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Notre voyage a commencé le 28 juillet 2011 et s'est terminé un an plus tard, le 28 juillet 2012.
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mardi 4 octobre 2011

Buenos Aires et ses quartiers - Argentine

Fernando nous fait découvrir Buenos Aires et ses 48 barrios (quartiers) très typés. Son histoire est assez récente et très tumultueuse. Tout d’abord des chiffres : en 1870, l’Argentine compte 1,5 millions d’habitants et en 1910, 4,5 millions d’habitants. Cette explosion démographique est due à l’immigration des Européens victimes de la crise et à la naissance de nombreux enfants métis.

Nous commençons par le quartier de notre B&B, San Telmo, un des quartiers les plus anciens de la ville.  La place Dorrego nous fait penser à Montmartre, avec ses magasins d’antiquité et ses restaurants italiens. A la fin du 19° siècle, l’afflux d’émigrés pauvres et une épidémie de fièvre jaune fait fuir les classes aisées au nord de la ville vers l’actuelle Ricoleta.

La plaza de mayo (place de mai), véritable coeur de la vie politique, boite noire de tous les évènements importants d’argentine, est le symbole des différents heurts. La statue centrale représente Marianne avec le bonnet phrygien et le blason argentin. Autour la Casa Rosada (le palais présidentiel d’inspiration italienne est peint en rose), le Cabildo colonial et la cathédrale. La ville a été fondée ici en 1580, et c’est là que la république a été créée en 1810. Tous les mouvements de révoltes ont éclatés sur cette place, et surtout celui des madres de la plaza de mayo (les mères)  pour réclamer la vérité sur les disparitions de leurs enfants, torturés et assassinés par les commandos de la mort du régime totalitaire du général Videla. Des foulards blancs dessinés sur la place symbolisent leur marche autour de la statue. Tous les jeudis encore, depuis 1977, leur association organise une marche silencieuse.

Nous nous dirigeons vers la Boca, un quartier industriel et un port, premier quartier historique de la ville où les immigrés débarquaient au milieu du 19° siècle. C’est un lieu mythique de la culture italienne et de la naissance du tango, grâce à un mélange d’ouvriers, d’agitateurs anarchistes et de prostituées françaises et polonaises qui vivaient là. Le tango est devenu Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité par l’Unesco, et est le symbole de la ville.
Ce quartier très vivant a attiré les artistes (peintres et poètes) et puis des anglais (pour le travail du port et de la gare) et ce sont eux qui ont amenés le foot. L’emblème actuel est Maradonna, qui a joué ici au club de Boca Junior, un des principaux clubs d’Argentine, actuellement en tête du championnat. On le retrouve en statue, en fresque, en sosie. Ces habitants, travaillant sur le port ou dans les industries bouchères et aux tanneries, ont construits leurs maisons en tôle ondulée. Ils utilisaient le surplus de peinture pour bateaux, pour peindre leurs maisons. Sans le savoir, ils donnèrent à la Boca son aspect le plus typique. Nous rentrons dans le café La Perla, où des pancartes sur simple carton, sont dessinés dans le style «fileto» , repris pour des enseignes ou des véhicules publicitaires de l’époque. Notre guide nous interdit de sortir des rues surveillées, le quartier est loin d’être sur.

Nous passons devant la première maison d’Onassis, arrivé ici à 16 ans, orphelin et émigré grec, qui travaillait à la compagnie de téléphone, et pouvait ainsi écouter les conversations des agents de bourse. Il revendait ces informations au marché boursier noir, et réinvestissait dans le marché de la contrebande et de la prostitution. C’est ainsi qu’il a pu acheter son premier bateau, et puis la légende a commencé.

Nous longeons les vieux docks, où les bateaux rouillés finissent leurs vies. Sous les ponts des voies rapides, une favela s’est installée. Sur 14 millions d’habitants de la ville et de sa banlieue, 2 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le port a changé de place au milieu du 19° siècle, pour installer un port moderne et international, et surtout pour exporter le blé.
Les anciens docks ont été restaurés en gardant leur identité, les anciens entrepôts en briques et silos à grains ont été convertis en lofts, en bureaux, et en restaurants. Le mélange avec l’architecture moderne est très réussi. Les grues pour décharger les bateaux ont été conservées et telles des échassiers surveillent les quais.

Nous descendons l’avenue 9 de julio, une des plus larges du monde (110 mètres de large) et son obélisque. Les transversales sont très commerçantes avec la sectorisation des commerces, ici les instruments de musique et les luthiers, une autre les bijoutiers,etc.

Nous montons au quartier de la Ricoleta, très chic et très branché avec ses magasins aux marques luxueuses (Vuitton, Dior, Hermès et autres...), ses bâtiments à l’architecture française, ses anciens palais et son cimetière digne du Père Lachaise. Des énormes ficus sont plantés depuis 1800, et atteignent 70 m. de large et 30 m. de haut. Nous visitons le bar «La Biela» où les nantis passionnés d’automobile avaient fait leur quartier général. A l’intérieur, des photos de coureurs et de Fangio.

