. Elles nous montrent leur appareil photo et nous demandent de poser.....Nous sommes exotiques, nous sommes l’attraction.... c’est vrai qu’à part dans l’hôtel, nous avons rencontrés très peu de touristes.
Demain, rendez-vous avec les monuments et le Musée Archéologique, mais ce sera une prochaine aventure....
Bonne nuit.
Comme d'habitude, les photos de la journée sont sur http://gallery.me.com/denisfol/100187
Et pardon pour le retard de ces derniers jours, les réseaux wifi ne fonctionnaient pas bien !
vendredi 19 août 2011
Adios Mexico !
Nous venons de décoller de Cancun après 3 semaines incroyables dans un pays toujours différent, toujours intéressant et surtout où vivent les Mexicains, terme générique pour des peuples qui ne le sont pas, qui parlent plus de 250 dialectes (90 rien que dans le Chiapas), qui ont des racines dans le monde entier : Espagne, Afrique, Amérique du sud et bien sur locales avec les mayas, toltèques, aztèques(s’il en reste) et indiennes. Ils essayent malgré leurs différences de construire un seul pays: le Mexique, tout en conservant leurs cultures propres.
En pleine mutation économique, porté par la vague de fort développement de ses voisins sud américains , riche en ressources terrestres, riche en pétrole et en gaz (voir le tableau de Camille pour le PIB),,, le Mexique s’industrialise à grand pas, mais sa vraie richesse réside dans ses 114 millions d’habitants dont beaucoup ont moins de 25 ans. Ils font preuve d’une ingéniosité débordante pour récupérer, réparer, fabriquer ou seulement faire tenir debout ce qui, dans nos contrées, serait depuis longtemps perdu dans le fond d’une benne de décheterie, sans espoir de vies futures et futures. Dans le centre, nous avons pu admirer quelques spécimens de Cadillac 1948 modifiées 1955--68--76, les modifications suivantes n’ayant pas reçu d’homologation officielle.
Le célèbre plateau repas interrompt cet article, et là, nous pouvons vous assurer qu’après avoir dégusté des mets plus délicieux les uns que les autres de la très riche cuisine mexicaine, il est à regretter que le repas fourni par LAN soit à la hauteur de celui d’AIR FRANCE, ou de toute autre compagnie, et cela n ‘a rien à voir avec l’altitude (environ 10 000 Mètres). le sandwich mou est presque congelé, suivi d’une pâte étrange avec un peu de caramel et quelques noisettes ou cacahuètes, avec comme bouquet final une coupe de fruits avec un ananas que l’on croirait originaire de Lille plutôt que des tropiques. Et dire que nous allons voyager avec LAN pendant toute l’Amérique du Sud, heureusement certains vols étant très courts, ils n’auront peut-être pas le temps de sévir pardon de servir.
Nous allons essayer de survivre à une diète «passagère» et excellente pour la santé. Regarder «de l’eau pour les éléphants» en espagnol est un très bon exercice pour le perfectionnement de la langue. Ajouter quelques mots de vocabulaire à cerveza ou téquila, correspondant à l’espagnol dit de survie, ne peut pas nuire.
L’espagnol est le trait d’union entre tous ces peuples, mais le Mexique, quoi qu’on en dise, n’est pas le Pérou.... et cela sera une autre histoire
Pour regarder nos photos de l'avion allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100173
Muchas gracias gringos y hasta luego
Denis
En pleine mutation économique, porté par la vague de fort développement de ses voisins sud américains , riche en ressources terrestres, riche en pétrole et en gaz (voir le tableau de Camille pour le PIB),,, le Mexique s’industrialise à grand pas, mais sa vraie richesse réside dans ses 114 millions d’habitants dont beaucoup ont moins de 25 ans. Ils font preuve d’une ingéniosité débordante pour récupérer, réparer, fabriquer ou seulement faire tenir debout ce qui, dans nos contrées, serait depuis longtemps perdu dans le fond d’une benne de décheterie, sans espoir de vies futures et futures. Dans le centre, nous avons pu admirer quelques spécimens de Cadillac 1948 modifiées 1955--68--76, les modifications suivantes n’ayant pas reçu d’homologation officielle.