Nous retournons au centre historique, dans le célèbre café Tortoni, lieu de rencontre des artistes, des hommes politiques et des intellectuels, fondé en 1858. Sur une de leur plaquette, figure le grand père de notre guide, Julio de Caro, fondateur d’une école de musique classique qui accueillait des joueurs de tango et qui a oeuvré pour sa reconnaissance.
Nous dégustons un submarino, un chocolat, où on vous sert une tasse de lait dans lequel vous plongez un morceau de chocolat en forme de sous-marin.

De nombreux arbres bordent les rues, des places et des parterre de fleurs rendent la ville très humaine.
Les graffitis sont omniprésents dans toute la ville, et aucun n’échappe à Viviane.
Les différentes communautés avec le temps ont gommé leurs différences pour vivre en harmonie, dans cette ville cosmopolite

Demain, nous naviguerons sur le Tigre, mais comme vous le savez....cela  sera une autre histoire.

Nos photos du jour sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/4-Octobre
Nous avons pu charger toutes les photos des derniers jours (du 28 au 4) à voir sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/
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lundi 3 octobre 2011

Buenos Aires - Argentine

Nous atterrissons dans le petit aéroport domestique-national (en opposition à l'aéroport international en dehors de la ville) en plein centre de Buenos Aires, juste à côté de l'océan.
Le fleuve Parana verse ses alluvions devant la ville, rejetant les eaux salées à plus de 200 Kms,  c'est pourquoi l'océan est boueux. cela lui donne des reflets argentés. Du fait de la couleur de ces reflets, les espagnols l'appelèrent Mare del Plata (mer d'argent).
Cette ville fut fondée en 1536 par un aventurier espagnol afin d'expédier l'argent de Potosi et l'or de Cusco à la cour d'Espagne.
14 millions d'habitants avec la banlieue, c'est à dire un tiers de la population nationale !!!
C'est une ville européenne avec des bâtiments d'inspiration haussmannienne et des copies de tour new-yorkaise ou londonienne.
Les passants ne sont pas typés, et ont tous des faciès d'européens(sauf les chinois mais leur arrivée est plus récente). On parle anglais et français, et nous croisons beaucoup d'américains (nous n'en n'avons pas vu en Bolivie et au Nord-Ouest de l'Argentine).
Beaucoup de graffitis ornent les murs, issus de l'héritage d'une culture des muralistes sud-américains et d'un mouvement récent d'expression souvent revendicative mais toujours créative(ci-contre un joli exemple)
Demain nous faisons un city tour mais comme vous le savez cela une autre histoire.

dimanche 2 octobre 2011

Aconcagua - Argentine

180 km pour rencontrer Monsieur Aconcagua. Il le mérite. Nous sommes à quelques minutes de la frontière chilienne. 6 962 m. d’altitude, le plus haut sommet du continent américain. Nous l’avons contemplé depuis la Laguna Los Horcones (2 970 m.d’altitude et un vent glacial) une heure de promenade dans le Parque Provencial Aconcagua.  710 km2 de paysage de haute montagne. Nous avons pu admirer (de loin bien sûr) le glacier supérieur qui fait 300 m. d’épaisseur. Des névés fondent et remplissent les deux petites lagunas du parc. Des jalons au bord du chemin, indiquent la hauteur de la neige. Ils sont numérotés jusqu’à trois mètres.
Quelques virages avant, nous nous sommes arrêtés à Puente del Inca (pont de l’Inca) une arche de pierre enjambant le rio. C’est une merveille de la nature, elle doit sa couleur orange aux dépôts minéraux des eaux chaudes sulfureuses de la rivière. On aperçoit les ruines d’un ancien hôtel détruit par une inondation. Les eaux sulfureuses continuent de sculpter la pierre. Par endroits, on a l’impression que l’eau est orange ou rouge.
A côté un café remplis d’alpinistes, des sacs immenses les attendent à l’entrée. Pour atteindre le sommet de l’Aconcagua, il faut compter 13 à 15 jours avec les temps d’acclimatation à l’altitude et seuls des alpinistes très expérimentés peuvent essayer son ascension, réputée difficile et dangereuse.
En contrebas dans la vallée, Le Cementerio Andinista (le cimetière des Andinistes) est la dernière demeure des grimpeurs morts dans l’Aconcagua.
Demain vol à 10 H pour Buenos Aires, mais comme vous le savez...cela sera une autre histoire.
La connexion wifi de l’hôtel n’est pas assez bonne pour enregistrer les photos dans Galery, nous pensons qu’à B.A. nous rattraperons notre retard.

samedi 1 octobre 2011

Mendoza - Argentine

Mendoza est la capitale provinciale du centre andin, 110 000 habitants, 703 m. d’altitude, climat chaud et sec, il pleut rarement, une étape très agréable, larges avenues bordées d’arbres, places charmantes, cafés sympa, rythme décontracté, ville animée, beaucoup de voyageurs.
Le parc San Martin de Mendoza a été dessiné par le paysagiste français Charles Thays en 1897, et depuis les mendocinos le fréquentent et pratiquent leurs activités de plein air, parmi 50 000 espèces d’arbres.
Nous avons fait partie de ces mendocinos ce samedi après-midi, marche et sieste à l’ombre. 
Nous avons eu beaucoup de plaisir à entendre en fin de journée, Strauss, Brahms et Tchaikovsky lors d’un concert en plein air.
Lors du dîner, nous avons encore apprécié le fameux vignoble local. Il y a plus de 600 producteurs autour de la ville. Les deux tiers de la production d’Argentine, proviennent de la région. Beaucoup de terrains sont en train d’être aménagés en vignes, tout au long de la route nous avons vus des hectares et des hectares passer de l’état de friche à celui de vigne bien rangée. Comme dans tout pays de vigne, les gens sont très accueillants et il est plus facile de parler un verre à la main, vous en avez peut être déjà fait l'expérience...Bref, la soirée fut bonne.
Demain, excursion sur la route des Andes jusqu’à la frontière chilienne, mais comme vous le savez,....cela sera une autre histoire.

vendredi 30 septembre 2011

Difunta Correa - Argentine

Nous partons ce matin en direction de Mendoza, 400 km. Nous ressentons déjà la grande ville, la route est goudronnée !!! Nous sommes sur une route toute droite mais en «montagne russe» ou «woops», c’est-à-dire, en vagues, elle suit le relief et les rios asséchés, sans infrastructure, ni ponts. Nous avançons dans la vallée. Nous avons quitté la route 40 qui traverse le pays jusqu’à Ushuaia, et qui fait presque 5 000 km. Sur les bornes ces chiffres s'égrenaient doucement. Nous avons eu 4 700 il y a quelques jours, et maintenant 3 300 contre les vignes de Mendoza.

Nous quittons cette région du nord ouest qui nous a tant charmé par ses paysages époustouflants de beauté, ses roches rouge-ocre, toutes ses couleurs de minéraux torturés, ses ciels immenses toujours bleus, ses nuits étoilées avec la lune qui nous sourit (comme le sourire du chat dans le film Alice aux Pays des Merveilles), les strates ondulantes des quebradas sauvages aux multiples couleurs, la magnifique chaîne des 7 couleurs, la beauté de Salta, les ruines Inca, les cactus Cardones, les chevaux, les gauchos, toute cette ambiance de western avec ces étendues inhabitées et ces villages perdus et toujours accueillants. Nous nous sommes toujours sentis bien, en complète sécurité, regardés mais pas épiés. Nous n’oublierons pas les pistes poussiéreuses vertigineuses, la cordillère si proche aux sommets enneigés qui culminent à 6 000 m, et le sourire sur les visages métissés, qui rappelle les profils de ces indiens qui ont tant résisté  aux envahisseurs espagnols.

Depuis le début de l’argentine, nous avons croisé des tas de voitures très intéressantes et en grand nombre : R12, R6, Dauphine, quelques 2CV et 3CV, des 404 et 504, des voitures américaines des années 60 et 70, des Ford Cortina, des Chevrolet en tous genre, et des pick-up Ford, GMC, Dodge ou Chevrolet. Le point commun de tous ces véhicules, c’est l’état : rouillé, cabossé, défoncé. Nous avons pu constater un nouvel art de tunning : le puzzling. Prenez une carcasse vert foncé par exemple, ajoutez une porte chauffeur bleue, une aile avant gauche rouge, et un arceau de la couleur que vous voulez et surtout ne pas mettre d’aile avant droite. Il vous reste à attacher le capot avec des cordes de couleur (des ficelles peuvent faire l’affaire) et de jeter dans l’habitacle, des bouteilles en plastique, des papiers et documentations, et tout ce qui vous parait nécessaire à la route. Le must c’est quand même quatre jantes différentes, mais c’est comme vous pouvez, ne rentrez pas dans des frais trop importants. Nous terminons par les accessoires : les pneus lisses, plus adaptés aux circuits de Formule 1 qu’aux chemins en terre. Les pistes étant très cassantes, et les voitures étant très éprouvées et vieilles, nous pensons que les mécaniciens et les carrossiers sont de grands virtuoses, travaillant à même le trottoir, très souvent sans fosse, les cabines de peinture étant installées à l’air libre, sur le côté du hangar. Toutes ces voitures françaises sont les témoins de notre présence avant l’invasion japonaise. Les vieux pneus servent à tout, du moment où ils sont peints en blanc : bordures de routes et de jardins, publicité et enseignes au bord de la route, allées de sanctuaire, etc... Parfois, deux pneus, un posé par terre et un autre debout à l’intérieur de l’autre, désignent le chemin privé avec le nom de la maison peint sur le pneu couché. Une fois, nous avons vu un rebelle, un professionnel, qui avait peint d’énormes pneus de camion en vert fluo !!!!