Le célèbre plateau repas interrompt cet article, et là, nous pouvons vous assurer qu’après avoir dégusté des mets plus délicieux les uns que les autres de la très riche cuisine mexicaine, il est à regretter que le repas fourni par LAN soit à la hauteur de celui d’AIR FRANCE, ou de toute autre compagnie, et cela n ‘a rien à voir avec l’altitude (environ 10 000 Mètres). le sandwich mou est presque congelé, suivi d’une pâte étrange avec un peu de caramel et quelques noisettes ou cacahuètes, avec comme bouquet final une coupe de fruits avec un ananas que l’on croirait originaire de Lille plutôt que des tropiques. Et dire que nous allons voyager avec LAN pendant toute l’Amérique du Sud, heureusement certains vols étant très courts, ils n’auront peut-être pas le temps de sévir pardon de servir.
Nous allons essayer de survivre à une diète «passagère» et excellente pour la santé. Regarder «de l’eau pour les éléphants» en espagnol est un très bon exercice pour le perfectionnement de la langue. Ajouter quelques mots de vocabulaire à cerveza ou téquila, correspondant à l’espagnol dit de survie, ne peut pas nuire.
L’espagnol est le trait d’union entre tous ces peuples, mais le Mexique, quoi qu’on en dise, n’est pas le Pérou.... et cela sera une autre histoire
Pour regarder nos photos de l'avion allez sur : http://gallery.me.com/denisfol/100173
Muchas gracias gringos y hasta luego
Denis
jeudi 18 août 2011
Playa del Carmen - Mexique
Ce soir nous disons adios au Mexique, demain à cette heure là, nous serons à l’aéroport, destination le Pérou. Ce n’était donc pas trois semaines de vacances, ça continue........
Ce matin, plage de rêve, la mer des Caraïbes est transparente et bleue, comme une eau de piscine, d’une douceur proche d’un bain, le sable est doux et blanc pour nos pieds, le soleil est par chance un peu voilé, un petit vent pour faire voler les palmiers, transats, très, très agréable.
Et cet après-midi, nous sommes redevenus des petits enfants, pour certaines, le retour n’était pas très long, mais pour d’autres....... Nous sommes redevenus des petits enfants émerveillés devant des dauphins, car nous avons eu la chance de nager avec eux. Dans la galerie, vous pourrez voir nos visages ravis, vous devinerez nos rires et notre émotion.
Après les dauphins, nous avons nagés dans un bassin avec 4 raies (immenses) et deux requins (petits et sans dents, nous a t’on dit). Nous avons tenu dans nos mains, une étoile de mer, grosse comme une assiette, qui nous «aspirait» les doigts. Dans un autre bassin, il y avait une maman dauphin avec son petit. Il faisait le tiers de sa taille, il était toujours collé à sa mère, sa nageoire la touchant, ou passant en dessous d’elle.
Un parc, comme seuls les américains savent le faire, tout est bien orchestré, sans surprise, en toute sécurité, avec des photographes de partout, et un sourire pour tous.
Plus qu’une attraction, nous avons vécu un moment de bonheur auprès de ces animaux que nous aimons tous les quatre.
Que va-t-on retenir de ces trois superbes semaines au Mexique ? aujourd’hui et après ?
Si nous devions donner qu’un seul mot, ce serait le sourire. Nous avons retrouvé le plaisir de sourire à quelqu’un que nous ne connaissions pas, le plaisir de recevoir un sourire. Nous avons perdu cela, chez nous, c’est presque une agression, on pourrait nous prendre pour des illuminés. Alors nous en avons profité, nous avons souris à tout le monde, aux femmes dans les restaurants, dans la rues, aux enfants bien sûr, aux hommes drapés dans leur fierté, et même aux gardes avec leur fusil mitrailleur.
Si nous devions donner un deuxième mot, ce serait la couleur. La couleur des tenues traditionnelles des femmes et des hommes à San Cristobal, la couleur des tissages, des hamacs, la couleur des murs et des fresques, la couleur des fruits et des fleurs omniprésents, même dans les églises, la couleur des maisons, la couleur des anciens stucs des temples, la couleur des Rio, des cénotes et de la mer turquoise, la couleur des animaux, le rose pour les flamands, le gris bleuté des dauphins, et le rouge des crêtes des iguanes, la couleur des plantations et des cactus, et les couleurs du ciel.