Pause sandwich à la Difunta Correa. D’après la légende, pendant les guerres civiles de 1840, Deolinda Correa a suivit son mari malade et enrôlé dans un bataillon, à pied à travers les déserts de San Juan. La faim, la soif et la fatigue ont eu raison d’elle, et lorsqu’on retrouva son cadavre, on découvrit son bébé qui tétait encore le sein de sa mère morte. Depuis les années 1940, un sanctuaire, au début une simple croix plantée au sommet d’une colline, est devenu un petit village, avec ses 17 chapelles, où les pèlerins déposent leurs offrandes :
des plaques d’immatriculation, des capots, des pièces et des clefs de voiture, car elle protège les routiers et les voyageurs,
quantité de maquettes de maisons, de photos et des clefs de maison, pour qu’elle protège la famille,
mais aussi des cheveux, des souliers et des tétines de bébé, des plâtres, des enseignes de magasins, des photos d’enfants, de mariages, de couples, de familles, des coupes et des médailles.
Pour la remercier de ses bienfaits ou lui en demander d’autres, ils lui apportent de l’eau pour épancher sa soif, et des barres de céréales pour sa faim. Des milliers de plaques commémoratives ou de simples mots sont fixés ou punaisés. Autour de la croix, des milliers de bougies ont noirci la pierre et les marches tout autour, des milliers de rubans rouges de remerciements, et d'innombrables statues représentent cette femme morte en robe rouge, avec un bébé tétant un énorme sein. Nous croisons des couples, des familles, des enfants, avec des bouteilles d’eau, qui montent jusqu’au sanctuaire. Derrière, des milliers de bouteilles en plastique, qu’on essaye de compacter vu la quantité. Renié par l’église catholique, il y a quand même une messe ce dimanche. Impressionnant, nous lisons les remerciements, nous regardons ces photos, et ces plaques avec stupéfaction, et un sincère respect pour tous ces pèlerins.
Nous nous rappelons ces petits autels au bord de la route, avec ces dizaines de bouteilles plastique devant, et l’inscription au dos des camions «Grazias Difunta Correa».
A Pâques, le 1er mai et à Noël, 200 000 personnes effectuent le pèlerinage dans ce minuscule village. Des aires de pique-nique sont aménagés avec leurs braseros, des grands parking, aujourd’hui vides, Difficile d’imaginer cette intendance,

Depuis la région des parcs, nous sommes très souvent arrêtés pour des contrôles sanitaires, où l’on nous demande si nous avons des fruits et des légumes. Et aujourd’hui avant d’arriver à Difunta Correa, nous avons eu le même contrôle, le préposé a même voulu regarder dans notre pick-up. Puis après avoir payé 4 pesos, la route nous a amené à une grille devant un panneau «Desinfeccion» où un liquide a jaillit pour mouiller/laver les roues de notre véhicule. Encore un autre contrôle en arrivant dans la région de Mendoza, pour contrôler «la variété des plantes». Si quelqu’un peut nous expliquer, on est preneur !!!

Arrivé à Mendoza, nous sommes accueillis à notre B&B, la ville nous fait un peu peur, ce soir restaurant sur la San Martin et demain balade matinale dans le fameux parc Aconcagua, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

jeudi 29 septembre 2011

Ischihualasto - Argentine

Aujourd’hui, les dinosaures nous ont ouverts leur vallée ; la vallée de la luna (la vallée de la lune (encore une, vous nous direz, après La Paz et San Pedro d’Atacama).
Une autre partie du parc de Talampaya, (que nous avons visité hier) plus au sud, appelé Ischihualasto (dites-le à voix haute pour voir) inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Nous avions peur de revoir le même paysage, mais non, à seulement 60 km en voiture, tout est encore différent. 630 km2 de vallée désertique entre deux chaînes de montagnes sédimentaires.
Sitôt sortis du bureau d’inscription, un renard sur le parking «drague» Viviane en lui faisant les yeux doux et en se laissant photographier, de face, de profil, puis fuit en entendant un car arriver.
Les condors planent toujours au son de la flute de pan, et des guanacos (ancêtres de lama) sont sur la route.
Ici pas de transport en commun comme hier, on utilise sa voiture en convoi (nous étions huit) en suivant le garde forestier. Nous avons fait 40 km en plus de trois heures.
Paysage fantastique et irréel dans des formations rocheuses spectaculaires.
Le temps et l’érosion due aux eaux de ruissellement ont mis à jour quantité de fossiles, vieux de 180 millions d’années.
Les formations ont (comme d’hab) été nommées suivant leur ressemblance, le sous-marin jaune (devinez quelle chanson nous avons fredonné (hurlé) pendant toute l’excursion), le champignon, et El Gusano (l’homme couché : trouvez-le), mais ce sont les parois verticales rouges qui nous ont impressionnées.
C’est ici que furent découverts les plus anciens dinosaures jamais trouvés, vieux de 228 millions d’années (cela fait combien de vies humaines ?).
Au musée, nous avons joué aux paléontologues devant les squelettes des dinosaures et fui devant le plus petit prédateur au monde, le moustique, qui nous attaquait en rang serré.
Les chevaux au bord de la route sont toujours aussi beaux et les argentins toujours aussi sympa, avec leurs mains levées pour saluer. Le jeu est de lever la main, avant eux, pour décrocher un super sourire.
Les filles font des progrès en conduite accompagnée 4x4, et nous nous ne faisons aucun progrès en bulles de chewing gum, malgré leurs conseils avisés.
Nous rentrons à San Augustin de Vallée Fertil, où nous dormirons dans une cabana (une petite maison), ce soir petit repas improvisé en tête à tête, puis demain nous rejoindrons Mendoza, toujours plus au sud.
Pensez à cliquer en bas de l’article à Pays/territoire, vous verrez en zoumant comme nous sommes proches du Chili, où nous serons dans quelques semaines, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Pour regarder nos photos :

mercredi 28 septembre 2011

Le canyon de Talampaya - Argentine

Le parc national de Talampaya (Patrimoine Mondial de l’Humanité), ce matin, ouvre ses portes pour nous (et pour quelques autres, c’est vrai). Formations rocheuses et canyons extraordinaires. Quelle érosion, quelle beauté ! Quelle couleur, quel rouge ! Ces sculptures fantasmagoriques réalisées par l’eau, le vent et le temps, nous impressionnent.
On circule dans un camion 4x4 à deux étages, dont le dessus est panoramique, sur les routes privées du parc.
Un lièvre et ses deux petits sont au bord de la route.
On continue dans le canyon sablonneux, un condor plane au dessus de nous (et el condor passa !!)
Des dessins sur les pierres, les pétroglyphes, des symboles et des figures sculptés par les peuples indiens en 500 av. J.C.
Grès rouge, parois vertigineuses, parfois lisses, parfois tortueuses.
Une deuxième pause, pour le jardin botanique. Malgré le désert, la nappe phréatique n’est pas loin (7 et 8 m. de profondeur) car des pluies torrentielles tombent 3 fois par an, et les glaciers des montagnes au loin assurent l’eau nécessaire toute l’année. 
Le guide nous prévient que si l’on entend une sonnette c’est un serpent, et qu’il faut partir tout de suite. Rassurant !
Un couple de perroquet s’amuse et discute dans les arbres.
La chimenea del Eco, la cheminée de l’écho, triple notre voix.
Falaises de 150 mètres et plus. Une véritable cathédrale gothique devant nous, avec ses flèches, dignes de Notre Dame, on pourrait même deviner ses gargouilles, car certaines formations ont des ressemblances avec des hommes et des bêtes.
Et tout cela avec un petit quarante degré.....c’est vrai que nous ne sommes qu’au printemps, la température monte ici jusqu’à 55° en Janvier. 

Demain, vallée de la lune, mais comme vous le savez déjà, cela sera une autre histoire.
Pour regarder nos photos : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/28-Septembre

mardi 27 septembre 2011

Villa Union - Argentine

Aujourd’hui, trajet en voiture, 340 km, pour rejoindre Villa Union, au pied de la Cordillère. Routes goudronnées et piste en terre rouge avec un joli a pic, de quoi faire frissonner. Mais comme vous le savez depuis hier, il y a une personne qui s’éclate sur la piste, avez-vous trouvé qui ?
Rien d'intéressant à dire, sinon qu’Isabelle est allée chez un dentiste pour une infection sous une couronne : antibiotique et anti-inflammatoire. Vivement que cela soit terminé !
Pause déjeuner à Chilecito, le petit Chili, qui doit son nom au grand nombre  de chiliens venus travailler au début du XXème siècle dans les mines de ce village. La frontière est juste de l’autre côté de la montagne.(si l’on peut dire avec des monts à 5 000 mètres en moyenne)

Etant donné que nous avons un pick-up, les valises et les sacs sont à l'arrière, sous la bâche, mais cela ne suffit pas à les protéger de la continuelle et omniprésente poussière de la région. Alors, nos bagages sont protégés dans des sacs poubelles !!!! que nous jetons le soir même tellement ils sont sales.
Pour nous, douche et lessive, pas de sacs poubelle !!!!

Sur les routes, on croise tout le temps, des chiens, des chevaux, des chèvres, du bétail, sans clôture, sans gardien, qui vont et viennent. Dans des endroits qui nous paraissent oubliés de tout, il n’est pas rare de voir des personnes marcher au bord de la route. D’où viennent-ils, où vont-ils ?
Les automobilistes que nous croisons et les passants au bord de la route, lèvent toujours la main en signe amical.
Les embrassades se font avec une seule bise, mais tout le temps. Par exemple, en sortant   le dentiste m’a embrassée (aïe) sur la mauvaise joue.

Les progrès en espagnol sont réels, Camille ayant une vraie facilité à comprendre.

Mais demain sera une autre histoire.

lundi 26 septembre 2011

Les ruines de Quilmes 1

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Viviane. (contente)

Les ruines de Quilmes 2 - Argentine

 La vue depuis la forteresse sud est magnifique. La vallée s’étend, s’étire. Le poste d’observation était parfait. Nous surplombons toutes les ruines de Quilmes, qui comprennent des habitations (5 000 habitants à l’époque) et des lieux sacrés. Les indiens ont été chassés par les conquistadores après une lutte acharnée. Les 2 000 survivants ont été contraints de marcher jusqu’à Buenos Aires, où seulement 200 familles sont arrivées, et cela a créé le quartier de Quilmes dans la capitale.