L’histoire des aztèques et des mayas nous a fasciné, ils étaient présents avec nous lors des visites, avec leurs connaissances et leurs arts, et malgré la barbarie de leurs pratiques.
Nous avons eu plaisir de regarder les profils des mexicains, recherchant les traits caractéristiques de leurs ancêtres ou de leurs métissages. Nous nous rappelons d’une femme en terrasse, qui avait exactement les traits d’une sculpture maya que nous venions d’admirer.
Dans la galerie, vous retrouvez les photos de la journée et le trajet que nous avons effectué pendant ces dernières semaines : http://gallery.me.com/denisfol/100157
Adios le Mexique, et continue de fasciner.
Ce matin, plage de rêve, la mer des Caraïbes est transparente et bleue, comme une eau de piscine, d’une douceur proche d’un bain, le sable est doux et blanc pour nos pieds, le soleil est par chance un peu voilé, un petit vent pour faire voler les palmiers, transats, très, très agréable.
Et cet après-midi, nous sommes redevenus des petits enfants, pour certaines, le retour n’était pas très long, mais pour d’autres....... Nous sommes redevenus des petits enfants émerveillés devant des dauphins, car nous avons eu la chance de nager avec eux. Dans la galerie, vous pourrez voir nos visages ravis, vous devinerez nos rires et notre émotion.
Après les dauphins, nous avons nagés dans un bassin avec 4 raies (immenses) et deux requins (petits et sans dents, nous a t’on dit). Nous avons tenu dans nos mains, une étoile de mer, grosse comme une assiette, qui nous «aspirait» les doigts. Dans un autre bassin, il y avait une maman dauphin avec son petit. Il faisait le tiers de sa taille, il était toujours collé à sa mère, sa nageoire la touchant, ou passant en dessous d’elle.
Un parc, comme seuls les américains savent le faire, tout est bien orchestré, sans surprise, en toute sécurité, avec des photographes de partout, et un sourire pour tous.
Plus qu’une attraction, nous avons vécu un moment de bonheur auprès de ces animaux que nous aimons tous les quatre.
Que va-t-on retenir de ces trois superbes semaines au Mexique ? aujourd’hui et après ?
Si nous devions donner qu’un seul mot, ce serait le sourire. Nous avons retrouvé le plaisir de sourire à quelqu’un que nous ne connaissions pas, le plaisir de recevoir un sourire. Nous avons perdu cela, chez nous, c’est presque une agression, on pourrait nous prendre pour des illuminés. Alors nous en avons profité, nous avons souris à tout le monde, aux femmes dans les restaurants, dans la rues, aux enfants bien sûr, aux hommes drapés dans leur fierté, et même aux gardes avec leur fusil mitrailleur.
Si nous devions donner un deuxième mot, ce serait la couleur. La couleur des tenues traditionnelles des femmes et des hommes à San Cristobal, la couleur des tissages, des hamacs, la couleur des murs et des fresques, la couleur des fruits et des fleurs omniprésents, même dans les églises, la couleur des maisons, la couleur des anciens stucs des temples, la couleur des Rio, des cénotes et de la mer turquoise, la couleur des animaux, le rose pour les flamands, le gris bleuté des dauphins, et le rouge des crêtes des iguanes, la couleur des plantations et des cactus, et les couleurs du ciel.
L’histoire des aztèques et des mayas nous a fasciné, ils étaient présents avec nous lors des visites, avec leurs connaissances et leurs arts, et malgré la barbarie de leurs pratiques.
Nous avons eu plaisir de regarder les profils des mexicains, recherchant les traits caractéristiques de leurs ancêtres ou de leurs métissages. Nous nous rappelons d’une femme en terrasse, qui avait exactement les traits d’une sculpture maya que nous venions d’admirer.
Dans la galerie, vous retrouvez les photos de la journée et le trajet que nous avons effectué pendant ces dernières semaines : http://gallery.me.com/denisfol/100157
Adios le Mexique, et continue de fasciner.
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