Une communauté depuis revendique la propriété de ces terres, mais sans aucune considération de la part des différents gouvernements.

Un hôtel s’est même construit juste devant les ruines, sur un lieu sacré, sans consulter le peuple, en réglant une concession de 110 $ par an.
C’est seulement en janvier 2008, qu’ils ont pu récupérer leurs terres et leurs ruines, et fermer l’hôtel. Ils revendiquent toujours leurs droits et le respect de leur identité.

«Une drôle de revanche s’installe dans notre monde moderne, où la marque de bière Quilmes, une des plus célèbres du pays se lit partout dans les publicités».

La piste continue,le long de la cordillère, ligne droite pendant 40 km, avec seulement une courbe. Des travaux nous obligent à prendre des déviations, encore plus difficiles que la piste principale.

Si pour certains la piste manque de confort, pour d’autre, la piste est extra. C’est la possibilité de monter, descendre, sauter dans les trous, passer les petites vitesses, traverser des rivières, bref, bien s’amuser !!!! Nous lançons un nouveau jeu en vous demandant de reconnaître cette personne. Attention, à vous de jouer !

Nous arrivons à Belen, ville la plus septentrionale du pays, demain toujours cap au sud, mais comme vous le savez cela sera une autre histoire.

Les photos du jour sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/26-Septembre

dimanche 25 septembre 2011

Animana - Argentine

Nous sommes ravis, ce matin, nous partons pour une fête de village à Animana, à côté de Cafayate. Nous adorons nous retrouver au milieu des villageois,  les regarder vivre et s'amuser. A midi, la messe en plein air se termine, la procession de sainte Merced, patronne du village, commence dans les rues. La deuxième partie de la fête peut commencer : le défilé.
En premier, les enfants des écoles maternelles, trop mignons, sous les étendards, accompagnés des mamans et des maitresses, habillés de tabliers de couleur à leurs noms, portant des petits cœurs à la main,
puis les écoles élémentaires, trop fiers, la main sur la ceinture pour les garçons, la main sur la hanche pour les filles, avec les instituteurs en blouse blanche,
puis les écoles militaires, au pas, messieurs dames, au pas,
puis la police, sabre au clair et main manucurée sur le fusil,
puis les motards de la police, à deux sur la moto, en grande tenue de combat,
puis les représentants de l'hôpital,  avec l’ambulance toutes sirènes hurlantes,
puis les pompiers en tenus, avec leur camion «bomberos»,
puis les agents municipaux avec leurs tracteurs,
puis les poules sur un char, représentant la coopérative agricole du village,
puis les chars fleuris composés par les écoles, sur les thèmes d’Avatar, et Mille et Une Pattes,
puis d’autres chars fleuris sur le thème religieux, une main, un slogan «nous protégeons la vie» et un bébé, un vrai, un nouveau né, posé dans une main géante tout en haut du char !!!!!, et un autre avec la vierge et une colombe,
puis les gauchos. Ah les gauchos ! Hommes, femmes et enfants. Ils sont au moins 200.
Fiers, beaux, tous drapés dans le poncho de Salta (rouge gansé de noir) bien tendu sur l’arrière train de leur monture qui piaffent depuis des heures.
Les chevaux sont rutilants, soignés de près, avec leur harnachement fait de cuir blanc, et des immenses cache-poussière sur leurs flancs «on aurait dit des papillons».
Les cavaliers sont fiers. Les enfants trop petits pour leur monture ont les talons sur la selle, et rebondissent. Les chevaux marchent au pas saccadé «le piaffe», en montant les genoux. Ils passent et repassent une deuxième fois.
Puis la foule s’approchent des braséros, il est vrai qu’il est déjà 14 h, et que l’appétit est là. On déguste encore des empanadas et un sandwich à la milanaise avec omelette. On s’installe sur une bordure de trottoir avec les autres familles. On s’approche de la voiture. Là une table de 40 personnes est installée, à côté d’un brasero. Les chevaux sont à l’ombre, on s’approche pour les caresser, ils sont trop beaux, et hop ! nous voilà invités à manger un morceau de viande et à boire un verre de vin. Les argentins sont adorables, toujours souriants, et prêts à rendre service. C’est un vrai bonheur !

Au coucher de soleil, nous repartons dans la Quebrada refaire quelques photos, pour vous, rien que pour vous.

Demain départ à l’aurore, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

Vous avez (enfin) accès aux galeries de :
14 septembre Les Geysers de Tatio : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/14-Septembre
15 septembre Salar d'Atacam          : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/15-Septembre
16 septembre Chili/Argentine         : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/16-Septembre
17 septembre Buenas Dias Argentine : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/17-Septembre
18 septembre Hualcalera                 : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/18-Septembre
19 septembre Purmamarca              : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/19-Septembre
20 septembre Retour à Salta           : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/20-Septembre
21 septembre Cachi                        : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/21-Septembre
22 septembre San Carlos                : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/22-Septembre
23 septembre Cheval à S.Carlos    : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/Cheval-San-Carlos-23-09
24 septembre Quebrada Cafayate : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/24-Septembre
25 septembre Animana                  : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/25-Septembre

Message personnel pour Bernard : Merci pour ton commentaire, malheureusement, nous l’avons effacé par erreur, peux-tu nous en renvoyer un !!!!! Désolé.

samedi 24 septembre 2011

Quebrada de Cafayate - Argentine

Aujourd’hui : Quebrada de Cafayate. Pour ceux qui connaissent, cela veut dire couleurs, pour ceux qui connaissent pas, il faut venir.
Un défilé et des canyons de toutes les couleurs. Avez-vous un jour imaginé, des montagnes style western, roses, violette, bleue, ocre, noir et rouge, rayées vertes, turquoise, (et j’en oublie) !
En rentrant dans les défilés, avec notre 4x4, les couleurs s'intensifient, se parent encore de reflets différents. Des perroquets nichent dans les falaises. Malheureusement, les photos ne rendent pas toutes les couleurs réelles.
Nous pique-niquons dans le lit du rio presque à sec, petite sieste à l’ombre d’un petit arbre, et c’est re-parti.
Magnifique, aucune habitation, par chance la route est goudronnée, un vrai luxe ici, Certaines formations distinctives sont nommées et nos préférées sont «Les Fenêtres» «L'Amphithéâtre» «Les Gorges du diable». Impressionnant.
Retour à l’hôtel à Cafayate, avec wifi !!!!! et demain fête du village, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.
Sachez que quand nous n’avons pas la wifi dans les hôtels, on essaie de trouver un restaurant avec. Pour ceux qui nous connaissent bien, imaginez-nous, sur le trottoir, en train de chercher une wifi, et de sélectionner un restau non pas, par rapport aux indications du guide, mais par rapport à la qualité de son réseau !!!!!!La révolution numéro-gastronomique est en marche.

vendredi 23 septembre 2011

Cheval à San Carlos - Argentine

Ce matin nous partons pour initier papa au cheval, moment riche en émotions ! Le départ se passe bien, donc direction le rio sec et ses dunes de sable. Les chevaux sont excités et ont très envie de galoper un peu. Moi aussi. On franchit un portail en bois et nous nous retrouvons dans le sable, dans un cadre exceptionnel. Je m’éloigne et pars au galop à travers les dunes, le rêve ! Camille s’y met, s’accroche à la selle et sert les cuisses et c’est parti, premier galop réussi avec succès pour la cadette ! Papa quand à lui tient tant bien que mal sur le cheval et ne fait que de nous dire : «ne faites pas galoper le mien» mais il s’y essaie malgré lui et reste sur sa monture. Nous rentrons «déjà» rejoindre l’hôtel et maman, installée sur la terrasse. C’est beau et calme, malgré le vent et le sable qui se faufilent partout, on s’y sent bien. Pas de restaurant dans le coin, nous partons à Cafayate pour déjeuner. Quelques vitrines à lécher. Musée d’archéologie de la ville, grande surprise, nous entrons chez une dame ! Les trésors des anciennes civilisations sont chez elle, exposés sur des étagères, sans soin avec des insectes morts et des toiles d'araignées dans les vitrines ... quel dommage pour de si belles pièces ! Nouvelles vitrines à lécher puis une glace au vin pour certains, et vanille chocolat ou pêche pour d’autres. Petit restaurant sans wifi malheureusement pour vous !
Petite journée tranquille .

Notre système de galeries photos (Mobile.me) va cesser de fonctionner au début de l’année prochaine. Nous avons trouvé un nouveau système et le changement se fera pour vous en toute transparence.
Pour accéder à la page d’accueil, cliquez sur : http://crazyappfactory.com/worldwide/index.php/
et vous aurez accès à nos dernières photos en cliquant sur le titre et la date choisis.
Pour vous aider, nous vous donnerons quotidiennement le lien du jour.
Si vous voulez revenir à la page d’accueil, il vous suffira de cliquer sur le mot «Gallery» écrit en orange, en haut à gauche.
Nous allons enregistrer au fur et à mesure, nos anciennes galeries, afin qu’elles soient toutes accessibles sur ce nouveau système.
Vous pouvez commenter les photo, si vous le désirez, en cliquant sur «Add a comment». Nous ne pouvons pas, par contre, contrôler les publications, ne mettez pas de messages personnels.
N’hésitez pas à nous prévenir de problèmes rencontrés.
C’est Julien, un ami très cher, qui héberge à partir d’aujourd’hui nos nouvelles photos, nous le remercions et le félicitons.

Merci de nous suivre, on vous aime, Viviane.

jeudi 22 septembre 2011

San Carlos - Argentine

Nous partons de Cachi, pour 142 km soit 6 heures de piste. Elle a beau s’appeler route nationale n° 40, elle n’en demeure pas moins une piste poussiéreuse, à virages dangereux.
Nous sommes dans une zone sauvage, presque pas d’habitations, où la succession de paysages différents est étonnante, on passe des cailloux des paysages arides, aux rochers rouges, puis à des roches sculptées en grès, aux canyons vertigineux, aux arêtes biscornues, aux champs de poussière, puis aux champs cultivés vert foncé.

A Seclantas, on tisse au bord de la route. Ses ateliers de tisserands sont réputés pour, en autre, le poncho rouge et noir emblématique de Salta. L’un d’eux est connu pour avoir tissé un poncho porté par le pape Jean Paul II.

Le village de Molinos se voit de loin, car ici quelques maisons sont peintes en blanc. Cela nous change des maisons en pisé, que l’on voit à peine dans le paysage. Quelques rues sont pavées, les écoliers partent pour une promenade avec leur instituteur. Nous cherchons les molinos (moulins) mais ne les voyons pas. Etaient-ils à vent ou à eau ?

Nous nous arrêtons au bord de la route, afin que les filles deviennent le temps d’une pause, archéologues. Elles ramassent et étudient des os de quoi ? cela nous ne le savons pas encore, les recherches scientifiques sont en cours.

Dans la Quebrada de las Flechas, on a l’impression d’être sur une autre planète, très surréaliste. La température monte, la poussière est insupportable, nous prenons les photos depuis la voiture, nous ne sortons plus.


Ah, enfin la route est goudronnée, mais nous nous arrêtons assez vite, voilà notre destination. Nous arrivons à notre hôtel qui en fait d’estancia, n’est qu’une ferme de vaches. Nous sommes à San Carlos (1 900 habitants), à 22 km de Cafayate (10 700 habitants - 1 683 m. d’altitude), deuxième région vinicole d’Argentine par la qualité.

Denis et les filles partent demain matin, pour une balade à cheval, mais comme vous le savez, cela sera une autre histoire.

mercredi 21 septembre 2011

Cachi - Argentine

Nous quittons Salta dans notre pick-up, 4x4 traditionnel pour la région. Il fait beau et chaud, les arbres sont fleuris. Nous traversons des paysages toujours aussi étonnants. Ici tout bouleverse nos habitudes : la terre n’est pas marron, mais verte ; les montagnes ne sont pas bleues ni vertes, mais rouges, ocres, turquoises ; et septembre n'est pas l’automne, mais le printemps, qu’on fête aujourd’hui à Salta, en s’offrant des bouquets de fleurs (trop bien).

On monte dans la Quebrada de Escoipe puis la Cuesta de l’Obispo, pour rejoindre la Piedra de Molino avec un col à 3 400 m. d’altitude. Dans la montagne, on a taillé la route, la rivière en bas parait bien loin et petite. On ne peut pas s’arrêter, la route est étroite.
Elle s’appelle les eaux noires, peut-être par rapport à la quantité énorme de cailloux noirs dans son lit. De minuscules murs nous séparent du vide, quand il y en a.
Dans ces vallées, les indiens Diaguita ont opposé une résistance des plus farouches, à la domination espagnole. Au XVII° siècle, à court de main d’oeuvre, les espagnols tentèrent en effet à deux reprises de leur imposer le travail obligatoire, mais ils durent surtout entretenir des forces armées pour empêcher les indiens de semer leurs propres champs et d’attaquer les caravanes. La domination militaire ne régla pas les problèmes de main-d’oeuvre, puisque les espagnols finirent par déplacer les indiens à Buenos Aires, dont la banlieue de Quilmes porte le nom de l’un des groupes déportés. Les derniers descendants des 270 familles déplacées vers la capitale avaient péri ou s’étaient dispersés à l’époque de l’indépendance argentine. La terre fertile qui avait nourri les Diaguita durant des siècles fut convertie par les espagnols en grandes propriétés rurales, les haciendas des Andes.

On est stoppé sur la piste, la route s’est effondrée. Deux énormes pelleteuses dégagent d’immenses quantités de cailloux, de rochers. On repart une petite heure plus tard, sur une route complètement défoncée, en lacets.

On retrouve le goudron en traversant le parc national des Cardones (cactus candélabres géants - ceux que l’on voit  dans Lucky Luke) à 3 120 m. d’altitude, 65 000 hectares, sur une piste droite de 15 km d’origine pré-hispanique. Un immense plateau à perte de vue, aucune habitation, quelques troupeaux de chèvres.
En l’absence de bois, le cactus a longtemps représenté une importante source de bois pour les chevrons et les menuiseries. On le retrouve dans les églises coloniales et dans les constructions indiennes.

Et on redescend, encore des virages en lacets, une nouvelle vallée s’ouvre, immense, verte, entourée de montagnes aux cimes enneigées, les cactus s’espacent, on arrive à Cachi. Un joli village à 2 200 m. d’altitude, 2 200 habitants, au pied du Nevado de Cachi dont le sommet est à 6 000 m. De beaux terrains cultivés, bien verts, près de la rivière. Des enfants jouent et se baignent. L’eau descend de la montagne, elle doit être froide !

On vous aime.